| n° 20110 | Fiche technique | 19708 caractères | 19708 3259 Temps de lecture estimé : 14 mn |
06/03/21 corrigé 30/05/21 |
Résumé: L'honneur de la France est en péril. Heureusement, un groupe d'irréductibles parachutistes n'hésitent pas à payer de leur personne pour sauver la fierté de la patrie aux yeux des sujets de sa gracieuse Majesté. | ||||
Critères: #pastiche #aventure grp copains médical campagne voiture voir | ||||
| Auteur : Onyx31 Envoi mini-message | ||||
| Concours : Faites l'humour et pas la guerre |
Concours Faites l’humour et pas la guerre, texte classé 4ème. Plus de détails dans le forum.
Dans le cadre du concours, ce texte est publié tel qu’il a été proposé, sans aucune correction.
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L’inspiration de cette nouvelle est venue de la cultissime série M. A. S. H.
Quelque part en Afghanistan dans une base avancée de l’armée Française.
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Quelques instants plus tard, le sous-officier se retrouve au garde-à-vous déclamant haut et fort :
L’officier supérieur, la cinquantaine bien tassée, le laisse patienter quelques minutes avant de le libérer du traditionnel : « repos Sergent ». Le jeune soldat, impatient de connaitre enfin le motif de sa convocation, reste néanmoins impassible, le menton légèrement relevé et le regard droit. Son supérieur, visiblement peu pressé, enfile silencieusement des gants de latex bleus. À cette seule vue le Sergent écarquille les yeux et serre les fesses, se remémorant avec effroi sa dernière visite médicale, lorsque le médecin chef, identiquement équipé, l’avait gratifié d’un touché rectal immémorable. Enfin, le Commandant ouvre une boite métallique pour en sortir précautionneusement une capote qu’il agite sous le nez du bidasse.
Une fois briefé, le salut réglementaire effectué, Lattrique tourne les talons et quitte prestement le bureau, diablement soulagé d’avoir sauvé sa tête une fois encore. Mais surtout, contre toute attente, il venait d’apprendre deux excellentes nouvelles qui allaient certainement bouleverser son avenir proche.
La première est la reconnaissance officielle de ses talents naturels que consacre cette mission. À partir de là, tout devenait possible, avec, pourquoi pas à la clé, la « Médaille Militaire ». La seconde est vis-à-vis de ses hommes qu’il se hâte de rejoindre.
Lattrique laisse planner le suspens quelques secondes, puis esquisse une pirouette façon Boogie Woogi en leur assénant un triomphant :
Le Sergent farfouille dans le dossier et sort rapidement une épreuve sur papier glacé, qui, une fois dévoilée, déclenche l’hilarité de ses comparses. Les réflexions désobligeantes fusent de toutes parts, l’un demandant s’ils avaient fourni le déambulateur à la sortie de l’E. H. P. A. D., l’autre, au vu du visage ravagé, si elle ne s‘était pas échappée de Tchernobyl. C’est le Première Classe Leppieu qui assène le coup de grâce :
Le sous-officier, dépité mais très professionnel, se recentre alors sur la première étape de sa mission : quérir la journaliste à l’aéroport. Arrivé à Khwaja Rawash, la porte de débarquement débusquée, l’interminable attente débute. L’avion est à l’heure et le débarquement s’effectue rapidement. Petit à petit le hall se vide, sans personne ne ressemblant de près ou de loin à la fameuse journaliste londonienne. Décidément, cette mission s’annonce plutôt mal. Tout à sa réflexion, le soldat n’aperçoit pas la jeune femme se dirigeant vers lui.
À ces mots, enfin, à la vue de la très valorisante plastique de la jeune anglaise qualifiée immédiatement de « bombasse », le Sergent français réalise alors que son destin prend ici une tournure bien plus flamboyante qu’initialement envisagé, à l’image de la chevelure rousse de son interlocutrice et de son adorable accent « so british ».
Les présentations protocolaires expédiées, ils rejoignent le campement au plus vite, parlant de tout et de rien, enfin, essentiellement elle. En effet, le jeune soldat ne répond que par oui ou par non, trop occupé par ailleurs à détailler les charmes anatomiques de l’anglaise. Il est littéralement subjugué par sa poitrine qu’il caractérise, poétiquement, de « supra bandante ». Par suite d’un examen minutieux réalisé d’un œil expert, Il l’imaginerait parfaitement donner la réplique à son héros de toujours, Rocco Siffredi. Une fois arrivé, il la guide vers ce qui sera ses quartiers le temps de son séjour. Une douche plus tard, ils se dirigent tous deux vers l’hôpital rencontrer l’infirmière en chef.
Une fois les présentations et la visite des lieux effectuées, les deux femmes s’installent à la cafétéria autour d’une bière.
C’est à ce moment-là que le Sergent les rejoint équipé de pied en cap en tenue de combat.
Olivia ignore alors que les ordres consistent à ne lui faire prendre aucun risque. Aussi, secondé par le service de renseignement, le sous-officier a sélectionné la zone la plus calme possible : la vallée de la rivière Arghandab et ses paysages fabuleux. Une simple balade qu’il espérait romantique, enfin, à sa façon, et avec à la clé, pourquoi pas, une baignade des plus coquine dans les eaux turquoises.
Au retour de la jeune anglaise, visiblement ébahi, Lucas ne peut retenir un sifflet d’admiration. Écoutant scrupuleusement les consignes du militaire chevronné, elle est légèrement vêtue d’une paire de basket rose, d’un simple mini short ne cachant que l’essentiel, ainsi que d’un petit crop-top blanc moulant qu’elle porte à même la peau.
Accompagnés des fidèles Lagaulle et Leppieu, ils embarquent à bord d’un hélicoptère Caïman en direction du point de largage. Une fois déposés, le Sergent organise la patrouille, ses deux acolytes légèrement en arrière à flanc de colline, la journaliste et lui au centre, dans la vallée.
La chaleur accablante rend la progression difficile pour la jeune anglaise. Prévenant, le français lui propose innocemment une halte au bord de l’eau où elle pourrait se baigner à loisir. En gentleman, il ouvrirait l’œil, mais uniquement pour assurer sa protection, évidement !
Aurait-il une idée derrière la tête ? S’imaginerait-il profiter d’un striptease pour ensuite la regarder courir en tenue d’Ève se jeter à l’eau ?
Elle est à deux doigts de se dévêtir mais se ravise au dernier moment, jugeant le courant trop virulent à son goût.
Désappointé, le sous-officier se recentre sur les fondamentaux : que ferrait Rocco Siffredi dans une telle situation ?
Abandonnant l’idée de la contempler nue dans les flots, le Sergent lui propose alors une rafraichissante alternative. Emplissant son casque, il le déverse lentement sur la tête de la jeune femme, assistant incrédule à l’improbable spectacle du liquide imbibant le fin tissus, devenant ainsi impudiquement transparent. Féérique vision que cette poitrine aux tétons provoquants qui se dévoile. Elle mériterait sans nul doute une place d’honneur au panthéon des concours de tee shirts mouillés. Ne voulant profaner un tel tableau et s’en repaitre jusqu’à satiété, en l’absence de tout risque, il se charge de son gilet pare-balles pour, officiellement, l’alléger.
Ensorcelé par ses seins brandillant, il s’imagine batifolant sur une plage de sable fin avec la belle lorsqu’une rafale le ramène brutalement à la réalité.
Sa radio crépite alors.
Le ton confiant du soldat français la rassure un peu. Il arme son HK416, lui lance un clin d’œil agrémenté d’un large sourire et lance le top départ de la course effrénée. La jeune femme prend ses jambes à son cou et court aussi vite que possible. Mais rapidement son rythme faibli, rendant difficile les dernières dizaines de mètres qui les séparent de la paroi salvatrice.
Enfin, arrivent les premiers rochers offrant une protection suffisante pour se reposer quelques instants.
Il se retourne alors pour apprécier la situation. En soldat expérimenté, il estime leur avancée au son des détonations. Ils sont toujours hors d’atteinte, mais les coups de feu se rapprochant, il ne faut plus trop tarder. Commence alors la pénible ascension. Lentement, le sommet se rapproche. Il l’aide à franchir le dernier obstacle, atteignant enfin le promontoire … où les attend un Taliban, fusil en main et les tenant en joue.
Comme frappé d’une illumination, tout s’éclaire instantanément : L’attaque du pick-up si lointaine n’avait que pour but de les jeter dans ce piège. L’effet de surprise passé, il se reconcentre.
Le terroriste baragouine quelque chose d’incompréhensible l’air visiblement agacé.
Elle s’exécute alors. Une fois l’armure à terre, leur assaillant s’énerve de plus en plus.
N’osant objecter, elle obtempère non sans mal. Le nylon détrempé lui collant littéralement à la peau, elle n’a d’autre solution que d’onduler son sculptural corps de façon outrageusement sexy. Le Sergent avait vu juste. Au fur et à mesure que la peau d’albâtre de l’anglaise se découvre, les yeux du moudjahidine s’écarquillent progressivement pour finir exorbités. Il reste médusé devant cette Européenne sexuellement si excitante, le défiant de ses seins affriolants quand soudain, Lattrique se jette sur lui pour le désarmer d’une prise de close-combat imparable. Deux coups de crosse bien placés plus tard, leur assaillant gît par terre, définitivement assommé. Médusée, Olivia se jette alors dans ses bras en criant :
C’est à ce moment là que ses deux acolytes débarquent découvrant la jeune fille, les seins nus, dans les bras de leur coéquipier :
La journaliste de nouveau décemment vêtue, tout rentre dans l’ordre et la mission de secours peut rapatrier tout le monde à la base.
L’exploit du duo de choc est rapidement devenu légendaire dans le bataillon, d’autant plus que l’article de la journaliste fut dithyrambique pour la plus grande joie de la hiérarchie militaire. Tout est bien qui finit bien, excepté l’imminant départ de la jeune anglaise pour la mère patrie. La joyeuse troupe se devait de tout mettre en œuvre pour rendre ce moment inoubliable.
Le dernier soir, une fois la base endormie, Olivia et le Sergent se glissent discrètement dans un hangar de maintenance. À leur arrivée, la porte arrière d’un VAB s’ouvre. Ils y découvrent Lagaulle et Leppieu dans le plus simple appareil, joliment accompagnés d’Éva et d’une autre infirmière, toutes deux en petites tenues hypers-sexy. Les filles, marqueur en main, s’affairent à parapher les capuchons de latex recouvrant les sexes au garde à vous des deux soldats.
Le visage de la jeune femme s’illumine instantanément d’un regard concupiscent empli de gourmandise. Ils montent alors tous deux dans le véhicule et en referment les portes derrière eux.
La fête peut commencer.