| n° 20053 | Fiche technique | 17570 caractères | 17570 2932 Temps de lecture estimé : 12 mn |
09/02/21 |
Résumé: Délaissé par son épouse, complexé par son manque de virilité, un homme ordinaire réussit à se procurer un élixir qui va transformer sa vie sexuelle et ses relations aux femmes | ||||
Critères: #humour #fantastique fh extracon collègues grossexe complexe travail humilié(e) dispute facial fellation pénétratio | ||||
| Auteur : Jacquou Envoi mini-message | ||||
Jacques Chambergeau n’avait rien au départ qui puisse attirer l’attention. Physique moyen sans attrait ni défaut particuliers, habillement neutre, il se fondait sans difficulté dans son administration dont nous tairons le nom, par souci de ne pas attirer les foudres de la censure. Maupassant en aurait fait l’archétype du rond-de-cuir s’il avait vécu au XIXe siècle. Dans son bureau, il ne plaisait ni ne déplaisait. Ses collègues femmes le considéraient avec une indifférence apitoyée, ce dont souffrait intérieurement Jacques Chambergeau. Il aurait en particulier aimé séduire Mina, une petite femme pâlotte au doux minois dont le regard trahissait un désir éperdu d’être aimée. Mais pas par lui. Jacques était également tracassé par sa chef de service, Jakie, une belle brune aux formes généreuses, très courtisée par les hommes, parce que non mariée, mais qui le regardait comme s’il était transparent.
Jacques, lui, était marié. Mais mal. Son épouse, sèche et revêche, ne dissimulait plus son mépris à son égard après dix ans de mariage.
Et l’autre avait ricané :
Il l’avait prise au mot et ne l’appelait plus que « Petit démon ». Il savait pertinemment qu’elle le faisait cocu avec un type à gros bide et queue de cheval, véritable sosie du beauf de Cabu, qui se faisait appeler Tonton Albert, on ne savait trop pourquoi parce qu’il s’appelait Jean-Pierre. Avec un culot monstre, il s’invitait chez lui, mangeait à sa table et sautait sa femme dès que Jacques avait le dos tourné. Mais il ne se révoltait pas. Après tout, se disait-il, s’il la trouve sexy, tant mieux, ça me dispense de faire des efforts. Franchement, je me demande ce qu’elle trouve à ce mec qui n’est visiblement pas très bien dans sa tête.
Pourtant, Jacques Chambergeau n’avait rien d’un impuissant. Il pouvait se mettre très rapidement en érection quand son imaginaire fonctionnait à plein tube, en particulier lorsqu’il imaginait sa chef de service, aux seins lourds, chevaucher un autre collègue, Renato, au physique avantageux et au verbe haut, mais bête à manger du foin. « Renato, Toto pour les intimes » répétait-il quand il se présentait à un inconnu. Jacques enviait Toto, le séducteur aux conquêtes multiples. Car s’il bandait, c’était court. Le vrai et terrible complexe de Jacques Chambergeau était la taille de son sexe, grand comme son petit doigt. Le mépris de « Petit démon », il en était sûr, venait de là. Au début, elle l’avait plaisanté gentiment, lui assurant que « la taille n’a pas d’importance, ce qui compte, c’est la manière de s’en servir ».
N’empêche que. À la longue, si l’on ose dire, le maigre contenu de son slip avait constitué une sorte de barrière infranchissable lui interdisant petit à petit les plaisirs du lit conjugal. Si plaisir il y avait eu.
Il avait pourtant tout tenté. Crédule, il avait répondu aux sollicitations d’un site internet lui vantant une pommade miracle pour grossir son pénis. Sans effet, évidemment. Il s’était aussi longuement astiqué, supposant que l’agitation frénétique de ses doigts pouvait allonger son membre. Il avait même tenté d’écrire des récits érotiques pour stimuler son imaginaire comme un entraînement à la bandaison augmentée. Mais son érotisme vaguement futuriste et franchement fumeux lui avait valu les railleries de ses rares lecteurs, et il n’avait pas insisté.
Puis ce fut la rencontre avec M. Ba. Un jour, Jacques Chambergeau trouva dans sa boîte aux lettres un petit papier de ce marabout qui lui promettait « un fantastique potentiel sexuel », moyennant une entrevue sanctionnée d’une modeste contribution. Alexis ne croyait guère à ce charlatanisme, mais jugeant qu’il n’avait rien d’autre à perdre que quelques euros, il accepta de rencontrer M. Ba.
C’était un grand Sénégalais aux bras et aux jambes interminables. Alexis exposa son problème que M. Ba écouta avec componction.
Il entra alors dans un long monologue un peu obscur d’où il ressortit que le « problème » de Jacques serait aisément résolu par l’absorption régulière d’une décoction spéciale et mystérieuse dont l’intéressé lui-même avait fait usage en son temps. Devant l’interrogation de son auditeur et client, M. Ba ne se démonta pas. Il baissa son pantalon et exhiba un pénis en forme de liane qu’il déroula avec précaution pour le laisser retomber le long de sa cuisse :
Impressionné, Jacques paya la décoction après s’être assuré de la posologie, et rentra chez lui lesté de son petit bagage, prudent néanmoins sur son efficacité réelle.
Les premières gouttes du breuvage furent pratiquement sans effet. Tout au plus constata-t-il que son petit gland changeait légèrement de couleur, ce qui l’inquiéta. Mais une semaine plus tard, il sentit qu’il se passait quelque chose entre ses cuisses, un peu comme quand on muscle une partie de son corps. La manipulation d’un miroir portatif le renseigna. Il grossissait. C’était indéniable. La longueur restait modeste, mais il prenait de l’épaisseur. C’était déjà un résultat. Au moins, il ne nagerait plus, dans l’hypothèse où il trouverait à nager, mais c’était un autre débat. Il persista et quinze jours plus tard, son pénis avait triplé de volume. Habitué du slip, il se mit au caleçon afin de faire plus de place à ses arguments. Il troqua aussi ses pantalons informes pour des jeans moulants et changea l’ensemble de sa garde-robe. Du coup, le regard des autres changea. En particulier celui des femmes. La douce Mina se mit à lui sourire et Jakie, sa chef, à le considérer d’un air un peu trouble.
Chambergeau lui répondit aimablement par l’affirmative, bien que le terme « sympathique » pour Petit démon lui parût plutôt mal venu.
Du coup, sa charge de travail diminua et Jakie lui demanda même son avis sur deux ou trois affaires où, précédemment, elle l’eût superbement ignoré.
Pendant ce temps, Chambergeau continuait de grossir. Son pénis était devenu si impressionnant qu’il n’échappa pas à Petit démon alors qu’ils faisaient chambre à part depuis un bon moment.
Petit démon resta coi. Elle partit en maugréant sur la « connerie des hommes » , mais Chambergeau la connaissait assez pour la savoir ébranlée. Du reste, Renato le prit à part quelques jours plus tard :
L’autre se mit à rire jaune et s’échappa lâchement. Pour Chambergeau, c’était déjà une victoire appréciable qu’il devait à M. Ba.
Il eut une autre satisfaction au bureau. Ou plutôt à la cafeteria, un jour qu’il mangeait en tête à tête avec son collègue Toto.
Le déjeuner s’arrêta là. Jacques avait compris : le devant de son pantalon focalisait l’intérêt de ces dames, de la douce Mina à la sulfureuse Jakie. Une autre collègue, Françoise, qu’il suspectait pourtant d’être lesbienne pour son côté masculin, lui faisait des mines. Une sacrée révélation.
Le soir, Jacques Chambergeau s’examina dans la glace en tenue d’Adam. Il prit sa queue en main, la tourna, la leva et la manipula devant le miroir. Il en était fier. Elle était maintenant très développée et, oui, elle grossissait encore. Pourtant, il avait arrêté le breuvage de M. Ba, dont l’efficacité était avérée. Il avait dû encore changer de pantalon et opter pour une toile moins contraignante que le jean. Mais elle soulignait tout autant la forme du pénis, qu’il étalait sur le côté, contre la cuisse.
Un soir, alors qu’il lisait le journal, il eut la surprise de voir apparaître Petit démon, l’air mutin dans un peignoir léger. Elle tournicota devant lui avant de laisser tomber le vêtement et apparaître vêtue d’un bustier petitement occupé, soutenant un porte-jarretelles, lequel maintenait deux bas noirs tire-bouchonnant sur ses maigres cuisses.
Chambergeau blêmit. Ah non, pas ça ! Pas ce fruit sec alors qu’il commençait à séduire la juteuse Jakie.
Sans un mot, il plia son journal, s’habilla et sortit. À travers la porte, il entendit les insultes de son épouse. Ne sachant où aller, il décida de rejoindre son bureau et finir un travail. Au moins, il prendrait de l’avance.
Il eut la surprise de constater que le bureau était occupé. Mina finissait elle aussi un travail. Elle leva les yeux derrière ses lunettes fixées sur un dossier et rosit en découvrant Chambergeau.
Mina sourit et se plongea à nouveau dans son dossier. Chambergeau se mit à son ordinateur et observait du coin de l’œil sa collègue. Ce n’est pas vraiment qu’elle soit sexy, se disait-il, mais elle a du charme. Elle ne parle jamais de sa vie privée. Je me demande si elle a un mec dans sa vie.
Pendant ces réflexions, il sentit que quelque chose se passait en dessous de son nombril. Et même un peu plus bas. Pour la première fois depuis le début de son traitement, il bandait. Et pas qu’un peu. Il se sentait de plus en plus contraint, mal à l’aise sur son siège. La présence troublante de Mina agissait sur son bas-ventre. Il fallait qu’il se lève. Mais une fois debout, son état le stupéfia. Son pantalon était tellement tendu que la braguette menaçait d’exploser. Et ça continuait. La douleur était de plus en plus vive. Mina leva les yeux de son dossier et s’exclama en découvrant l’état de Chambergeau :
À dire vrai, le pantalon s’ouvrit tout seul avec un bruit sec, car la fermeture venait de céder sous la pression interne. Le membre jaillit, dur et puissant, totalement décalotté, et Chambergeau soupira d’aise :
La collègue restait muette, bouche ouverte, yeux écarquillés. Elle émit un léger gargouillis d’où Chambergeau compris que non, qu’il ne se gêne pas pour elle et qu’il se mette à l’aise le temps d’aller mieux. Du coup, il se débarrassa complètement de son pantalon et de son caleçon, évoluant dans le bureau en chemise, chaussettes et chaussures, la queue géante émergeant des pans de la chemise comme la figure de proue d’un bateau à voile. Il espérait qu’elle finirait par diminuer. Mais non seulement elle ne diminuait pas, mais elle augmentait. Le regard hypnotisé de Mina stimulait son membre, fallait croire. Il essaya de penser à des choses tristes comme la mort de son petit chien, à Petit démon et ses bas noirs, mais décidément, rien ne marchait.
Soudain, Mina se leva. Son regard avait pris un air décidé et résolu. Elle s’avança vers Chambergeau et le regarda droit dans les yeux.
Et elle s’accroupit devant lui. Avec une infinie délicatesse, elle se saisit du membre géant à deux mains, le baissa et le porta à sa bouche. Une infinie douceur s’empara du gland de Chambergeau. Il était trop gros pour entrer dans le petit orifice buccal de sa collègue, mais sa langue tournoyait autour, l’explorait, le titillait. Dans le même temps, ses deux mains astiquaient le pieu, ce qui permettait en même temps à l’habile suceuse de maintenir son précaire équilibre. Visiblement, Mina prenait goût à l’exercice. Elle se frottait les joues, les oreilles et les yeux avec le chibre turgescent avant de se le remettre en bouche. Chambergeau sentit un infini bien-être l’envahir. Il aurait continué ainsi pendant un bon moment encore, mais Mina avait une autre idée en tête. Elle se releva, prit sa robe par le bas, la fit passer par-dessus sa tête et apparut en slip et soutien-gorge, un discret sourire sur les lèvres.
Mina dégrafa prestement son soutien-gorge, laissant apparaître deux seins petits, mais fermes, fit glisser son slip, découvrant un triangle brun bien taillé, et s’assit sans façon sur le bureau.
Débarrassé de ses fringues, Chambergeau s’avança avec précaution entre les cuisses grandes ouvertes de Mina, fixant la petite chatte rose qui semblait lui faire coucou. Elle attrapa le braquemart et le positionna à l’entrée de sa vulve, le faisant circuler le long de la fente comme pour l’humecter, car elle était trempée. Puis elle se l’enfonça millimètre par millimètre, élargissant progressivement l’entrée en maintenant fermement sa poigne sur la hampe. Le gland était maintenant totalement engagé et Chambergeau put amorcer un léger mouvement de va-et-vient, toujours sous contrôle manuel de Mina. Mais il se sentait de plus en plus à l’aise. Il commençait à baigner dans l’huile. Alors, Mina le lâcha, cramponna les bords du bureau, enroula ses jambes autour des reins de Chambergeau et lui ordonna :
Elle était passée au tutoiement, comme si l’entrée dans son tréfonds avait déverrouillé les convenances. Au début, il la besogna prudemment, mais la pression des jambes de Mina était telle qu’il se mit à la labourer. Elle se mit alors à ululer, à roucouler, à piailler. Encouragé, Chambergeau cognait dur, sans engager tout son membre, mais tout de même une longueur conséquente, si bien qu’il se demanda jusqu’où il allait à l’intérieur de sa partenaire. Toujours cramponnée au bureau, celle-ci bredouillait des mots incompréhensibles, les yeux presque révulsés. Un formidable orgasme la saisit, qui fit craindre à Chambergeau qu’elle ne tombât dans les pommes. Il voulut se retirer, mais elle le maintint fermement entre ses cuisses. Cette fois, c’est lui qui se sentit partir. Il cria, parvint à se dégager et expulsa une énorme quantité de sperme qui éclaboussa sa partenaire et frappa jusqu’à la baie vitrée située derrière le bureau.
Chambergeau haletait comme après un sprint et regarda avec satisfaction son membre mollir et se dégonfler comme si on en avait expulsé l’air.
La jeune femme, un peu groggy, tâtonna à la recherche de ses vêtements :
L’autre se rengorgea. C’était la première fois qu’une femme mettait sa virilité en valeur. Merci M. Ba.
Après une brève hésitation, Chambergeau accepta. Il ne savait pas encore que ce coït bureaucratique lui avait fait prendre un tournant décisif dans sa vie.
Car les choses allèrent ensuite très vite. La liaison entre Chambergeau et Mina fut bientôt notoire, à la grande satisfaction de Toto qui put ainsi continuer de travailler au corps la plantureuse Jakie, laquelle prit en revanche fort mal la chose. Elle révéla alors sa vraie nature : un esprit mesquin et médiocre. De tracasserie en tracasserie, elle finit par excéder le couple adultère, qui envisagea la démission. Mina venait justement d’hériter une somme rondelette et envisageait d’investir dans des chambres d’hôte. Une fois le divorce d’avec Petit démon prononcé, Chambergeau suggéra un investissement touristique en Écosse.
La perspective ne déplut pas à Mina, qui imaginait déjà des explorations subreptices sous la toile de tartan. Et quelques mois plus tard, le couple ouvrait un bed and breakfast proche de la vallée de la Tweed.
Tout allait pour le mieux dans le meilleur du monde érotique lorsqu’un jour, Chambergeau constata qu’il diminuait. Il essaya désespérément de joindre M. Ba, mais en vain. La régression semblait inexorable. Mina ne semblait pas se formaliser. Mais le jour où elle lui dit : « tu sais, la taille n’a pas d’importance, l’essentiel est la manière de s’en servir », le doute s’installa dans l’esprit de Chambergeau…