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n° 19979Fiche technique8711 caractères8711
Temps de lecture estimé : 5 mn
29/12/20
Résumé:  Un peintre désespéré finit par retrouver le plaisir de peindre en peignant le plaisir.
Critères:  fhh hplusag exhib humour
Auteur : Samuel      Envoi mini-message
Peindre le plaisir

Le vieux peintre venait de brûler toutes ses œuvres. Pourtant il avait encore du succès, on réclamait ses toiles dans les musées et galeries, des amateurs lui achetaient régulièrement des portraits ou des nus. Il était si désespéré qu’il se préparait à jeter au feu sa palette et ses couleurs, quand on sonna à la porte d’entrée. Par réflexe quasiment pavlovien, il alla ouvrir. Une jeune fille se présenta.



Elle se déshabilla en un tour de main, n’ayant sur elle qu’une robe et rien d’autre.



Evelyne avait de petits seins, mais de belles jambes et un fessier bien rond. Elle prenait çà et là dans l’atelier des attitudes, comme des arrêts sur image. Parfois des poses suggestives, presque impudiques, puis au contraire des airs de vierge faussement effarouchée.



Le vieux bonhomme fit quelques esquisses à grands traits, puis il s’appliqua durant une heure à un dur labeur apparemment, car il suait à grosses gouttes. Puis brutalement, il s’arrêta, accablé.



Le lendemain, Evelyne est revenue dans l’atelier, mais elle n’était plus seule. Elle présenta Demian au vieil artiste, qui s’étonna de sa présence, mais qui n’en dit mot par politesse.



Tout s’arrangea comme il avait été dit par Evelyne. Le peintre alla consommer son petit noir. Les deux amants, d’abord intimidés par le cadre, s’en donnèrent à cœur joie, à fesses rabattues, à sexes déployés. Quand l’artiste revint, Evelyne se détacha de Demian. Elle était échevelée, les yeux brillants. Elle se mit à quatre pattes, et Demian la fourragea par-derrière avec un plaisir non dissimulé. La jeune modèle avait le visage comme ébloui, ébahi, étourdi par le plaisir.

Le peintre se mit à l’œuvre, lui non plus ne boudait pas son plaisir. Il avait retrouvé la joie de travailler la toile. Il allait à toute allure, mais ne faisait aucune retouche, il lui semblait que tout était facile, évident, limpide. Au bout d’une heure, il avait presque terminé, il lui restait un petit problème : comment peindre ces yeux exorbités par le plaisir. En réalité, dans sa quête de la perfection, il lui sembla qu’il manquait un degré d’absolu… Il s’en ouvrit à Evelyne qui lui répondit :



La sodomie rouge, et pas de honte. Car il n’y avait plus un peintre honteux, mais un coloriste endiablé qui allait finir un tableau si rare qu’il n’y en aurait jamais deux identiques. Car Evelyne jouissait de l’anus comme une damnée de l’Enfer de Dante, en poussant des cris d’épouvante qui venaient du plaisir pour retourner au plaisir. Puis elle s’écroula sur le tapis-peau de bique, laissant voir des fesses sanglantes et un vit criminel qui dégoulinait comme un pinceau. Le tableau était terminé.

Quand tout le monde eut repris ses esprits, on s’assit autour d’une table où trônait une bouteille de vin argentin, un Malbec de Mendoza.

Le peintre prit la parole après avoir célébré une telle association, si productive.