| n° 19954 | Fiche technique | 21409 caractères | 21409Temps de lecture estimé : 12 mn | 19/12/20 corrigé 02/06/21 |
| Résumé: Gilles possède dans ses affaires une belle montre à gousset très ancienne appartenant depuis longtemps à sa famille. Hélas, celle-ci (la montre, pas la famille) ne fonctionne plus. | ||||
| Critères: fh inconnu lunettes magasin fellation -occasion | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe Diem Diemque) Envoi mini-message | ||||
| Collection : Blitz Stories |
Cette petite série propose des récits courts et indépendants les uns des autres, avec le même couple comme point commun.
Ces histoires relatent des événements libertins plutôt rapides, éclairs (d’où le titre).
Aujourd’hui, un grand classique du genre…
Bonne lecture :)
En temps normal, bien que libertine depuis quelques années, je suis en général une personne assez prude dans mes élans affectivo-sexuels, je ne m’offre pas comme ça à n’importe qui, mais parfois j’ai mes coups de cœur, ou plutôt de queue.
Les enfants étant partis du nid, mon mari et moi, nous nous offrons des extras ci et là. Depuis bientôt trente ans, je vis avec Gilles, mon époux. Je suis une Italo-Allemande, ce qui explique mon physique très méditerranéen et aussi ma grande taille. Mon germanique de père m’a prénommé Sandra, à prononcer « sann-dra », la première syllabe rimant avec Anne.
Installez-vous une fois de plus confortablement que je vous raconte rapidement une histoire un peu ancienne.
Gilles possède dans ses affaires une belle montre à gousset très ancienne appartenant depuis longtemps à sa famille. Hélas, celle-ci (la montre, pas la famille) ne fonctionne plus, ce qui est dommage. Gilles s’en fiche un peu, mais pas moi. Alors que nous sommes en train d’en parler, il me dit :
De ce fait, pour augmenter mes chances, j’en ai parlé autour de moi, et Guillaume, l’un de mes amants (cf. Une si jolie robe bleue), m’a indiqué que son cousin Antoine était justement horloger. Il m’explique au téléphone :
Je reconnais que ça m’arrange :
Je vous épargne les détails de la remise en main propre de la montre. Disons simplement que, comme d’habitude, Guillaume n’a pas eu les mains dans les poches, même si nous nous sommes rencontrés dans un parc public ! Quand je pense qu’au départ, il était un peu timoré, il fallait souvent lui donner explicitement le feu vert. Maintenant, il est devenu un spécialiste des initiatives, surtout celles qui concernent mon petit corps !
Dimanche soir, Guillaume m’annonce au téléphone que son cousin a embarqué la montre après examen, disant que ça devrait être réparable et qu’il dira quoi, mardi ou mercredi. Très bien, il ne reste plus qu’à attendre la suite des événements.
Lundi soir, Guillaume me téléphone, m’indiquant que je pourrais aller chercher ma montre dès le lendemain. Je m’en étonne ouvertement :
Aujourd’hui mardi, je suis habillée d’une jupe bleutée plutôt courte, de chaussures à talons moyens, ainsi que d’un chemisier blanc pouvant largement s’ouvrir. Par acquit de conscience, je mets une petite veste de la même couleur de ma jupe. Je ressemble un peu à une hôtesse de l’air typique telle que la plupart des hommes fantasment. Il ne me manque plus que la toque sur la tête. Et l’avion, bien sûr !
Le boulot étant enfin fini, je monte dans ma voiture, direction l’horloger.
Quelques minutes plus tard, j’arrive devant un magasin à l’ancienne dont la devanture expose des montres et divers autres accessoires du même genre. Je crois reconnaître un podomètre. J’entre dans la boutique, faisant tinter une clochette. Amusant, ce magasin semble hors âge, comme si on était téléporté dans une autre époque. Même le parfum ambiant semble suranné.
Vêtu d’un costume, un homme bien mis et sans âge s’annonce. Lui aussi semble hors du temps. Il ressemble vaguement à un majordome à l’ancienne, une sorte de Nestor comme dans Tintin, mais avec beaucoup plus de cheveux et des petites lunettes fines sur le nez. Cet homme possède une vague ressemblance avec Guillaume.
Puis il disparaît momentanément dans l’arrière-boutique. En attendant son retour, je me demande ce que mon amant a pu raconter à mon sujet, peut-être un peu trop. Quand l’artisan revient quelques instants après avec une petite boîte ouverte en main, je ne tourne pas autour du pot en lui demandant directement :
Avec un grand sourire, l’horloger dépose la montre à gousset devant moi. Je la contemple, puis je la prends en main : du beau travail. Elle paraît comme neuve, son tic-tac est bien sonore. Souriant à mon tour, je la repose sur le comptoir :
Je trouve que cet homme me regarde d’une étrange façon. Je crois avoir une petite idée du pourquoi du comment. Pour en avoir le cœur net, je demande à nouveau :
Assez étonnée par cette réponse sans fard, je demande :
Je me souviens encore très bien de cet épisode. Par la suite, Guillaume est devenu un de mes réguliers, mais pas autant qu’il l’aurait souhaité, car il n’est pas tout à fait libre de ses mouvements. Pas mon meilleur amant, mais j’aime fricoter avec lui, car il est devenu adaptatif au fur et à mesure de nos rencontres. Amateur de faire des surprises, mon mari aime bien organiser à mon insu des séances particulières dont je suis le centre et la cible, et de ce fait, Guillaume est souvent de la partie.
Je secoue un peu la tête :
Je constate qu’il n’est nullement gêné, et que tout semble normal pour lui. Sans complexe, il s’offre même le luxe de zieuter dans le décolleté assez coquin que je n’ai pas oublié de mettre, fidèle à mes habitudes. Beaucoup de choses dans cet homme me rappellent le dénommé William, le faux Lord anglais qui avait une voiture de sport…
Optant pour un regard lubrique, accompagné d’un large sourire, je susurre :
Comme l’artisan reste flegmatique, je ne sais pas quoi penser de sa réponse, j’ai des soucis à comprendre. Ça doit se voir sur mon visage, car il ajoute :
Je lui adresse un grand sourire lumineux :
Il joint le geste à la parole. Je fais comme il vient de me dire, et très vite, je me retrouve face à lui. Durant ce temps, l’horloger n’a pas perdu de temps, puisque son service trois-pièce m’attend déjà, déballé au grand jour ! Désignant sa queue bien raide et ses testicules à l’air, il s’amuse à dire :
Je m’accroupis pour venir flatter les testicules bien ronds, puis je le branle doucement durant quelques instants. Je donne ensuite quelques coups de langue sur le gland luisant avant de le prendre en bouche, tout en lui palpant les couilles. Après quelques agaceries, je commence une belle sucette suave.
Je continue de le sucer avidement, m’appliquant au mieux, afin de récompenser cet artisan à sa juste valeur.
Je délaisse momentanément son chibre pour répondre :
En réponse, je m’active de plus belle sur la verge offerte et tendue, tout en câlinant les couilles ballantes. Les yeux fermés, Antoine caresse mes cheveux. Très vite, la jouissance est proche, je le sais à la façon dont le chibre réagit. Depuis le temps que je procure des sucettes, je commence à m’y connaître.
Je suis étonnée par cette interjection typiquement française. L’explication vient aussitôt.
À ces mots, je délaisse le vit luisant de salive :
Je m’exécute, continuant de la sucer tandis que la porte de la boutique s’ouvre. C’est bien la première fois que je me trouve plongée dans une telle situation ! Mais je dois reconnaître que c’est assez excitant !
On pose quelque chose au-dessus de ma tête. Après un bref silence, l’horloger dit :
Tandis que j’entends le bruit d’un papier qu’on déchire, Antoine confie :
Puis j’entends la sonnette tinter ainsi que la porte se refermer. J’ai bien cru un moment que l’artisan allait montrer au facteur ce que j’étais en train de faire !
Je retire sa verge bien dure de ma bouche :
Disant ceci, il pose carrément sa verge sur mes lèvres, puis ajoute :
Pour toute réponse, j’enfourne son phallus toujours raide, m’activant à nouveau sur la colonne de chair palpitante, tout en cajolant des boules pendantes. Antoine plonge ses doigts dans mes cheveux. Appliquée, je passe de longs moments à faire monter petit à petit la tension, espérant que nous ne serons pas interrompus par un autre visiteur !
Entre deux soupirs d’aise, j’entends au-dessus de moi :
Très vite, la jouissance est à nouveau proche, je la sens, elle est là, frémissante, prête à bondir, à jaillir ! Je le sais grâce à ma science des sucettes que j’ai apprise sur le tas, si je puis me permettre de le dire ainsi !
Mû par une impulsion subite, l’horloger enfonce sa queue plus profondément dans ma bouche, à l’orée de ma gorge, il est clair que l’heure est arrivée, la source va très bientôt se vider dans ma bouche ! Dans un dernier sursaut de lucidité, ses mains dans mes cheveux, Antoine demande quand même :
Il entame alors un mouvement de pistonnage entre mes lèvres humides, tandis que ma langue agile flatte toujours son gland devenu si sensible.
Le sperme se déverse en diverses petites cascades, tapissant sans répit le fond de ma gorge. En bonne salope que je suis, j’avale méticuleusement le liquide chaud qui se déverse, tout en gardant la colonne de chair dans ma bouche. Je sens distinctement le foutre glisser dans ma gorge pour venir se perdre plus bas… Peu après, asséchée, vidée, la verge se ramollit, devenant toute flasque. Tout en le suçotant un peu, je me dis qu’il faudra que je me renseigne sur la signification de « ribaude », c’est un mot que je ne connaissais pas. Ça doit être un synonyme vieillot de pute ou de salope…
Je donne encore quelques léchouilles avant d’abandonner ce sexe avachi. Puis lentement, je me redresse. J’adresse un large sourire à l’horloger essoufflé, mais ravi, puis je fais le tour du comptoir pour revenir à ma place de cliente. J’attends un peu que l’artisan reprenne sa pleine conscience pour lui demander :
Je me mets à rire de bon cœur. Antone dépose la montre dans une petite boîte-coffret, y dépose sa carte de visite, puis me tend le tout. Après nous être salués, je quitte la boutique d’un pas allègre pour revenir chez moi.
Dommage que ce type de paiement ne soit pas plus courant, ce serait pratique pour payer le gros caddie mensuel du supermarché !
Quand je rentre à la maison, mon mari est déjà présent dans le salon en train de lire une ancienne BD, confortablement installé dans un fauteuil. Après le bisou rituel, je lui présente aussitôt la montre rénovée. Délaissant sa BD, il s’en empare, la regarde dans tous les sens, sifflant d’admiration peu après :
Tandis que Gilles contemple toujours la montre, je lui explique :
Oui, qui sait ce que nous réserve l’avenir…