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Temps de lecture estimé : 25 mn
14/12/20
Résumé:  La méchanceté est toujours punie, surtout lorsque l'on veut tromper plus malignes que soi. Soyez prudentes si vous aviez des choses à cacher.
Critères:  #épistolaire #lesbienne fff fagée jeunes cousins profélève fdomine humilié(e) voir exhib noculotte odeurs
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions... Ou souvenirs et confidences ?)      Envoi mini-message

Série : Où suis-je ?

Chapitre 09 / 12
Retournement de situation

Résumé des premiers épisodes (1 à 6) :

Chantal fantasme avec son inspiratrice, Aline, sur sa participation à une formation hôtelière aux méthodes très particulières. D’abord déconcertée et humiliée, puis stimulée par des exercices érotiques réjouissant les participantes, une pause l’amène à des confidences de plus en plus lestes avec son amie et leur hôtesse, madame Marie-Blanche C**. Après la traditionnelle séance d’évaluation où deux étudiantes nouvellement arrivées sont invitées à se joindre au stage et un repas convivial, madame C** se retrouve piégée dans l’élaboration de la punition d’une stagiaire, Déborah. L’application des sanctions réunit autour de la coupable, Aline, Chantal, Clémence et son amie Viviane, petite cousine de Mme C**, celle-ci, ainsi que sa jeune soubrette, Sandrine, qui devient à son corps défendant un sujet d’intérêt.


Résumé des épisodes précédents (7 et 8) :

Après quelques moqueries visant la soubrette, la mise en scène de la punition de Déborah est organisée sous la direction de Aline. La contrition masturbatoire de la pénitente est surveillée de si près et le repentir si sincère que robe et lingeries de madame C** en sont inondées. Avant d’accepter d’être totalement dévêtue, celle-ci est poussée à exiger une inspection intime et humiliante de Sandrine qui la subit à son avantage.






Marie-Blanche est redevenue madame C**. Quoique ses yeux brillants démentent le ton posé qu’elle affecte, son intervention courtoise ordonne clairement la fin de la récréation.



Cette suggestion réanime la petite bonne qui s’efforce de retrouver à la fois une position verticale et une apparence de dignité en dépit de ses émois. La main secourable que lui tend sa patronne nous offre l’exemple d’une bienveillante sollicitude qui ignore superbement la nudité qu’elle assiste autant que sa propre tenue légère. La vérité est plus prosaïque.



Sandrine acquiesce par réflexe, tandis que ce n’est plus la bourgeoise guindée, mais l’amie affable qui se retourne vers toi.



Je n’écoute pas la suite, car je profite de l’apaisement des incertitudes de Déborah pour lui souffler à l’oreille d’essayer de soulager Sandrine de sa frustration évidente lorsque l’isolement de la salle de bain lui en donnera l’occasion. Le ton peu amène de ta voix nous ramène aux réalités du temps présent.



Je suis abasourdie. C’est toi qui as tout mis en place pour que les évènements que tu condamnes se produisent. Tu savais exactement ce qui allait arriver. Tu n’ignorais pas les capacités jouissives de Déborah, et, en incitant de manière aussi pressante notre hôtesse à se rapprocher, tu prévoyais sans risque d’erreur de quelle douche elle serait arrosée. Je suis encore plus sidérée d’entendre ta réponse à Marie-Blanche qui plaide encore en faveur de Déborah.



Peut-être Marie-Blanche interviendrait-elle pour adoucir la sanction que tu me destines si elle n’était à ce moment crucial brusquement mobilisée par une autre scène. Sandrine, les bras chargés des vêtements qu’elle a ramassés, essaie de renfiler sa blouse, toute et plus imbibée de liquide orgasmique, en cherchant sans succès son string. Ce spectacle pitoyable fait ressurgir la maîtresse de maison chez sa patronne.



Déborah, qui a entendu sans surprise l’aggravation de son châtiment, prend pitié de sa jeune guide et l’enlace gentiment en se dirigeant vers leur lieu d’ablutions. Avant de sortir, elle m’envoie un clin d’œil complice pour indiquer qu’elle a bien pris note de la suggestion chuchotée auparavant. Dès que leurs deux gracieuses silhouettes ont disparu, Marie-Blanche s’empresse de faire état d’un sentiment qui la tourmente, sans vouloir paraître lui attacher trop de prix.



Je ne suis pas malheureuse d’être réintégrée dans le cercle des « happy few » intimes de madame C**, quoiqu’un peu angoissée par la perspective d’une séance de punition dont je ne sais pas ce qu’elle m’offrira au réveil. J’imagine à tout hasard quelques possibilités, tout aussi alarmantes qu’attirantes, qui font errer mes pensées sans prêter l’oreille à ton interrogation sur la fameuse « chose » chagrinante. J’émerge de mes songes lorsque tu me tapotes l’épaule.



Aïe ! La question m’embarrasse. Je concède que j’ai eu cette impression, au début, mais je veux tempérer mon jugement. Selon moi, l’erreur serait plutôt à mettre au compte de leur inexpérience ou peut-être de la pression psychologique d’une situation inhabituelle.



Mon petit doigt m’invite à ne pas te contredire. Oh, pas dans l’inutile espoir que tu seras moins sévère avec moi demain matin ! Ma rêverie a suscité des picotements particuliers qui m’ont révélé sans conteste l’excitation et l’impatience que je ressens rien qu’à la pensée du châtiment promis. Non, je me rends très vite à tes arguments parce que je suis certaine que tu as une petite idée derrière la tête. La confirmation se fait néanmoins attendre.


Avec une empathie suspecte, tu te déclares aussi navrée que notre chère amie, d’autant plus que, malgré mon bon cœur bien connu, j’ai confirmé leur sentiment commun. Il faut donc, dis-tu, admettre l’évidence que ces gamines ont voulu se rendre intéressantes au détriment d’une servante. Cela ennuie beaucoup Marie-Blanche. Elle ne peut pourtant pas accepter que l’on soit méprisante à l’égard des domestiques sous prétexte que l’on est de sa parenté. Voilà ce qui la désole si l’on en croit son regard navré.



Marie-Blanche se confond en protestations de la profonde affection et de la sincère amitié qu’elle nous porte. Au point qu’être nue, là, devant nous, se risque-t-elle en rosissant, ne lui occasionnerait aucune gêne. Elle souhaite tellement qu’on la croie qu’elle nous livre, à mi-voix et cette fois rougissante, sa secrète honte d’avoir observé d’aussi près nos anatomies sans rien nous offrir de pareil en retour. La longue inspiration qui suit cette confession souligne le prix d’une confidence qui se veut la preuve absolue de sa totale franchise. Un abandon impulsif dont elle se reprend aussitôt en orientant la conversation sur un sujet qui semble heurter particulièrement son sens des conventions ancillaires.



Même inquiète, une bourgeoise doit rester consciente des différenciations sociales.



Je vous abandonne à votre complot pour m’intéresser aux occupations de vos futures victimes, étonnamment discrètes depuis un certain temps. Elles se sont retirées dans le coin le plus éloigné du salon et conversent tête contre tête pour ne pas ébruiter leur dialogue. Mimiques ironiques et ricanements grivois mal contenus trahissent toutefois le fond de leur conversation n’en déplaise à leur souci de confidentialité. Le sujet les occupe assez pour les rendre sourdes aux premières interpellations et Marie-Blanche doit élever la voix pour attirer leur attention.



Les deux pipelettes interrompent avec mauvaise grâce les railleries complices qui les réjouissaient et se rapprochent mollement du canapé.



Clémence a enchaîné sur un ton qui sous-entend de façon claire un « encore ? » éludé.



Les deux acolytes se regardent, inquiètes de tes sourcils froncés et de ta voix mordante. À tout hasard, elles allèguent un égarement involontaire, une malheureuse méprise qui aurait été mal interprétée. Tu les coupes brusquement.



Elle te regarde d’un œil ahuri, désarçonnée par le retour d’un vouvoiement qui la renvoie à une position inférieure.



Trop étonnée pour réagir sur-le-champ, Viviane cherche finalement le seul secours qu’elle puisse espérer.



Viviane est au bord des larmes, Clémence ne dit mot. Marie-Blanche a tranché d’une voix glaciale et se drape dans une dignité sévère. J’admire sa capacité à conserver en sous-vêtements tachés la bienséante distinction d’une vieille tradition éducative. Au mieux n’exprime-t-elle qu’une contrariété navrée pour la situation dans laquelle s’est enferrée sa jeune parente. Tu profites bien entendu de son ultime remarque pour inviter cette dernière à quitter son top en appréciant d’un sourire narquois la poitrine menue qu’il dénude. Dédaignant la moindre observation sur l’embarras de l’intéressée, tu requiers pour la suite les services de son amie.



Malgré sa silhouette charpentée, la gamine s’accroupit derrière Viviane avec assez de souplesse pour garder serrés ses genoux déjetés sur le côté. Attentive à son exercice de bon gré ou dans l’espoir de faire oublier ses écarts par la qualité de son travail, elle écarte délicatement des hanches la taille du string et l’abaisse du même mouvement le long des cuisses. Le bon début de cette opération est inopinément contrecarré par la répugnance du gousset à se décoller de la vulve. Il ne consent à quitter les lèvres qui l’enserrent que lorsque le reste de la lingerie approche des genoux. C’est donc une culotte retournée qui parvient aux chevilles de sa propriétaire.


La moue réprobatrice de Marie-Blanche confirme la mésaventure à sa petite cousine qu’un regard vers ses pieds fait rougir. Clémence, imperturbable et sans égard pour son amie, finit de dégager le douteux dessous requis afin de te le présenter en l’état. Maintenant totalement nue, Viviane se trouve aussi gauche que Sandrine tout à l’heure, ne sachant pas plus qu’elle l’attitude à adopter et encore plus exposée aux sarcasmes. Tête basse, son corps androgyne frémissant des pleurs qu’elle refrène, elle attend sans illusion le résultat de l’examen auquel tu te livres en étroite compagnie de sa parente.


C’est d’ailleurs celle-ci qui prend la parole après votre bref conciliabule. La commisération affectée traduit l’ampleur de son amertume, qu’un je ne sais quoi dans sa physionomie dément.



Viviane a blêmi, toute arrogance envolée, en comprenant que la dernière phrase était une invitation évidente à ton endroit. Elle promène un regard anxieux autour d’elle sans trouver un espoir de soutien. La solitude et la peur la poussent à la rébellion.



Ton air désolé l’induit en erreur. Elle tente une esquive.



Les larmes refoulées débordent, la rebelle s’incline et renifle.



Clémence hausse les épaules et se plante par défi face à vous. Tu feins de ne pas la voir et Marie-Blanche l’ignore pour se souvenir enfin de mon existence. Ce n’est pas trop tôt ! Mon isolement commençait à me peser et j’honore avec empressement l’invitation de m’asseoir à son côté.


Nous sommes certes un peu serrées, trois sardines dans une boîte pour deux. L’avantage, c’est le contact intime imposé ainsi par notre hôtesse qui oblige à se tourner à demi vers elle en passant comme toi un bras derrière sa nuque. L’armature de son soutien-gorge s’imprime sur mon sein, les attaches de son porte-jarretelles marquent ma cuisse, je n’en ai cure. Je sens son flanc nu contre le mien, son dos tiède sous mon bras, ton épaule nichée dans ma main, et tes doigts qui flattent mon cou. Je suis bien…


Autre conséquence plaisante, cette promiscuité confortable m’offre une vue frontale des deux ci-devant effrontées qui n’en mènent pas large. La crânerie de Clémence n’est que façade, ses yeux fuyants reflètent son malaise. Son orgueil l’empêche de quémander une quelconque indulgence, sa jeunesse et son inexpérience lui font redouter les suites de son impertinence. Elle s’efforce de garder un visage impassible, mais ne peut maîtriser les tremblements de son corps. Ses courts tétons bruns en vibrent et se tendent, trahissant la tension qui l’envahit. La fine sueur qui perle sur sa peau révèle peut-être des émotions nouvelles en elle.


Depuis qu’elle a dû se séparer de son string, Viviane a pris garde de tenir ses cuisses étroitement jointes. À peine devine-t-on l’émergence d’une légère bande de poils sombres sur le haut du pubis. Il faut la houspiller un tantinet pour qu’elle se décide à remplir son rôle de soubrette.


Elle penche d’abord, tout en raideur, le haut du corps en tendant les mains vers la taille de son amie. Le souvenir de la réprimande qu’avait appelé ce premier mouvement la dissuade de continuer son geste. Elle se résout à plier les jambes, comme elle l’a vu faire, pour dégrafer la ceinture du short. Malheureusement pour elle, son manque d’attention la conduit à laisser ses genoux s’écarter assez largement pour nous présenter la totalité de sa chatte. Une jolie vulve rose et lisse, hormis le ticket de métro brun, dont les lèvres renflées dégagent dans cette position la double crête plus colorée des nymphes.


Tandis qu’elle se débat avec les boutons, Clémence ne faisant rien pour lui faciliter la tâche, je reporte mon attention sur Marie-Blanche. Sa concentration est remarquable. Pas sur les mains malhabiles de sa petite cousine, non, mais sur son sexe ouvert. J’en déduis qu’elle l’a sans doute sous les yeux pour la première fois, mais qu’elle s’est tout aussi certainement découverte depuis peu un irrépressible attrait pour les intimités féminines. En croisant ton regard entendu, j’imagine facilement vers quelles extrémités tu te proposes de l’entraîner.



Je n’entends pas ce que tu lui murmures en réponse, mais cela achève de l’embraser. Un curieux mélange d’expressions passe sur son visage, alliant la réprobation vertueuse et le désir brûlant, ultime et paroxystique combat entre l’ange gardien et le démon familier. Je vois passer un éclair de triomphe dans tes yeux, l’ablette – ou celle qui en tient lieu – est ferrée. Ce n’est qu’une courte question de temps pour qu’elle passe à la casserole.


Durant cet échange, Viviane est enfin venue à bout du déboutonnage. Toujours à croupetons, chatte exhibée involontairement ou non, elle se débat à présent pour faire descendre le short au-delà des hanches de Clémence. Quand ses efforts aboutissent, un épais buisson noir apparaît, contrastant étrangement avec la blondeur revendiquée de la chevelure. Les sourcils de Marie-Blanche s’en arrondissent… Autre surprise pour notre hôtesse, aucune pièce de lingerie n’agrémente l’intérieur du tissu qui entrave maintenant les chevilles. Décidément, la gamine est fâchée avec les sous-vêtements.


En dehors de ce reproche, somme toute bénin, il faut porter à son crédit d’avoir retrouvé une certaine maîtrise de soi et d’assumer sans honte sa nudité. Négligeant l’aide de sa soubrette improvisée, elle se dégage avec dextérité de sa dernière parure, l’abandonnant au sol dans un mouvement, ma foi, assez gracieux. Bras croisés, la poitrine pigeonnante, elle laisse à Viviane le vulgaire souci de ramasser l’objet chiffonné et de te le remettre, penaude de sa médiocre prestation.



Elle est apparemment plus futée que son amie. En quelques mots, elle vient d’indiquer qu’elle se coulait dans le moule de la formation. Elle a compris qu’une attitude digne et consentante lui serait plus profitable pour s’attirer ta considération. Le rapide sourire qui adoucit ton regard prouve qu’elle a visé juste.



Avant de répondre, celle-ci gonfle du poing l’entrejambe et passe la pulpe de l’index sur la piqûre, puis, ô surprise, elle renifle son doigt. Sa morale bascule, assurément. Voilà notre ablette prête à sauter volontairement dans l’épuisette !



Si je suis qualifiée d’experte, je dois soutenir ma réputation. Je hume à même le coton, en prenant tout le temps nécessaire de la remontée des données à mes cellules olfactives. Pour un examen exhaustif, je complète mon analyse en passant la langue, puis en tétant directement les replis du tissu (en imaginant sans peine les réactions que peuvent susciter ces explorations sur mon public du moment…). En pleine connaissance de cause, je peux ensuite rendre mon verdict.



Après cette pompeuse déclaration, je rends cérémonieusement l’objet du délit à Marie-Blanche.



Elle froisse néanmoins l’entrejambe du short entre ses doigts avant de toucher ses lèvres de l’index comment pour réfléchir à ses paroles en regardant alternativement Viviane et Clémence. Celle-ci a supporté nos commentaires détaillés sans ciller, voire avec un semblant de sourire, au contraire de son amie qui garde encore une vague expression de dégoût sur son visage. Cette répugnance, feinte ou non, attire sur elle la première remarque de Marie-Blanche.



Pour Viviane, c’est le coup de grâce. Elle cherche le soutien de Clémence qui l’invite sans mot dire à la résignation. Elle éclate alors en sanglots ponctués de supplications et autres implorations qui ont le don d’exaspérer pour de bon sa « chère tante ».



La gamine, moyennement calmée, continue de renifler piteusement, yeux mouillés et nez plein. Tu lui renvoies son string assorti d’un conseil d’une pitié moqueuse.



Elles sont proches en effet. Si proches que nos pieds et les leurs s’affrontent en un joyeux entremêlement d’orteils où les ongles rouges le disputent aux ongles nacrés. Une cocasserie qui détend assez l’atmosphère pour adoucir l’irritation de Marie-Blanche et rasséréner un peu plus Viviane. Ton sens de l’organisation ajouté à cette accalmie vient rapidement solutionner le problème. En suivant à la lettre tes judicieuses indications, nous composons bientôt un tableau qui ne déparerait pas les mosaïques scabreuses de Pompéi. Les jeunes debout, les moins jeunes assises, on pourrait l’intituler Présentation des jeunes Nymphes aux Matrones…


Marie-Blanche se retrouve cuisses écartées, la gauche pesant sur la mienne. Entre ses genoux, la jambe gauche de Clémence et la droite de Viviane. Celle-ci a posé sur un accoudoir son pied gauche que tu maintiens sous ta cuisse droite. Je fais symétriquement l’inverse sur l’autre accoudoir avec Clémence. Celle-ci s’est pliée en souplesse à cette gymnastique. Son pied repose sans effort sous ma cuisse. Viviane a éprouvé plus de difficultés pour prendre la pose. Son équilibre doit être assuré par la pression musclée que ta cuisse exerce sur le cou-de-pied. L’une et l’autre ont dû s’astreindre à l’obligation d’écarter leur sexe à deux mains.


Évidemment, ta position comme la mienne expose sans fard notre vulve. Il y a beau temps que la légère tunique fendue prêtée par notre hôtesse est devenue un tas plus ou moins chiffonné sous tes fesses. Chacune de nos vis-à-vis peut se consoler de son exhibition forcée en comparant nos chattes si elle le souhaite. Entre nous deux, quelques poils argentés s’échappant du haut de son élégante culotte, Marie-Blanche est face aux ventres des deux gamines. Elle est aux premières loges, si j’ose dire. Elle ne s’en offusque pas. Peut-être s’y habitue-t-elle, après tout, ou bien est-ce parce que cet ordonnancement vient de toi.



Un semblant d’ancienne retenue lui commande de commencer par Clémence sur le pubis de qui se concentrent trois paires d’yeux. Au-dessous de la broussaille drue et bouclée, le sexe est lisse et charnu. L’épaisseur des lèvres résiste à la traction des doigts qui les forcent à s’ouvrir. La fente élargie laisse dépasser de fortes nymphes brun foncé qui culminent en un capuchon proéminent sous lequel pointe une fève rose. Il ressort de l’ensemble une impression de plénitude. L’anatomie intime de cette fille est en harmonie avec son apparence corporelle. Et son physique robuste reflète probablement l’image de sa personnalité.


Marie-Blanche a promené le bout de ses doigts sur le bord des lèvres, puis sur la peau, glabre elle aussi, des aines et du haut des cuisses. Elle hoche la tête avant d’unir ses mains à celle de Clémence pour amplifier l’entaille. L’épaisseur des petites lèvres l’incite à en étirer les replis pour mieux apprécier leur longueur et surtout leur netteté. Le corail révélé par ce geste contraste avec la teinte mate et brune de l’ensemble du sexe. Révélées aussi, la brillance onctueuse tapissant la muqueuse et les fragrances douces qui montent aux narines. Marie-Blanche, surprise, en a froncé le nez, puis humé longuement ces senteurs sexuelles. Elle lève le front, toise le corps bronzé, et, faut-il préciser, sans marque de maillot.



J’ai croisé ton regard au cours de sa tirade, tu es surprise sans doute autant que moi. Notre commère l’oie n’était pas aussi blanche, titillez la bourgeoise, et la femme renaît !


Elle continue sans ciller son interrogatoire, poussant Clémence à lui confesser sans réserve une liaison dont elle dit se douter depuis toujours. Les pauvres dénégations de Viviane n’y changent rien, sinon de préparer à son encontre les investigations de l’enquêtrice. Laquelle semble près de succomber aux tentations de l’interdit saphique.



On ne l’arrête plus, notre bonne hôtesse, depuis qu’elle entrevoit les charmes des sirènes. Aussi prolixe et volubile dans son registre ollé-ollé que dans ses papillonnages de salon. Est-ce une conversion tardive, un chemin de Lesbos, en quelque sorte, à défaut de Damas, ou nous a-t-elle - t’a-t-elle - roulées dès le début ? La question doit trotter aussi dans ta tête.



La figure de Viviane fait peine à voir. Le ciel lui serait-il tombé sur la tête qu’elle ne serait pas plus sidérée. Toutes les petites astuces dont elle se flattait pour tromper sa parente lui apparaissent d’un coup bien vaines et sa dédaigneuse fatuité bien ridicule. Toute à ses désillusions, elle en a oublié de tenir sa pose exhibitionniste ce qui lui vaut de se faire à nouveau tancer vertement. Sa trop longue hésitation à la reprendre irrite Marie-Blanche qui croche vigoureusement ses doigts dans le sexe pour l’ouvrir elle-même.


Le mouvement de recul suscité par la surprise ou la répulsion de ce geste ferait basculer sa victime si tu ne la rattrapais vivement par le bras. Il faut encore l’aide que t’apporte Clémence en ceinturant sa taille pour l’empêcher de se soustraire aux rudes palpations prodiguées par l’inquisitrice. Il faut reconnaître en effet que celle-ci ne met aucune limite à ses recherches, écartant, étirant, étalant, fouillant et reniflant sans pitié la vulve.



Pour ajouter à l’humiliation, elle plante un doigt, puis deux dans le con offert.



Viviane ne répond rien. Que pourrait-elle répondre ? Quoi qu’elle puisse dire, elle sait qu’elle n’aura aucune chance d’échapper à la sanction qu’on lui destine.



Il est temps de mettre fin aux travaux des dames de la cour de justice et d’éloigner les condamnées qui se retirent à l’écart, l’une, sereine, soutenant l’autre, les yeux rougis. Seul regret, je n’ai pas eu le plaisir de voir en détail le minou de Viviane. Dommage, car ce que j’ai aperçu m’a paru bien mignon.



À suivre