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n° 19922Fiche technique41751 caractères41751
Temps de lecture estimé : 23 mn
03/12/20
corrigé 02/06/21
Résumé:  Ayant des soupçons sur Carole Duval, Mademoiselle Leroy et Mamadou, je décidai de poursuivre ce dernier. Mais les évènements ont vite tourné au vinaigre. Je me retrouve alors au paradis.
Critères:  fh ff couleurs collection hdomine voir fellation cunnilingu pénétratio -policier -lesbos
Auteur : Zahi  (Informaticien et branleur. Adorateur de Houellebecq.)

Série : Mission à Ouaga

Chapitre 05 / 05
Un petit séjour au paradis

Résumé des épisodes précédents : C’était ma première mission en Afrique. Je devais faire un audit sur des transferts douteux dans une banque d’Ouagadougou. J’ai enquêté alors sur les comptes de Monsieur Farina, un riche homme d’affaires qui avait disparu avec quelques millions d’euros. À deux reprises on a tenté de me liquider. Deux jours avant la fin de la mission je n’ai collecté que des soupçons. Ma seule consolation était trois belles nanas qui se livraient bataille pour m’offrir leur charme. J’ai décidé de réagir.





Un petit séjour au paradis


Il ne restait plus que deux jours à ma mission d’une semaine à Ouaga.

Deux jours pour briser le mystère de la disparition de Monsieur Farina c’était bien peu.

Petit déjeuner dans ma piaule d’hôtel. Je pris deux whiskys, un sec et l’autre au goulot.

Il me fallait faire un bilan à tête reposée des cinq premiers jours. Mais où trouver un semblant de repos avec des pièces qui manquaient, des inconnus qui m’en voulaient et des filles qui me collaient comme des sangsues aux fesses.

Une petite demi-heure de réflexions de laquelle je ne tirai qu’une seule conclusion : Mamadou, mademoiselle Leroy et mademoiselle Duval étaient dans le coup. Reste à savoir à quel degré. Ces trois m’avaient bien manipulé jusque-là, il fallait inverser la tendance.

Au commencement il y avait Mamadou. Oui, Mamadou. Il connaissait des choses, le colosse. Il devait l’avoir longue entre les jambes, inversement proportionnelle à sa langue.


Je décidai de commencer par Mamadou.

Depuis deux jours j’avais guetté tous ses mouvements au bureau. Il arrivait à 8 h 30 et sortait déjeuner à 12 h 15 pile et revenait vers 14 h. À 16 h, il sortait prendre un café pendant quinze minutes et quittait le bureau à 17 h 30. Il était régulier dans ses horaires, pas très motivé dans son boulot. J’avais l’impression qu’il ne foutait rien de ses journées.

En rentrant au bureau, j’appelai Mélissa :



Ses joues rougirent en chauffant de dix degrés. Elle en devint encore plus belle. Sa peau se dilata et le rouge de ses pulpeuses lèvres miroita d’adorables reflets en se liquéfiant.



Je bluffais. Juste que j’avais remarqué que Mamadou passait quatre ou cinq fois par jour dans le bureau de la belle et en sortait après cinq ou dix minutes.

Elle se ressaisit, me regarda un instant puis détourna son regard. Elle respira profondément :



Je croisai les bras et la regardai au fond des yeux. Elle baissa encore son regard.



J’allai la libérer, mais me revint une dernière question.



Son regard, bien que teint de timidité et de peur, se voulut accusateur :



À la fin elle était presque en pleurs, je la laissai filer.

Mélissa sortie, j’appelai Ibrahima et lui demandai de me trouver un peu de temps libre à midi. Il me rappela à midi trente pour me dire qu’il m’attendait en bas.



Ibrahima démarra la voiture et s’engagea sur la grande artère, puis fit trois ou quatre virages, dévala une pente et entra dans une petite rue bordée de palmiers. Il s’arrêta net :



Je lui rappelai la consigne avant de quitter la bagnole.

J’avançais dans la rue d’un pas pressant. Je regardais partout, les chopes, les boutiques, les petites rues à côté. Arrivé devant le restaurant je tentai de jeter un coup d’œil rapide à l’intérieur, mais le verre fumé ne laissait rien filtrer. Je continuai mon chemin en descendant la rue jusqu’au bout, soit environ deux cents mètres. La rue s’arrêtait net en versant sur une rue un peu plus large. Je jetai un coup d’œil à gauche, puis à droite. Alors il me sembla apercevoir de loin la bagnole qui m’avait foncé dedans il y a deux jours.

Enfin je tenais quelque chose. Mon seul regret c’était de ne pas avoir bougé plus tôt. Rester dans le bureau à feuilleter le compte ne servait à rien dans ma situation. Je savais ce qu’il me restait à faire.

J’appelai Ibrahima :



Je revins au pas au restaurant et tentai d’épier encore ce qui se passait à l’intérieur, mais sans plus de succès que la première fois. Il était déjà une heure. Je restai à faire l’aller-retour de l’autre côté de la rue en guettant la sortie de Mamadou. Il en sortit une demi-heure plus tard, flanqué de deux énergumènes, un petit qui lui arrivait au coude, et un crâne rasé qui dépassait à peine ses épaules. Ils remontèrent la rue. Je les suivis de loin. Ils s’arrêtèrent sous un palmier, se saluèrent. Mamadou et le crâne rasé prirent une petite voiture et démarrèrent plus loin, le plus petit continua jusqu’à la fin de la rue, prit à gauche puis s’arrêta devant le bolide.

Il actionna la télécommande, ouvrit la porte conducteur, se mit sur son siège et voulut la refermer.


Un pied l’en empêcha. C’était le mien. La porte lui échappa. Un genou lui défonça le menton. Claquement de dents. Un jet rouge fit une arabesque sur le pare-brise.

Un jeune couple qui caquetait était de passage, je refermai légèrement la porte, m’accoudai dessus et fis mine de parler au conducteur. Le pauv’type était hors d’usage, je lui enlevai la clé demeurée crochetée à son doigt, puis je fis le tour de la bagnole et voulus m’installer à son côté.

Une main par-derrière m’en empêcha, une autre me ferma la bouche. Puis je sentis une douleur aiguë à la tête, comme si mon crâne se fendait en deux, et je perdis connaissance.




OooooOOOOOOooooo




Au paradis.


Je me retrouvai dans un espace énorme, un jardin avec des grandes pelouses, des boulingrins et des arbres et des fleurs à perte de vue. Il faisait beau. Tout ce que je portais c’était mon caleçon Tex de chez Cerrefour. Du 100% coton doux et souple qui caressait mon zizi. Autour de moi je vis des dizaines de houris. Des jeunes filles sans âge, je supposais qu’elles étaient toutes majeures. Pour tout accoutrement elles portaient des voiles de mousselines légères qui flottaient lorsqu’elles bougeaient et qui ne laissaient aucun mystère sur leurs formes gracieuses et apurées. Je jetai un coup d’œil à mon bas-ventre et je le trouvai éteint. Je remis mon regard sur les jeunes filles qui jouaient en se jetant des fruits de la passion et en riant aux éclats. Elles me parurent asexuées. Leur beauté était formelle, comme des statuettes grecques et n’avait aucun sex appeal. Je remis mon attention sur mon bas-ventre, puis ne trouvant rien à faire je m’assis sous un palmier. J’eus un peu faim et pensai à une pomme et je ne sais par quel mystère une des houris me ramena une pomme. Je pensai alors à un sandwich de chez Paul et une autre houri me ramena un sandwich poulet fromage au pain croustillant. J’évitai de penser à une entrecôte de chez Hippopotamus et tout un chariot de viandes, de frites et diverses sauces me fut ramené, poussé par deux houris qui rivalisaient de beauté. L’une d’elles vint s’asseoir à mon côté, découpa un morceau d’onglet à l’échalote et me le fit porter à la bouche. Une fois avalé, je lui adressai la parole :



Je tentai de le faire. Je palpai même un de ses seins et le trouvais ferme et moelleux à la fois, comme j’aime les seins, mais…



Soudain la fille se transforma en Mélissa. Elle reprit toutes ses formes et couleurs, et même son vernis rouge vif qui me faisait craquer. Mais cela n’eut sur moi aucun effet. La fille revint à son état d’avant.



Je me sentis coupable et honteux, je ne sus quoi dire.

Dégoûtée, la jeune fille se mit debout, avança de quelques pas et tendit les mains. Les voiles qu’elle portait se transformèrent en ailes, son nez en grand bec jaune et ses pieds en pattes écaillées aux doigts légèrement griffus. Des plumes envahirent tout son corps alors que la peau de son visage se recouvrait de petits poils blancs. Elle devint un cygne et prit son envol loin de moi. Bientôt toutes les autres houris firent pareil et me laissèrent seul.

Las de mon comportement indigne je m’allongeai et partis pour un petit somme pensant qu’avec le temps les choses allaient s’arranger.

Mais dans l’éternité il n’y a ni temps ni durée.




OooooOOOOOOooooo




Je revins sur terre. Mes yeux étaient encore fermés, tout ce que je sentais c’était une douleur au crâne. Je sentis une main qui vint me bousculer.



Il me sembla reconnaître la voix. Je voulus ouvrir l’œil, mais la douleur au crâne m’en empêcha. Je fis un autre effort et écartai mes cils. Je ne vis que des taches de couleurs aux contours mal définis. Un tableau impressionniste. Les impressionnistes croyaient que la reconnaissance des couleurs est activée dans un stade préconceptuel, c’est à dire avant toute activité cérébrale, à la différence de la reconnaissance des formes qui est une activité purement cognitive. J’eus enfin l’occasion de vérifier cette théorie. Cela n’enleva pas la douleur au crâne qui petit à petit, avec ma prise de conscience, gagna toute ma tête. Enfin je décelai une forme, et plus précisément une tête, que je reconnus après un douloureux effort de concentration. C’était Ibrahima. Je voulus lui parler, mais je ne pus qu’articuler quelques babils incompréhensibles. Je voulus lui tendre la main et je sus alors que j’étais attaché. Je fus encore un effort pour dégager ma main, mais j’abandonnai vite, n’ayant plus de forces même pour frétiller des orteils. Je jetai un regard à Ibrahima qui me souriait en dévoilant ses dents cariées.



Je pris conscience que j’avais les mains liées par une corde rêche et que mes jambes étaient aussi liées, des genoux jusqu’aux pieds. Ibrahima était assis devant une petite table juste à côté. Je le voyais de plus en plus nettement. Il mangeait un poulet entier qu’il déchiquetait avec ses canines noircies. Je pus émettre quelques sons articulés.



Ibrahima lâcha son poulet et me rejoua encore une fois son sourire de carnivore affamé.



Son téléphone sonna. Il marmonna quelque mot que je ne pus déchiffrer, puis me regarda :



Ibrahima parti, je tentai de libérer mes mains et mes pieds, mais je constatai vite que c’était peine perdue. J’étais attaché par un professionnel.




OooooOOOOOOooooo




Je tentai de penser à ma situation, mais la douleur au crâne allait crescendo et je préférai me laisser abandonner au sommeil.

Mais avant de sombrer et perdre tout attachement avec ce futile monde je fus vite alerté par une main qui me pressait l’épaule. Je reconnus Mamadou en ouvrant l’œil. Il me laissa le temps de me mettre au point.



Il parut pressé et très énervé.



Il me ramena un verre d’eau et me le fit ingurgiter à petites doses.



Bien évidemment je mentais. Je voulais juste vivre quelques jours, voire quelques heures de plus. Avec mon rêve de tout à l’heure je n’avais plus aucune envie du paradis.



Il fallait que j’inventasse quelque chose, mais en me remémorant les documents que j’avais tellement scrutés qu’ils me revinrent dans tous leurs détails, et sachant que Mamadou est impliqué dans l’affaire, je pus en tirer quelques utiles déductions.



La couleur de peau de Mamadou, déjà ébène, commence à virer vers le charbon ardent.



Il commença à faire le tour de la chambre, absorbé dans une grande réflexion. Il vint enfin me parler.



Il cliqua des doigts, tout en criant :



On ouvrit la porte de l’extérieur et deux colosses de la taille d’une armoire chacun poussèrent Mélissa dans la chambre.

Elle était toute nue et cachait son sexe avec ses mains.

Elle trébucha et vint s’asseoir à mon côté.



En parlant, il força son pouce dans la bouche de Mélissa, puis il sauta derrière elle, l’enserra et prit ses seins entre ses mains. Il les pressa et elle parut en souffrir.



Il prit son téléphone et appela quelqu’un pour lui demander de vérifier les appels de l’hôtel. Comme je frimais, je fis mon possible pour ne pas paraître troublé.

Mamadou revint triturer les seins de Mélissa.



Il mit sa main sur sa braguette.

On entendit un échange de coups de feu. Mamadou lâcha Mélissa, sortit un pistolet et se mit genoux à terre à côté de la porte. J’entendis encore des coups de feu puis le craquement de la porte défoncée et une épaisse fumée qui envahit tout l’espace. Je ne voyais plus rien, entendis une rafale de tirs et sentis des souffles de balles au-dessus de ma tête. Je perdis encore une fois connaissance.




OooooOOOOOOooooo




Retour au paradis


Je me réveillai de mon sommeil et me retrouvai dans mon jardin fleuri. Les houris étaient revenues de leur envol et avaient revêtu leurs taffetas de mousselines colorées. Elles étaient alignées devant moi et me regardaient avec admiration. Cette fois elles étaient bien féminines et tellement belles que je ne pus me déterminer quant à leur réalité. Elles me regardaient avec appétit et paraissaient prêtes à bondir pour me déchiqueter comme les ménades en avaient fait du pauvre Orphée.


Je cherchai à comprendre le changement de leur attitude quand je sentis une douce main qui vint me chatouiller le torse. Une main que je connaissais bien, la main de Mélissa. Je me tournai vers elle et la trouvai plus resplendissante que jamais. Elle portait juste une petite culotte et un soutien-gorge.


Les houris se rapprochèrent de nous et nous entourèrent en faisant froufrouter leurs taffetas. On entendait de loin une musique douce et envoûtante. Une des houris nous ramena une corbeille de fruits, une autre du Coca Cola avec des glaçons.


Mélissa rapprocha sa bouche de la mienne et se mit à siroter mes lèvres. Les houris se chargèrent d’enlever ce qui couvrait encore nos parties intimes. Mon sexe parut grand, lisse et miroitant ; il avait gagné quelques centimètres lors du voyage interstellaire. Mélissa le tint de ses doigts racés et une houri vient apposer se langue de soie sur mon gland. Je m’en trouvai tellement excité que je manquai éjaculer. Mais mon jet se renfila et je sus que j’avais le pouvoir de le contrôler comme je le voulais. Deux houris se mirent à m’astiquer le sexe avec leur langue alors que deux autres réchauffaient Mélissa en lui léchant les seins. Cela se poursuivit un certain temps que je ne puis mesurer, peut-être une éternité. Puis Mélissa vint sur moi et enfonça son sexe au plus profond sur mon axe raide. C’était chaud et envoûtant. Son sexe coulissa sur le mien alors qu’elle me regardait avec des yeux doux et fascinants. Nous restâmes ainsi une autre éternité. Les houris nous regardaient avec ébahissement et nous caressaient les flancs.

Et ça durait, ça durait…




OooooOOOOOOooooo




Encore une fois une main me réveilla, mais doucettement cette fois-ci. J’ouvris difficilement un œil. Des taches et des couleurs claires. Puis le contour se précisa, c’était Carole Duval qui me faisait un grand sourire.



Progressivement je pus reconnaître l’espace autour de moi. J’étais au chaud dans un grand lit douillet couvert d’édredons et soutenu par des coussins soyeux. Une grande fenêtre laissait passer, à travers des voiles fleuris, une légère lumière du jour. Des tableaux de maîtres impressionnistes embellissaient les murs. Mademoiselle Duval était assise à mon côté, dans un fauteuil crapaud.



Ma douleur au crâne avait disparu, mais je sentis que j’avais un bandage autour de la tête.

Elle me tendit un verre et je pus prendre un peu d’eau.

Me sentant un peu plus en forme je redressai le buste et m’adossai à la tête de lit.



Elle se tut un instant et me laissa ingurgiter ce qu’elle avait dit. Elle me regarda dans les yeux et vit mon incrédulité.



Elle but une gorgée d’eau et reprit :



Ses paroles ne me laissèrent pas de marbre. J’eus du mal à retenir mon souffle et mon crâne me faisait de plus en plus mal.



C’en est fini de Mélissa, je la retrouverais peut-être au paradis, mais entre-temps il va falloir s’occuper sur terre. Sentant que la douleur à mon crane devenait insupportable, j’avalai un somnifère, rentrai dans ma couette et revint aussitôt à un doux sommeil.




OooooOOOOOOooooo




Paradis – Épisode 3


J’étais à la porte du paradis et le vigile me pria d’entrer. Les houris s’étaient rassemblées derrière la porte et me faisaient signe de les rejoindre.

Je refusai d’entrer.

Le vigile me somma d’entrer ou bien d’aller voir du côté des enfers.

Je déposai ma valide devant la porte, m’assis dessus et attendis.




OooooOOOOOOooooo




Après deux jours je m’étais bien remis. J’étais royalement hébergé dans une annexe à la villa de Monsieur Duval qui me rendait visite tous les jours. Des gendarmes étaient passés me voir pour m’interroger. Tout laissait à croire que ce beau monde voulait faire vite et étouffer l’affaire. Monsieur Farina va devoir rembourser ses actionnaires et disparaître dans la nature. Son inculpation allait déranger beaucoup de gens puissants qu’il corrompait gracieusement. La banque aussi allait se tirer d’affaire et ne devrait assumer aucune responsabilité, en contrepartie elle allait offrir quelques facilités aux actionnaires lésés de Monsieur Farina. Monsieur Duval me faisait les yeux doux et proposait de doubler mon cachet. Il voulait surtout s’assurer que mon rapport ne fût pas trop affligeant pour la banque. Dans les faits, c’est un peu technique je l’avoue, il ne fallait pas lever les soupçons des autorités de contrôle bancaire en France et aux États-Unis, car si tel était le cas, un grand scandale pourrait faire chuter drastiquement les actions de la banque.


Monsieur Duval allait pouvoir prendre une retraite tranquille dans une ou deux années et comptait sur ses stock-options pour s’enrichir encore un peu plus (mais il avait fait un mauvais calcul, car un an plus tard, la veille de son départ, les actions de la banque avaient fondu comme la neige et il n’avait engrangé aucun bénéfice).


Ce soir je devais me coucher tranquille dans mon grand lit, car bien que je fusse remis de mes blessures j’avais encore quelques cicatrices au crâne et aux mains et le médecin m’avait conseillé quelques jours de plus de farniente. Avant mon coucher, Carole Duval était passée me voir pour me questionner sur ma santé et mon bien-être. Constatant que j’allais de mieux en mieux elle m’avait proposé de déjeuner ensemble le lendemain. Elle allait m’amener à un restaurant branché dans une réserve où il était possible, tout en mangeant, d’observer les mouvements de quelques animaux sauvages.


Après son départ, j’avais tenté de m’endormir, mais je n’y étais pas arrivé. J’avais trop de visions et je n’arrivais toujours pas à croire à la complicité de Mélissa. Il m’arrivait à penser qu’on l’avait acculée de toute la responsabilité pour en faire un bouc émissaire.

Après une ou deux heures de douloureuses réflexions, je sortis de mon lit et quittai ma chambre. Les domestiques qui s’occupaient de mon bien-être étaient couchés. Je sortis de l’annexe et me dirigeai vers la villa de Monsieur Duval qui était à une centaine de mètres. Je passai par les pelouses fraîchement tondues et par l’abri où dormaient toujours les deux voitures de collection de monsieur Duval. Il était presque minuit et un calme plat régnait sur toute la demeure.


Ne trouvant rien à faire je fis le tour de la maison et je vis de la lumière jaillissant d’une seule fenêtre à l’étage. Je me rapprochai et il me sembla entendre quelques sons familiers. Je reconnus des voix de femmes. Mademoiselle Leroy et Carole Duval étaient ensemble dans la chambre et s’échangeaient quelques douces paroles que je ne pus déchiffrer. Je portai toute mon attention à la fenêtre et crus entendre des halètements. Elles faisaient l’amour. Ma curiosité me poussa à vouloir en savoir un peu plus. Il me fallait quelque chose pour arriver à la fenêtre. Je revins à l’abri de voitures et trouvai au fond une petite remise où je repérai un escabeau. Je le pris et revins en dessous de la chambre où les filles prenaient leurs pieds. Je l’installai et montai à la dernière marche, ma tête arrivait alors au bas de la fenêtre ouverte. Un léger voile aurait dû masquer la scène, mais la lumière venant du plafond m’offrit une vue complète de ce qui se passait à l’intérieur.


Carole Duval était allongée sur un grand lit et mademoiselle Leroy avait la tête entre ses jambes. Carole émettait des petits gémissements et parut sur le point d’arriver à un orgasme. Je la regardais s’entortiller par des spasmes et cela me fit un étrange effet de délectation. C’était la première fois que je voyais un ébat de femmes et je n’avais jamais pensé que c’était aussi délicieux à contempler. On apprend tous les jours des choses, me dis-je. Chaque mouvement de Carole résonnait en moi et me faisait vibrer dans mon for intérieur. C’était peut-être parce qu’elle m’avait sauvé la vie et que j’étais bien content de la voir jouir ainsi. Elle avait le souffle coupé lorsque, dans un dernier soubresaut, elle émit un dernier soupir, son torse bondit d’un coup puis retomba sur le lit. Mademoiselle Leroy vint lui donner un dernier baiser aux lèvres.


Les filles changèrent de position.

Mademoiselle Leroy s’allongea sur le lit et Carole se mit au-dessus d’elle, dans le sens opposé, et mit sa tête entre ses jambes. Cela mit aussi le visage de mademoiselle Leroy entre les jambes de Carole. Les deux filles avaient les genoux pliés, et chacune tenait les chevilles de l’autre dans ses mains. Les deux filles étaient ainsi étroitement enlacées.


Elles faisaient un bruit de siphonnage. Elles étaient toutes les deux à lécher et sucer et à donner des coups de langue. De temps en temps elles prenaient un petit moment de répit pour aspirer de grandes bouffées d’air. Enchanté, je fermai les yeux et écoutai attentivement les sons qu’elles émettaient et mon excitation augmentait.

Après qu’elles eurent chacune joui un bon moment, Carole se redressa et se rapprocha de la fenêtre. Elle était toute proche de mes yeux. Elle avait pris un paquet de cigarettes et en sortit une. Elle l’alluma et se mit à cracher des volutes de fumée.



Mademoiselle Leroy, toujours lassement étendue sur le lit, émit un fou rire.



Les écoutant ainsi parler de moi je ne pus me retenir de dévoiler ma présence. Je descendis de l’escabeau et allai cueillir deux fleurs dans le bosquet le plus proche, puis je remontai à ma place et les jetai par la fenêtre.

Carole était la première à sautiller.



En entrant dans la mademoiselle les deux filles ne mirent pas beaucoup de temps à venir m’enlacer et me couvrir de baisers.

Pièce par pièce elles enlevèrent mes habits et je me retrouvai complètement à poil. Elles échangèrent quelques sourires en remarquant l’érection rageante où j’étais. Elles me poussèrent sur un tapis de peluche à côté du lit.


Aidé par les filles, je m’allongeai sur le dos et fermai les yeux. Je restai ainsi quelques secondes et me demandai ce qu’elles faisaient en chuchotant entre elles. Mais mon attente ne fut pas longue. Je sentis Carole se pencher sur moi et prendre ma bite dans sa bouche. Je fus secoué par une onde de plaisir et je n’avais pas osé ouvrir mes yeux de peur de gâcher rapidement l’agréable sensation hédonique qui me faisait des frémissements tout le long de l’échine. L’excès de lumière me fait souvent perdre ma concentration. Mon plaisir augmenta encore lorsque mademoiselle Leroy se posa sur mon visage et tassa ma tête entre ses jambes. J’étais encore fatigué et mes mains étaient endolories, mais le plaisir que les deux filles me procuraient me faisait oublier toutes mes douleurs. Je ne bougeais plus. Il m’aurait fallu, pour faire le moindre mouvement, plus d’énergie que je ne pouvais dépenser. Donc j’étais resté là à goûter l’humidité de la chatte d’une des filles tandis que l’autre suçait et cajolait mon érection turgescente. Puis je sentis ma bite glisser hors de la bouche qui la mangeait et Carole venir à ma taille se placer sur mon pénis. Elle me prit de ses deux mains et s’ajusta sur moi, plongeant sa chatte au plus profond. J’étais relâché, ne faisant aucun effort, et dégustais les mouvements de sa chatte qui montait puis revenait s’empaler sur mon érection. J’aurais préféré être au paradis et rester ainsi une éternité, mais la chaleur qui montait autour de mon sexe dur m’amena à un orgasme explosif, et peu après l’orgasme de mademoiselle Leroy éclata sur mes lèvres et ma langue.




OooooOOOOOOooooo




Quelques jours après je remis mon rapport et revins à Tunis.


Quelques années après je suis toujours en contact avec Carole Duval qui fait de temps en temps escale à Tunis en allant à Paris. Son père a pris sa retraite, mais n’a rien gagné de ses stock-options. Il vit toujours à Ouaga où il aide Carole dans son commerce.

Je n’ai plus entendu parler de Mélissa et de Monsieur Farina.

Quant à mademoiselle Leroy, elle a été promue patronne de la banque à Ouaga et garde toujours une certaine liaison avec Carole, mais je ne l’ai jamais revue.


Justement, je viens de recevoir un mail de sa part. Ella a besoin de moi pour une autre mission à Ouaga.