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n° 19908Fiche technique23867 caractères23867
Temps de lecture estimé : 15 mn
22/11/20
Résumé:  Elle partageait la vie du fils de mon épouse décédée, et pourtant...
Critères:  fh hplusag couple alliance pénétratio -occasion
Auteur : Roy Suffer  (Vieil épicurien)            Envoi mini-message
J'hallucine

Je n’y crois pas. Je laisse faire parce que je ne sais pas comment réagir et que je n’en reviens pas. J’avais cru bien faire en les invitant dans ce restaurant japonais. C’est rare de trouver une « table chaude » japonaise en province, alors puisque nous en avons une sous la main, autant en profiter. J’aime bien, c’est un peu cher, mais ça vaut le coup. D’abord, on voit bien que tout est frais puisque c’est apporté sur place, à moins d’un mètre de vous, dans des petites panières tressées. Et tout est cuit là, juste sous vos yeux, ça frétille, ça saute, ça vole, et en plus c’est succulent. Le japonais fait son show : les crevettes sautent en l’air d’un coup de palette et retombent pile dans l’assiette, arrosage de saké, lumière qui s’éteint et plouf ! Flamme fugace qui fait croustiller les bébêtes, sabre qui pourfend le citron et jus qui coule tout le long du fil… magnifique ! On admire, on applaudit, on se régale.


Nous nous régalons joyeusement, mais juste Colombe et moi. Apparemment pas Victor, mon fils, enfin presque. Pour tout dire, c’est le fils de ma femme, Laure, épousée il y a vingt ans, alors que Victor avait cinq ans. Elle était ma secrétaire de direction dans ma boîte qui marchait bien. Et pour cause, je lui consacrais l’essentiel de mon temps. Elle s’était fait larguer avec « un polichinelle dans le tiroir », comme on dit. Ça arrive, même à des gens bien. Et Laure était une fille bien. Parfaite secrétaire, totalement dévouée, hyper-efficace, zéro défaut dans le boulot, plutôt jolie, toujours tirée à quatre épingles, dans le genre classique, mais avec le petit plus sexy, discrète, mais qui retient l’attention. Surtout celle du patron qui passe plus de temps avec sa secrétaire que n’importe qui d’autre. J’avais eu quelques bonheurs, mais surtout des déceptions. Alors que dans le travail, plus tu bosses et plus tu es récompensé. Du coup, j’avais fait le choix et le boulot était mon seul passe-temps, mon seul objectif et ma seule maîtresse. Jusqu’au jour où… il a suffi d’un choc entre deux affairés, d’un dossier important répandu sur la moquette, de quelques contacts inopinés en ramassant tout ça, un baiser et un brasier sur ladite moquette.


J’ai épousé… et Victor, le petit « polichinelle », est devenu mon fils ou presque. Le gamin était docile, habitué à ce que maman travaille, acceptant voisine, concierge, baby-sitter, jeune fille au pair voire solitude en attendant que le vilain patron, qui ignorait alors son existence, relâche sa secrétaire préférée. En fait, plus que docile, ce gamin était presque apathique. On parle des hyperactifs, lui était plutôt « hypoactif ». Quand j’ai épousé Laure, il n’était plus question, hélas, que nous continuions de travailler ensemble. Ça n’aurait pas été bon ni pour l’entreprise ni pour nous. J’avais besoin d’une maîtresse de maison, je l’ai embauchée pour ça. Non, je vous vois venir : le vieux célibataire avait besoin d’une bobonne à la maison pour faire le ménage et la lessive. Pas du tout. J’avais gagné du pognon, beaucoup, certains ont des chevaux, des yachts, moi c’était la passion des belles demeures. Et j’en avais trouvé une, une pure folie, mais où je me sentais bien.


Les gens du coin l’appelaient « le château », je dirais plutôt une gentilhommière, un machin en tuffeau de vingt-six pièces avec tour, parc et dépendances. En soi, cette folie était déjà une entreprise avec quatre employés à plein temps : deux jardiniers, une femme de ménage et une cuisinière qui, entre les repas, faisait également un peu de ménage. Le problème, c’est qu’on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. En me consacrant essentiellement à ma boîte, je délaissais un peu mon havre de paix qui, sans aller à vau-l’eau, ne me donnait pas les satisfactions espérées. Le parc était à peu près entretenu, mais « à peu près », sans goût, sans floraison qui accroche l’œil, sans inventivité. L’intérieur était propre, à condition de ne pas laisser ses doigts traîner dans les coins. Quant à la cuisine, pour un dîner de célibataire fatigué et peu difficile ça pouvait aller, mais s’il s’agissait de recevoir, des clients par exemple, il valait mieux que je les emmène au restaurant ou que je commande un traiteur. Dommage ! Donc, j’avais besoin d’un chef d’orchestre, disons d’une gouvernante, qui organise tout cela et mette tout le monde au pas et au travail. Laure pouvait ainsi rester à la maison en étant payée pour cela, pas question de ne pas cotiser pour sa retraite.


Hélas… La retraite, elle n’eut pas la chance d’en bénéficier. Après une quinzaine d’années de bonheur, que seule l’apathie de Victor venait troubler, elle se réveilla un matin avec une curieuse sensation de perte de sensibilité sur un côté du visage et des acouphènes dans la même oreille. Consulté, le toubib décréta que c’était un courant d’air, une vitre ouverte en voiture ou quelque chose de ce genre. C’est ce même toubib qui disait de Victor qu’il était en parfaite santé et que tout le monde ne pouvait pas être Einstein… « D’ailleurs Einstein était, semble-t-il, attardé sur pas mal de points », poursuivait-il imperturbable. Oui, mais en ce qui concerne Laure, il a fallu que son bras puis sa jambe soient partiellement paralysés pour qu’on s’inquiète vraiment et qu’on aille consulter sur Paris. Anévrisme, dilatation de la paroi d’une artère aboutissant à la formation d’une poche de taille variable… Et dans le cerveau ça fait des dégâts, surtout quand le gars vous dit qu’il ne peut pas opérer. Pourquoi ? Cinquante chances sur cent de décès et les cinquante autres c’est fauteuil roulant et tétraplégie… Merci docteur ! L’attente n’a pas duré des années, à la vitesse où la poche grossissait depuis l’apparition des premiers troubles, elle s’est évidemment rompue. Aux obsèques de sa mère, Victor n’a même pas pleuré. Pourtant nous avions parlé longuement, il savait qu’il ne la reverrait pas, mais il était comme « imperméable » à tout sentiment…


J’ai décidé de m’occuper de lui sérieusement, de passer outre le gentil toubib, et donc j’ai (bien) vendu mon entreprise en y conservant quelques parts. Pour moi, il était atteint d’une forme d’autisme, peut-être légère, mais cependant handicapante. Il a passé une multitude de tests dans une multitude de centres. On a aussi scruté sa cervelle avec scanners et IRM, au cas où il ait aussi un anévrisme héréditaire de naissance. Mais non, rien de probant, qu’une possible déficience de neurotransmetteurs, et encore, on n’en était pas vraiment certain. Il passa deux ans dans un institut spécialisé belge, censé le redynamiser tout en assurant la poursuite de sa scolarité. J’ai donc vécu deux ans à Bruxelles et je parle désormais le belge couramment, le wallon uniquement ! Dire que ce fut sans résultats serait médire. Malgré tout, et avec 9,6, il a décroché son bac de justesse, au troisième essai, mais il l’a eu. Après, parce que je connaissais untel qui connaissait untel, il a pu rentrer dans une école privée parisienne dont les poulains, dopé à l’engrais financier de leurs parents, intégraient immanquablement une école supérieure de commerce renommée. Une fois là, il était quasi assuré d’en sortir avec un diplôme, sésame de portes multiples.


C’est là qu’il a rencontré Colombe, qui, elle, venait d’études artistiques poussées et, se destinant à ouvrir une galerie, souhaitait maîtriser tous les arcanes du commerce international. Elle avait donc cinq ans de plus que lui, passés dans les meilleurs centres artistiques européens, et se prit de pitié pour ce pauvre garçon toujours à la traîne, souvent moqué par les autres. Elle le prit sous son aile, mais en toute camaraderie et avec le sentiment de faire une bonne action. Elle le faisait bosser, lui réexpliquait, l’aidait à rédiger ses travaux. À force de proximité, comme pour moi avec sa mère, ils ont fini par coucher ensemble. Aujourd’hui on ne se marie plus, ils se contentent de vivre ensemble et d’économiser ainsi sur le logement. Maintenant Victor travaille pour une grosse boîte d’import-export, mais Colombe poursuit des études. Elle prépare une thèse de doctorat tout en bossant un peu dans les musées. Une tronche ! Ni jolie ni moche, elle s’en fout un peu, c’est l’étendue de sa culture qui est impressionnante. Derrière ses lunettes rondes et sous ses cheveux attachés à la va-vite, il y a du neurone et des synapses en quantité.


Alors… Alors, qu’est-ce qu’elle me veut ? Les tables chaudes accueillent les clients sur trois côtés, comme derrière où ils sont huit. Nous ne sommes que trois, assis là sur nos chaises hautes, Victor à gauche et moi à droite de cette chère petite. Pour une fois, elle a fait des efforts. Pas de jean et de vieux gilet déformé, mais une petite robe d’été « tuyau ». Je ne sais pas comment ça s’appelle, je ne peux que décrire : un tissu léger, genre coton, chamarré de motifs colorés sur fond bleu, ce tissu semble élastique, cousu en forme de tuyau, et semble tenir seul depuis le dessous des bras jusqu’au-dessous des fesses, en moulant au millimètre la nana qui le porte. Il faut admettre que le résultat est affolant, que je découvre combien les formes de Colombe sont généreuses et appétissantes. Mais bon, c’est une jeunette de trente ans, j’en ai plus de cinquante et puis c’est la nana de mon presque fils. En plus, je n’ai jamais éprouvé aucune attirance pour elle, juste une certaine admiration pour sa culture et sa façon, à travers l’art et son histoire, je suppose, de relier les faits, les événements, les gens, avec un sens inouï de l’analyse et de la synthèse. Victor est plongé sur l’écran de son portable pour lequel je ne parviens pas à savoir s’il a une fascination ou si c’est un moyen d’échapper au monde. Autant dire que nous sommes deux plus un et pas vraiment trois, et que Colombe est très, trop, tournée vers moi pour être honnête. D’abord, c’est sa jambe qui est venue se coller à la mienne. Pas trop surprenant, il y a peu de place pour loger ses cannes sous la table chaude. Mais en faisant cela, elle écarte ses cuisses, ce qui importe peu puisqu’il n’y a pas de vis à vis, mais ce qui fait remonter le tuyau élastique à la limite de la décence. Si bien que l’ombre noire que je devine, je ne sais pas si elle est due à une culotte ou à l’absence de celle-ci… Pire, au moment où elle a dit :



… elle a posé sa main sur ma cuisse. Eh ! Faut pas prendre mon pantalon pour une serviette de table ! Certes, je n’avais pas retiré ma jambe quand la sienne est venue s’y frotter, mais je n’aurais pas su où la mettre à moins que de lui tourner en partie le dos, plutôt impoli… Nous sommes servis, et elle prouve aussitôt son adresse au maniement des baguettes. J’allais me saisir de la fourchette que le restaurateur a l’intelligence d’offrir également pour les non-initiés, mais elle me prend la main et me positionne les bâtons, appuyée de tout son corps sur le mien. C’est d’autant plus troublant qu’il faut cette promiscuité pour que je perçoive un discret parfum, je dirais d’ylang-ylang, et qu’en même temps se dévoile une profonde vallée entre ses seins bien drus et libres de tout soutien. Elle ne regarde même pas Victor qui enfourne le contenu de son assiette avec la fourchette, les yeux toujours rivés sur le portable. Fait-elle ça pour le provoquer ? Ça semble raté, il est dans son monde… Tellement que soudain il pianote avec frénésie sur son bazar électronique, vide son assiette et déclare :



Il part et nous nous retrouvons tous les deux, je suis mal à l’aise. Il reste une bouteille de rosé à terminer, que lui n’a pas touchée, il ne boit que du Coca, les desserts à venir et le traditionnel saké.



Je paye, nous partons. Curieusement, nous restons silencieux dans la voiture, chacun dans nos pensées, nos interrogations, nos doutes. Elle sort du silence à notre arrivée, quand le portail détecte la voiture et s’ouvre, que l’allée s’illumine jusqu’au perron.



Elle entre, je la suis en matant son petit cul qui oscille à chaque pas, cherchant à détecter la trace en V d’une quelconque culotte. Mais rien ne vient ternir la rotondité parfaite de ses fesses musclées. Elle pose négligemment sa pochette sur une console et se retourne vivement, saisissant mon dernier regard.



Je retrouve le cube de thé bariolé de signes nippons, une jolie théière ovale, et nous allons dans la cuisine. Immense. Mais où peut bien se nicher la bouilloire dans ces cinquante-quatre portes ? Je le sais parce que c’est le nombre que le menuisier m’a facturé… Après quelques recherches infructueuses, elle se dévoile, là dans ces deux portes au raz du plan de travail, dans un placard qui s’illumine en l’ouvrant, à côté des différentes cafetières et percolateurs prêts à l’emploi. Elle œuvre puis nous passons au petit salon, face à face de part et d’autre d’une table basse. Elle croise les jambes et mon regard est happé par ce geste rendu très érotique par sa robe-tube. À nouveau, son regard capte le mien en plein délit. Alors elle se lève, me tourne le dos et remonte le bas de sa robe-tube jusqu’à la taille. Apparaissent les deux orbes parfaits de son jeune fessier que souligne le T des deux lanières d’un string.



Effectivement, le triangle de soie noire camoufle l’essentiel, mais sa toison dépasse du tissu de quelques centimètres plutôt duveteux. Sauf en bas. La lanière s’engouffre entre les grandes lèvres de sa vulve, accentuant son émergence en deux bourrelets bien dodus-velus. Mazette ! Quelle belle fille et quelle belle chatte !



J’aurais certainement dû dire ça, mais voilà. Un, c’eut été mentir éhontément ; deux, je bandais déjà comme un âne et ça se voyait. Alors je n’ai rien dit quand elle est venue m’enfourcher et se poser sur moi pour un baiser très long et très profond. Mes mains s’égaraient sur cette tubulure ratatinée qui me privait du contact d’une grande partie de sa peau. Mais comment se pose ce truc ? Comme une chaussette, par les pieds. C’est à ce moment que mon téléphone a sonné.



Qu’est-ce que je vous disais ? C’est ça Victor…


Tant qu’elle était debout, nous sommes allés dans la chambre et je lui ai bouffé le minou comme un mort de faim. Elle n’est pas restée inactive et m’a pompé comme il y avait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Se découvrir, s’explorer, se cajoler, se déchaîner, se faire jouir et re-jouir encore, tout ça nous a pris une bonne partie de la nuit. Malgré mes jambes un peu flageolantes, je décide de ne rien changer à mes habitudes, si ce n’est qu’il est un peu plus tard. Jogging dans le parc, un peu raccourci, et plongeon dans la piscine. Une idée coûteuse de Laure, cette piscine, juste pour apprendre à Victor à nager. Elle est installée dans une petite orangerie, une aile de la demeure, alors inutilisée. Cette trop grande pièce n’avait pas d’isolation, des fenêtres et des plafonds trop hauts, on aurait pu en faire une salle des fêtes ou un jardin d’hiver… Ce fut une piscine de six mètres sur quinze, pour laquelle il a fallu creuser, injecter du béton pour renforcer les fondations, etc. Une dépense ruineuse, mais Victor a appris à nager en quelques semaines avec moi, alors qu’il avait une peur panique de l’eau. Et puis c’est devenu un lieu très agréable avec un coin de détente niché dans les plantes vertes qui camouflent quelques machines de musculation, histoire de garder la forme. J’y fais la planche, presque en somnolant, quand une vague me surprend et m’éclabousse. Colombe m’a trouvé et vient me rejoindre.



Ben bien sûr, pourquoi se gêner ? Mais ça n’inspire pas la sagesse. J’ai beau être crevé, une naïade comme ça qui se love contre vous, ça met le bulbe en ébullition. Pourtant, les pratiques sexuelles dans l’eau, ce n’est pas le top. La flotte dilue les sécrétions et est bien moins lubrifiante. Mais peut-être qu’il me fallait ça pour être encore capable d’agir. Un dernier coup pour la route et je la remmène. Ça, c’était dans ma tête, mais pas dans la sienne.



Ben voyons ! Nous sommes allés chercher quelques affaires, un grand plein coffre, un sac et l’ordi aux places arrière, elle a appelé Victor pour l’informer de son déménagement provisoire et… roulez jeunesse !


Je n’avais pas prévu de terminer mon existence avec une directrice-conservatrice de musée de trente-cinq ans de moins que moi, mais ça en prend le chemin. À croire que je suis, quelque part, une pièce de collection. Pas grave, nous sommes heureux…