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n° 19879Fiche technique11759 caractères11759
Temps de lecture estimé : 8 mn
31/10/20
Résumé:  Perdu, un homme recherche un homme, et le trouve !
Critères:  hh sauna hsoumis hdomine hmast init -gay
Auteur : Pascal
Quand faut y aller...




Hier, la première fois pour lui, Pascal est allé se faire tester contre le SRAS. Avant de lui enfoncer la tige, la jeune fille l’a prévenu qu’il allait la sentir. Lui est alors revenue en mémoire la même promesse, mais prononcée par un homme, avant l’entrée en lui d’une autre tige, la sienne.


Avant ses vingt ans, les couilles pleines et aucune âme sensible en vue pour soulager ses souffrances, il avait trouvé commode d’aller les vider, une paire de fois, dans la bouche de mecs rencontrés dans des lieux aussi glauques qu’improbables. Lors d’une de ces rencontres, sa « conquête » du soir, plutôt que de le sucer, lui avait demandé de l’enculer, ce que Pascal avait refusé, maladroitement, presque brutalement, de faire (un cul, c’est plus sale qu’une bouche…). À sa grande surprise, l’homme avait insisté puis, Pascal ayant cédé à ses demandes pressantes, avait paru aimer, et ses soupirs et gémissements, puis ses remerciements (« Tu me l’as bien mise, mon salaud, c’était très bon ! ») avaient intrigué Pascal. Comment un homme pouvait-il jouir du cul ? Puis le temps avait passé, les femmes étaient arrivées dans sa vie, rendant inutiles des pratiques qui disparurent de ses nécessités.


Jusqu’à ce que, quelque dix ans plus tard, il tomba dans une espèce de dépression, redevenu, à contrecœur, célibataire, et en manque total de repères. Vautré chez lui, alors qu’il tentait de masturber une bite à demi molle, il fut surpris qu’au lieu des gémissements et cris de plaisirs de ses diverses maîtresses, il voie ressurgir les gémissements de l’homme qu’il avait sodomisé… Il se mit à gamberger et lui vint en tête l’idée de se mettre à sa place et se faire sodomiser à son tour… Non, c’était une mauvaise idée, il était un hétérosexuel affirmé (plusieurs femmes, ravies, avaient été les témoins de son enthousiasme à emplir leur vagin de son sperme, les laissant plus que satisfaites après plusieurs assauts contre leur vertu, bien mal défendue, concédons-le) et de toute façon, comme il n’avait jamais touché une queue de sa vie, en dehors de la sienne, il ne saurait pas comment s’y prendre pour être pris, à son tour…


Mais là, seul, abandonné par les femmes, il se rendait compte qu’une certaine féminité l’emportait sur sa virilité… Se faire prendre… Pour faire le ménage dans ma tête, il lui fallait se faire souiller le cul ! Oui, mais comment et où ? En se creusant la tête, il se souvint de l’existence, dans la ville voisine, d’un sauna avec soirées « masculines »… oui, ce lieu semblait convenir à son besoin de débauche.


Un samedi soir, il attendit que la nuit tombe pour se présenter devant la porte, sonner et attendre qu’on lui ouvre, non sans se retourner plusieurs fois afin de s’assurer de son anonymat, prêt à s’en retourner à la première alerte. Mais la porte s’ouvrit assez vite, et il se précipita à l’intérieur.

Alea jacta erat !


Confus et troublé, il régla son péage à l’homme de l’accueil qui, psychologue et/ou habitué aux « débutants », affichait un regard plus neutre qu’un Suisse afin de ne pas effaroucher le nouveau client. Il indiqua à Pascal le vestiaire où il devait se dévêtir, ce qu’il fit en se dissimulant au maximum, mais en reluquant un homme entré juste derrière lui (sera-ce lui, qui, dans un moment… ?), frappé par une pudeur qu’il ne se connaissait pas. Il se doucha, en se nettoyant ostensiblement l’anus (la toilette de la mariée…), et se dirigea ensuite vers les lieux de « consommation », en passant rapidement devant une salle seulement éclairée par un écran qui montrait un vigoureux athlète en train d’en sodomiser un autre, tout aussi musclé, mais qui grimaçait… de souffrance ?


Troublé et brusquement inquiet, il eut envie de fuir, mais, apeuré, il s’engagea dans un labyrinthe de cabines très faiblement éclairées. Au détour d’un coude du couloir, il buta sur un homme, l’apparence d’un robuste quinquagénaire, appuyé négligemment contre le mur. Sans un mot, quand Pascal arriva à sa hauteur, ses mains se portèrent à hauteur des seins de Pascal et entreprirent de lui titiller délicatement les tétins, avant de baisser son visage pour les suçoter. Ces caresses, si douces, si érotiques, le firent s’effondrer. Cet homme avait envie de lui ! Peu importait si cet homme ne désirait que la femme qui était en lui ! Cet homme allait le traiter comme une femme, mais la qualité de ses caresses indiquait qu’il allait bien « s’occuper » de lui ! Pascal se laissa aller langoureusement contre l’homme, posa, en signe d’acceptation, d’abandon, sa tête dans son cou, et poussa un petit miaulement lorsqu’une des mains de l’inconnu abandonna ses seins pour retrousser sa serviette et s’emparer de ses fesses, les caresser, les pétrir, puis appuyer sur elles afin de presser son ventre contre le sien, et lui faire sentir la fermeté de son érection, troublante. Mais quand il tenta de poser ses lèvres sur celles de Pascal, celui-ci écarta sa bouche, en un ultime réflexe hétéro… et préféra lui demander, d’une voix faible, quêteuse, chatte :



À regret, Pascal se détacha de lui et, troublé à l’extrême, poussé par une ultime main sur ses fesses, il se rendit à l’accueil, où le maître des lieux discutait avec un ami. En réponse à sa demande, il lui désigna en souriant un grand bol de verre, plein de condoms et, quand il lui conseilla, narquois, de prendre également un sachet de gel lubrifiant, le trouble de Pascal s’accentua davantage, le forçant à rougir, car il avait l’impression qu’était écrit sur son front que, comme une mariée, il allait « recevoir »…


Il retourna dans le labyrinthe, encore plus ému et, après s’être un peu perdu et craint d’avoir perdu son partenaire, il retrouva la « bonne » cabine où l’attendait celui qu’il avait bien envie d’appeler « son homme », nu, allongé sur le dos, le sexe dressé. Pascal hésita à refermer la porte de la cabine, mais l’homme le lui enjoignit. Il s’approcha lentement de l’homme allongé, fasciné, les yeux rivés sur son braquemart prometteur et terrifiant à la fois, retira sa serviette-pagne et s’allongea à côté de lui…

Quand il déchira l’enveloppe du préservatif, l’homme retint sa main et lui dit :



Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Pascal toucha timidement le sexe de l’homme de l’index, puis du majeur, comme s’il voulait jouer, alors qu’il était complètement perdu… Puis il se décida à rajouter le pouce pour le prendre doucement en tenaille, puis l’ensemble de sa main se ferma pour former un délicat fourreau autour du sexe de l’inconnu. Celui-ci, semblant apprécier la caresse, l’encouragea :



L’homme ne répondit pas. Pendant de longues minutes, Pascal promena ses doigts le long du sexe de l’homme, alternant des touches de flûtiste avec des étreintes plus fermes, qui le faisaient frissonner (C’est cette queue qui va entrer entre mes reins ?). Il voulut passer à l’acte suivant, enfila la capote sur le sexe de l’homme et se préparait à la suite en s’oignant l’anus de lubrifiant, mais l’homme manifesta une exigence de plus :



Quel salaud ! se dit Pascal, mais, soumis, il prit dans sa bouche le sexe encapoté. Beurk… quel mauvais goût, cette capote ! Il fit de son mieux, en tentant de reproduire sur son amant les caresses que des femmes lui avaient prodiguées, en suçotant le gland puis emprisonnant complètement la bite dans sa bouche…


L’inconnu soit se lassa de sa maladresse, soit eut pitié de lui, mais il releva la tête de Pascal et lui dit :



Pascal jubilait… Ça y était, il allait passer du stade de baiseur à celui d’enculé… Il se retourna pour se mettre à quatre pattes et adopter la position qu’il croyait obligatoire pour cet exercice, mais l’homme le fit se mettre sur le dos, lui écarta les cuisses, se positionna entre elles, lui releva les jambes dans son dos, contre ses propres fesses et, appuyé sur un bras tendu, saisit son sexe de son autre main pour le mettre en face de l’anus de Pascal. Celui-ci n’eut pas le temps de savourer la courte hésitation de la tête chercheuse qu’il ressentit une vive douleur…



L’homme ne l’écouta pas, mais il consentit à cesser ses mouvements pendant un moment. Quand il les reprit, lentement, Pascal eut l’impression que seul le gland avait pénétré en lui et en sut gré à son amant pour la délicatesse de son enculade. Pour le remercier, il tendit une main pour caresser la part de la hampe encore extérieure du dard de son amant, mais, à sa grande surprise, il se rendit compte qu’en réalité, la bite était complètement enfoncée dans son cul.


Ouah… ça y est… il me l’a mise en entier… je suis complètement enculé… Il savoura pendant un moment les allers-retours de la queue en lui, puis il se mit à reprendre les mots de ses maîtresses :



Il sentait bien la queue de l’homme lui masser agréablement la prostate, mais son plaisir était surtout mental, et il se mit à gémir, puis à crier, comme une femme, au point d’indisposer son amant qui, gêné par tant de cris, lui demanda plus de discrétion (mais pourquoi donc ?). Pascal appuyait ses pieds sur les fesses de l’homme pour rythmer ses mouvements et l’inviter à aller encore plus profondément en lui et, d’une main, il se masturbait avec frénésie. Il jouit avant son amant, lui éclaboussant le ventre de son sperme et, en silence, le regarda accélérer ses mouvements dans son cul et jouir en grognant. Puis l’homme retira précautionneusement son préservatif, salua Pascal avec désinvolture et sortit de la cabine pour aller se doucher.


Pascal resta un long moment allongé, savourant le moment passé, nu et exposé aux regards de ceux qui avaient écouté ses cris avec curiosité et intérêt. Il refusa l’offre d’un volontaire de se faire offrir un deuxième service, puis se décida à se doucher à son tour, se rhabilla et quitta les lieux.


Peu de temps après, Pascal rencontra une maîtresse-femme, qui prit fermement en main sa vie et sa libido, en l’initiant à l’échangisme, et il n’eut plus jamais l’opportunité de revivre un tel moment, même s’il se surprit, quelques fois, à constater que ses yeux traînaient un peu trop sur le corps et le sexe de l’homme qui baisait sa femme…