| n° 19836 | Fiche technique | 21259 caractères | 21259Temps de lecture estimé : 13 mn | 05/10/20 corrigé 05/06/21 |
| Résumé: Entre rêve et réalité... Une première rencontre avec une inconnue qui fut bien réelle même si les circonstances, elles, ont été imaginées de toutes part. | ||||
| Critères: fh inconnu hotel école massage caresses fellation cunnilingu nopéné attache yeuxbandés confession -occasion | ||||
| Auteur : Onyx31 Envoi mini-message | ||||
Mardi huit heures trente, j’entre dans l’amphithéâtre aux trois quarts plein. Il doit bien y avoir dans les quatre cents étudiants.
Je savoure cet instant.
En effet, cela fait une dizaine d’années que je n’avais plus enseigné à l’université. J’ai accepté de reprendre du service à la demande d’un ami professeur qui m’a invité à enseigner la réalité du community management dans l’entreprise puisque c’est devenu, aujourd’hui, mon principal business.
J’ai six cours de deux heures à assurer.
Un petit baratin d’introduction et je commence mon cours, enfin, je dirais plutôt mon one man show. J’ai toujours considéré qu’un bon enseignant devait captiver et intéresser ses étudiants avant tout. Si cet objectif est atteint, alors ensuite, ils apprendront pourvu que le cours soit clair et bien structuré. La première qualité d’un enseignant est donc, à mon sens, d’être une bête de scène.
Enfin, je ne suis pas là pour vous parler de mes convictions d’enseignant. Non. L’histoire qui nous intéresse débute la semaine suivante.
Avant de commencer mon cours, comme chaque fois, je passe au secrétariat. La secrétaire me donne quelques notes de service et une enveloppe. Intrigué, je la regarde. Rien. Aucun signe distinctif, aucune inscription, bref une enveloppe tout ce qu’il y a de plus banal.
Je l’ouvre donc. Elle contient une feuille de papier au format A4 avec ces quelques mots écrits d’une écriture régulière, certainement tracée avec un stylo plume de marque.
« Monsieur, votre voix et votre prestance m’ont subjuguée.
Je n’ai qu’une hâte, vous revoir. »
Je demande illico à la secrétaire si elle sait qui a déposé ce courrier. Elle me répond qu’il était dans la boîte aux lettres interne, certainement un étudiant. Ou une étudiante pensai-je en mon for intérieur. Je préférerais de loin faire cet effet-là à une jeune femme plutôt qu’à un jeune homme. Je dois avouer que cette lettre m’a flatté. Pour un jeune quadra comme moi, il est toujours rassurant de savoir que l’on peut toujours séduire une jeune femme d’une vingtaine d’années. Je glisse l’enveloppe dans la poche de mon blaser et me dirige vers l’amphithéâtre.
Je ne peux m’empêcher tout au long du cours de fixer la foule disparate dont je suis le centre d’intérêt, mais surtout, de regarder les étudiantes.
Je fais machinalement ma conférence, mais mon esprit est en ébullition : est-ce cette belle blonde, ou celle-ci à la poitrine largement surdimensionnée par rapport à son soutien-gorge, ou peut-être la petite brune aux cheveux cours et à l’air rebelle ? Ce petit jeu, car c’était un jeu, m’amuse et m’excite.
Je suis impatient, comme vous l’imaginez, d’arriver au cours suivant. Je me dirige donc vers le secrétariat où la secrétaire me remet une nouvelle enveloppe identique à la première. Avant de l’ouvrir, je m’amuse à en deviner le contenu. Qu’est-ce que j’ai bien pu inspirer à cette midinette, ce coup-ci ? Je me délecte de ces quelques mots.
« Monsieur, je rêve que votre regard ténébreux me déshabille et que vos mains, si fines et si douces, caressent mon corps. »
Au moins, le message est sans ambiguïté. Je ne peux m’empêcher de regarder mes mains. C’est vrai que mes amantes m’ont toujours dit que j’avais des mains très douces et très habiles.
Elle m’a donc vu de près. Elle ne pourrait pas me parler de mes mains si elle m’avait juste vu assise dans l’amphithéâtre. Elle aime donc jouer. Mon cerveau se met immédiatement à farfouiller dans chaque recoin de ma mémoire pour essayer de me remémorer les étudiantes que j’avais côtoyées de plus près. Je suis tiré de mon introspection par la secrétaire qui me rappelle que j’allais être en retard en cours.
C’est donc tout excité par ce petit jeu que j’entre dans l’amphithéâtre.
Et le processus ce reproduit à chaque fois. Voici le contenu des mots que j’ai reçus :
« Monsieur, sentir votre souffle sur ma peau, voilà un délice auquel j’aspire. »
« Monsieur, une simple pensée vers vous et me voici transformée en volcan. »
« Monsieur, mon corps vous réclame sans cesse. Je ne puis l’apaiser. »
Aujourd’hui, c’est le dernier cours. Je suis contrarié. Je dois avouer que j’ai pris goût à ce petit jeu qui flatte si bien mon ego. Je ne sais toujours pas qui elle est. Je m’étais habitué à ses lettres. Je trouve ce petit jeu excitant, émouvant, mais bon, après tout, ce n’était qu’une étudiante.
Je suis donc passé comme à mon habitude au secrétariat, et évidemment, une lettre m’y attend.
Je ferme les yeux, inspira profondément et décachette la lettre.
« Monsieur, je vous attendrai, samedi prochain, neuf heures, chambre 32 à l’hôtel du Grand Balcon. Si vous venez, vous devrez accepter d’avoir les yeux bandés et que ni vous, ni moi, ne prononcions une parole.
En espérant que vous aurez l’audace nécessaire… »
Ce n’est plus un jeu. Cela devient sérieux. J’enfouille la lettre dans ma poche et son contenu dans le tréfonds de ma mémoire. Si j’y pense, je n’aurai pas la concentration nécessaire pour assurer mon cours correctement.
Et ce dernier cours qui n’en finit pas. Enfin. Je sors de l’université, vais dans ce pub irlandais tout proche où j’ai de nombreux souvenirs d’étudiants, commande une Guinness et ressort cette dernière lettre.
Tout en dégustant ma bière, je réfléchis. L’hôtel du Grand Balcon… Cet hôtel était au siècle dernier, le rendez-vous des pilotes de l’aéropostale. Les chambres sont toujours restées en l’état. Il est devenu un lieu de pèlerinage des amoureux de l’aviation. Certains venaient de l’autre bout du monde pour coucher dans la chambre où Saint-Exupéry avait ses habitudes, la 32, au troisième étage, avec vue plongeante sur la place du Capitole. Belle imagination et bel endroit pour s’envoyer en l’air que la chambre de Saint-Ex. Enfin, en 2008, il a été rénové. Aujourd’hui, il est devenu un quatre-étoiles dont l’Aéropostale n’est plus qu’un thème de décoration. Mais je m’égare.
Que faire ? Qu’est-ce que je risque ? Je suis divorcé, sans attaches, la probabilité qu’elle soit mineure en troisième année universitaire est quasiment nulle, alors ? Je suis là à tergiverser, mais au fond de moi, ma décision est déjà prise. J’irai.
Si cela avait été un rendez-vous galant classique, j’aurais pu hésiter, mais je dois avouer que faire l’amour à une inconnue dans le noir sans mot dire est un de mes vieux fantasmes. Il se présente là, aujourd’hui, et je n’ai aucune bonne raison de ne pas saisir ma chance. De plus, l’étudiante qui fait cela est peut-être trop timide pour m’affronter en face, peut-être est-elle encore vierge. Déflorer une jeune fille serait une première et un honneur pour moi. Je me prépare donc, je jette mon dévolu sur un costume cintré de fine laine, une cravate couleur framboise pour la touche de couleur. Et me voici parti.
Samedi, neuf heures, chambre 32 à l’hôtel du Grand Balcon. Je toque à la porte, attends quelques secondes. J’ai le cœur qui s’accélère. J’inspire fortement et entre. Il fait noir.
Quelqu’un ferme la porte. Je sens des mains qui me frôlent le visage et qui me mettent un bandeau sur les yeux. Je n’ose bouger ou dire un mot. J’entends des mouvements dans la chambre. Une odeur. Oui, c’est bien cela, elle allume des bougies parfumées. Je vois juste des lueurs à travers mon bandeau, mais ne distingue rien de précis.
Je sens sa main qui attrape la mienne. Je la porte à mes lèvres pour y porter silencieusement un baiser, sans la toucher, dans les règles de l’art du baise-main. Je sens son parfum délicat.
Elle me tire légèrement, me faisant signe d’avancer. Je m’exécute. Nous arrivons tout contre le lit. Elle me pousse un peu pour que je m’assoie. Elle m’enlève ma veste et ma cravate. J’ai la gorge sèche.
Elle prend mes mains dans les siennes. Elles sont douces avec des ongles bien entretenus. Elle les pose sur son front. Je me retrouve de facto dans la position d’un aveugle. Elle me guide. Elle fait glisser mes mains sur son visage. Ses yeux, son nez, ses joues. C’est à la fois merveilleux et abominable. Je suis incapable de me représenter quoi que ce soit. Je n’ai aucune idée de la forme de son visage, si elle est belle ou non.
Ses oreilles. J’arrive sur ses oreilles. Je profite au passage pour lui caresser deux ou trois fois les lobes. Puis ses mains guident les miennes sur son cou. J’ai l’impression qu’il est élancé. J’ai à peine le temps de le caresser que déjà elle entraîne mes mains vers son menton, puis sa bouche.
Je dessine le contour de ses lèvres avec un doigt, puis passe dessus. Elles sont humides, avec du relief. Je m’attarde un peu sur la jonction. Elle les entrouvre. Mon petit doigt s’y risque à peine que déjà elle me l’attrape et le suce avidement. Je joue un peu avec sa bouche puis lui retire mon doigt.
Je lui attrape le visage à deux mains et approche le mien du sien. Je la respire et me retiens de lui dévorer la bouche. Elle me reprend mes mains et les dirige sur ses épaules. Je sens une étoffe de coton. Elle dirige mes mains vers son cou et descend lentement entre ses seins. Elle doit porter un tee-shirt. Je frôle sa poitrine. J’essaie déjà d’imaginer la forme de ses seins, mais déjà elle les conduit sur son ventre.
Elle a apparemment décidé de me faire découvrir son corps à son rythme, suivant ses règles, comme depuis le début du jeu.
Elle me laisse jouer un peu avec son nombril au travers de son tee-shirt puis dirige mes mains sur ses hanches. Elle a de belles hanches. Je sens ses formes. Ce n’est pas une anorexique, c’est déjà cela. De ses hanches, elle fait remonter mes mains juste sous ses seins puis s’arrête. Elle aime jouer ainsi, au moins nous sommes deux.
J’agite mes doigts doucement, comme si j’allais la griffer, pour lui signifier mon impatience. Elle accède à ma demande en faisant glisser mes mains sur ses seins. Moment délicieux. Ils tiennent juste dans la main, bref, la taille idéale pour moi. Elle enserre mes doigts sur sa poitrine me montrant ainsi qu’elle a envie que je les lui caresse. Cela tombe bien, car mesdames, je vous dois un aveu, j’adore vos seins.
Je commence donc à les effleurer de la paume de ma main à travers le coton de son haut. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Avec mes doigts, je vais jouer avec le pli juste à la commissure entre son buste et le sein. Je le caresse. De là, je remonte mes doigts, côté ongles, sur le dessous de ses seins vers ses mamelons. À ce stade, ils reposent dans la paume de mes mains. J’attrape ses tétons entre deux doigts et commence à les agacer. Sa respiration devient plus courte. Elle enlève son tee-shirt et s’appuie sur les bras qu’elle pose en arrière sur le lit, m’offrant ainsi sa poitrine que je me fais un devoir d’honorer.
Je continue à lui malaxer les seins, en alternant entre pressions douces et plus appuyées, en pinçant doucement ses tétons, en les faisant rouler entre mes doigts, en les tirant légèrement. Elle cambre encore plus son corps. Je ne peux résister plus longtemps. Pendant que ma main droite continue l’exploration de son sein, mes lèvres ouvrent le bal.
Premier contact de ma bouche avec sa peau. Moment divin. Sa peau est délicieuse. C’est le moment pour ma coquine de langue de rentrer en action. Elle va, vient, virevolte, léchouille, titille. Elle s’en donne à cœur joie. Elle alterne entre le sein gauche, le sein droit. C’est qu’il ne faudrait pas que l’un soit jaloux de l’autre !
Un gémissement s’échappe de la bouche de mon amante. Elle se redresse, me reprend les mains et les pose sur son entrejambe puis se laisse tomber le dos sur le matelas. Je sens la toile rêche d’un jean.
Comment vais-je l’attaquer ? Je commence à glisser mes doigts au niveau de l’ouverture de la taille et je la caresse. En même temps, je frotte ma tête sur son pubis. Je la fais languir ainsi quelques instants avant de me décider à enlever un à un les boutons. Cela fait, avec mes deux mains, j’entrouvre son pantalon. Je caresse son pubis avec mon nez. Je hume son odeur, je sens son excitation. Elle tortille du bassin et accentue le contact de son corps contre mon visage. Ses mains font glisser son jean sur ses chevilles. Je l’aide à s’en débarrasser définitivement. Il ne lui reste qu’une culotte de coton.
Pendant que mes mains s’occupent de ses cuisses, c’est mon exploratrice de langue qui part à la découverte de son entrejambe. Elle commence à se glisser au niveau de l’élastique, jouant avec, puis s’autorise quelques va-et-vient au niveau de sa vulve. L’étoffe est imbibée de cyprine. L’excitation de mon amante est évidente. Elle enlève d’un geste rapide sa culotte, dernier rempart entre son intimité et moi.
Elle est là, tout offerte à moi, sans que je puisse la voir.
Heureusement, je peux la toucher. Et je ne m’en prive pas. Son excitation étant tellement avancée que mon amante en réclame plus. Ma coquine de langue fait donc connaissance avec son bouton d’amour, d’abord timidement, puis, plus malignement. Deux doigts d’une main pour le décalotter et il se retrouve ainsi à ma merci. Je peux le titiller, le suçoter, jouer avec. Elle gémit, accompagne mes mouvements en ondulant son bassin. Je passe à la vitesse supérieure en lui enfonçant deux doigts au plus profond de son intimité.
Soudainement, elle se dégage. L’aurais-je contrariée ? Étant toujours aveugle, je tâtonne. Je devine qu’elle s’est mise à quatre pattes sur le lit. Elle doit vouloir que je la prenne en levrette. À peine avais-je commencé à défaire ma ceinture que d’une main, elle m’invite à reprendre là où nous en étions. Elle ne veut pas que je la pénètre, en tout cas, pas immédiatement.
Je reprends donc de plus belle, deux doigts qui vont et viennent rapidement dans sa chatte dans un clapotis de mouille des plus excitants, pendant que ma langue qui se délecte inlassablement de son clitoris. La jouissance ne tarde pas. Elle est violente, secouant son corps qui se raidit d’un coup. Puis elle se met à trembler, le sexe contracté sur mes doigts. J’ai l’impression d’entendre son cœur cogner vigoureusement dans sa poitrine.
Elle s’affale haletante sur le dos, reprenant sa respiration.
À ce stade, veste et cravate mis à part, je suis toujours habillé. Allongée sur le dos, elle m’attrape de ses jambes me déséquilibrant. Je me laisse tomber sur le lit, bras en avant, au-dessus d’elle. Elle fait preuve d’une dextérité exceptionnelle puisqu’en deux temps trois mouvements elle réussit à faire valser mes habits aux quatre coins de la chambre.
Elle me fait rouler sur le dos, m’attrape les deux mains, les tire au-dessus de ma tête. Mais ! Que fait-elle ? Mais oui, elle m’attache les mains avec ma cravate et la fixe à la tête de lit. Me voici à sa merci. J’avoue que si d’habitude j’aime bien mener la danse, prendre les initiatives, depuis le début, c’est son jeu. Je me laisse faire et, paradoxalement, j’aime cela.
Elle se plaque contre moi et m’embrasse. Dans son baiser il y a la fougue d’une femme libérée, la tendresse de la femme d’une vie, la passion de la jeunesse. Jamais je n’avais ressenti cela. Rien que ce baiser m’a transporté quelque part à mi-chemin entre le septième ciel et le Nirvana.
Puis sa langue part découvrir mon corps, se délectant avec gourmandise de mes tétons devenus extrêmement sensibles. Pur plaisir.
Enfin, sa bouche arrive à mon sexe. La situation est tellement excitante que mon phallus réclame depuis belle lurette de l’attention.
Je sens mon sexe se durcir de plus belle au contact de sa bouche. Elle descend lentement puis remonte, me lape le bout du gland, et le remet dans sa bouche. Elle joue avec moi, elle abuse, pour mon plus grand plaisir et le sien, de cette situation où je suis à la merci de sa bouche. J’adore ça et elle aussi apparemment. Je râle de plaisir. Elle se met alors à me lécher les bourses que j’avais rasées ce matin en prévision de ce moment. J’espère qu’elle apprécie. Je suis totalement enflammé, électrisé. Elle les gobe délicatement, je râle de plaisir. Elle revient à mon sexe qu’elle déguste comme elle le ferait d’une bonne glace, tourne autour du gland, me donne de grands coups de langue, le suçote. Je me cambre de plaisir.
Jamais fellation ne fut si douce. Mon plaisir est au summum, j’ai envie de la supplier de me faire jouir, mais je n’ai pas le droit de parler. Je serre les poings, je n’en peux plus. Elle le sent, elle sent les soubresauts qui agitent mon membre, mais je comprends vite que la libération ne sera pas pour tout de suite. Elle aime sucer, cela se sent et elle a l’intention d’en profiter.
Ma respiration s’accélère, elle me suce goulûment, j’émets de petits sons de satisfaction. Je me demande si elle me regarde. Elle retire mon sexe de sa bouche et me branle, le remet dans sa bouche, le ressort, le remet et ainsi de suite. Je râle de plaisir. Pour procurer un tel niveau d’extase, je ne vois qu’une solution. Qu’elle aussi prenne un immense plaisir à me sucer de la sorte.
Soudainement, elle me donne de grands coups de langue. Je râle à nouveau de plaisir, j’adore, elle accélère.
Ma respiration s’accélère, la sienne aussi. Elle se déchaîne sur ma queue avec sa bouche. Mon sexe est comme un volcan qui va entrer en éruption. Je lui indique par des petits « ohh », « ahhh » que je ne vais plus pouvoir me retenir longtemps. Je veux lui laisser le choix de se retirer avant le bouquet final. Elle accélère, je m’abandonne au plaisir. Une onde de choc me transperce, mon corps se cambre, je suis au nirvana de l’extase.
Je l’entends avaler goulûment mes longues giclées de sperme, nettoyer mon sexe jusqu’à la dernière goutte, se relever en émettant un petit « hummm » de plaisir.
Nous sommes épuisés. Elle pose sa tête sur ma poitrine, dessinant des arabesques sur mon torse. J’ai envie de la serrer dans mes bras, mais je suis toujours entravé. Je ne sais pas combien de temps nous restons là. Peut-être me suis-je assoupi ?
Je suis tiré de ma rêverie par le bruit de l’eau de la douche. Je suis seul sur le lit, entièrement nu. Je l’entends se sécher, se rhabiller. J’ai envie de lui hurler de rester. J’ai promis. Je me mords les lèvres.
Elle s’approche de moi, m’embrasse comme jamais personne ne l’a fait. Elle me caresse la joue une dernière fois. Elle doit m’observer certainement. Je sens qu’elle pose quelque chose sur le lit, me détache et quitte la pièce.
Le vide. Oppressant.
Je reste là, bêtement. Il me faut un certain temps pour enlever mon bandeau et allumer la lumière. Sur le lit, il y a une enveloppe, identique aux autres :
« Monsieur,
Je ne suis pas une de vos étudiantes. Je suis mariée, j’ai trois enfants, dont un adolescent. J’aime profondément mon mari, mais depuis que nous nous connaissons je n’ai eu de cesse de penser à vous. Après m’avoir intriguée, vous m’avez charmée par votre audace.
Je ne vous ai pas laissé me pénétrer même si j’en avais cruellement envie. Disons que c’est un petit arrangement avec ma conscience vis-à-vis de mon engagement envers mon mari. Vous trouverez cela certainement ridicule, mais c’était mon choix.
Vous m’avez offert d’inoubliables plaisirs gourmands. Je vous en remercie.
Que votre journée soit aussi enrichissante que la mienne. »
Je suis abasourdi. Qui est-elle ? Peu importe.
Au fond de mon cœur, j’ai envie que ce soit cette femme qui hante mon esprit depuis quelque temps, cette femme aux yeux verts qui illuminent sa peau ambrée. Elle restera pour moi l’amante de la chambre 32.