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30/09/20
Résumé:  Le fantasme doit-il être vécu ? Il et elle l'ont fait. Au cours d'une virée à Barcelone avec des copines, Val a fait vivre à Paul, par téléphone interposé, sa nuit avec un homme.Voici la fin de l'histoire.
Critères:  fh extracon candaul grossexe vacances jalousie hmast fellation cunnilingu pénétratio -candaul
Auteur : Oldtimesfriend      Envoi mini-message

Série : Fantasme... rêve et réalité

Chapitre 03 / 03
Fantasme... rêve et réalité... épilogue

Le fantasme doit-il être vécu ? Il et elle l’ont fait…

Au cours d’une virée à Barcelone avec des copines, Val a fait vivre à Paul, par téléphone interposé, sa nuit avec un homme.

(voir : « Fantasme… rêve et réalité… lui »)


Après avoir découvert comment Paul a vécu la soirée de réalisation, nous avons vu comment Val l’a vécue.

(voir : « Fantasme… rêve et réalité… elle »)






Lui, J+1


Le réveil est dur pour Paul. Il est encore sonné des bruits et images de la nuit. Il a assisté en direct live à la nuit de jouissance de sa femme, avec son assentiment, même ses encouragements et c’est encore la confusion des sens à son réveil, après une nuit courte et agitée. Certes, l’excitation ressentie a été extrême, mais la descente a été terrible… mais que voulait-il, que cherchait-il ? Il n’avait pas réellement pensé à l’après… Les choses s’étaient en théorie merveilleusement bien passées, en tous cas, comme il le fantasmait, mais la réalité est différente.


Val s’était éclatée et il avait clairement le sentiment qu’elle avait plus qu’apprécié sa nuit, ce qui était effectivement le cas… Et si elle ne l’aimait plus ? Et si elle avait pris plus de plaisir qu’avec lui ? Voudrait-elle encore de lui ? Saurait-il encore la faire jouir ?

Toutes ces questions le taraudaient, il lui en voulait, mais avait la décence intellectuelle de savoir qu’il ne pourrait jamais rien lui reprocher. Elle ne l’avait pas trompé, il lui avait demandé de le faire.


Il avait là, maintenant tout de suite, beaucoup de mal avec cette confusion. Comment allait se passer le retour ? Il n’osait même pas l’appeler, il ne se sentait pas capable de faire comme si de rien n’était, bref, de faire ce qu’il devait normalement faire : assumer pleinement ce qu’il l’avait poussée à faire, voire même continuer le jeu, mais c’était au-delà de ses forces. Il était triste, jaloux, en colère, et honteux. Il alterna au cours de sa journée entre excitation au revival de la nuit et déprime et détresse.


Là était son paradoxe : il avait été très excité par la concrétisation de son fantasme, et ça l’excitait d’ailleurs encore beaucoup, mais cette excitation était doublée, et souvent submergée, par la vexation, la colère contre ce plaisir éhonté dont il fut témoin et dont il subodorait qu’il en avait été exclu. Et ça, ce n’était pas totalement prévu au programme. Ils ne se parlèrent pas, à peine quelques messages échanges de banalités.

Elle rentrait demain.




Elle, J+1


Val se sentait mal à l’aise. La nuit avait été extraordinaire, elle avait vécu la soirée sexuelle la plus intense de son existence, pour ça, elle était heureuse et comblée.

Mais elle culpabilisait. Non pas d’avoir couché avec un autre homme, il l’avait incitée à le faire, donc ça ne lui posait pas de vrai problème, mais d’en avoir ressenti autant de plaisir et de ne pas avoir été en mesure de se retenir.


De plus, si elle avait associé son homme à son histoire, elle s’en est extirpée très rapidement et son plaisir a été solitaire, en quelque sorte. De fait, la chose devait être vécue à deux, à trois pour être exact, mais en fait elle avait été vécue par elle seule, avec son amant du soir, finalement simple instrument.


Elle imaginait sans peine, et l’absence de réelles nouvelles de Paul depuis la confortait dans cette idée, qu’il avait dû être perturbé d’une telle débauche éhontée. Elle n’imaginait pas non plus lui mentir et lui raconter qu’elle avait simulé pour plus l’exciter lui, mentir était au-delà de ses forces et elle n’en avait pas l’envie.


Et surtout, jamais elle n’aurait pensé ressentir cela, jamais elle n’aurait imaginé et concevoir une telle remise en cause de ses certitudes, car, oui, elle était fortement ébranlée par tout ceci, et avait du mal à s’avouer qu’en fait, elle ne souhaitait qu’une seule chose en ce début de journée, c’est recommencer et revivre encore et encore ce qu’elle a ressenti cette nuit. Elle n’était pas amoureuse de son amant d’un soir, non, ce n’est pas ça, mais elle a aimé se sentir prise ainsi, se sentir jouir ainsi et l’idée de renoncer à ceci ne lui paraissait plus envisageable.


Serait-il possible de ressentir les mêmes choses avec Paul ? Certes, elle aimait le sexe avec lui, mais jamais ça n’a atteint de tels extrêmes et difficile d’imaginer un nouveau rebond de leur relation. La nouveauté, la découverte, l’inconnu… tout ceci ne s’invente pas, ne se construit pas. Elle avait quarante ans, se sentait femme comme jamais et voulait le vivre pleinement.


Elle avait été chienne (c’est le terme qui lui restait à l’esprit) et non seulement elle n’en avait pas honte, non seulement elle ne regrettait rien, mais elle avait adoré cela. Et, elle finit par se l’avouer, elle regrettait de ne pas avoir vécu ça avant. Paul fut très peu dans ses pensées cette journée-là, et ça ne la gênait finalement pas qu’il soit également très discret tout au long de la journée.


Régulièrement, elle s’est sentie excitée, en repensant à sa nuit, la culotte trempée, en transpiration, la tête qui chauffe, comme une gamine au temps de ses premiers émois.

Demain, retour… départ tôt le matin, donc la soirée fut brève, apéro (ambiance bizarre ses copines ont bien senti quelque chose), dîner tranquille et c’est vers 22 heures qu’elle regagne seule sa chambre. Elle hésita un moment à appeler Paul, pour voir, et finalement y renonça, préférant se replonger dans ses pensées indécentes.


Alors qu’elle se reposait quasiment nue et encore fraîche d’une bonne douche tiède, on frappa à la porte. Elle imagina une de ses copines et se dirigea vers la porte, en petite culotte, et un simple, petit débardeur dissimulant à peine ses seins nus. Surprise, c’était son étalon d’hier qui revenait la voir. Il lui expliqua qu’il est venu par hasard, ne sachant même pas si elle était encore là et s’excusa presque de tant d’audace.

Sans réfléchir, Val l’attira dans la chambre, et quelques secondes leur suffirent pour se comprendre sans se parler.


Ils s’enlacèrent et s’embrassèrent goulûment.

Elle le laissa faire et le déshabilla dans une espèce de frénésie incontrôlée, et en deux temps trois mouvements, ils se retrouvèrent nus sur le lit. Il se glissa entre ses cuisses et sans prendre d’autres précautions, s’immisça en elle, sans difficulté, tant le sexe de Valérie l’attendait et le désirait.


Elle lui dévora la bouche. Lorsqu’elle sentit la divine brûlure de ce gros sexe s’insinuant fermement en elle, elle eut le sentiment de jouir instantanément, tant c’était bon, tant elle le voulait, tant elle l’avait souhaité tout au long de la journée. Elle ne songea même pas à associer Paul à ce moment, elle n’était plus dans son jeu, elle était dans le sien.

Il la prit doucement, vint en elle, elle ouvrit ses cuisses pour l’accompagner, pour l’accueillir au plus profond, le plus intensément possible. Les deux corps furent instantanément en harmonie.


La sensation de cette pénétration différente la replaça immédiatement dans la sensation de la veille. Elle le sentit entrer en elle, elle contracta son sexe afin de ressentir encore plus intensément chaque mouvement, chaque vibration. Elle accompagna chacune des longues pénétrations en reculant presque imperceptiblement son bassin, et poursuivit identiquement le sexe de l’homme à chaque fois qu’il se retirait, pour mieux y revenir, plongeant le cerveau de Val dans une espèce d’extase.


Elle profita de chaque seconde de ce plaisir, elle savoura, en pleine conscience ce qui était en train de se passer.

Elle sentit son sexe ruisseler afin de faciliter le passage de ce sexe surdimensionné, elle sentit les nerfs de son vagin à vif, transmettant à son cerveau l’ordre de relâcher autant de plaisir qu’il est possible.


Elle regarda le beau visage de son amant, qui exprimait également le même plaisir de se sentir étriqué dans ce doux et étroit fourreau ruisselant. Au bout de quelques intenses et longues minutes, ils glissèrent sur le côté, et le ressenti de la pénétration fut encore plus intense pour Valérie qui semblait jouir sans discontinuer.


Lorsqu’il se retourna pour la prendre sur lui, elle décida de le sucer, comme la veille.

Elle redécouvrit avec luxure et délectation ce sexe qui l’avait fait tant crier, et entreprit de le dévorer goulûment. Elle voulut le faire jouir dans sa bouche et le lui fit comprendre. Il ne résista pas et c’est encore une nouvelle sensation pour Val de le sentir se répandre dans sa bouche et elle se surprit à y prendre une grande satisfaction, elle qui jusque-là évitait justement ce type de fantaisie. Mais là, elle le voulait. Le sentir jouir et s’abandonner en elle, librement, le sentir à sa merci lui procura un étrange sentiment de domination et de bien-être.


Alors qu’elle s’attendait à une « fin » du fait de cette jouissance, le garçon l’attira sur elle et lui fit remonter ses hanches jusqu’à sa tête, et tout en lui enserrant fermement les fesses, vient coller sa bouche contre son sexe, s’insinuant dans son intimité encore trempée de leurs récents ébats. Elle s’abandonna une nouvelle fois à la divine caresse, elle le laissa la lécher et sentit à nouveau le plaisir lui gagner les reins. Elle posa ses mains contre le mur et vint rapidement accompagner les experts coups de langue de son amant dictant ainsi le rythme idéal pour l’amener vers un nouvel orgasme. Ce garçon était décidément plein de ressources et d’attentions.


Elle jouit ainsi, le sexe sur la bouche du jeune homme, longuement, bruyamment.

Alors qu’il la devina jouir, il appuya encore son étreinte buccale sur le petit bouton turgescent, rendant la jouissance quasiment douloureuse. Elle eut l’impression de l’inonder, tant il lui semblait qu’elle se liquéfiait sur lui. Au bout du bout, elle parvint à se dégager et constata avec grand plaisir que son érection est encore intacte.


Elle descendit vers lui et vint s’empaler encore et encore. Il se redressa, elle fit passer ses jambes autour de lui. Ils étaient assis l’un en face de l’autre, elle sur lui, lui dans elle.

La sensation de cette position était insoutenable pour Val qui jamais n’avait ressenti aussi intensément une pénétration.


Elle aimait faire l’amour ainsi avec son mari, elle aimait la double sensation de la pénétration et la stimulation parallèle de son clitoris frottant la tige en elle.

Mais là, la sensation était décuplée, car la tige appuyait plus fortement sur son clitoris, déjà passablement malmené, et la pénétration était si longue…

Ils firent encore longuement l’amour, plus exactement ils baisèrent encore un long moment, comme la veille, mais avec plus de passion, plus de vigueur, plus de sincérité.

Elle jouit encore et encore…


Il était près de deux heures lorsqu’il s’en alla.

Val était repue, fourbue, étourdie, confuse lorsqu’elle s’endormit, encore frissonnante et ruisselante de son amant qu’elle ne reverrait plus.



Les retrouvailles avec Paul furent compliquées. Il voulut savoir si elle avait simulé, pour l’exciter lui, le sachant témoin. Elle ne put mentir, et lui dit que non. Il voulut savoir si son excitation provenait du fait qu’elle savait qu’il était là, elle lui dit que non. Cette révélation fut un coup de massue pur Paul : son fantasme contenait cette dimension, égoïste et égocentrique : elle pouvait prendre du plaisir avec son amant, mais parce qu’il était là.


Il était, dans son esprit, toujours la source du plaisir de sa femme quand bien même un sexe et un corps autre que le sien donnaient ce plaisir. Son fantasme était ainsi, effectivement égocentré.

Mais Val avait pris du plaisir par elle-même, par son amant, et Paul fut dépité d’apprendre et de constater qu’il n’y était finalement pour rien. Il s’en sentit trahi. Peut-être aurait-il dû préciser tout ceci avant pour éviter le malentendu. Et encore, Val n’osa lui avouer ce qui s’était encore passé le lendemain.


Elle s’abstint également de parler du sexe de son amant, et Paul se garda également de toute demande à ce sujet, il savait, et ça le torturait également. Il finit donc par lui reprocher son plaisir.

Elle ne comprenait pas, elle n’admettait pas, et elle avait raison… et Paul le savait.


Ils tentèrent de faire l’amour ce premier soir de retour. Elle ne ressentit qu’un plaisir moyen à refaire l’amour avec son mari, il lui manquait la passion, la sauvagerie, la bestialité de son amant espagnol… et Paul était à l’affût de son plaisir et il sentit bien que celui-ci n’était qu’une pâle copie de ce qu’il avait entendu. Il ne parvint pas à jouir… et Val n’y mit pas vraiment du sien non plus.


La naturalité de leur relation, sa simplicité semblait s’être subitement évaporée du fait de cette expérience, de la façon dont ils l’avaient chacun de leur côté vécue. Elle n’a plus jamais ressenti de réel plaisir avec Paul.


Lui ne sut plus jamais lui en donner, traumatisé parce qu’il avait entendu, au téléphone et de la bouche même de sa femme, après.

Il oscillait entre excitation, puis déprime, énervement…

Leur relation s’est dégradée, la confiance s’en est allée.


Elle lui en voulait de lui reprocher ce qu’il avait provoqué.

Elle lui en voulait de ne pas être l’autre.

Il lui en voulait d’avoir connu un plaisir égoïste, et il s’en voulait, surtout, de l’avoir provoqué… et il s’en voulait de lui en vouloir.




Quelques semaines plus tard, Val finit par céder aux avances d’un de ses collègues et retrouva, dans une relation adultère, intensément sexuelle et décomplexée, les sensations de son escapade espagnole.

Paul s’enfonçait tout doucement dans une dépression, il voyait sa vie s’envoler, perdait l’envie de reconquérir sa femme, vivait dans une espèce d’irréalité envahie par les cris orgasmiques de celle qu’il aimait.


Sa sexualité se résumait à de furtives branlettes provoquées par des réminiscences intempestives des sentiments éprouvés lors de son épisode candauliste.

Il n’assumait pas, il n’assumait rien.

Val assumait tout, sa nouvelle féminité, sa nouvelle sexualité.

Ils finirent par se séparer.


Val vécut sa vie comme elle l’entendait, enchaînant les aventures avec toupet, envie et bonheur.

Paul sombra progressivement.

Il avait vécu consciemment son fantasme et ça l’avait perdu.

Val a vécu son fantasme inconscient et ça l’a révélée.


Les fantasmes doivent-ils être vécus ?