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Temps de lecture estimé : 21 mn
31/08/20
Résumé:  Après s'être enrichie de la présence de Gaétane, comtesse de Fontvieille, notre petite équipe part à la découverte de la "vieille source".
Critères:  f fh ff ffh hagé fagée voisins bain forêt amour fsoumise exhib noculotte fmast caresses intermast fellation cunnilingu pénétratio fouetfesse portrait
Auteur : LouVilneau            Envoi mini-message

Série : Fontvieille

Chapitre 03 / 03
La comtesse

Précédemment :

Je suis installé depuis peu au château de Fontvieille, une résidence pour retraités. J’y ai fait la connaissance de mes deux voisines. Dès mon arrivée, Arlette, une ancienne factrice, m’accueille très chaleureusement. Le lendemain, j’ai prodigué un massage très sensuel à Anne-Marie.




Voilà plusieurs semaines que je suis arrivé à Fontvieille, nous sommes maintenant au cœur de l’été. Tout comme la température extérieure, le climat érotique de ma relation avec Arlette ne s’est pas rafraîchi. Bien sûr, l’exubérance du début s’est apaisée, mais les siestes crapuleuses sont toujours d’actualité et bien d’autres à-côtés réjouissants.


Avec Nanou, il m’a fallu composer avec son inclination à la soumission. Avec Arlette, sa grande amie et confidente, j’ai rapidement compris qu’il fallait qu’elle se trouve dans une situation de contrainte ou de punition pour atteindre des orgasmes puissants. Je n’ai jamais été un dominateur, cependant si je voulais lui donner du plaisir – et Arlette, en bonne copine, m’y poussait activement –, il fallait bien que j’endosse ce rôle.


Nous avons donc créé un jeu. La partie commence dès que j’appelle Nanou par son prénom complet : « Anne-Marie ». Elle doit alors m’obéir absolument, sinon elle est punie et la punition est choisie par Arlette. Humblement, Nanou a exprimé le désir d’être aussi punie pour toutes les bêtises qu’elle commettrait, même en dehors du jeu.. Sans être dupes, nous avons accepté cette exigence supplémentaire.


La punition la plus souvent distribuée par Arlette, c’est la fessée. Nanou adore, ce n’est donc plus vraiment une punition. Il faut dire que, par la force des choses, j’ai rapidement fait des progrès et trouvé la frappe bruyante, piquante, mais non douloureuse qui fait rebondir la fesse et provoque une vibration qui se transmet à tout le sexe. (Je déteste faire mal, en particulier avec ces coups « liftés » qui pincent cruellement la chair.) En contrepartie, il n’est pas rare qu’un orgasme vienne interrompre le soi-disant châtiment. Mais n’est-ce pas le but recherché ?


Nous avons essayé aussi de la mettre au coin, mais cela me mettait mal à l’aise. En effet, la position rend impossible toute connivence entre nous et exclut Nanou de note cercle. C’est inutilement cruel et sort complètement du cadre ludique que nous voulons entretenir.


Je dois avouer que la punition qui m’excite le plus, c’est lorsqu’Arlette demande à Nanou de faire violence à sa pudeur et de se masturber devant nous. Toutes les deux sont bien conscientes de l’effet que ça me fait et Nanou prend un plaisir pervers à s’exhiber.


Bien que toujours différente, la « cérémonie » se déroule toujours selon le même rituel : jupe relevée et roulée autour de la ceinture, culotte descendue et lancée à mes pieds, Nanou s’assoit en tailleur dans le fauteuil en face de moi, exposant sa toison sombre et son sexe bien ouvert.


Les yeux plongés dans les miens, elle se lèche lascivement un ou plusieurs doigts, selon l’inspiration du moment, puis c’est l’éternelle redécouverte de la montée du plaisir procuré par les doigts qui jouent à glisser, pincer, titiller au rythme des basculements du bassin qui participe activement à l’action. Bientôt, les doigts plongent directement à la source pour y recueillir le lubrifiant indispensable à la délicatesse des caresses.


Parfois, ces manœuvres sont suffisantes pour conduire Nanou à l’orgasme, parfois une introduction énergique de ses doigts dans le vagin est nécessaire, mais toujours, à la fin, je me sens obligé d’apaiser les muqueuses tuméfiées, par une minette rafraîchissante. Voilà vraiment une punition comme je les aime !


De toute façon, ces « punitions » ne durent jamais longtemps et restent bon enfant (si j’ose dire…). Nous avons heureusement bien d’autres occupations, certes moins sensuelles, mais tout aussi passionnantes. Je pense, entre autres, aux sorties pour explorer les environs ou pour rendre visite à certains des anciens « clients » d’Arlette, ou encore pour crapahuter dans l’immense bois du château. Et, bien sûr, il y a tous les moments que nous passons seuls et qui sont indispensables à notre équilibre, en particulier, nous nous sommes fait une règle de toujours passer les nuits chacun dans notre lit.




— oooOooo —




Cette nuit, j’ai fait un rêve bizarre où je devais expliquer devant un tribunal la raison pour laquelle le château s’appelait Fontvieille. Au réveil, j’avais oublié les tenants et aboutissants du rêve, mais il me restait l’interrogation sur le nom de « Fontvieille ».


J’ai fait un peu de latin, dans mon jeune temps. Fons – fontis : la source (d’où le mot français « fontaine »). Ainsi Fontvieille signifierait « source ancienne », « vieille source ».


Je passe la matinée en recherches infructueuses sur internet. À part le site de la résidence, il n’y a aucune référence à Fontvieille. L’esprit préoccupé, j’en fais le sujet de la conversation lors du repas de midi. Nanou, les yeux baissés, l’air toujours un peu humble lorsqu’elle s’adresse à moi, suggère à mi-voix :



Devant mon air interrogatif, Arlette continue :



La coquine, qui ne perd jamais une occasion, fait semblant de ne pas comprendre :



Du coup, pour jouer, je réponds :



Nanou n’a pas besoin de répondre, je lis son bonheur dans ses yeux. En revanche, Arlette affiche son incompréhension. Elle ouvre la bouche, et la referme vite en voyant l’amusement gouailleur de mon regard.


Lorsque nous arrivons tous les trois dans mon studio, je me déshabille entièrement et me jette sur mon lit. Arlette a vite fait de me rejoindre, tout aussi nue. Nanou, les bras ballants, nous regarde, la bouche ouverte. Je lui demande doucement :



Elle se tourne pour se dévêtir, (la nature humaine est assurément paradoxale : malgré ses exhibitions, sa pudeur est toujours effective). Une fois nue, elle vient nous rejoindre. D’un accord tacite, nous la plaçons entre nous deux. J’instaure immédiatement une règle du jeu :



Un coup d’œil vers Arlette est suffisant : je prends le « haut », elle prend le « bas ». Pendant que, des lèvres et des mains, je m’occupe des petits seins, j’observe discrètement le comportement d’Arlette qui semble très à l’aise avec un sexe de femme. Elle caresse, lèche, titille des doigts et de la langue. De mon côté, j’ai aussi fort à faire : si les seins sont petits, ils sont merveilleusement réactifs et c’est un délice de s’en occuper. Nanou commence à geindre en haletant. J’aperçois l’avant-bras d’Arlette animé d’un mouvement de piston, j’imagine qu’elle a ses doigts enfouis dans le vagin. Le mouvement s’accélère, je mordille alors le téton que j’étais en train de sucer et pince fortement l’autre, ce qui déclenche un orgasme dévastateur qui laisse Nanou pantelante et hors d’haleine.


Nous la prenons dans nos bras et la berçons jusqu’à ce qu’elle retrouve son calme.


Après un moment de repos, c’est Arlette qui se place au milieu. Encore une fois, je choisis le « haut ». Je suis curieux de voir comment Nanou va se comporter, mais aussi j’ai toujours été attiré par la poitrine des femmes. Mon côté voyeur s’est toujours tourné vers les seins, au point que je dois constamment me maîtriser lorsque je parle avec une dame pour ne pas me comporter comme un malotru.


Contrairement à ceux de Nanou, trop atypiques, les seins d’Arlette m’excitent énormément. S’ils n’ont plus l’arrogance de la jeunesse, ils conservent une fermeté moelleuse très sensuelle. C’est avec volupté que j’y plonge la tête, les caressant de la joue, attentif à la réaction du mamelon qui se congestionne et vient me « griffer » la peau. Je crois qu’en prenant de l’âge, ces doux instants de sensualité prennent de plus en plus d’importance. Tout cela ne m’empêche pas de surveiller Nanou qui, dans un premier temps, semble hésiter. Du bout des doigts, elle écarte les grandes lèvres et reste figée, sans doute impressionnée par le riche foisonnement des nymphes qui se gonflent avec la montée du désir provoquée par mes caresses. Comme elle reste immobile, j’interviens :



Ce « Anne-Marie » qui l’oblige à obéir, claque comme un coup de fouet. Elle tressaille, me regarde, baisse les yeux et plonge soudain dans l’entrejambe d’Arlette qui sursaute.

Il me faut la calmer :



De son côté, Arlette a croché ses doigts dans les bouclettes de son amie qu’elle dirige ainsi vers son plaisir. Plaisir qui, pour cette première expérience, restera discret et limité.


C’est cependant avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle dirige les opérations lorsque c’est à mon tour d’être au milieu. Par l’exemple, elle apprend à Nanou de pratiquer la fellation et je dois reconnaître que c’est une excellente professeure, puisque Nanou obtient de moi une belle éjaculation. Ne voulant pas trop la perturber, je m’étais retiré de sa bouche au dernier moment. Arlette a cependant tenu à lui faire sucer son doigt qu’elle avait plongé dans le sperme répandu sur mon ventre.


Chacun retourne chez soi pour une bonne douche et se vêtir afin de rencontrer la fameuse comtesse. Nous nous retrouvons tous trois, très classes, devant la porte au bout du couloir. J’ai mis un sweat-shirt bleu pâle sur un pantalon d’été beige clair. Comme à son habitude, Nanou est en jupe claire avec un corsage blanc opaque, très sage (elle ne porte jamais de soutien-gorge, n’en trouvant pas adapté à sa curieuse poitrine). Enfin, Arlette est pimpante dans une robe verte au joli décolleté carré.


Nous frappons. Après un moment, la porte s’entrouvre et apparaît la mince tranche d’un visage dont l’œil nous inspecte. Une voix sèche :



J’avais bien préparé ma phrase… La porte s’ouvre alors sur une femme encore jeune, la cinquantaine tout au plus. Son visage est anguleux, menton carré, nez busqué, yeux enfoncés, petite bouche. Les cheveux tirés en chignon strict renforcent son aspect austère. Pourtant, un instant après, un grand sourire, autant des lèvres que des yeux, vient éclairer sa physionomie et la rendre sympathique.



Malgré une diction un peu maniérée, l’invitation est aimable et sincère. La comtesse est une femme de taille moyenne, à la silhouette équilibrée, vêtue d’une jupe droite de tailleur, gris souris, et d’un chemisier blanc au plastron de dentelle mousseuse, très chic !


Au bout d’un long couloir, nous pénétrons dans une très vaste salle qui se trouve à l’extrémité de l’aile d’habitation. De ce fait, elle s’ouvre sur les trois côtés du bâtiment par de larges fenêtres, ce qui la rend très lumineuse. L’ameublement semble avoir été puisé dans diverses époques pour ne retenir que le plus chaleureux et le plus confortable. La comtesse nous désigne un vaste canapé art-déco et des fauteuils crapauds :



À l’énoncé de son nom, Nanou a esquissé une légère flexion des genoux, comme une petite révérence. Voyant cela, Arlette tente bien maladroitement de l’imiter, arrachant un sourire à la comtesse.



Après quelques échanges de courtoisie, Gaétane nous offre le thé et c’est donc une tasse à la main que j’aborde le sujet principal de notre visite :



Gaétane réfléchit. J’en profite pour jeter un coup d’œil à mes compagnes, assises sur le canapé en face de moi. Voyant mon regard, Arlette attrape l’ourlet de sa robe qui est remontée sur ses cuisses, comme pour se rendre plus décente. En fait, elle la soulève pour exhiber sa chatte. La coquine n’a pas mis de culotte ! J’en suis tout déstabilisé, d’autant plus que, discrètement, Nanou imite son amie. Elles se sont donné le mot, les canailles ! Au plissement étonné des yeux de Gaétane, j’ai la conviction qu’elle a suivi le manège.

Elle reprend cependant, sans rien laisser paraître :



Nous nous levons et quittons les lieux. Dans le couloir, Gaétane me retient à l’écart et me glisse à l’oreille, avec un clin d’œil :





— oooOooo —




Le surlendemain est un jour de marché que mes nanas ne veulent surtout pas rater. C’est donc seul que je me présente chez la comtesse. Je me suis habillé léger, vieux tee-shirt et short, elle reste très classe avec un tee-shirt noir sous une sorte de salopette bleue qui laisse ses jambes nues. Après nous être munis de lampes électriques, elle me fait pénétrer dans un couloir étroit qui rejoint un escalier en colimaçon que nous gravissons et qui s’achève par une petite trappe qu’elle soulève.


Gaétane m’explique que c’est un passage qui lui permet de ne pas emprunter le grand escalier du bâtiment principal, aussi bien pour sortir que pour gagner les étages. Il y aurait aussi, comme dans beaucoup de constructions de cette époque, des passages secrets entre certaines pièces, mais elle ne sait pas si les travaux d’aménagement ne les ont pas détruits.


Les combles sont immenses. C’est un véritable capharnaüm de meubles et d’objets divers dans un désordre total. De loin en loin, de petits vasistas laissent filtrer une lumière incertaine.



Elle éclate de rire :



Elle me désigne le mur de pignon, couvert d’une immense bibliothèque entièrement garnie de livres. Je m’extasie :



Nous nous y mettons à deux, parcourant les rayonnages à la recherche du livre. Pendant une bonne dizaine de minutes, nous remuons pas mal de poussière, jusqu’à ce que Gaétane s’écrie :



Elle me présente et me remet un petit fascicule, pas très épais et relié en toile. Après que je l’ai examiné sommairement, elle reprend la parole.



Elle s’avance sous l’un des vasistas où une sorte de niche a été aménagée avec un vieux bahut, un fauteuil et des coussins. Elle s’assoit sur les coussins et tapote le siège du fauteuil pour m’inviter à m’y installer. En silence, elle laisse son regard errer sur les alentours et des larmes commencent à couler sur ses joues.



Gaétane s’arrête, les yeux dans le vague, en train d’évoquer ces moments épouvantables. Elle reprend :



Elle s’interrompt encore, ses larmes coulent. J’aimerais la prendre dans mes bras, la bercer. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, après ce qu’elle vient d’avouer. Elle se secoue :



Éclat de rire…





— oooOooo —




La lecture du document s’est révélée pesante. J’y ai passé la matinée suivante. Très pédant, l’auteur utilise pléthore de mots savants dans un style lourd et alambiqué. Il en ressort que la source était célèbre dans l’antiquité, les druides y tenaient des cérémonies importantes. Plus tard, après l’occupation romaine, un culte à Sirona, la déesse des sources, s’y était développé. L’auteur dit avoir retrouvé sur place quelques ex-voto et une statuette de la déesse, qu’il aurait confiés au musée du Louvre.


Quant à sa situation, la source se trouve dans le quart ouest du bois, dans un vallon formé entre deux collines, au pied d’un gros rocher formant piton. Nanti de ces renseignements et d’une bonne carte d’état-major, on devrait pouvoir découvrir la source assez aisément.


Gaétane ne perd pas de temps, elle a invité Nanou à prendre le thé dès l’après-midi même. C’est donc avec Arlette que je me rends à la mairie pour consulter les cartes de la commune. En chemin, je la tiens au courant de la confession de Gaétane, ainsi que de son attirance envers Nanou. Dans son style direct, Arlette exprime sa compassion :



Nous éclatons de rire. Des passants se retournent, elle leur tire la langue. Nous arrivons à la mairie. Là, la secrétaire, fort aimable, nous mène dans une pièce où sont rassemblées archives et documents municipaux. Elle nous montre un meuble à vastes tiroirs et nous laisse nous débrouiller, après recommandation de bien tout remettre en place.


Tout est bien classé, la recherche de la bonne carte est rapide. À partir des repères indiqués dans le livre, nous situons l’endroit présumé de la source. Je prends quelques notes, mais surtout nous essayons de bien mémoriser le chemin à suivre pour y parvenir. Arlette, habituée aux recherches délicates par son ancien métier, se montre particulièrement habile dans cette tâche. Il ne nous reste plus qu’à organiser l’expédition. Revenus à la résidence, nous contactons Gaétane et Nanou. Aussi impatiens les uns que les autres, nous nous décidons pour la journée du lendemain, prévoyant aussi un pique-nique sur place.




— oooOooo —




La journée a été chaude, les allées et venues ont été nombreuses, c’est donc bien fatigué que ce soir-là je cherche le sommeil, allongé nu sur mon lit. Un grattement à la porte, signal habituel de l’arrivée d’Arlette, me sort de mon assoupissement. Étonné de l’heure tardive et qu’elle n’entre pas, je dis à mi-voix :



C’est Nanou qui passe la tête.



Je souris intérieurement, « il est bien temps d’y penser… », mais rassure ma visiteuse :



Elle est vêtue d’une longue chemise de nuit, à « l’ancienne », qui la couvre chastement des épaules aux pieds. Je tapote le lit, à côté de moi.



Elle s’assoit, tournée vers moi. Comme elle semble avoir des difficultés à parler, je lui prends la main, mon poignet reposant sur sa cuisse. J’attends… elle se décide :



Et elle se met à pleurer. Je serre sa main, elle retire la sienne et s’écarte, me tournant presque le dos et regardant dans le vide. Il s’est passé quelque chose qui la perturbe. Est-ce que Gaétane l’aurait blessée ? Je la sens qui se referme, il me faut intervenir pour qu’elle évacue son problème. D’un ton ferme, je lui dis :



J’attrape un bout de sa chemise de nuit et je la secoue :



Elle se lève et, silencieusement, fait passer la chemise par-dessus sa tête. Elle est nue. Timidement, elle vient se nicher contre moi dans le bras que j’ai écarté pour l’accueillir. Elle parle, lentement, entrecoupe ses paroles de longs silences.



Tout en restant dans mon bras, Nanou vient se coller contre moi, chevauchant ma jambe. Je lui fais une bise sur le front pour l’encourager à continuer son histoire.



De ma main, passée derrière elle, je lui caresse le bas du dos, je tapote ses fesses. Elle serre les cuisses convulsivement.



Prise complètement par son récit, elle se masturbait sur ma cuisse et le souvenir de son orgasme d’alors a déclenché celui de maintenant. Par quelques claques amicales sur les fesses, je la rappelle à la réalité.





— oooOooo —




La nuit dernière, j’ai dépucelé une « demoiselle » de soixante-sept ans. Bien sûr, les concombres et autres légumes avaient fait le plus gros du travail, mais sûrement pas avec la même fougue, ni la même chaleur !


Le temps est magnifique pour une balade en forêt, la chaleur est atténuée par une douce brise qui fait bruisser les feuillages et le chant des oiseaux devient presque assourdissant à certains moments.


En sortant du bâtiment, nous croisons la directrice qui nous salue aimablement puis se fige de surprise en reconnaissant Gaétane qui nous avoue que c’est la première fois depuis très longtemps qu’elle sort ainsi par la porte principale.


La partie la plus proche du bois, pas mal fréquentée, est bien entretenue. Le cheminement y est facile. Nanou et Gaétane marchent devant, en se tenant la main, Arlette et moi, nous suivons, chargés des sacs à dos qui contiennent le repas et les accessoires pour le pique-nique. Nous avons tous revêtu une tenue légère, fine cotonnade pour le haut et short, seule Arlette se distingue avec son sempiternel jean.


Lorsque nous pénétrons plus avant, la progression devient plus difficile. Je dois prendre la tête, armé d’un bâton que j’ai ramassé, pour écarter les fourrés beaucoup plus denses et surtout les ronces qui s’accrochent et griffent douloureusement. L’ambiance est détendue, presque « gamine » : des chatouilles avec des feuilles, des fausses terreurs provoquées par l’approche d’animaux fantastiques, ce qui permet d’oublier la difficulté de notre avance.


Nous abordons maintenant une belle grimpette. Environ deux cents mètres, presque abrupts, à escalader, sans doute la colline derrière laquelle il y a la source. Tel un chamois, Arlette gravit la côte en souplesse, suivie de Nanou qui n’hésite pas, parfois, à progresser à genoux. C’est Gaétane, peu habituée aux efforts physiques, qui a le plus de difficultés. Je dois l’accompagner, tirant, poussant – « n’en profitez pas, mon cher ! » – pour atteindre enfin le sommet et découvrir un enchantement.


Une cuvette oblongue s’étend à nos pieds. Au centre, contrastant avec le dégradé du vert des arbres et de l’herbe, un imposant rocher ocre se reflète dans un petit lac. De notre point de vue, le rocher semble se dédoubler et plonger de toute sa hauteur dans le sol. L’effet est saisissant et nous nous arrêtons pour contempler, admiratifs, ce tableau extraordinaire que nous offre la nature.


Après cet instant d’émerveillement, nous descendons en silence la pente douce qui mène au bord du lac.

En approchant, nous apercevons enfin le but de notre quête, la source qui coule en cascade d’une large fissure au bas du rocher, à une trentaine de centimètres du niveau de l’eau. Une nouvelle fois, nous restons muets devant tant de beauté paisible. Nous nous laissons gagner par la sérénité qui émane de la scène. Progressivement, une énergie bienfaisante vient effacer la fatigue de notre trajet. Je regarde mes compagnes, les visages sont apaisés, les yeux sont brillants, les lèvres sourient, toutes respirent le bonheur. Une force irrésistible nous pousse à nous étreindre tous les quatre en riant.



En effet, je me sens empli d’énergie, rajeuni ! L’impression de jeunesse est merveilleuse. Je vois que toutes les trois ressentent la même chose. Nous sautons, nous dansons en riant, puis Gaétane déclare qu’elle veut se baigner.



Pour ma part, je ne dis rien. L’intervention du seul mâle du groupe pourrait être malvenue. Je me déshabille rapidement et suis le premier dans l’eau pour regarder ces dames, toutes nues, faire des manières pour se mouiller. Certes, l’eau est fraîche, mais l’excitation générale pousse tout le monde à plonger rapidement dans l’eau cristalline. Nous jouons à nous éclabousser, nous nageons, nous nous éloignons les uns des autres, puis nous retrouvons à deux ou trois, au hasard des déplacements.


Ce n’est plus le hasard quand Gaétane vient se coller à Nanou. La transparence de l’eau est telle que toute discrétion est impossible. Pour ne pas jouer le voyeur indiscret de leurs ébats saphiques, je rejoins Arlette qui n’attendait que cela. Elle m’entraîne vers la berge et me fait m’allonger dans cinq centimètres d’eau pour me prodiguer sa grande spécialité, une turlute de rêve.


Une fois son « apéritif » avalé, Arlette déclare qu’elle a faim, ce qui fait contagion et déclenche le même besoin chez les autres. Tout nus, au jardin d’Éden, tels Adam et Ève, nous installons le pique-nique et nous mangeons joyeusement.


Au cours de l’après-midi, nous avons tout fait pour dépenser cette énergie extraordinaire que nous ressentions. Tous les câlins coquins à deux ou plus, entrecoupés de baignades rafraîchissantes, n’ont pas pu entamer notre ardeur et c’est en pleine forme que nous sommes rentrés à la résidence, bien décidés à garder pour nous l’existence de notre petit coin de paradis.


Fontvieille, la vieille source, est devenu fontaine de Jouvence.