| n° 19786 | Fiche technique | 13612 caractères | 13612Temps de lecture estimé : 8 mn | 30/08/20 corrigé 05/06/21 |
| Résumé: Après la disparition de nos amis-amants, je me cherche un peu beaucoup. | ||||
| Critères: fh candaul inconnu collègues vacances plage boitenuit -regrets | ||||
| Auteur : Lamiche31 (J'étais une épouse exemplaire, puis...) Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Une épouse exemplaire Chapitre 07 | Fin provisoire |
Résumé :
Très tôt, mon mari m’a proposé d’être libre sexuellement, au début, j’ai hésité, ensuite non. Nous sortons d’une relation fusionnelle avec un couple ami-amant qui s’est terminée tragiquement. Depuis, je cherche mes marques.
Il n’était pas question de retourner en vacances au même endroit que l’été précédent. Les trois enfants de nos amis étaient maintenant chez une sœur de Daniel, mais nous avions proposé de les emmener en vacances avec les deux nôtres. Lors d’une réunion avec les cinq enfants, ils ont opté pour une colonie d’adolescents à condition d’être tous ensemble. Jean-François me proposa de partir tous les deux pendant ces deux semaines dans un club à l’autre bout du monde.
Nous étions dans des cases, la nôtre était face une plage de sable fin et une mer bleu turquoise à 28 °. Le premier soir, après le repas, on est parti boire un cocktail dans la boîte du club. J’étais sans arrêt sur la piste, un prof de danses tahitiennes m’a entraînée dans des rythmes endiablés, Jean-François m’a laissé faire, j’ai fini la nuit avec lui. Il fallait que j’efface Daniel de ma tête et de mon corps, je pensais que cet athlète tahitien serait un bon moyen.
Je me suis lâchée complètement, aussitôt arrivée dans sa chambre, je me suis agenouillée devant lui pour le sucer, c’était mon premier amant à la peau dorée et, avec l’accent si particulier de ces îles, il était bien doté par la nature. Je me suis jetée sur son sexe comme un alcoolique en manque sur un litre de vin. Peu après, je l’ai attrapé pour l’attirer en moi. Il m’a baisée jusqu’au petit matin, j’ai accepté toutes les positions qu’il m’a fait prendre, j’ai joui d’une manière étrange, je souffrais en pensant à Daniel et je jouissais par les coups intenses de ce puissant amant. Je suis rentrée dans notre case pour me doucher, serrer Jean-François dans mes bras et partir avec lui prendre notre petit-déjeuner, j’avais le sexe en feu.
Pendant ces deux semaines, j’ai été prise d’une frénésie sexuelle, j’ai retrouvé mon premier amant les deux soirs suivants, j’arrivais à oublier Daniel par moment, je prenais toutes les initiatives, j’ai voulu reproduire toutes les positions que j’avais faites avec Daniel. Je lui ai donné mes fesses, j’ai été impudique comme avec un vieil amant. On a baisé dehors, debout contre un cocotier, avec ses coups de reins, j’avais peur qu’une noix de coco se décroche sur nous ; ensuite chaque nuit j’en ai pris un nouveau, soit parmi le personnel, soit parmi les vacanciers. J’ai connu un nombre important de nationalités différentes, qu’ils soient mariés ou pas m’importait peu, c’était ma thérapie pour effacer Daniel et Caroline de ma mémoire. Ma réputation de salope m’importait peu, nous étions aux antipodes de chez nous.
Mes amants mariés rentraient dans leur case, vidés et prêts à devoir s’expliquer avec leur tendre épouse, un matin, l’une d’elles m’a interpellée au petit-déjeuner devant tout le club, les rires des voisins l’ont stoppé dans sa furie. À cette époque, ces clubs étaient réputés pour leur liberté sexuelle et je n’étais pas la seule à coucher tous les soirs. À part avec mon premier amant de trois nuits, avec les autres, je baisais puis regagnais notre case pour me réfugier dans les bras de mon chéri, je pleurais, il me prenait tendrement dans ses bras puis me faisait l’amour. Un certain nombre de femmes ont dû me haïr d’avoir détourné leurs maris, mais au bout d’une heure ou deux, je les renvoyais vers elles, leur visage m’importait peu, leur prénom non plus, seule la partie sous la ceinture m’intéressait, avec certains, nous n’avons même pas échangé un baiser.
J’ai baisé dans la mer, dans les toilettes de la boîte, penchée en avant sur le lavabo, j’ai baisé dans la case de l’un d’entre eux pendant que sa femme était à l’infirmerie, dans les cuisines du club avec le chef encore en tenue, j’ai même réussi à le faire dans la piscine au milieu de la nuit. Le dernier soir, en l’espace de deux heures, j’ai réussi à avoir deux amants à la suite, le premier parti, je retournais dans la boîte choisir le suivant. Le lendemain, je n’ai rien vu de mon voyage retour.
Nous avons retrouvé nos enfants avec grand plaisir, notre fille nous a avoué avoir fait l’amour pour la première fois avec le fils aîné de Daniel et Caroline, la nouvelle génération perpétuait la précédente. Je l’ai accompagnée chez mon gynécologue pour qu’elle se protège sérieusement, c’était leur première à tous les deux, ils n’avaient pas de risque de MST. À la rentrée, j’ai pris beaucoup d’activités pour occuper ma tête, je me suis mise sérieusement à une passion que je faisais jusqu’à présent en dilettante, le théâtre.
Rapidement, j’ai intégré une petite troupe d’amateurs qui, grâce à sa prof, actrice professionnelle, travaillait comme des vrais. Nous avons joué notre première pièce plus de quatre-vingts fois et la suivante plus de cent. Sur scène, ce n’était plus moi, j’oubliais tout, j’étais le personnage, mes peines, mes rhumes ou mes angines, tout restait dans la loge, malheureusement, ils m’attendaient à mon retour. Une fois, j’ai été engagée seule pour jouer avec des intermittents du spectacle, je montais sur scène du mardi au samedi soir, et ce pendant trois mois.
Certains dans la troupe me battaient froid considérant que je prenais le travail d’une vraie actrice, heureusement, Christian qui jouait mon mari sur scène m’a défendue. Après quelques représentations, on est parti boire un verre à la fin du spectacle puis je lui ai demandé s’il m’invitait chez lui. Sitôt à l’intérieur, on s’est embrassé, il était assez bloqué, c’est moi qui ai commencé à le déshabiller puis il a pris les choses en main. J’ai été la première à être entièrement nue, il a suivi de peu avec une belle queue déjà bien raide. On a fait l’amour.
Physiquement, ce n’était pas le plus beau que j’aie connu, mais il était très gentil, souriant et plaisantin, en un mot, très reposant. Une fois au lit, j’ai découvert qu’il était très avantagé par la nature et savait s’en servir. Dès le premier soir, j’ai eu plusieurs orgasmes que ce soit lorsque ses lèvres se sont posées sur mon minou et que sa langue a fouillé mes lèvres intimes avant de s’occuper de mon clito, ou lorsque j’ai eu son sexe dans ma bouche et enfin lorsqu’il m’a pénétré le vagin le remplissant comme pas un.
Pendant ces trois mois, après chaque représentation, j’allais chez lui, souvent on faisait l’amour, les autres fois, on baisait puis je rentrais rejoindre Jean-François. Lorsque j’étais indisposée, je lui prodiguais une fellation et le laissais se vider dans ma bouche, n’étant pas une adepte du sperme, je recrachais dans des mouchoirs jetables. Régulièrement j’avais des réflexions dans les loges du plus jeune de la troupe, il me disait que je me prenais pour une pro à coucher avec mon partenaire, lorsque je lui ai répliqué qu’il se prenait pour un amateur à se branler tous les soirs en pensant à mon amant, je ne l’ai plus entendu jusqu’à la fin.
Christian se plaignait de n’avoir que du sexe avec moi, célibataire, il aurait aimé passer de temps en temps son dimanche et son lundi de repos avec moi. Le dernier soir de représentation, avec l’aval de Jean-François, je suis restée avec Christian jusqu’au mardi matin, on est resté au lit tout le temps, même pour manger. Il faisait le cunnilingus merveilleusement bien, mais je préférais m’occuper de son sexe. Ses dimensions avantageuses rendaient la fellation intellectuellement érotique et la pénétration très jouissive. Il avait un gland très gros, planté sur une longue tige, l’ensemble devait faire dans les vingt centimètres. La largeur aussi était impressionnante, lorsque ce phallus écartait mes lèvres que ce soit celles de la bouche ou du sexe, j’étais comblée. Je ne sais pas quels étaient ses sentiments, pour moi c’était un merveilleux ami et amant.
Pour le remercier de ces trois mois, je lui ai donné mes fesses alors qu’il n’avait jamais osé me les demander, il s’est mis sur le dos et c’est moi qui suis venue m’empaler, vu les dimensions du phallus, je voulais contrôler la progression. Avec du gel et de la patience, j’ai pu poser mes fesses sur ses cuisses avec son sexe entièrement dans mon anus, ensuite j’ai imposé ma cadence qui fut de courte durée avant que Christian ne se vide en moi.
Le mardi matin, au moment de se quitter, il m’a proposé de passer quand je voulais. Il savait que ça ne serait pas le cas, c’était un très bon copain, même un ami, mais à aucun moment il n’y a eu la petite étincelle qui m’aurait permis de continuer une relation devenue plus compliquée. Ses sentiments semblaient évoluer alors que pour moi, il restait un ami cher avec qui j’aimais faire l’amour. J’aurais pu aller le voir chez lui, il m’aurait accueillie et m’aurait fait l’amour comme toujours très bien. Des regrets ? Non de simples constatations.
Régulièrement, chaque fois qu’il est sur scène dans un nouveau rôle, il m’envoie une invitation pour deux personnes ; avec Jean-François, ils se sont liés d’amitié, Jean-François est au courant de notre ancienne liaison, Christian sait que Jean-François est au courant. Même après des années, lorsqu’il se penche pour me dire au revoir, dans l’oreille, il me dit qu’il espérait toujours une visite de ma part, visite qui n’a jamais eu lieu. Je sais qui si j’en avais le désir, j’aurais l’accord complet de mon chéri et pourrais retourner passer d’agréables moments.
Avec les camarades de notre troupe d’amateurs, il n’y a jamais eu de coucheries, mon partenaire principal aurait pourtant bien aimé, un autre après m’avoir avoué sa bisexualité me proposa de nous retrouver lui, Jean-François et moi dans un même lit, Jean-François n’a jamais été intéressé, moi non plus.
J’ai décroché un tout petit rôle dans un téléfilm, le dernier jour du tournage il y avait une fête entre tous les acteurs et techniciens où l’alcool était abondant. La grande vedette du téléfilm me m’avait pas quitté de la soirée et naturellement je suis partie avec lui dans sa chambre, je me suis déshabillée, lui aussi et on s’est couché. En l’embrassant, je n’en revenais pas, j’étais au lit avec X. et j’allais faire l’amour avec lui. Il s’est occupé un peu de mes seins et beaucoup de ma chatte, ses lèvres se sont posées dessus et sa langue l’a léchée de partout, mon orgasme a été violent.
Lorsque j’ai commencé à le sucer, le monsieur très alcoolisé n’avait pas une forme olympique. Au bout d’un moment, voyant un début timide d’érection, je lui ai dit de venir sur moi rapidement. Tant bien que mal, il a réussi à me pénétrer, mais ce n’était pas encore très ferme, je l’ai bloqué au fond de moi, les mains appuyées sur ses fesses et tout en le regardant dans les yeux, je lui ai fait ma botte secrète, la branlette avec mes muscles vaginaux. Je bloque son sexe au maximum en moi et je le presse par des contractions vaginales (certains partenaires qui se vantaient éjaculer lorsqu’ils l’avait décidé n’ont pas tenu longtemps, les privilégiés qui y ont eu droit doivent s’en souvenir), il a éjaculé dans les secondes qui ont suivi.
Il s’est mis sur le côté et s’est endormi rapidement. Je l’ai regardé un moment, il avait le sommeil profond de l’alcoolo d’un soir, mais il restait très beau. J’ai regagné ma chambre ; le matin, j’ai pris mon petit-déjeuner puis je suis partie avant que mon demi-amant ne sorte des bras de Morphée. Je l’ai revu à l’avant-première, il était au bras d’une actrice aussi connue que lui, il nous a présentées, je lui ai présenté mon mari, aussi inconnu que moi. En me faisant la bise, il m’a dit avoir été un vrai con ce soir-là. Les autres fois où je l’ai vu, c’était lui dans la télé et moi face à l’écran. J’ai un peu de regret que X. n’ait pas été à la hauteur ce soir-là, j’aurais peut-être dû rester dormir avec lui et tenter un câlin matinal sans doute de meilleure prestation que le premier.
Puis-je le compter comme amant ? Je me pose toujours la question. Pendant le tournage, il était souvent à mes côtés pour discuter, pourquoi avoir attendu le dernier soir pour devenir sa maîtresse, pour une fois, j’ai été trop timorée, intimidée sans doute par l’homme de cinéma.
Daniel et Caroline me semblaient loin, seule la présence régulière de leurs enfants me les rappelait, d’autant plus que leur fils aîné passait souvent la nuit chez nous dans le lit de notre fille.
Je ne suis pas adepte des cimetières, je n’ai jamais été sur leur tombe depuis les obsèques, mais ils resteront tous les deux et surtout Daniel pour toujours dans mon cœur.
Pour notre fille amoureuse et son frère, j’étais toujours une épouse exemplaire.