Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 19746Fiche technique29044 caractères29044
Temps de lecture estimé : 17 mn
05/08/20
Résumé:  Plus elles sont grandes et meilleur c'est !
Critères:  fh couple fête amour noculotte caresses entreseins fellation cunnilingu exercice nostalgie -amouroman
Auteur : Roy Suffer  (Vieil épicurien)            Envoi mini-message
Grand format




Ils ont acheté ce truc pour une bouchée de pain. Un pavillon « fait nixe », nixe fait, nixe à faire, au milieu d’une friche. Les vieux qui l’avaient fait construire sont tombés malades, d’hôpitaux en maisons de retraite, sans héritiers directs. Quand les neveux ont vu le chantier, ils ont décidé de vendre en l’état, pas plus cher que l’abattement prévu pour ne pas payer d’impôts. Le couple de fadas a saisi « l’opportunité » qui avait dégoûté tous les éventuels acheteurs jusque-là, et ils ont bossé comme des dingues pendant deux ans. Il faut avouer que le résultat est bluffant. Clôture majestueuse, les grilles d’une gare rénovée vendues au poids de la ferraille par la SNCF, allée gravillonnée serpentant entre les plus beaux arbres conservés, pavillon isolé par l’extérieur en fibre de bois et bardage avec balcon style colonial et rupture de pente du toit, on se croirait dans « Autant en emporte le vin » !


C’est moi qui l’apporte, le pinard. Pendaison de crémaillère, le genre de truc dont j’ai horreur. Mais bon, ils sont tellement sympas et ils ont tellement bien bossé. Même l’intérieur, qui était mochissime, ressemble à un décor de cinéma. C’est simple, ils ont tout pété et gardé que les murs. Quelques meubles laissés par les vieux que Sylviane a peintochés et qui sont devenus très sympas. Le bas, ce n’est qu’une grande pièce avec une cuisine à l’ancienne servant aussi de salle à manger, une grande cheminée et un grand escalier récupéré dans des démolitions. Des sofas, une bibliothèque, des tapis, des bibelots, des tableaux… C’est grand, mais en même temps c’est charmant et chaleureux. On s’y sent bien tout de suite. Les chambres sont à l’étage, éclairées par des chiens assis.


Tous les invités ont donné un coup de main, à un moment ou à un autre, ce qui fait qu’on ne se connaît pas tous. On est une vingtaine et la maison semble faite pour ce genre de réception. Les propriétaires semblent aux anges, leur rêve est réalisé. Je suis arrivé assez tôt pour que personne ne meure déshydraté, mais il fait déjà nuit quand les derniers arrivent. Je devrais dire la dernière. La grande copine de Sylviane. Et pour être grande, elle l’est. Jamais vu ça chez une nana. Je chope un torticolis en lui faisant la bise, pourtant personne ne me trouve très petit. Avec mon mètre quatre-vingt-deux, je lui rends dix bons centimètres. Heureusement qu’elle porte des ballerines à talons plats. Impressionnante. Une fois arrivée, tout le monde ne regarde plus qu’elle, mais elle semble habituée et bien le vivre. Elle est comptable, mais son hobby c’est la déco. C’est elle qui a aidé Sylviane pour l’aménagement et les finitions.


Marc me fait signe, je le rejoins. Il m’embrasse, d’une étreinte virile à pleins bras.



Il a maigri, Marc, avec tous ces efforts. Il a pris du muscle et des rides, mais il est heureux. Il me montre sa Sylviane du menton. Elle ne marche pas, elle glisse, elle flotte à cinq centimètres du sol, elle est sur un nuage de bonheur et c’est bien. Elle virevolte de groupe en groupe et rejoint sa grande copine qui rectifie l’aplomb d’un rideau. Elle paraît toute petite à côté. En les regardant toutes les deux, je détaille la géante. Ma foi, pas si mal, tout ce qu’il faut où il faut. Prise isolément, elle pourrait paraître absolument normale, bien proportionnée. Longues jambes fuselées soulignées par un caleçon moulant, belle poitrine dans un débardeur bien étiré, petit blouson lustré, longue chevelure brune, des traits réguliers plutôt jolis. Une belle nana, mais grand format. Elle dépasse les autres filles d’à peu près trente centimètres, et les mecs souvent de vingt.


Ding-ding-ding ! Marc tape sur son verre.



Merci à Jérôme, le défricheur, avec qui nous avons tracé la première allée à coup de pioche et de tronçonneuse.

Merci à Jean-Michel, le casseur, qui a mis cette carcasse à nu.

Merci à Paul et Frédéric, les bétonneurs, qui ont renforcé et coulé les structures.

Merci à Victor et Charles, les scieurs de long et de large qui ont tout bardé.

Merci à Édouard, le dénicheur, qui a récupéré tout ce qui manquait au meilleur prix.

Merci à François, l’alternateur, à qui nous devons la lumière.

Merci à Camille, le tuyauteur, à qui nous devons l’eau, chaude et froide.

Et enfin merci à Charlotte, l’artiste qui a composé le décor qui nous entoure.

À tous, du fond de nos cœurs, un immense merci. Et maintenant, buvons et mangeons !


On applaudit. Au moins comme ça on se connaît tous. Avec les conjoints, nous sommes vingt, la grande Charlotte et moi sommes les seuls célibataires, les deux ayant agi à chaque bout de l’aventure, moi au début en défrichant, elle à la fin en décorant. Buffet copieux, les madames ont fait pour cinquante ! En plus, tout est super-bon. Des terrines maison aux choux à la crème, en passant par les sushis et les beignets au poulet, on se régale, on discute, on picole, le niveau sonore monte. Tous les gens sont sympas, c’est bien la marque de fabrique de Marc et Sylviane. J’ai chaud et envie de fumer, je sors avec mon verre sur la terrasse abritée. À peine sorti, je suis rejoint par la grande Charlotte.



Le brouhaha des conversations fait place à un silence et quelques sons d’instruments.



Un trio improvisé, guitare, banjo et violon, entame une gigue très américaine. Charlotte se met ensuite au piano, un petit piano droit sous lequel elle a du mal à se caler, et ses grandes mains courent sur le clavier en crachant The Entertainer. Après un « bis » et des salves d’applaudissements, la chaîne hi-fi débite quelques tubes à danser. Certains couples se lancent, incités par Marc et Sylviane qui sont les premiers. Globalement, on reste entre soi, entre couples établis. Du coup, les deux connards qui font tapisserie, c’est Charlotte et moi. Comment veux-tu danser un rock avec cette tour ? Impossible de lui passer le bras au-dessus de la tête. Houspillés par les autres, on y va quand même, mais en se trémoussant sans se toucher. Je ne sais pas quel est l’abruti qui soudain lance une série de slows. On n’a guère le choix, on s’enlace. Finalement, ce n’est pas si terrible que ça. Certes, j’ai les yeux à hauteur de sa bouche, mais elle penche la tête sur mon épaule et tout va bien.



Elle éclate d’un rire tonitruant qui fait s’arrêter les autres. Y a juste Sylviane qui fait un clin d’œil entendu à Marc, ça sent le piège à plein pif. Et pourquoi ne pas se laisser piéger ? La nana est immense, certes, mais elle est belle, elle sent bon, elle est intelligente et a très bon goût. Je lui dis :



On sort sur la terrasse avec nos verres pleins, on allume nos clopes, puis vient l’instant de rejoindre nos corps. Ses seins m’atteignent en premier puis son ventre se colle à mon estomac. On bouge à peine, on se frotte l’un contre l’autre, je me mets à bander dur et je crois qu’elle le sent, car elle insiste lourdement au bon endroit.



Je lui fais des petits baisers sur la joue, puis je lui mordille le lobe. Ça finit comme ça devait, par un long baiser gourmand suivi d’une étreinte furieuse contre la rambarde. Mes mains courent partout, rencontrent une flaque au fond d’un caleçon et deux mèches de 15 qui essaient de perforer le débardeur. Je crois qu’elle allait s’accroupir pour me gratifier d’une petite turlute lorsque la porte s’ouvre.



Je demande à Charlotte de muer sa gratification en morceaux de piano.



Les gnossiennes et les gymnopédies s’enchaînent, pour mon plus grand régal. Le seul défaut de Satie, c’est qu’il vous casse une soirée en quelques minutes. Un à un, les couples prennent congé. J’y vais aussi. Embrassades avec Sylviane et Marc qui me demandent de reprendre les quelques bouteilles restantes. Je leur en laisse deux, juste pour eux à boire en amoureux et je sors avec une caisse des trois dernières. Charlotte me suit de peu, je lui demande d’ouvrir son coffre et j’y dépose ma caisse. Elle est ravie et me saute au cou.



Tiens, on est devenu intime, on passe au « tu ». Je lui file le train jusqu’en centre-ville, puis nous bifurquons vers un quartier résidentiel, boutiques, maisons bourgeoises et immeubles de standing. Elle s’engage dans une cour sous un porche dont elle a la télécommande. Hall de marbre, ascenseur, je porte la caisse. Son appartement est impressionnant : tout est blanc et chrome, sauf le carrelage, noir. Il ressemble à ce qu’on voit dans les revues de déco. On est au dernier étage, elle bénéficie d’une vaste terrasse privative couverte de lames de bois, des bacs de différentes hauteurs hébergent des plantes quasiment stylisées, bambous dressés, conifères larges à petites touffes horizontales, gerbes d’herbes à feuilles plates de différentes couleurs, mobilier design, éclairage diffus par grosses boules sur pieds. C’est superbe et un peu intimidant. Chez moi, c’est d’une banalité à côté…



Elle me donne le matos, verres design et tire-bouchon à double piston compensé, pendant qu’elle manipule une télécommande. Un écran affiche plein d’icônes, elle clique deux ou trois fois et la lumière devient tamisée, une musique de slows sort d’on ne sait où avec une incroyable pureté de son. On retourne sur la terrasse, là aussi on ne fume que dehors, mais il fait très bon. Elle reprend sa reptation contre moi, je retrouve ma bandaison. Cette fois, nos bouches alternent entre elles, le verre et la clope. Cigarettes finies, elle me pousse doucement vers l’intérieur et quitte un à un ses vêtements. Vêtue, c’est déjà une sacrée nana. Mais à poil, elle est époustouflante. C’est mieux que ce que j’imaginais. Un corps quasi parfait, aux muscles très dessinés : bras, jambes, épaules, abdominaux, tout n’est qu’un harmonieux lacis de fuseaux plus ou moins saillants, légèrement halés. Quant à la poitrine, à l’évidence de puissants pectoraux la projettent en avant, deux demi-melons durs et dressés d’une tenue impeccable.



Tout en me racontant ça, elle s’est employée à me dévêtir également. Et comme elle arrive à la ceinture, elle s’agenouille sur un tapis de laine immaculée. Sa bouche est chaude, sa langue est agile, ses mains sont adroites et précises, elle suce divinement bien. Quand je frise le paroxysme, elle se relève et murmure :



Elle me précède dans un couloir, et l’envers vaut l’endroit. Taille fine, dos en V très noueux, hanches rondes et fessier pommé et rebondi. Que des promesses de délices infinis. La chambre est à la hauteur du reste. Le lit fait penser à une soucoupe volante de satin blanc dans un univers bleu nuit. Elle s’étend lascivement, je caresse longuement 20% de rab ! Quand enfin ma bouche investit son entrecuisse, elle réagit avec enthousiasme, soupirant et geignant autant qu’elle mouille. Un beau clitoris gros comme la pointe de ses seins me permet de lui offrir un premier orgasme.



Une fois n’a pas suffi, deux non plus. Le ciel pâlissait quand on s’est arrêté de jouer les animaux en rut, les yeux rougis et bordés de reconnaissance. J’avais soif et envie de fumer. Elle est allée presser un citron dans une grande carafe d’eau fraîche. La chambre donnait aussi sur la terrasse, mais il faisait frais quand le ciel s’est embrasé de rose orangé. Les draps ont servi à envelopper notre dignité. L’appétit sexuel de cette femme était du même niveau que sa taille, hors du commun. J’étais sur les rotules, le corps meurtri, mais délicieusement heureux et rassasié.



Nous avons dormi jusqu’à treize heures. Elle a fouillé dans son congélateur en commentant :



La chose en question était un rosbif aux morilles, absolument divin. Une viande goûtue, fondante, comme je n’en avais que très rarement mangé. Quant aux morilles, elles ne sortaient pas d’une boîte de conserve.



C’était un vieux voilier assez abîmé, guère plus large que la caravane, mais beaucoup plus long. Plus le pont. Du coup, j’ai quadruplé mon espace vital. J’ai recommencé l’aménagement, mais avec de jolies essences de bois, plus de PVC ou de thermoformé. C’était bien, c’est très agréable de vivre sur l’eau. Mais ma santé n’a pas aimé, j’étais tout le temps malade : rhumes, angines, bronchites, tout y est passé. L’humidité ambiante, je crois. J’avais une crève terrible quand j’ai fait la déco de cet immeuble. C’est comme ça que j’ai eu cet appart’. Le promoteur était assez âgé et voulait absolument terminer sa carrière par un coup d’éclat : faire du luxe top niveau.

J’ai décroché le marché, la déco des quatorze appartements, quatre par étage plus les deux en terrasse. J’ai fait dans le luxe, design et sobriété, matériaux de qualité. Deux ans de travail, il alignait les chèques sans broncher. Sauf que je n’étais pas encore en société sur la déco. J’ai vite atteint le plafond, j’ai passé un chèque ou deux sur le cabinet de com’, mais je ne pouvais pas faire plus. Alors il m’a proposé de me vendre cet appartement au quart de son prix, la différence c’était ma rémunération. J’ai quitté le bateau avec bonheur et en le revendant bien à un artiste-peintre. Mon troisième amant qui bien sûr a voulu me faire poser nue… C’était stupide puisque seule ma taille le fascinait et que sur un tableau tu ne peux pas la montrer. Le résultat était tellement décevant que j’ai fichu le tableau à l’eau et que je l’ai quitté, persuadée que de toute façon il aurait couché avec le prochain modèle.



C’est comme ça qu’on est retournés au lit.


Notre histoire a duré un peu plus d’une année. La vie était très agréable avec cette grande fille, tellement heureuse d’avoir trouvé un mec « normal » qui s’accommodait de sa taille. Facile à vivre, nous ne nous retrouvions que pour le plaisir, laissant nos soucis ailleurs, plaisir sexuel, certes, mais surtout le plaisir d’être ensemble, de partager. Je m’étais habitué aux regards convergents sur ma compagne, partout où nous allions. Pire, je lui conseillai d’accentuer sa caractéristique en portant chignon et talons hauts, elle ne passait plus sous toutes les portes. Nous retrouvions régulièrement notre groupe d’amis et faisions de petites fêtes ensemble. Quand vint notre tour, tous s’extasièrent sur l’appartement de Charlotte, décidément une fille pas comme les autres.


Un dimanche matin, après une nuit partiellement occupée par des folies amoureuses, elle partit faire son jogging vers neuf heures, comme à l’accoutumée. Mais habituellement elle rentrait vers dix heures et demie. À midi, pas de Charlotte. Sans être particulièrement inquiet, je me décidai à l’appeler sur son portable.



Durant son jogging, peut-être un peu trop poussé, une paroi du cœur s’est rompue, entre ventricule et oreillette ou l’autre, je ne sais plus. Une faiblesse probablement due à un virus, une angine mal soignée ou quelque chose de ce genre. J’ai repensé à sa période de vie sur le bateau. On m’a montré un grand corps, couleur de cire, tranquille et apaisé, comme prêt à entrer au musée Grévin. Dire que quelques heures auparavant nos bouches et nos sexes étaient mêlés dans des échanges torrides… Le petit cœur de cette grande femme n’avait pas résisté, elle pourtant si vive, si vivante, si puissante, si forte en apparence. Impossible de le croire, de l’admettre.



Peut-être voulait-elle me faire la surprise. C’en était une, grand format…