| n° 19699 | Fiche technique | 53693 caractères | 53693Temps de lecture estimé : 30 mn | 11/07/20 |
| Résumé: Où Stéphanie fait la connaissance d'un homme, Yoann, qui lui fait découvrir de nouveaux plaisirs. | ||||
| Critères: f fh ff avion hdomine revede lingerie fellation cunnilingu pénétratio | ||||
| Auteur : Xochiquetzal | ||||
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Résumé de l'épisode précédent
Les deux jeunes femmes, Stéphanie et Hélène, sont allées beaucoup plus loin dans la découverte de leurs corps.
À la date fixée dès l’origine, Stéphanie est à même de présenter une collection d’une vingtaine de pièces environ. Hélène a essayé chacune d’entre elles, afin que Stéphanie puisse faire les retouches utiles. Chacune de ces séances a été l’occasion de caresses et la complicité des deux jeunes femmes ne cesse de se renforcer. Néanmoins, Stéphanie est assez soucieuse de demander formellement à Hélène d’être son mannequin pour la présentation de ses créations. Bien sûr, elle connaît déjà la réponse de son amie, elle a même pu juger de sa motivation au cours d’une de leurs conversations. Mais les deux femmes n’en ont pas reparlé depuis et Stéphanie se demande si Hélène ne regrette pas d’avoir donné trop vite son accord. La jeune femme comprendrait très bien que son amie, dont ce n’est pas le métier, recule à l’approche du premier défilé.
Heureusement, elle n’a pas à faire cette démarche : d’elle-même, Hélène réitère son engagement et lui rappelle la joie qu’elle se fait de porter ces modèles inédits. Stéphanie se fait l’avocat du diable et met l’accent sur les regards inconnus qui observeront soigneusement le corps de son mannequin. Mais rien n’entame la volonté d’Hélène. Estimant que pour avoir supporté toutes ces objections, la jeune femme a vraiment envie de réaliser le défilé, Stéphanie cesse son offensive et embrasse son amie pour lui témoigner sa reconnaissance.
Ensemble, elles aménagent l’atelier pour recevoir leurs clients : une moquette, des rideaux, des chaises, quelques projecteurs. Les deux femmes espèrent que, s’il y a une prochaine présentation, elles auront plus de moyens. Le soir venu, Stéphanie accueille les clients chacun leur tour, forçant sa courtoisie naturelle. Elle les invite à s’asseoir et à attendre quelques instants l’arrivée de son mannequin. Lorsque tous sont présents, la créatrice des sous-vêtements règle les lumières et fait un signe discret à Hélène qui attend en coulisse.
La jeune femme pénètre donc dans l’atelier entre les clients. Le premier modèle à présenter est un body blanc uni, qui donne l’impression de former une deuxième peau tant il est difficile d’imaginer qu’il a des coutures. Hélène passe puis repasse, souligne du doigt la forme du body sur ses hanches, se saisit des bretelles et les fait glisser sur ses épaules afin de simuler le retrait du sous-vêtement. Les clients semblent immédiatement attirés ; en tous les cas, ils examinent le mannequin ainsi vêtu avec une grande minutie. Hélène repart en coulisse. Stéphanie pense en elle-même que, décidément, pour sa première, Hélène est tout simplement parfaite.
Lorsqu’elle entre de nouveau en scène, elle porte un ensemble très sensuel en tissu satiné couleur de l’ivoire. Un porte-jarretelles retient une paire de bas unis par l’intermédiaire de fines bretelles. Par-dessus, la jeune femme a enfilé un slip opaque, dont la frontière avec la peau du ventre doré d’Hélène passe juste au-dessus du pubis et remonte de part et d’autre vers les hanches. Sur sa poitrine, le soutien-gorge met en valeur la rondeur de ses seins. Chacun d’entre eux est engoncé dans une gangue de tissu qui en épouse toute la courbure. Le sous-vêtement est retenu sur les épaules et attaché dans le dos par d’étroites bretelles. Hélène libère les liens d’un des bas, et s’apprête à l’enrouler sur lui-même le long de la jambe. Elle joue de ses armes séductrices pendant quelques instants, puis remet l’ensemble à sa place et quitte la scène.
Pour son troisième passage, Hélène porte une combinette rouge, qui s’arrondit sur sa poitrine. Le tissu est si fin que les clients attentifs distinguent nettement la forme des seins de la jeune femme à travers. Leurs extrémités apparaissent en timide relief. L’étoffe tombe tout droit des épaules jusqu’aux fesses, puis en épouse les courbes. Le slip assorti les souligne discrètement dans l’ombre de la combinette. Lorsqu’Hélène se retourne, on distingue, sous la dentelle du sous-vêtement, la toison sombre qui recouvre le sexe du jeune mannequin. Il serait plus juste de dire qu’elle est suggérée, car il est difficile de juger si l’assombrissement du tissu n’est pas plutôt dû à la combinette qui intercepte la lumière destinée au pubis d’Hélène.
Cette dernière présente la collection avec une séduisante retenue, ne montrant guère, invitant à la découverte sans la satisfaire. Elle manie avec délicatesse les nécessités inhérentes à la commercialisation de la gamme, tout en affirmant la beauté de son corps et le respect qui lui est dû. Elle unit la grâce de sa prestation au dessin très réussi de la lingerie pour le plus grand bonheur de ses spectateurs.
Lorsque Hélène a présenté la totalité des sous-vêtements réalisés par Stéphanie, elle réapparaît vêtue d’un body à manches longues et d’une longue jupe qui descend jusqu’aux chevilles. Elle est souriante et s’attire immédiatement les applaudissements chaleureux des quelques spectateurs, sur lesquels elle a fait forte impression. Ensuite, les deux femmes accueillent leurs clients autour d’un cocktail. Après quelques aimables félicitations, la discussion s’oriente vers des propositions de contrat. La propriétaire de l’« Amour de femme » ressent une légère inquiétude à l’idée de gérer les contraintes liées à cette nouvelle activité. Elle négocie point par point la rétribution de son travail créatif, la participation aux ventes, la rémunération de son mannequin, la promotion de sa ligne…
Un homme semble intéressé, qui monopolise toute l’attention de Stéphanie, au détriment des autres clients potentiels. La jeune femme ne prête guère attention au personnage, mais elle entend bien lui arracher une ferme promesse de contrat. Bien sûr, elle a préparé un dossier assez étoffé, pris des renseignements auprès de relations, fourbi ses arguments commerciaux ; donc elle n’entend pas céder au premier venu. Or, ce premier client bien envahissant ne propose rien de concret, si bien qu’elle s’en détourne pour discuter avec un autre homme, qui représente une entreprise de lingerie assez connue.
Celui-ci s’était fait discret jusqu’alors, écoutant avec attention les propositions de ses concurrents. Il annonce à Stéphanie les grandes lignes d’un contrat qu’il peut lui signer dès le lendemain. Ses conditions apparaissent satisfaisantes aux yeux de la jeune femme, en tous les cas meilleures que toutes les précédentes, si bien qu’elle les accepte. Les deux contractants se retrouveront très rapidement pour parapher le document définitif. Stéphanie est souriante, heureuse, et elle va chercher Hélène pour l’associer à ce bonheur. Les clients se retirent un par un, après avoir salué les deux femmes. Lorsqu’ils sont tous partis, Stéphanie embrasse son mannequin et l’invite à passer la soirée avec elle, afin de partager leurs premières impressions.
Une fois parvenues au domicile de Stéphanie, les deux amies se détendent peu à peu. L’anxiété qui les avait habitées tout au long du défilé, de sa préparation à son terme, se dilue et laisse place à une bonne humeur envahissante. En échangeant leurs avis et leurs remarques, Hélène et Stéphanie évacuent rapidement la pression. Cette dernière fait part de sa très grande satisfaction à son mannequin ; elle a beaucoup apprécié la sensualité discrète de la présentation et félicite Hélène pour la beauté de son corps. Hélène, un peu gênée, rétorque que le succès du défilé doit tout à la qualité de la lingerie confectionnée par Stéphanie. Mais, enfin, très rapidement, les deux femmes tombent d’accord sur la proposition selon laquelle la réussite de leur activité est due avant tout à leur fructueuse collaboration, et que c’est le meilleur gage de sa pérennité. Stéphanie se préoccupe du bien-être de son amie :
Les deux femmes se lèvent. Hélène passe sa main autour des hanches de Stéphanie et l’attire dans la salle de bain de l’appartement, où elles se déshabillent côte-à-côte, sans aucune gêne, se frôlant sans se caresser. Lorsqu’elles sont toutes les deux nues, elles s’embrassent tendrement. Leurs poitrines se touchent, leurs corps s’unissent. Leur baiser dure longtemps, jusqu’à ce qu’elles se décident enfin à gagner la cabine de douche. Là, elles reprennent leurs gestes amoureux sous un torrent d’eau chaude qui excite leur envie de plaisir à fleur de peau. Elles se caressent mutuellement : leurs mains glissent sur leur peau des épaules aux seins, des hanches aux fesses, cherchant les zones érogènes, s’appliquant à en saturer les récepteurs.
Stéphanie ressent une irrésistible accumulation de désir en elle-même. Elle veut que sa partenaire jouisse et libère en criant ses sensations déchaînées. Elle s’agenouille devant Hélène. Ses cheveux, noyés sous l’eau qui coule sur le ventre de son amie, se mêlent au pubis d’Hélène. Ses mains continuent leur action, s’en prenant tour à tour aux seins, aux fesses ou aux cuisses du jeune mannequin. Elles en massent la chair attendrie par la chaleur de la douche. Sa langue pénètre dans le sexe de la jeune femme. Elle aime le goût de la substance qui traduit le plaisir d’Hélène. Elle s’applique à l’accroître sans cesse pour se délecter de cette liqueur tiède. Les cris de son amie se font plus brefs et plus violents, elle respire de plus en plus vivement, son corps est agité de soubresauts, comme s’il ne pouvait supporter toutes les décharges issues de son sexe. Si bien que Stéphanie retient les hanches de sa partenaire pour mieux achever son œuvre. Dans un long cri, Hélène hurle le plaisir qui envahit son ventre. Elle serre la tête de Stéphanie sur son sexe, lui empoignant doucement les cheveux…
Comme convenu, la propriétaire de l’« Amour de femme » déjeune le lendemain au restaurant avec le représentant de la maison de lingerie. Elle apprécie les manières de l’homme avec qui elle converse. Se fiant aux traits du visage, mais surtout aux mains de son interlocuteur, elle estime qu’il est plus âgé qu’elle, peut-être a-t-il trente-cinq ans. Ses cheveux sont bruns, coupés court. Il porte une barbe bien coupée. Sa voix grave sonne favorablement aux oreilles de Stéphanie. Elle s’avoue à elle-même qu’elle est un peu sous le charme, mais entend se consacrer pleinement au contrat. Du reste, elle s’applique à le discuter avec son interlocuteur. Elle défend au mieux les intérêts de la créatrice, tout en ménageant des marges de négociation afin de ne pas hypothéquer le succès de l’accord. Enfin, la signature arrive avec le dessert et Stéphanie goûte avec joie les satisfactions de l’une et de l’autre.
Dès lors, la discussion devient moins professionnelle ; et les deux personnages se dévoilent quelque peu. L’homme explique à Stéphanie que l’entreprise qui l’embauche procède à la confection des sous-vêtements dans une usine située non loin de Brest, que lui-même habite dans la grande ville du Finistère. Il propose à la jeune femme de venir visiter l’établissement, afin de l’initier à la production industrielle de lingerie. Stéphanie accepte bien volontiers et les deux contractants fixent d’ores et déjà un rendez-vous. Satisfaits de leur entente, les deux jeunes gens se quittent sur une poignée de mains très amicale, et repartent vers leurs activités respectives. En retournant vers son magasin, Stéphanie ne se doute guère que Yoann la regarde aussi longtemps qu’elle est accessible à sa vue.
Lorsqu’elle arrive dans la boutique, Stéphanie informe Hélène du succès obtenu au cours du déjeuner. Elle reste très discrète sur son interlocuteur, ce que facilite son employée, qui trouve encore quelques formules pour faire part de sa satisfaction. À dire vrai, une seule question la préoccupe : à quand un nouveau défilé ? Stéphanie, qui a consacré beaucoup de son temps à la préparation du premier, ne semble pas se hâter d’en envisager un second. Toutefois, sous la pression d’Hélène, elle est conduite à promettre une nouvelle série de modèles à présenter. Dans l’immédiat, Stéphanie met en veille son travail créatif et les deux jeunes femmes assureront ensemble l’accueil de la clientèle.
Comme prévu, quelques jours plus tard, Stéphanie se rend à l’aéroport de Blagnac afin de prendre l’avion pour Brest, après avoir confié à Hélène la responsabilité du magasin. Le taxi la dépose à l’entrée de l’aérogare. Elle jette un coup d’œil autour d’elle : le ballet des véhicules l’impressionne quelque peu. Les touristes, les valises, les hommes d’affaires, les attachés-cases se déversent d’une file ininterrompue de bus, de taxis, de voitures particulières. « Y a-t-il de la place pour tout le monde dans ces avions qui attendent ? » se demande Stéphanie.
Elle entre enfin dans le bâtiment devant elle. Lorsque les portes automatiques se referment sur ses pas, elle se sent un peu seule au milieu de la grande salle aseptisée. Elle cherche le panneau lumineux qui lui indique à quel comptoir elle pourra enregistrer son bagage. « Vol AF3039 à destination de Brest, enregistrement comptoirs 12 à 14 ». Il ne me reste plus qu’à trouver où il est ! Pour sa plus grande joie, elle l’aperçoit juste en face d’elle et n’a que quelques mètres à parcourir pour l’atteindre.
Stéphanie fournit à l’hôtesse les documents requis.
L’employée de la compagnie pianote quelques codes sur le clavier de son terminal, puis présente à Stéphanie sa carte d’embarquement. D’un trait rapide, elle entoure l’heure et la porte d’embarquement, tout en les annonçant à la jeune femme. Stéphanie apprécie la voix de l’hôtesse et ses gestes vifs mais mesurés, efficaces et sobres. En revanche, elle n’aime pas du tout sa tenue et serait prête à en appeler à la compagnie pour qu’elle modifie le costume de ses hôtesses d’accueil. « C’est leur faire injure que les obliger à s’habiller ainsi ! Ce n’est pas la peine d’en recruter de si mignonnes ! ». Elle serait même disposée à lui proposer ses services sur le champ, pour changer cette situation !
Il reste à Stéphanie quelques minutes avant d’embarquer. Elle flâne dans l’aérogare jusqu’à une boutique où elle achète un magazine de mode qu’elle a l’habitude de feuilleter pour y puiser quelques idées et conseils. Elle passe à travers le portique à rayons X, non sans une certaine appréhension. « Ce stupide appareil a la fâcheuse tendance de sonner pour n’importe quelle raison ! » et elle a horreur de voir converger vers elle tous les regards environnants. Dans la salle d’attente, elle se rend directement devant les vitres qui donnent sur le parking des avions. Elle n’est pas très au fait des types d’appareils et de leur utilisation. Aussi se borne-t-elle à quelques hypothèses sur celui qui la conduira d’un bond jusqu’en Bretagne.
Les haut-parleurs annoncent alors :
Dans un premier réflexe de colère, Stéphanie se met à ronchonner à l’encontre de ces pilotes et de ces contrôleurs aériens qui lorsqu’ils ne sont pas en grève, sont en retard. « Comment se fait-il que le ciel qui est si grand soit si encombré ? » Puis, elle se calme spontanément. « Quelle importance après tout ? Personne ne m’attend à Brest. Je ne suis pas pressée ». Elle sourit pour elle-même et se flatte d’être si détendue, pendant que d’autres autour d’elles ronchonnent à l’envi.
Enfin, une hôtesse se présente à la porte d’embarquement :
Stéphanie entre rapidement dans la file d’attente qui s’est instantanément formée. Elle pénètre ensuite dans la passerelle de verre et d’acier qui la conduit à l’avion, tenant à la main le minuscule coupon qui reste de son énorme billet. Elle peut maintenant voir son avion. Il est beaucoup plus impressionnant de près, tout blanc, avec son gros réacteur attaché sous chaque aile. Elle entre dans l’appareil et montre son coupon au steward qui lui indique :
Décidément, elle aime l’atmosphère qui entoure le transport aérien. Elle s’assied à sa place près du hublot après avoir déposé son sac dans le coffre à bagages au-dessus de sa tête. Elle regarde alternativement à l’intérieur et à l’extérieur de l’avion. Tantôt les passagers qui gesticulent sur leurs sièges, tantôt l’aérogare derrière l’aile de l’avion. Une vieille dame vient occuper le siège à côté d’elle : elle la salue négligemment. Elle écoute distraitement le chef de cabine qui accueille les passagers. Elle sourit en assistant à la présentation des consignes de sécurité. Elle admire l’hôtesse qui procède avec amabilité à cet exercice tant de fois répété. Elle devine le dessin des jambes qui disparaissent sous la jupe.
Lorsque l’oiseau de métal prend vie, elle sent les vibrations sourdre des entrailles de l’avion à travers son propre corps qui s’anime en phase. Elle éprouve un certain plaisir quand l’adrénaline commence à couler dans ses veines, conséquence de la légère anxiété qui l’envahit et qu’elle ne veut pas contenir. L’appareil est reculé sur le taxiway, qu’il emprunte, une fois autonome, pour gagner la piste. Pendant cette longue étape qui précède le décollage, Stéphanie examine la cabine, les gens qui l’entourent. Elle observe avec amusement comment certains d’entre eux se forcent à parler et à s’agiter pour évacuer leur crainte. Le commandant de bord souhaite à son tour la bienvenue à ses hôtes :
Puis, après d’ultimes vérifications, c’est du moins ce qu’imagine Stéphanie, le pilote annonce « décollage imminent » aux passagers et lance les réacteurs à plein régime. C’est l’instant préféré de la jeune femme. Elle se sent accélérée, pressée contre son siège par la puissance débridée de la machine qui semble irrésistible. Enfin, l’avion relève le nez et prend l’air. D’un coup, les vibrations de la cabine se font plus discrètes. La montée se déroule sans encombre et le pilote autorise bientôt les passagers à détacher leur ceinture. Stéphanie, en retrouvant son calme, ressent un peu de nostalgie à l’égard des premières minutes si excitantes du trajet. Elle regarde par le hublot. L’avion traverse une dernière couche de nuage : le coton blanc qui entoure l’appareil devient de plus en plus lumineux, puis d’un seul coup, le soleil envahit la cabine. Lorsque ses yeux se sont habitués à l’intense clarté, Stéphanie admire à travers la vitre le bleu profond du ciel.
Le ronronnement des moteurs et le confort de la cabine ont tôt fait d’endormir la jeune femme. Dans son sommeil, elle fait un songe. Elle est le seul passager de l’avion. L’hôtesse procède comme d’habitude à la démonstration des dispositifs de secours. Elle est belle et une puissante lumière, dont la source imaginaire est dans son dos, dessine la courbe de son corps à travers son chemisier blanc. Plus surprenant, lorsque l’hôtesse a fini sa tâche, elle avance jusqu’à Stéphanie et l’invite à effectuer à son tour l’exposé des consignes de sécurité. La navigante accompagne l’unique passagère dans l’allée, lui passe le gilet de sauvetage autour du cou, approche les mains des poignées de gonflage, puis, au lieu de continuer son instruction, elle pose ses mains sur les hanches de Stéphanie, descend le long de sa courte jupe, la relève et entreprend de caresser la jeune femme tout en l’embrassant.
C’est alors que le pilote annonce à la cabine que la phase d’approche va bientôt commencer et qu’il est temps pour les passagers de boucler leur ceinture. Stéphanie se réveille en sursaut. Inquiète des conséquences de son rêve, elle vérifie discrètement sa tenue. Elle ne relève rien d’anormal en apparence, mais, après un examen plus poussé, elle a l’impression que son slip est humide. Afin de se rassurer, elle s’empresse de s’enfermer dans une cabine de toilette de l’avion. Heureusement, son excitation n’a laissé aucune trace sur ses vêtements. Elle se frotte les yeux pour revenir à la réalité, mais elle regrette que ce songe ait été trop tôt interrompu. Elle regagne sa place un peu vexée par les circonstances (mais quelles auraient été les conséquences de ce rêve prolongé jusqu’à son terme ?), et assiste en spectatrice largement passive à l’atterrissage en douceur de l’avion sur l’aéroport de Brest-Guipavas.
Une fois descendue de l’avion, elle récupère son bagage sur le tourniquet puis traverse l’aérogare en direction des taxis. Alors qu’elle s’apprête à héler l’un d’entre eux, elle voit venir à elle le représentant de l’entreprise de lingerie avec qui elle doit visiter l’usine de confection. « Laissez, lui dit-il, je vais vous conduire à votre hôtel ! ». Stéphanie, un peu surprise, mais pas encore remise de son voyage, ni de son rêve, accepte volontiers cette proposition, sans réfléchir à la présence inattendue de l’homme à l’aéroport. Après quelques banalités sur la qualité du vol et le crachin qui tombe sur la ville bretonne, le chauffeur demande à Stéphanie quel hôtel elle a réservé pour la nuit.
C’est ainsi que Stéphanie se retrouve chez son hôte, qui l’invite à l’appeler par son prénom : Yoann. Son appartement plaît tout de suite à Stéphanie : il est vaste pour un homme seul, très sobrement décoré : quelques photos de voiliers ornent les murs.
La jeune femme se rappelle combien elle avait apprécié le son de sa voix au restaurant, et se confirme à elle-même ce jugement. Elle entre dans la pièce, dont les murs sont recouverts de lambris d’un ton clair, qui s’accorde parfaitement avec les meubles en pin de la chambre.
Elle dépose ses affaires dans la pièce, tandis que son aîné propose d’aller dîner dans un petit restaurant qu’il affectionne particulièrement. « Je vous suis » annonce Stéphanie, qui commence décidément à apprécier la compagnie de Yoann.
Le repas est l’occasion de quelques confidences. Tous deux remarquent qu’ils ont quelques points communs : qu’ils vivent seuls, qu’ils se consacrent pleinement à leurs occupations professionnelles. Yoann cherche à en savoir un peu plus sur les activités de conception de Stéphanie, sur ses rapports avec Hélène. La jeune femme reste relativement évasive : elle n’entend pas dévoiler à un inconnu la richesse des liens qui l’unissent à son mannequin. Tout juste se borne-t-elle à avouer qu’elles entretiennent une sincère amitié, qui dépasse le cadre professionnel. Quant à Stéphanie, elle n’essaie pas d’enquêter sur son interlocuteur. Elle est satisfaite de la tournure des événements et son naturel ne la pousse pas à en déterminer une quelconque explication.
De retour à l’appartement de Yoann, Stéphanie demande à son hôte la permission d’aller dormir, car la journée a été fatigante. En outre, elle souhaite être en totale possession de ses moyens le lendemain, afin de profiter pleinement de la visite que lui a promise Yoann. Ce dernier accorde cette grâce à la jeune femme, qui regagne sa chambre. Après un brin de toilette, elle s’endort rapidement.
Alors que la nuit s’avance, un rêve étrange traverse l’esprit de Stéphanie. Elle est allongée nue sur un lit, alors qu’un homme, dont elle ne reconnaît pas le visage, l’observe minutieusement à distance. Le rythme est très lent. Elle a l’impression que cette situation dure des heures, sans pour autant ressentir d’impatience. Dans son rêve, elle ne ressent aucune peur, ni animosité à l’égard de celui qui la regarde. Elle attend passivement qu’il daigne venir à elle. « Caresse-toi ! » lui ordonne-t-il enfin, et elle s’exécute, presque heureuse de ces paroles. Ses doigts procèdent à une minutieuse excitation des lèvres de son sexe, qui devient tout humide. L’homme est nu à son tour, il s’approche d’elle, écarte ses jambes, et…
Stéphanie se réveille en criant. Elle entend Yoann quitter sa chambre, marcher jusqu’à la porte de Stéphanie et frapper doucement à celle-ci.
La jeune femme se veut rassurante. Comment pourrait-elle décrire à son hôte le contenu de son rêve, si jamais celui-ci le lui demande ? Elle peste en elle-même contre ce rêve idiot, cherchant à l’éloigner d’elle, à étouffer son souvenir. Yoann se permet une première question personnelle :
C’est précisément la question que voulait éviter Stéphanie. Son esprit encore tout endormi ne réussit pas à inventer quelque histoire saugrenue pour expliquer son cri. Après tout, que risque-t-elle à dévoiler une version raccourcie de son rêve ?
Elle avoue immédiatement que ce rapport sexuel onirique est son premier contact intime avec un homme…
Un peu surpris, et pour tout dire gêné, de son impertinence, il veut conclure :
Stéphanie se surprend alors à le prier de bien vouloir rester encore auprès d’elle. Elle a pris conscience au travers des questions de son hôte que quelque chose devait être résolu quant à sa conception de l’amour hétérosexuel. Cet homme l’éclaire si bien sur elle-même, qu’elle veut le garder pour en savoir plus.
Mais, à ce jeu, elle se laisse déborder, un peu volontairement sans doute, par les événements. Yoann a écarté le drap qui recouvrait le corps de Stéphanie. Il découvre la combinette rouge et le slip assorti que porte la jeune femme, et qu’elle a elle-même dessinés.
Il pose sa main droite sur le ventre de la jeune femme, glisse sous la combinette, caresse du bout des doigts les seins qui se gonflent spontanément.
Stéphanie se redresse, elle a envie de le voir nu et l’aide donc à retirer le peignoir qu’il a enfilé dans la précipitation après avoir entendu son cri.
Elle le regarde pendant de longues minutes tandis qu’il caresse sa peau. Elle est obnubilée par la verge qui tend le sous-vêtement de Yoann. Elle sait qu’elle en a peur, son rêve le lui a prouvé. Aussi, envisage-t-elle de la découvrir autrement.
Sa tête glisse le long du torse de Yoann, y dépose quelques baisers. Elle retire le caleçon avec précaution. Elle reste immobile encore un moment avant que ses lèvres enserrent le pénis de son partenaire. Du bout de la langue, elle excite le gland, en lèche toute la surface. Pendant ce temps, ses mains saisissent les fesses de son amant, qui ne voit plus que ses cheveux et la combinette qui cache son dos. Stéphanie continue son œuvre avec application. Elle mordille la verge, use et abuse de sa langue pendant de longues minutes, jusqu’à ce que Yoann ne puisse plus résister. La jeune femme sent le pénis tressaillir, puis la chaleur de la laitance envahir sa bouche. Elle ralentit, puis cesse son excitation, avant d’embrasser Yoann avec avidité. Les deux amoureux s’endorment dans le lit qu’occupait Stéphanie.
Lorsque le réveil tire Stéphanie et Yoann de leur sommeil, la jeune femme est comblée. Elle a passé une fin de nuit magnifique dans les bras de son amant. Stéphanie découvre avec une certaine surprise que le pénis de Yoann est tendu, alors qu’elle vient juste de prodiguer quelques caresses sur la poitrine du jeune homme.
Yoann tente de sortir de l’impasse où il s’est imprudemment fourvoyé. Il se confond en toutes sortes d’excuses. Il doit rapidement se rendre à l’évidence : ses paroles ne consoleront pas sa partenaire. Après tout, qu’y a-t-il de mieux pour dissiper le malentendu que de montrer qu’il n’a pas lieu d’être ? Le jeune homme relève la combinette jusqu’au cou de la jeune femme, dévore des yeux la poitrine de son amante, puis pose ses lèvres sur les seins de Stéphanie… qui retrouve le sourire, et demande plus de plaisir.
Dès lors, Yoann ne se fait pas prier pour faire glisser le slip le long des jambes de la jeune femme, puis il s’allonge sur elle. Stéphanie ressent la pression du membre viril sur l’entrée de son vagin. Yoann perçoit la tiédeur qui envahit le sexe de son amante. Il se fait plus pressant, embrasse Stéphanie, caresse sa poitrine. La jeune femme crie son désir. Elle le supplie d’entrer en elle, de cesser de l’exciter sans la satisfaire, même si elle sait maintenant qu’elle en raffole. Dès lors, Yoann tente de pénétrer dans le secret caché de sa partenaire.
Mais Stéphanie ne parvient pas à maîtriser sa peur, et l’issue de son sexe reste obstinément contractée. Le jeune homme tente de la rassurer par quelques savantes formules murmurées à l’oreille. Mais rien ne détend le corps de Stéphanie. Yoann pose son pénis sur le ventre brûlant de son amante et s’étend sur elle. Il ne peut guère contrôler longtemps l’effet produit par la chaleur combinée de leurs deux corps sur son sexe, qui libère violemment sa substance sur les deux partenaires.
Yoann et Stéphanie restent ainsi longtemps allongés l’un sur l’autre, un peu interdits, ne sachant trop quoi dire, ni quoi faire. Yoann ne veut pas blesser la jeune femme en prenant trop à la légère cet échec. Quant à Stéphanie, elle a bien du mal à s’avouer à elle-même qu’il sera difficile de surmonter cette peur qui l’empêche de vivre le plaisir le plus intense. Il lui est donc infiniment difficile d’en parler. Finalement, Yoann invite sa partenaire à prendre une douche, tout en lui promettant que le petit-déjeuner sera prêt à son retour. Elle s’exécute en esquissant un petit sourire gêné.
Yoann entend longtemps l’eau couler dans la salle de bain. Il a remis son caleçon et son peignoir, et prépare le café. Au bout d’un moment, craignant que son amante ne ressorte jamais de la douche, il crie bien fort que le petit-déjeuner est servi. Cinq longues minutes plus tard, Stéphanie franchit la porte de la cuisine, un grand sourire aux lèvres.
Du reste, elle n’est même pas habillée complètement, loin s’en faut. Elle porte simplement un slip et un soutien-gorge de dentelle blanche. Mais la grande sobriété de cet ensemble sied à merveille au corps de la jeune femme.
Mais enfin, il ne saurait être question d’arriver à une heure indue, ensemble, dans l’établissement où travaille le jeune homme, si bien que les deux amants font preuve d’une grande sagesse.
Comme prévu, la journée est consacrée à la visite de l’usine où est confectionnée la lingerie que vend l’entreprise dont Yoann est salarié. Stéphanie y découvre les différents aspects de la production de masse : les machines à coudre bien sûr, en nombre conséquent, mais aussi l’approvisionnement en tissu, en dentelle, en rubans, etc. Ainsi que le contrôle, l’emballage, l’expédition, la gestion, la planification. Elle se montre très curieuse, pose sans cesse des questions à Yoann ainsi qu’à ses autres interlocuteurs.
Elle ne dissimule pas sa hâte de voir ses modèles produits dans cet endroit. Elle imagine ses clients les plus fidèles découvrant sa griffe sur la lingerie en vente à l’« Amour de femme ». Elle ne leur a encore rien dit. Elle ne manque pas de faire part de son bonheur à Yoann, qui, contraint par les circonstances, ne peut lui rendre qu’un sourire complice. Naturellement, Stéphanie aimerait aussi rencontrer les personnels chargés du marketing, des collections, mais ceux-ci travaillent au siège social, et celui-ci n’est pas inclus dans la visite, faute de temps pense-t-elle. Yoann lui a promis une nouvelle séance de découverte, mais ils n’ont pas encore fixé de date.
Dans la soirée, Stéphanie appelle Hélène au téléphone pour avoir quelques nouvelles. La vendeuse avoue avec modestie que la boutique se porte bien, que les clientes affluent nombreuses et ne repartent presque jamais les mains vides. Stéphanie ne peut qu’assurer son amie de sa confiance. Elle lui annonce qu’elle ne rentrera qu’à la fin de la semaine et reprendra le travail le lundi suivant, ce à quoi Hélène s’empresse de répondre qu’elle s’acquittera de sa tâche au mieux et qu’elle attend impatiemment le retour de son amante. Stéphanie laisse s’intercaler un petit silence dans la conversation. Rien de très significatif pour quelqu’un qui ne sait rien, comme Hélène, mais elle s’en veut et se fait d’autant plus volubile, jusqu’à ce que les deux femmes raccrochent.
Une inquiétude sincère s’empare de l’esprit de Stéphanie. « Ne suis-je pas en train de faire une bêtise ? » se demande-t-elle. Elle sait qu’elle manque à la parole donnée, mais en même temps cette aventure qui commence l’attire sans qu’elle puisse y résister. « Je ne lui dirai rien et je continuerai à l’aimer comme avant ; elle ne se rendra compte de rien… » projette-t-elle. Elle est forcée de reconnaître que c’est bien la première fois qu’elle prend avec autant de légèreté un problème d’une telle acuité.
Mais ce qui occupe préférentiellement l’esprit de Stéphanie, c’est cette expérience manquée du matin. Elle n’y a guère pensé dans la journée, trop occupée par la visite de l’atelier de confection. Elle s’interroge avec acharnement sur ce qui pourrait l’extraire de cette phobie. Évidemment, Yoann n’est pas sans deviner ce qui monopolise les pensées de son amante. Il se veut rassurant, arguant que le temps et l’expérience viendront à bout de cette peur. Mais, Stéphanie reste plutôt sourde à ses arguments. Elle veut jouir bientôt, et satisfaire son partenaire au plus vite. Cependant, elle se montre beaucoup plus à même de décrire le but que les moyens d’y parvenir.
Dans son impatience, Stéphanie exige de Yoann qu’ils fassent une nouvelle tentative le soir même. Bien entendu, le jeune homme s’exécute. Il en a follement envie. Sa partenaire l’a mis à nu ; il est allongé sur le lit, présentant à Stéphanie son corps et son sexe. Elle veut en disposer à sa guise. Quant à elle, elle a revêtu un body violet qui découvre une large partie de ses hanches. Elle joue avec son amant : embrasse son torse, excite son pénis par petites touches. Quand il la caresse, il peut sentir son sexe humide. Cela ne fait aucun doute qu’elle a envie de jouir.
Lorsqu’elle est lasse de ces jeux, elle retire elle-même son vêtement, non sans une certaine malice, s’accroupit sur le ventre de Yoann, présentant son sexe à la verge de son amant. Elle s’applique autant que possible, mais de nouveau, elle ne se laisse pas pénétrer. Attisé par le contact tant de fois répété avec le sexe humide mais clos de Stéphanie, Yoann ne peut contenir plus longtemps son plaisir et leurs deux sécrétions se mêlent dans la toison de la jeune femme. Faiblement consolée par cette union, elle éclate en sanglots dans le cou de son amant.
Elle reste longtemps prostrée dans cette position, sans dire un mot. Yoann est muet lui aussi : il se demande avec obstination si leur passion pourra survivre à cette difficulté. Enfin, Stéphanie se lève, entre dans la salle de bain et baigne d’eau son visage pour effacer les traces de ses pleurs. Puis elle rejoint son amant. Elle cherche une formule pour l’assurer de son amour, mais ne trouve rien de convaincant. Finalement, elle l’embrasse longuement, pose sa tête sur sa poitrine et s’endort.
Lorsque Yoann se réveille dans la nuit, Stéphanie est allongée, nue à côté de lui. Il ne peut alors s’empêcher de penser que la solution est peut-être plus proche que ce que les deux partenaires avaient imaginé quelques heures auparavant. Il la regarde quelques instants, suit le mouvement de sa poitrine qui ondule au gré de la lente respiration. Le visage détendu de Stéphanie laisse imaginer un intense bonheur intérieur. « Peut-être est-elle en train de faire un rêve ? » pense Yoann. Mais, après avoir admiré le corps de son amante, il se ressaisit :
Il glisse sa main entre les jambes de la jeune femme et s’applique à caresser les zones les plus sensibles de ses cuisses et de son sexe. Comme escompté, celui-ci réagit rapidement aux stimulations de Yoann, sans pour autant que son amante ne se réveille. Après de longues minutes de savantes caresses, le corps de Stéphanie ruisselle de plaisir.
Le jeune homme écarte alors les longues jambes avec précaution, s’allonge entre elles et pénètre d’un seul coup dans le vagin de sa partenaire. Son plan se déroule à merveille. Stéphanie est parfaitement détendue et se laisse conquérir sans aucune difficulté. Elle se réveille en sursaut, mais prend vite conscience de la situation. Elle en tire le meilleur parti. Déjà, ses jambes entourent le corps de Yoann. Ce dernier accentue son va-et-vient dans le sexe de Stéphanie. La jeune femme crie son plaisir pendant de longs instants, avant que la laitance de son partenaire ne l’envahisse.
À peine remis des sensations d’une rare intensité qui viennent de la traverser, Stéphanie exulte : enfin, elle a connu ce rapport entre un homme et une femme dans toute sa plénitude. Elle n’est pas déçue, et elle se fait merveilleusement câline avec l’homme qui l’a initiée et qui l’a délivrée.
Le reste de la semaine est propice à un grand nombre de jeux tous plus sensuels les uns que les autres. Les amants font progressivement connaissance de leur corps et de leur cœur. Ils parlent d’eux pendant des heures, partagent une foule de secrets. À plusieurs occasions, ils se découvrent eux-mêmes en répondant aux questions de l’autre. Cette initiation leur cause la plus grande joie à tous les deux.
Ils ne se laissent pas une minute de répit dans leur quête de plaisir. Ainsi, le vendredi matin, Yoann est allongé dans la baignoire. Il ferme les yeux, savourant le plaisir que lui procure l’eau chaude, l’odeur océane du savon. Profitant de son inattention, Stéphanie se faufile dans la salle de bain, se met à genoux près de la baignoire. Elle avance sa main sur le torse de son amant. « Ne bouge pas, et ferme les yeux ! » ordonne-t-elle. Déjà, sa main glisse sur le ventre de Yoann. La jeune femme murmure quelques délicieuses paroles, qui accompagnées de savantes caresses, excite bientôt le désir de Yoann.
Stéphanie ne devient plus entreprenante que lorsque le pénis du jeune homme se dresse fermement. Elle l’enserre de sa main ; ses doigts en explorent toute la surface. Yoann exprime son plaisir par son souffle puissant. « Regarde-moi ! » ajoute-t-elle. Elle se lève, retire la combinette dont elle s’est vêtue après son réveil. Elle feint de se caresser les seins, le pubis, les fesses. Mais, après quelques instants à regarder le théâtre de Stéphanie, Yoann n’y tient plus. Il sort de la baignoire, invite son amante à l’enlacer, pose ses mains sur les hanches de la jeune femme et la soulève. Il entre alors en elle. Stéphanie pousse un cri, tant les sensations qu’elle ressent sont violentes et subites.
Le lendemain, Yoann propose à Stéphanie de découvrir la région. La jeune femme qui connaît peu la Bretagne est tout à fait favorable à cette idée :
Yoann conduit son amante à la Pointe Saint-Mathieu. Là, les deux amoureux se promènent sur les étroits chemins qui traversent la lande. Leur visage retient les fines gouttes que transporte le vent, qui souffle vigoureusement. Après une longue marche, Yoann s’arrête sur un rocher. Ses bras enserrent Stéphanie. Elle apprécie la chaleur que lui transmet son amant, tandis que l’air frais du large remplit ses poumons. Elle lui murmure de tendres paroles. Quelques minutes plus tard, Yoann reprend la main de Stéphanie :
Évidemment, Yoann pose un baiser sur les lèvres de son amante, qui tout heureuse de son guet-apens, s’exclame :
Finalement, les deux amoureux parviennent à la porte d’une crêperie. « Entrons là, invite Yoann, je suis sûr que cela te plaira ». Le serveur les conduit à une petite table isolée surmontée d’une fragile bougie. Yoann et Stéphanie s’assoient face-à-face et se regardent longtemps dans les yeux.
Le menu est resté posé sur la table pendant un quart d’heure sans qu’elle ne s’en rende compte. Yoann n’attend pas :
Stéphanie commence à réagir :
Quand les deux amants ont fini leur première crêpe, Stéphanie se sent avide de questions :
Le dimanche matin, Yoann se réveille le premier. Stéphanie est allongée sur le dos près de lui. Ses seins sont nus, mais elle porte un fin slip de coton blanc. Yoann se baisse et entreprend d’embrasser les seins de son amante. Ses lèvres s’enfoncent légèrement dans leur chair ferme. Elles pressent délicatement leurs extrémités. Le jeune homme mordille la poitrine qui se gonfle de plaisir. Ses baisers se posent ensuite sur le ventre de Stéphanie, glisse jusqu’à son pubis. Yoann sent distinctement les détails de la toison de sa partenaire à travers le tissu, mais il ne peut rien en voir.
Il écarte doucement les jambes de la jeune femme. Sa bouche s’avance entre les cuisses. Il pose ses lèvres sur leur face intérieure, puis commence de conquérir son sexe. Stéphanie se réveille doucement. Elle ne fait aucun geste et se laisse caresser sans mot dire. Yoann se concentre longuement sur le secret caché de son amante. Il sent le slip devenir de plus en plus humide. Le goût du sexe de Stéphanie se fixe sur ses lèvres.
Il s’allonge de nouveau près d’elle. Sa main droite pénètre sous le tissu, traverse la forêt qui recouvre le pubis de Stéphanie. Du bout des doigts, il caresse longuement son clitoris. Le corps de la jeune femme se tord de plaisir. Ses premiers mots en réclament davantage. La main de Yoann glisse plus en avant, jusqu’aux lèvres humides du sexe de Stéphanie. Il enfonce sans difficulté un doigt jusque dans le vagin de sa partenaire. Il en excite toutes les surfaces, cherche à en explorer tous les détails. Des spasmes traversent Stéphanie des pieds jusqu’à la tête.
Après un violent orgasme, et alors que la tension diminue dans son corps, la jeune femme invite Yoann à s’étendre sur le dos. Il est nu, et son pénis se dresse fermement, tant il a éprouvé un plaisir intense à exciter son amante. À son tour, elle couvre son torse de baisers. Ses doigts caressent délicatement la verge, enserrent avec précaution les testicules qu’ils saturent de plaisir par quelques mouvements lents. Stéphanie s’agenouille entre les jambes de Yoann. Elle retient avec ses mains le pénis de son amant, pendant que sa langue lèche le gland gonflé de désir. Puis, ses lèvres se posent dessus, avant que Stéphanie ne laisse entrer l’extrémité de la verge dans sa bouche.
Mais elle veut que Yoann libère sa semence dans son vagin. Aussi, avec la même vigueur que si elle s’enfuyait de colère, elle s’allonge sur le lit, présentant à la vue de Yoann ses seins, son ventre et son sexe haletant. Elle ne dit rien. Yoann n’a qu’à comprendre rapidement ce qu’elle désire. Il lui retire son slip et s’étend entre les jambes de la jeune femme. Son pénis hésite longtemps entre les lèvres du sexe de Stéphanie. Il aime la muqueuse lisse de la fente humide. Enfin, il entre doucement en elle une première fois et se retire presque immédiatement. Stéphanie ne peut retenir un cri. À nouveau, il revient à la charge, s’attarde à peine plus longtemps dans le vagin de son amante. Stéphanie exulte. Alors, Yoann pénètre complètement en elle, cherche à atteindre le fond de son sexe, revient légèrement en arrière, puis reprend son offensive en redoublant de vivacité. Quand son plaisir atteint son paroxysme, il laisse sa laitance jaillir avec vigueur. Stéphanie est à la limite de perdre connaissance, tant les sensations qui la taraudent sont intenses. Yoann s’allonge sur elle, sans force.
Mais, Stéphanie doit rentrer sur Toulouse dans l’après-midi. Avant d’embarquer dans l’avion qui la ramène chez elle, la jeune femme ne cesse d’embrasser tendrement Yoann. « Viens me voir très vite ! » le supplie-t-elle, nous avons encore tant de secrets à découvrir… ». Elle ne peut se résigner à le quitter et quelques larmes coulent sur ses joues. Son amant s’engage à venir la retrouver dans la Ville Rose dès le week-end suivant. Il lui pose un dernier baiser sur le bout du nez, avant de la laisser partir.