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Temps de lecture estimé : 42 mn
09/07/20
Résumé:  Une histoire ordinaire.
Critères:  fh ff extracon cadeau amour fmast massage fellation anulingus pénétratio fdanus fsodo piercing -rencontre
Auteur : Amateur      Envoi mini-message
Sophie et Christian

À cinquante ans, Christian vient de reprendre une boutique de vêtements pour femme. Dans la mode depuis de nombreuses années, il voulait avoir sa boutique à lui. Située dans le centre de cette ville moyenne, elle avait l’avantage d’être bien placée et elle n’était somme toute pas très loin de son habitation. La maison familiale, qu’il avait reprise il y a huit ans est une fermette ; c’est en quelque sorte la maison familiale pour ses grands enfants, un lieu où il peut réunir ses amis et bien sûr, l’endroit où il abrite ses trois chevaux. Sa deuxième passion est le trot attelé.


Christian découvre cette brasserie ; elle occupe l’angle de la rue Saint-Gervais avec la place des Colombes. La façade est moderne, un auvent gris sur toute la longueur surplombe des grandes baies, des petites tables de bistrot rondes avec leurs chaises en plastique de couleur rouge pour certaines et jaune canari pour d’autres sont disposées sur la terrasse. Les abords sont accueillants et, si le service est à l’avenant, l’endroit sera parfait pour le repas du midi.


En rentrant, il demande pour manger, choisit la table dans un angle, et s’installe sur la grande banquette murale. Il aime observer les gens ; aussi cette place lui donne une vue à trois-cent soixante degrés sur l’intérieur de la salle et sur l’entrée.

Du lundi au vendredi il fait de cette brasserie sa cantine régulière. En général il arrive vers treize heures et repart peu avant quatorze heures trente. Sa place est tacitement réservée. Il prend son temps pour manger, lit aussi généralement une revue équestre ou encore un roman historique puis regagne la boutique en lâchant un petit mot au personnel.



**********



Christian

Cette femme, vêtue exclusivement d’un tailleur jupe ou pantalon est encore assise sur la banquette, dos aux grandes baies vitrées, les lunettes sur le nez elle est plongée dans son livre. Sans y faire attention, mon esprit consigne sa présence depuis la première fois ou je suis entré dans le bistrot ; insidieusement je retiens les petits riens la concernant, ma mémoire enregistre tous les aspects de sa personnalité, je deviens addict à sa beauté singulière.


Brune aux cheveux longs, souvent attachés en queue de cheval ou en tresse classique, avec un front haut sur un grand visage ovale, nez droit sur une bouche aux lèvres ni grandes ni petites, des grands yeux relevés par des sourcils fournis et marqués où l’on discerne à travers les verres rectangulaires de ses lunettes des iris vert d’eau.

Entre trente-huit et quarante-cinq ans, cette femme au corps élancé d’environ un mètre soixante-quinze est plutôt fine, ses formes sont agréables à regarder avec son derrière légèrement rebondi et une poitrine que l’on devine généreuse. Mais ce qui retient mon attention c’est surtout sa constance à s’habiller de manière stricte. Tout dans son aspect dénote une personnalité qui ne se laisse pas aller, son port hiératique, limite altier, me fascine ; aussi j’ai envie de la connaitre mieux, découvrir qui se cache derrière cette personnalité beaucoup plus complexe qu’il n’y parait au premier abord. Elle ne cherche pas à attirer l’attention, je suis même persuadé que ce look bcbg coincé et rigide est un paravent. Une beauté froide… Ou… À voir !


Je l’ai surnommée «Colette», en référence au dernier livre entre ses mains « Le pur et l’impur ». Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre cette lecture et les possibles aspirations de ma belle, ou pour le moins une ouverture d’esprit. Elle me plaît de plus en plus… Il me faut trouver un moyen de l’aborder.


Ce n’est que quatre semaines plus tard, un mardi, que «Colette» répond à mon « bonjour ». Je n’y croyais plus. Même si la réplique est dénuée de chaleur, le bonjour est courtois. Je ne boude pas mon plaisir et je vais m’asseoir sans laisser paraître ma joie. Une porte est entrebâillée, je vais essayer de la maintenir ouverte…


Comme je ne suis pas le beau gosse d’un mètre quatre-vingt à la stature d’un rugbyman avec la tête du premier de la classe, je ne retiens pas l’attention. Il faut se battre sur d’autres registres, car un cinquantenaire quelconque, pas grand (je ne mesure qu’un mètre soixante-dix) ni mince ni gros… et même si je n’ai pas de ventre, je n’attire pas les foules. Je ne fais pas de complexe d’infériorité, seulement je suis réaliste.

Par contre, je me dois d’être impeccable pour les clients, tout en ayant passé l’âge de la tenue du jeune cadre dynamique. Aujourd’hui je suis habillé en « gentleman farmer » : veste côtelée marron sur un gilet et chemise petits carreaux ; ensemble diffèrent de la semaine dernière où j’avais un costume traditionnel avec un pull ras de cou. J’aime varier les genres tout en étant décontracté.

Être soigné est un bon début pour aborder une telle femme, l’intéresser et la charmer sera une nécessité pour retenir son attention.




Sophie

Depuis quelques jours, Audrey me harcèle pour faire les boutiques. Ma fille est adorable mais c’est un panier percé. Normalement avec l’argent de poche que nous lui donnons tous les mois elle pourrait largement se payer un extra, seulement, à vingt-deux ans, un budget est pour elle une notion abstraite. En fac de lettres depuis trois ans elle se veut indépendante, sauf pour l’argent évidemment. Elle nous dit se consacrer à fond à ces études, mais je vois que les résultats sont très moyens ; connaissant ma fille elle doit passer plus de temps avec ses amis que devant ses cours.


Malgré son armoire fournie, elle voudrait que je lui achète une robe fourreau pour une sortie en boîte avec ses copines. Même son père, plus attentif aux souhaits de sa fille qu’à ceux de sa femme, s’y est mis pour me convaincre. Pour se débarrasser d’elle il lui a même concédé des achats de lingerie en plus de sa robe, et l’enveloppe est conséquente… La fille à son papa sait à qui s’adresser lorsqu’elle veut une nouvelle tenue, elle trouve toujours les bons arguments pour faire fondre son père… La pauvre, elle ne va quand même pas se balader en « haillons » ! Elle n’a rien à se mettre… c’est un refrain entendu depuis longtemps !


Cette chipie sait exactement ce qu’elle veut, elle a déjà repéré la tenue en centre-ville, dans la boutique qui vient d’ouvrir. Elle me dit que le mercredi après-midi je suis libre et ce sera une opportunité de se balader entre filles, bien sûr ! La maligne, c’est bien la seule fois qu’elle apprécie ma compagnie, d’habitude elle me trouve trop rigide… je radote, à la limite je suis coincée… Une mère ne connaît pas les besoins d’une jeune femme, les temps ont changé c’est bien connu !


Avec résignation j’entre mercredi après-midi dans ce commerce, « Au plaisir des femmes ». Ma fille essaye la robe tant désirée et pendant ce temps je fais le tour du magasin. Je suis de plus en plus surprise par la diversité, la qualité des articles et les prix raisonnables. Les tailleurs pantalon attirent même mon attention… Il m’en faut d’ailleurs un pour l’hiver.


Je regarde distraitement les différents modèles et puis, en relevant la tête je l’aperçois dans la boutique, je ne connais pas son nom, mais c’est la personne qui mange tous les midis au bistrot. Je le trouve charmant avec toujours cette classe discrète, or je ne l’imaginais pas tenir un magasin de vêtements et lingerie pour femmes.

Perdue dans mes pensées je n’ai pas fait attention aux articles sélectionnés par ma fille, elle s’est empressée de les faire emballer et comme elle avait respecté le budget promis par son père, j’ai sorti sans discuter la carte bleue. Il me faut attendre d’être arrivée chez nous pour découvrir les sous-vêtements choisis par Audrey. Excitée comme une puce, elle déballe ses achats en savourant leurs effets. Avec un air coquin et goguenard elle me présente alors un tanga dentelle noir ainsi que le soutien-gorge balconnet assorti, tous deux outrageusement sexy. Pourquoi ne suis-je pas étonnée !





Sophie est surprise des goûts de sa fille, elle est limite offusquée de tant de légèreté. Mais à la réflexion elle se demande si sa fille n’a pas raison… En définitive, mariée à vingt ans elle n’avait pas de recul sur l’amour et elle était rapidement devenue mère avec toutes les responsabilités qui s’imposaient.




Christian

De plus en plus intéressant : «Colette» est de retour dans la boutique. Mercredi elle était accompagnée d’une jeune femme et je suis persuadé que c’était sa fille. Approximativement de même taille, le même regard, les cheveux bruns aussi longs tenus en queue de cheval, le port altier comme une marque de fabrique, c’est son portrait craché. Seuls quelques éléments les différencient : Une poitrine moins marquée, un visage plus juvénile et des lunettes légèrement arrondies sont les seuls détails avec une tenue stricte pour l’une et sport wear pour la deuxième.


Aujourd’hui je suis seul. Le vendredi, ma collaboratrice est toujours pressée de finir, elle a son cours de danse pour dix-huit heures.

Affairé à déballer quelques réassorts de saison, je laisse «Colette» entrer, flâner parmi les rayons mais toujours en l’observant d’un œil pour saisir le moment où elle aura besoin d’un conseil. Ne pas agresser une cliente, seulement être présent quand elle a besoin de vous. Et justement je vois dans son attitude, un flottement, une hésitation.

Je m’approche d’elle, lui souris et lui demande si je peux l’aider. Elle me dit chercher un tailleur pantalon mais ne trouve pas ce qu’elle cherche, elle n’a pas le coup de cœur. Je la fais parler pour déceler ses attentes, ses aspirations, et je lui conseille alors d’essayer trois modèles totalement différents. Je suis persuadé que deux des trois ensembles lui plairont.


Il y a un pantalon fuselé polyamide et élasthanne, tissé à carreaux gris, taille haute avec blazer double boutonnage ; le deuxième ensemble est un combiné veste pantalon modèle coréen, et puis le dernier un tailleur pantalon fuseau marron à base de laine avec veste longue. Je lui présente des modèles quarante-deux, sauf pour le premier ensemble en quarante-quatre. Elle fronce les sourcils comme je m’y attendais, aussi je la rassure, « Cet ensemble taille petit » lui dis-je. Elle n’est pas convaincue. Elle se dirige vers la cabine d’essayage et je me mets en retrait pour la conseiller au cas où elle m’appelle. Avec réticence au début, par pudeur ensuite, et enfin par raison, elle me demande mon avis. Quand sa sélection est faite, elle ne sait pas lequel choisir car le marron et le gris lui plaisent au-delà de ses espérances. Elle ne se serait jamais orientée vers ces deux modèles, cependant elle reconnaît le choix judicieux, de plus lorsque je lui fais remarquer que des deux ensembles sont moins austères que ceux qu’elle porte habituellement, qu’elle a une classe folle avec ces nouveaux tailleurs, elle rosit légèrement, le compliment la touche. Elle prend les deux ensemble.



Sophie

J’ai fait une folie avec ces deux achats, mais je ne le regrette aucunement. En plus j’ai passé une agréable après-midi dans cette boutique. D’habitude c’est une corvée, je n’arrive jamais à me décider sur la tenue à prendre. Là, sous les yeux attentifs et respectueux de cet homme, je me suis laissé conduire comme si c’était une évidence. D’un simple regard cet homme savait presque mieux que moi ce qui m’irait à la perfection, la tenue qui me valoriserait… il sait rendre une femme désirable.

Que c’est agréable d’être conseillée avec bienveillance, se sentir chouchoutée, je ne me rappelle plus la dernière fois où j’ai reçu ces attentions de mon mari.

Je dois admettre que cet homme a semé la confusion dans ma vie bien rangée. Il m’attire, je dois le reconnaître, non pas d’une attirance physique, mais il se dégage de sa personne une élégance discrète, un calme, une sagesse, une force rassurante… On se sent en sécurité à côté de lui, il est bienveillant.



Trois jours plus tard…


Christian

Ce lundi, je suis retenu par un fournisseur, aussi je ne suis pas certain de voir ma nouvelle cliente ce midi. Je m’aperçois heureusement en rentrant qu’elle est encore là, je dis bonjour comme d’habitude puis la complimente pour sa tenue et sans m’arrêter je m’assois à ma place, je commande le menu. «Colette» me remercie, son visage est rayonnant. J’ai l’impression que la glace est en train de fondre.


Aujourd’hui elle a mis le tailleur marron et noué autour du coup le « Twilly Hermès ». Je lui ai fait ce cadeau pour le gros achat dans la boutique, ce petit accessoire en soie de motif jungle lui va à merveille, elle est magnifique.


En mangeant, j’essaie de la regarder discrètement et je vois qu’elle en fait de même, puis au moment de partir elle souhaite une bonne après-midi à tous avec un petit mouvement de tête vers moi. «Colette» a changé.



Sophie

Que m’arrive-t-il ! Je me surprends à l’attendre, je regarde ma montre, je suis fébrile. Je me revois vingt ans plus tôt, une ado à son premier rendez-vous. Et puis il est arrivé avec un mot gentil sur ma tenue. Déstabilisée et heureuse malgré moi, je me suis permis quelques regards discrets, pour enfin m’entendre dire en partant : « bonne après-midi » ! Ce n’est pas possible, il m’a ensorcelée !



Toute la semaine, des mots délicats sont lancés à la cantonade et des répliques savamment distillées entretiennent ce petit jeu d’observation.

Le vendredi, n’y tenant plus, Christian offre une coupe de champagne à Sophie. Il espère la décontenancer.



La glace rompue, pendant une demi-heure Sophie lui parle de son métier de prof… qu’ils ont déménagé avec son mari pour habiter à Maramont… raison pour laquelle elle mange ici tous les midis. Christian lui dit qu’il habite justement à cinq kilomètres de chez elle, il a une fermette héritée de ses parents et sa passion est le trot attelé. Il lui propose d’ailleurs de venir avec sa fille découvrir le haras qui est juste à côté de chez lui ; sa fille pourrait être intéressée, et pour elle ce serait une après-midi loin de ses étudiants. Elle ne dit ni oui ni non, elle y réfléchira.


Aussi c’est avec enchantement qu’il l’aperçoit ce mercredi après-midi. Dans le bureau du centre équestre avec Claude, son propriétaire, Christian discute de la prochaine manifestation équestre. À la vue de Sophie il abandonne son ami et se dirige vers sa belle pour lui dire bonjour.



Elle lui explique qu’après une chute de cheval elle avait renoncé à monter, aussi c’est en argumentant longuement que Christian réussit à lui proposer un tour en sulky double. Son but, enfin celui qu’il lui sert, est de lui faire découvrir sa passion et la réconcilier avec les chevaux. Il lui assure que la balade sera cool. Elle accepte.


Comme Sophie est un peu crispée au début, Christian commence la balade au pas, ensuite comme il la sent relâchée, il pousse Drakar, son hongre de six ans, sur un trot léger. Au bout d’une demi-heure, la voyant détendue, Christian lui donne les rennes. Elle ne voulait pas conduire, mais en insistant, la rassurant, il lui passe les commandes. Très vite elle prend de l’assurance et même du plaisir. Quand ils se quittent une heure plus tard, c’est avec allégresse que Sophie reprend sa voiture pour rejoindre son domicile.


Le lendemain, au bistrot ils boivent le café ensemble lorsque Sophie se plaint de douleurs.





Sophie

Je ne vois pas Pierre me faire un massage, je vais plutôt demander à ma fille… D’ailleurs, je me demande où en est notre ménage avec Pierre. À part me faire des reproches sur tout et rien, ne parler que de son travail sans jamais s’intéresser à ce que je fais, regarder son foot, me « sauter » - c’est bien le terme - quand il en a envie, je ne vois plus où est ma place… Ou je ne la vois que trop bien : une femme pour faire-valoir, une prof pour rapporter un salaire stable, une bonniche pour servir monsieur, un exutoire pour se répandre quand bon lui semble. Il y a vingt ans, quand on s’est rencontrés, j’avais bien remarqué son inclination au machisme, et cela m’amusait, son caractère jaloux me rassurait, mais maintenant je ne supporte plus cet égoïsme, d’autant qu’il est de plus en plus infect en privé. Évidemment, aux yeux de tous il est le mari charmant, mais derrière les apparences il se révèle odieux, autoritaire, quand monsieur est contrarié ses paroles sont acerbes quelquefois vulgaires, il devient même violent. Il ne m’a jamais frappée, cependant sans avoir peur, je me méfie de ses réactions.

Alors quand depuis deux mois vous mangez le midi non loin d’un homme charmant, réservé, calme, prévenant et attentionné, vous vous posez des questions…



Texto du vendredi, 12 h.



  • — Bonsoir Sophie, pour me faire pardonner des courbatures dues à la longue promenade… comme ce midi je ne peux être là, je vous ai déposé au comptoir du bistrot une invitation pour un massage. Mireille, une commerçante m’a donné quelques cartons d’invitation à donner à mes meilleures clientes.

Vous pouvez y aller quand vous le désirez, mais téléphonez avant pour réserver la séance.

Plus vite vous irez, plus vite vous serez remise.

À bientôt,

Christian.




Sophie

Après tout, pourquoi ne pas y aller ? cela me changera…



Appel téléphonique du vendredi 14 h.





Sophie

Où est-elle, cette boutique ? Ah oui… la voilà : « Nature et relaxation ». Comme je suis un peu en avance une jeune femme me demande de patienter, sa collègue Aiko a bientôt fini… Je m’assois sur un fauteuil club et rapidement je suis transportée dans un monde nouveau. Ce parfum léger de vanille avec je ne sais quoi d’autre, une musique douce asiatique, ce salon d’attente épuré, tout en blanc avec quelques lignes noires, la porte en panneau japonais et ces estampes qui souligne le raffinement des geishas. Je suis encore dans mes pensées quand une jeune femme typée asiatique en kimono soyeux m’invite à la suivre. Avec une voix douce elle me demande de passer par la cabine, de me déshabiller complètement, de mettre une culotte et d’attendre en kimono. Elle viendra me chercher quand je serai prête. Je suis un peu rassurée par le professionnalisme et l’hygiène, mais lorsque, nue, je choisis une culotte à ma taille je m’aperçois que ce sont des strings ficelles minimalistes. Moi qui n’ai jamais mis ce type de slip… Pierre m’aurait fait une scène… je suis servie. Encore heureux que je suis allée chez l’esthéticienne la semaine dernière ! Avec ce petit triangle devant, relié par une ficelle, celle-ci entièrement incrustée entre mes fesses qui plus est, j’ai l’impression d’être nue, et si la sensation est particulière, je ne déteste pas d’être quasiment nue.


Prête, Aïko me fait rentrer dans le salon de massage où elle m’indique la table sur laquelle je dois m’allonger à plat ventre, elle va m’enduire complètement d’un gel, puis commencer le massage. Elle me demande de fermer les yeux et de me détendre. Je m’exécute, toujours aussi stressée, j’essaye d’en profiter, de me laisser aller.

Je l’entends autour de moi, elle s’approche de la table, me demande si je suis bien installée et alors que j’acquiesce de la tête, un onguent coule sur ma peau, mon dos, mes cuisses, mes fesses, puis les jambes. C’est très agréable. Elle étale ce qu’elle m’expliquera plus tard être un gel « Nuru », mélange composé à partir d’algues nori, idéal pour relaxer, tonifier le corps et hydrater la peau. En fin de séance, elle m’informera d’ailleurs que le massage « Nuru » permet d’éveiller et libérer l’énergie sexuelle ; c’est une pratique de détente érotique. Heureusement, je n’ai pas lu la brochure dans la salle d’attente car je ne me serais certainement pas aventurée sur de telles pratiques et je l’aurais amèrement regretté.


L’huile étalée, Aïko commence à me masser le dos. Ce sont plus des effleurements du bout des doigts, de lentes caresses avec des pauses, quelques pressions pour détendre, qu’un vrai massage. C’est très troublant, les mains sont chaudes et douces, les mouvements souples et fluides. Elle commence par les épaules, le dos, les bras, puis mes mains, mes doigts… c’est vraiment agréable. Je profite vraiment de la séance, mes tensions s’envolent, je suis détendue.

Elle continue ensuite, en partant des pieds ; ses mains cheminent vers les chevilles et montent le long des jambes ; avec des mouvements enveloppants elle remonte mes cuisses jusqu’au fessier, frôle l’intérieur des fesses… je suis sur un nuage.


Jusque-là, le massage était resté sage, aussi je suis un peu surprise de sentir Aïko monter sur la table. Je suis à la fois effarée de sentir tout son corps nu, et qui plus est, se lover complètement sur moi. En même temps, je suis parcourue par des picotements de plaisir ; son corps gracile et léger s’appuie complètement sur moi, ses cuisses collent les miennes, son pubis épouse mon derrière et ses petits seins me réchauffent les omoplates. Ma respiration ralentit.


Me tenant par les épaules elle entame ensuite un massage « body-body ». Ma libido se réveille d’un seul coup, je sens les tétons durs d’Aïko me chatouiller le dos, puis ensuite les jambes écartées, elle vient frotter sa vulve ouverte sur mes fesses. Que m’arrive-t-il ? Ma respiration est devenue plus courte, je sens mes seins durcir contre la table, mon sexe s’ouvrir, mes lèvres s’humidifier, mon bourgeon sortir de sa gangue. Ce massage me rend folle. Ma raison chavire, je commence à remuer la croupe.


Aïko se redresse enfin, me demande de me retourner et, comme sur un nuage, j’obtempère. Elle ne me laisse pas le temps de me ressaisir, s’allonge à nouveau sur moi, puis réitère ses mouvements reptiliens. Mon éducation me commande de cesser ce jeu pervers, cependant mon corps ne répond plus, les tétons qui bougent maintenant sur ma poitrine… cette vulve baveuse qui glisse sur ma cuisse et la sienne qui irrite ma chatte pleurant à chaque passage… mon bassin ondule, il quémande plus. Aïko, attentive à mes réactions, se serre plus fort sur moi, concentre ses ondulations, ses bouts ne quittent plus les miens et, me forçant à écarter au maximum les cuisses, elle me branle vivement le clito et la vulve avec sa jambe. Une image furtive me traverse l’esprit : Christian. Et puis tout va très vite : mon bassin se soulève, ma respiration se fait forte, je geins, je tremble, mon corps tout entier se contracte, je jouis comme cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. Je mets un long moment à reprendre mes esprits.


Lorsque j’ouvre les yeux, Aïko, descendue de la table, parée de son kimono, m’invite à rejoindre la salle de bain pour prendre une douche et me rhabiller. Cette parenthèse de luxure est terminée.


Dans la voiture, je suis encore euphorique. J’ai envie de partager ce merveilleux moment et c’est à Christian que je pense. Je prends mon téléphone pour lui envoyer un texto, mais lorsque je commence à taper le message, je suis fébrile, je m’y reprends à plusieurs fois, je suis comme une gamine de quinze ans qui ne sais pas ce qu’elle veut, aussi je tapote une banalité.




Texto du samedi soir, 19 h 30.


  • — Bonsoir Christian, Merci pour la séance chez Nature et Relaxation. Par contre, vous ne m’avez pas tout dit sur le massage.
  • — Je vous ai dit que ça vous ferait du bien… Ce n’est pas le cas ?
  • — Si mais vous êtes un cachotier… Je dois vous laisser. À lundi, Sophie.
  • — Bonne soirée à vous, Christian.




Dans la soirée…



Sophie

Je viens de faire l’amour avec Pierre. Il avait une envie pressante. Comme d’habitude : il est brusque, je me laisse faire, il souffle, il grogne, c’est déjà fini, je redescends bien plus vite que je ne suis montée, mon plaisir est passé à la trappe. Quel goujat ! Une douche brûlante me fera le plus grand bien pour évacuer cet instant sordide.

Dans la salle de bain, perdue dans mes pensées, une réalité prend forme. Pourquoi je ne réagis pas ? Il faudrait te reprendre ma chère… Oui, tout cela ne peut continuer, il y a longtemps que j’aurais dû le quitter au lieu de laisser courir cette situation, il n’y a plus d’amour entre nous, que des conventions. Je suis presque sûre que ces déplacements en Asie ne sont pas que professionnels et je ne parle même pas de cette jeune secrétaire qui me fait barrage à chaque fois que j’essaye d’avoir Pierre au bureau. De toute façon il me prend pour une « conne » depuis trop longtemps, les condoms dans ses poches de costume ne sont pas là pour faire décoration.


Que c’est bon une douche bien chaude, l’eau qui ruisselle sur mon visage, ma poitrine, mon ventre. Mais que suis-je en train de faire ? Ma main s’est fixée sur mes lèvres intimes, je suis ailleurs… sur la table de massage avec Aïko et ses caresses… Mes doigts réveillent mon bouton… l’image de Christian apparaît : ses mains légèrement calleuses, sa voix douce, calme… et voilà que mes doigts sont entrés… Oh mon dieu… je jouis.




Texto du lundi, 11 heures.


  • — Bonjour Sophie, j’ai un petit souci à la ferme, rien de grave, je ne peux pas manger ce midi en ville, mais si vous voulez refaire une balade en sulky mercredi, ce sera avec plaisir. Vous pourriez essayer sur un sulky seul, je suis sûr que vous en êtes capable. Par contre, il faut que vous trouviez un pantalon de cheval, ce serait plus confortable.

À bientôt, Christian.



Texto du lundi, 13 heures.


  • — Bonjour Christian, merci pour votre invitation, mais je ne sais pas encore, Sophie.




Christian

Je suis dans le box de Dakar quand, à ma grande surprise, Sophie arrive. Elle est dans la parfaite tenue de la cavalière à part les « Sharps » il est vrai qu’elle n’en a pas besoin car elle ne monte pas, des boots, un blouson et bien sûr le pantalon d’équitation qui la moule telle une seconde peau. J’avais remarqué chez elle une ligne plutôt fine, mais là avec un blouson court je peux voir à loisir son mignon petit cul pommé avec des cuisses musclées et des mollets harmonieux. En sortant du box, je la détaille et la félicite pour sa tenue ; je lui dis même qu’elle est très belle, ce à quoi elle rougit de plaisir tout en me remerciant. Évidemment je remarque son pubis proéminent et cela me procure automatiquement une excitation incontrôlable.



Sophie semble un peu nerveuse, mais une fois installée sur le siège, les rennes en main, elle se reprend. Tenant la bride d’Airelle je la fais marcher cinq minutes, le temps de rassurer Sophie, puis en attente dans la cour, je m’installe sur mon sulky et, côte à côte avec ma belle, nous rejoignons au pas la piste d’entraînement.


Une heure plus tard…

Sophie est fatiguée mais pour cette première sortie seule, elle a assuré, je la vois d’ailleurs enjouée, heureuse.

Nous sommes dans la sellerie pour ranger les licols, cordes et rennes, lorsque je sens Sophie très proche de moi dans ce local exigu et je ne peux m’empêcher de la charrier. Je lui annonce que pour les courbatures je n’ai plus de séances de massage gratuites. Elle me répond du tac au tac, les yeux dans les yeux, « tant pis je trouverai bien un masseur compatissant ». Si je voulais être timoré dans mes approches, là les signaux sont limpides, je serais un mufle de ne pas répondre à la dame. Je lâche de suite tout ce que j’ai en main, m’avance sous les yeux gourmands de Sophie, lui prend la tête à deux mains et je fonds sur sa bouche. Il n’y a aucun étonnement, les lèvres sont ouvertes, accueillantes, ma belle me serre contre elle.



Je rapproche à nouveau ma bouche de ses lèvres sensuelles et pendant notre baiser passionné, mes mains se posent sur ses fesses ; je les empaume, les malaxe, les triture, descend sur ses cuisses, remonte sur l’intérieur en les caressant, redescend et remonte, puis mes doigts explorent cette fourche… Sophie souffle. Je désire cette femme depuis si longtemps que mes mains voudraient être partout en même temps.

Je passe derrière elle, l’embrasse dans le cou tandis que je m’immisce en dessous de son sweat, arrive sous le soutien… je le repousse, enserre ces seins lourds, moelleux, chauds… je les malaxe, les caresse tout en laissant mon autre main empaumer son sexe au-dessus du pantalon, caresser, frotter de bas en haut ce fruit brûlant. Sophie geint.


Et puis c’est la catastrophe : l’alarme du téléphone de Sophie sonne. Elle est confuse, désolée, frustrée aussi, mais elle m’explique qu’elle doit absolument reprendre sa fille. Tout en se rhabillant, elle m’embrasse pour se faire pardonner et me dit qu’elle m’appelle ce soir, elle va réfléchir au meilleur moment pour se voir, elle a tellement envie de moi. Je la crois.


Je n’ai pas de nouvelles d’elle le soir, mais en rentrant dans le restaurant le lendemain Sophie me sourit et me montre son portable. J’ai compris.



Texto


  • — Je ne peux pas t’embrasser mais on va se rattraper, on pourra se voir demain si tu es d’accord, Pierre part au Bengladesh ce soir pour quatre jours.
  • — Bien sûr je suis d’accord. Tu veux venir à la ferme ?
  • — Oui, pour dix-neuf heures c’est bon ?
  • — Parfait… je prépare à manger.
  • — À demain, j’ai hâte. Je te ferai une surprise. Je t’embrasse partout.
  • — Moi aussi ma belle.


Il est dix-huit heures trente quand j’entends une voiture se garer dans la cour. Je suis sûr de trouver Sophie. Je sors de l’écurie, aperçois ma belle se diriger vers l’entrée de la maison et se retourner lorsque je l’appelle par son prénom. Elle me rejoint en courant comme une collégienne, se jette sur moi, sans un mot elle vient se caler dans mes bras ouverts et immédiatement colle ses lèvres contre les miennes, bouche ouverte, langue frémissante, elle m’envahit pour mon plus grand plaisir. Comme des ados, notre baiser n’en finit pas. L’initiative est dans son camp, je la laisse fouetter ma langue avec sauvagerie, puis je prends le dessus avec un baiser calme et profond. Elle s’échappe enfin pour mordiller ma lèvre, je lui écarte ensuite la tête de mes deux mains, observe son regard provoquant, puis replonge dans sa bouche, la déstabilise en agaçant son palais. Je crois qu’elle abandonne, mais ce n’est que pour revenir plus fort, telle une huître accrochée à son rocher elle m’aspire et me suce la langue. Je me rends. Une main sur chaque épaule je la repousse doucement, la regarde intensément et lui dis :



Elle lui enlève son écharpe et en se dirigeant vers la maison, avec une mine espiègle lui dit qu’elle emporte un petit souvenir en attendant mieux.


Les chevaux nourris, Christian jette un dernier coup d’œil à l’écurie, éteint les lumières puis gagne la maison. De la buanderie où il se déchausse et accroche sa veste, il passe ensuite par la cuisine, retire la bouteille de champagne du frigo, prend deux flutes pour enfin ouvrir la porte du salon, humer l’odeur de la pièce, mélange de bois brûlé et du parfum capiteux de sa belle, puis se dirige à la lueur du feu vers le salon. Il ne s’est pas trompé, Sophie est bien dans le canapé en face de la cheminée. Par contre, il ne s’attendait pas à la découvrir seulement vêtue d’un body et d’une écharpe. Elle le regarde avec un air coquin, réjouie de le voir surpris, enchantée de découvrir le désir dans ses yeux.

Elle veut se relever, mais lui ne l’entend pas de cette oreille. Il pose les flutes ainsi que la bouteille sur la table du salon, lui enlève ses lunettes puis se penche sur elle, l’embrasse en posant ses mains sur sa poitrine, empaume ses seins au-dessus du body, dessine des arabesques, pour enfin positionner les bras de Sophie le long de son corps et descendre les bretelles. Sa bouche se déplace vers l’oreille, mordille, suçote le lobe puis passe de l’autre côté du visage tandis que les mains libèrent la poitrine, la massent, l’effleurent.


Sophie tremble, ces doigts doux qui survolent ses seins, cette main légèrement rugueuse énervant sa peau soyeuse, la bouche sur le lobe de son oreille avec les dents qui la mordillent… l’autre main enserrant son pubis… elle ne maîtrise plus rien… elle devient folle.


Et puis, un répit : Christian la regarde, lui dit qu’elle est belle, qu’elle lui fait tourner la tête, il l’embrasse. Elle n’a pas pour autant la possibilité de savourer ce baiser : Christian délaisse sa bouche rapidement pour venir gober le sein oublié, pendant que la main enrobe l’autre, pince le téton… ses lèvres lèchent l’aréole grumelée, étirent la tétine. Sophie se concentre sur ce plaisir divin, elle souffle rapidement, ses doigts ancrés dans les cheveux de Christian caressent et triturent, quand, soudain, une main enlève les trois pressions de son body, se rue sur son antre… Deux doigts l’investissent sans préambule, elle gémit. Les doigts s’agitent. Trempée, bouillante, elle ne résiste pas à cette vague, une déferlante l’emporte, et du creux de ses reins vient mourir dans sa gorge ; elle hurle.

Encore fébrile suite au plaisir qui vient de la transpercer, Sophie se redresse doucement, regarde Christian assis sur la table basse, et tend la main pour prendre la flute qu’il lui tend.



Pendant que Christian se dirige vers la cuisine, Sophie se lève du canapé et avec le bras cachant sa poitrine, sa main en couverture sur son sexe, elle s’avance vers l’escalier un grand sourire sur le visage. Elle arbore une mine espiègle, joue l’ingénue, la prude, la jeune effarouchée et en montant les marches, provoque son amant. Il se retourne.



Arrivée au bord de la chambre Sophie est médusée par la taille de celle-ci, elle pourrait contenir deux fois la sienne. Cependant ce qui l’étonne le plus est de découvrir une pièce à la fois sobre, joliment décorée et agencée avec goût.

Les murs sont gris clair avec des empiècements plus foncés, les doubles rideaux sont rose clair et le tout est couvert d’un plafond brillant rose pâle accentuant l’ambiance sereine de cette pièce, le plancher cérusé gris-blanc relevant l’ensemble.

De plus, très peu de meubles encombrent cette chambre. Sur le côté gauche un lit « king size » avec sa tête matelassée, deux tables de nuit et en pied de lit une banquette capitonnée ; sur la droite deux fauteuils et une petite table ronde, tous trois style Empire. Ce mélange moderne-ancien est très harmonieux, Sophie est sous le charme.


Assise sur le lit, elle prend la boîte sur ses genoux, défait le ruban et ouvre le couvercle. Elle sort un magnifique kimono court en soie, des motifs japonais sont imprimés : un paon sur le devant et une geisha dans le dos. Elle sourit… l’image de la salle d’attente avec la masseuse lui remémore d’agréables souvenirs. Elle finit donc d’enlever son body pour enfiler le déshabillé, se dirige vers la porte à côté de la salle de bain, un dressing doit certainement s’y trouver car il n’y a pas d’armoire dans la chambre. Elle y découvre une grande glace au milieu des rangements et se regarde sous toutes les coutures. Le reflet l’enchante, il y a longtemps qu’elle ne s’est pas sentie aussi belle, rayonnante.




Sophie

Je ne sais pas si cette aventure durera mais j’ai bien envie d’en profiter pleinement. Je me sens désirée, aimée pour ce que je suis et je retrouve cette insouciance de la jeunesse qui me fait le plus grand bien. Pendant les moments où je suis avec Christian cet homme me fait oublier mon métier, ma fille, mon mari, mes obligations, je suis une jeune femme charmée, enjouée… une femme qui redécouvre le pouvoir de séduire, une femme qui veut vivre, je ne veux rien m’interdire.




Le repas préparé, Christian traverse la chambre et se rend vers la salle de bain, Sophie est encore dans le dressing à rêver. Le bruit de la douche la fait sortir de ses pensées, elle retourne dans la grande pièce.

Quand Christian rentre dans la chambre, une serviette sur les reins, un grand sourire aux lèvres, elle voit de suite le désir dans les yeux de son amant. À genoux au bord du lit, droite, la tête haute, Sophie le fixe de ses yeux aguicheurs. Sa voix chaude lui manque déjà. Elle veut être rassurée, sécurisée, elle espère ses mains sur son corps, en elle… Son ventre lui fait mal, toute sa peau est parcourue de frissons. Que lui arrive-t-il ? mutine et provocante, Sophie ne se serait jamais crue coquine à ce point-là… des mots sortent tout seuls. Est-ce un jeu, ou sa libido enfouie qui ressort ? Tout est nouveau… Excitée et inquiète en même temps par son attitude, elle lance :



Les yeux dans les yeux, elle soutient le regard de Christian et lorsqu’il arrive près d’elle, machinalement elle baisse la tête, met les mains dans son dos puis comme dans un scénario parfaitement appris elle murmure avec un grand sourire :





Sophie

Il est trop tard pour faire machine arrière, je dois être folle ! Mais que cela fait du bien de se lâcher. Et puis j’en ai marre de faire tout ce que l’on attend de moi, marre de vivre un amour triste, au diable l’avarice, j’ai envie de folies, ce diable m’a ensorcelée et j’en suis ravie !




Christian est décontenancé par ces paroles. Il n’est nullement choqué par la phrase, par contre il ne sait sur quel pied danser. Il ne connaît pas suffisamment Sophie, sa libido, ses fantasmes, aussi il veut croire à un jeu de rôle innocent induit par la tenue. Il est intrigué mais pense aussi que cette beauté froide lui réserve bien des surprises, il veut vivre l’instant et ne pas se poser de questions.

Il décide donc de voir comment la suite va se dérouler. Pour l’instant il se rapproche de Sophie, lui relève la tête, se penche et l’embrasse langoureusement. Puis la passion l’emporte, les deux mains enserrant sa figure, il accentue sa prise, plonge au plus profond sa langue, tourne et retourne, fouille cette bouche, prend possession de chaque millimètre, se repaît des saveurs qu’il y recueille.


Sophie est à bout de souffle quand Christian se décide à lâcher sa bouche. Les mains dans le dos, pour le retenir, elle lui dit qu’elle l’aime, qu’elle le veut en elle. Cependant, Christian aime jouer, il a envie de faire monter la température de sa belle… qu’elle le supplie de venir la prendre.

Il lui desserre donc doucement mais fermement les bras, l’allonge sur le lit, lui maintient dans une main ses poignets au-dessus de la tête et de l’autre ouvre son kimono. Le corps offert, il se régale de la vue, puis pose successivement sur chaque sein sa bouche, lèche les aréoles et aspire le bourgeon gonflé. Ce traitement soutire à Sophie plusieurs gémissements qui montent crescendo.



Sophie

Au petit jeu des caresses sur les seins, il s’y entend… Il connaît exactement ce qu’il faut faire pour éveiller mon désir, et comment l’entretenir, choyer ma poitrine en frôlant la peau laiteuse, prendre les fruits en coupe et remonter vers les extrémités en les serrant légèrement, rouler les pointes entre ses doigts puis les pincer brièvement… Il les agace autant qu’il les caresse, les cajole autant qu’il les maltraite, il dispense un savant mélange de chaud et de froid qui m’électrise et met tous mes sens à fleur de peau. Je découvre à quarante-deux ans l’hyper sensibilité de mes seins… mon dieu il va me faire jouir rien qu’à les toucher, un « maestro » !


Alors quand la bouche arrive à l’orée de mon puits mon excitation est déjà à son comble, je le supplie de venir en moi, d’éteindre le feu qui me consume. Mais je comprends rapidement qu’il ne me donnera pas satisfaction de suite, il fait durer le plaisir, lorsque sa bouche se décolle de mes « tétines », car c’est bien de cela que l’on parle, des bourgeons turgescents durs comme du bois à force d’être sollicités, elle descend lentement par petits bisous déposés sur mon ventre pour se fixer à l’intérieur de ma fourche.

Il prend son temps, le « salaud » ; je frémis, geins et râle mais avec sa force tranquille il me soumet à cette horrible attente, me maintient au bord de l’orgasme, faisant fi de mon impatience.



Christian joue maintenant avec le joli bourgeon durci de plaisir, le lèche, le mordille, l’étire sans violence mais avec fermeté. Il décale ensuite sa bouche pour déguster ce fruit mûr, suçote les lippes brûlantes, aspire le jus qui s’écoule, et investit par intermittence l’antre brûlant de sa langue épaisse. Sophie souffle bruyamment, gémit et râle.



Sophie

Le plaisir est immense, intense et semble durer, il va me faire mourir. Il est en train de m’arriver quelque chose que je n’ai jamais connu, surtout pas avec mon imbécile de mari. Je ne pourrais décrire toutes ces sensations qui m’envahissent… je ne sais pas où il a appris cela mais il est certain que je ne pourrai plus m’en passer… Cette façon de vous lécher… à l’instant où sa langue se colle contre votre sexe, on serait prête à tout pour qu’il ne s’arrête pas.




Sophie en veut plus, toujours plus, elle n’a plus aucune retenue, impudiquement femelle elle écarte ses cuisses au maximum, ondule son bassin et presse de ses deux mains la tête de son amant sur son pubis en poussant un son guttural.

C’est à ce moment que Christian ajoute deux doigts au terrain de jeux, il les introduit avec douceur dans le puits détrempé, lentement, très lentement…



Et puis sentant le dénouement inéluctable, les doigts se meuvent en flux et reflux langoureux puis rapides et enfin énergiques. Sophie est alors dans un autre monde, de gémissements en cris puissants elle s’égosille pour finir pantelante sur une plainte déchirante.

Il faut quelques minutes à Sophie pour revenir mais toute son énergie n’a pas quitté son corps, en tout cas son regard est pétillant, sa libido est complètement réveillée, elle se laisse guider par son désir, elle dépasse ses barrières et ses appréhensions.




Christian

Elle se redresse, me regarde et d’un geste de la main m’indique de m’asseoir sur le lit. Ce n’est plus Sophie que je vois mais une femme gourmande.

Elle descend tout en m’embrassant à deux mains puis se positionne à genoux entre mes cuisses. Elle me dévisage du coin de l’œil et sans fioritures, je sens sa main s’emparer de mon sexe.

Elle entame alors un doux mouvement de va-et-vient, fait apparaître mon gland en entier et masse ma verge pour en apprécier la dureté. Je vois ses yeux libidineux me fixer, puis elle se fraie un passage jusqu’à mon entrejambe et fond sur mon sexe. Je ressens immédiatement un choc quasi électrique lorsque sa bouche engouffre d’un coup la totalité du gland et que sa langue commence à s’enrouler autour. Les sensations de plaisir se propagent dans ma colonne vertébrale, je frissonne de plaisir.

Elle accentue alors la pression et le mouvement de sa bouche sur mon sexe… mon érection est à son comble. Plusieurs fois je crois l’orgasme proche, mais elle aussi sait jouer ; elle s’arrête chaque fois aux portes de la jouissance, laisse retomber un instant l’excitation et recommence son manège jusqu’à ce que mes doigts emprisonnent sa tête et lui intiment d’aller plus avant. Mais c’est sans compter son caractère, elle repousse mes mains, elle entend gérer la situation seule, je m’incline.


En quelques instants, sa langue parcourt toute la longueur de ma hampe puis s’attarde ensuite sur la base du frein et enfin je sens sa bouche brûlante gober mon gland et recommencer à le sucer délicatement, un supplice, un agréable supplice mais un supplice tout de même…

À nouveau l’orgasme est à ma porte mais une fois encore, elle s’arrête juste à temps et c’est là que j’attrape ses deux bras, la relève et la retourne sur le lit.



Je fais glisser mon sexe plusieurs fois sur sa vulve en remontant pour caresser son clito. Sophie souffle mais son regard est toujours autant provocateur, pétillant.



Agréablement surprise d’entendre ce mot d’amour Sophie est un instant déstabilisée par son émotion mais se reprend vite pour enserrer ses jambes autour des reins de son amant et le presser à la pénétrer. Elle le veut en elle, se sentir une femme comblée mais aussi lui faire plaisir. Elle voudrait que son amant adore faire l’amour avec elle, qu’il y ait une communion. Elle appréhende un bref instant les sensations qu’il aura car elle s’est rendu compte évidemment qu’il était beaucoup moins fort que son mari, un sexe plutôt petit et pas spécialement épais, aussi comme elle est très excitée elle espère que son amant pourra avoir autant de plaisir qu’elle en a eu.

Elle n’a cependant pas longtemps à se poser de questions : Christian est entré, ses muqueuses l’épousent parfaitement et vu le plaisir qu’elle ressent, elle se doute qu’il en est de même pour son amant.



Sophie

Oh oui… que c’est bon… quel merveilleux amant. Ah ah… le « salaud», il va encore me faire venir, il va me faire mourir.


La limant par de puissants allers-retours, Christian ahane et sentant sa chérie au bord de la jouissance, lui-même au bord de venir, il se penche, pose sa bouche sur un sein puis grignote le téton, en pinçant l’autre, tout en se démenant dans l’antre brûlante.

Sophie lâche alors un long cri à vous glacer le sang, resserre ses cuisses puis lacère le dos de Christian. Cet orgasme sauvage déclenche alors la jouissance de son amant qui se répand en elle sous les derniers soubresauts de sa belle. Ils mettent quelques instants à se remettre et toujours fiché en Sophie Christian embrasse langoureusement celle-ci, puis se retire pour s’allonger à côté d’elle.




Sophie

Les mots « attacher, fessée » sont lourds de sens et de conséquences. J’y réagis à la vitesse de l’éclair… Mais pas comme un professeur à la moralité intègre ou une tranquille mère de famille. Non, mon subconscient m’oriente vers de nouvelles expériences, me laisser porter, me lâcher, ouvrir les portes de ma libido, devenir une femme qui assume des jeux moins sages, plus pervers.

En aucun cas je ne pourrais demander à Christian de réaliser mes fantasmes mais, si c’est lui qui les soumet… je peux toujours faire semblant d’accepter pour son plaisir et pour l’instant cela me va… Ma moralité est sauve, je peux toujours me cacher derrière ce masque.




En six mois de temps Sophie est métamorphosée. Elle voit son amant un week-end de temps en temps quand son mari est en déplacement et au moins deux fois par semaine chez lui. Chaque fois il est doux avec elle, il s’adapte à ses demandes, ses envies et parfois elle le suit dans de nouveaux jeux. Cet homme, la surprend tout le temps, il est simple à vivre, toujours d’humeur égale, joueur, enjoué, bienveillant, et qui plus est ne s’occupe pas du regard des autres. Par contre il est empreint de sollicitude et son attention auprès d’elle lui donne l’impression d’être unique, belle… une déesse !


Même sa fille a remarqué un changement. Non seulement quand Audrey rentre le week-end, alors que son père est en voyage, Sophie trouve des raisons de s’absenter… et plusieurs fois lorsqu’elles sont ensemble, sa mère est ailleurs, distraite, et puis… fait troublant… Audrey a l’impression que sa maman a des tenues beaucoup moins strictes, un parfum diffèrent, une mine plus épanouie, avec le recul elle note une personnalité différente.


Un mercredi Audrey, n’ayant pas de cours l’après-midi, a voulu aller voir le centre équestre dont lui avait parlé sa mère quelques mois plus tôt. Avec les beaux jours elle se voyait bien reprendre l’équitation.


Le club était exactement ce qu’elle recherchait. Immédiatement elle avait ressenti un bon feeling avec le patron, ses animateurs et les adhérents. Cela faisait déjà la quatrième fois qu’elle y venait et elle se sentait chez elle, elle retrouvait les odeurs qui lui manquaient tant, la complicité avec le cheval, le bien-être à chevaucher une jument. Elle avait rapidement intégré l’équipe de horse-ball et se réjouissait de retrouver ses compagnons pour disputer une partie très sportive.


Ce mercredi soir en rentrant, habillée de sa tenue d’équitation, elle trouve sa mère attablée autour d’une tasse de thé. À peine remise de sa partie de horse-ball, Audrey s’assoit, éreintée, en face de Sophie et raconte son après-midi… Elle est volubile, enjouée, nerveuse, un rien excitée.



Connaissant maintenant les goûts de sa fille, Sophie est sous le choc. Elle ne montre pas son inquiétude mais ne peut que se méfier d’Audrey. Elle la sait entreprenante, persévérante et pugnace…


Depuis quinze jours Sophie se pose de plus en plus de questions sur son avenir. Elle s’épanouit de jour en jour depuis sa rencontre avec Christian mais maintenant elle veut vivre avec lui. Elle se sent capable de franchir le pas, de quitter son mari avec lequel il n’y a plus rien, de braver les conventions et les non-dits, d’habiter avec Christian et de vivre en dehors du carcan ou elle ne trouve plus sa place.

Elle en est là de ses réflexions lorsqu’un midi Christian s’assoit devant elle à leur table habituelle et dépose une petite boîte. Comme une petite fille devant les cadeaux aux pieds du sapin son visage s’éclaire.



Connaissant de mieux en mieux son amant, Christine fronce les sourcils en se demandant ce qu’il y a dans cette boîte. Si au début elle était certaine d’y trouver une bague, maintenant elle n’en est plus aussi sûre. Elle se demande ce que lui réserve cette boîte, Christian est adepte des surprises, elle est sur ses gardes…

C’est à ce moment que Marie se rapproche de la table avec son bloc-note. C’est une agréable jeune femme de vingt-cinq ans, d’un mètre soixante, la chevelure coupée au carré, blonde avec des mèches orange sur un visage rond aux yeux mutins. Elle demande ce qu’ils vont prendre à manger et, comme elle est complice et blague souvent avec eux, elle est nature, taquine et même quelquefois coquine ; elle tend le doigt vers la boîte qu’elle a repérée sur la table en s’exclamant :



Dès que Marie quitte la table, Sophie n’en peut plus : elle prend la boîte et l’ouvre. Elle la referme presque immédiatement le visage cramoisi devant son amant qui se retient de rire.



Sophie ouvre à nouveau la boîte pour mieux regarder le bijou et s’exclame :



Voyant Marie revenir avec les plats, Sophie se dépêche de mettre la boîte dans son sac et se lève pour aller aux toilettes se rafraîchir. Elle se remémore tout ce que lui a déjà fait vivre Christian, aussi… elle sait qu’elle le portera.




Sophie

Je me rappelle encore le jour où j’avais vu ce type de piercing porté par une jeune femme nue, c’était lors de cette soirée sur Paris. Christian avait suivi mon regard et lorsqu’il m’a demandé si j’aimerais en porter un, j’ai éludé la question. Je ne lui ai jamais dit que j’imaginais très bien ce bijou entre mes jambes, que cette pensée m’excitait terriblement, cependant à me voir il n’était pas dupe. C’est à ce moment qu’il a compris mon désir secret. Ce « monstre » arrive à lire en moi comme dans un livre ouvert, c’est désopilant. Sans me brusquer, ni me choquer, il révèle mes fantasmes les plus improbables, tout en douceur il me fait devenir une Femme aux désirs assumés.


Il y a deux mois… Quelle soirée… Waow !

Ce samedi alors que j’arrive chez lui vers dix-huit heures, il me dit avoir réservé ce week-end sur Paris. Je suis très contente de cette surprise. Si cette escapade me réjouit, je lui réponds que je n’ai pas pris assez d’affaires. Qu’à cela ne tienne, il a tout prévu. J’aperçois dans la voiture deux valises et je n’ai même pas le temps de me changer que nous sommes installés dans son quatre-quatre direction la gare pour prendre le TGV.


Arrivés sur Paris nous prenons un taxi afin de nous rendre à l’appart-hôtel qu’il a loué. Nous déposons les valises et avant de nous rendre à pied au restaurent, je me rafraîchis et fais le tour du nid douillet. Il est extrêmement lumineux. Je le trouve magnifique avec son espace salon composé de fauteuils Churchill, d’une cuisine ouverte, d’une salle de bain dotée d’une douche italienne spacieuse et d’une grande chambre occupée par un lit king size. C’est un amour, il a tout prévu, je suis déjà conquise par ce week-end romantique.

Un repas gastronomique le vendredi soir, suivi d’une journée dans Paris à se balader : visiter le Louvre ainsi que le musée Grévin, flâner sur les berges du canal Saint-Martin, et finir en soirée dans un théâtre avec un spectacle érotique.


Pour se rendre à cette soirée Christian m’a acheté une robe fourreau noire en dentelle à ne pas mettre dans la rue. En effet je suis abasourdie lorsqu’il me la présente. Réticente au début, je finis par l’essayer pour lui faire plaisir. Cependant mes joues s’empourprent lorsque je vois mon reflet dans la glace. Très courte, elle moule évidemment fortement mes fesses, mais au-delà de sa taille, il faut reconnaître qu’elle est osée. Retenue par une fine bande de tissu accroché autour du cou, ma poitrine libre tout juste cachée, cette robe laisse mon dos nu jusqu’au bas des reins et, de plus, le devant de cette toilette a des empiècements de dentelles laissant deviner beaucoup plus que ce que la morale approuve.


Pour couronner le tout Christian me présente un string minimaliste.

Je regarde le morceau de tissu et mes joues s’enflamment de plus belle lorsque j’aperçois la taille du textile sensé cacher mon minou. Avec une certaine appréhension j’enfile tout de même ce maillot qui ressemble à un mini cache-sexe. D’ailleurs je dois bien positionner le tissu car sa forme en goutte d’eau ne protège que l’essentiel. Je m’aperçois encore que, positionné, il épouse uniquement mon mont, et que le renflement en est accentué. Devant la glace je vois ce string extrême dessiner complètement mes lèvres ainsi que la fente, soulignant le relief. La vulve est comme offerte, l’image est excitante à la limite de l’obscénité. Je suis médusée par mon reflet alors que Christian me rassure et me dit combien il me trouve très sexy. Encore une fois je lui cède, cette transgression aux bonnes mœurs m’excite terriblement, mais cela je ne veux pas lui avouer.


Couverte par un grand manteau nous nous rendons au spectacle. Sur place, le moment le plus délicat est le passage au vestiaire. Je me rends compte de l‘effet que produit cette robe sur les personnes présentes. Je m’habitue cependant rapidement aux regards. Ils me flattent, exacerbent mon pouvoir de séduction, de femme ; je me sens un objet de désir, je suis nerveuse, troublée. Christian l’a bien constaté et il ne se prive pas pour m’en faire la remarque, il ajoute de plus combien je cache mon jeu. Je fais la timide, l’effarouchée, la prude mais en fait il me dit qu’il voit bien mon jeu, qu’il adore cette deuxième personnalité, sous mes airs stricts et bcbg, coincés, je suis une cochonne, ce mot m’électrise.


La soirée est des plus chaudes avec le spectacle qui ne l’est pas moins car les plus ardents fantasmes sont suggérés. Le show se déroule dans une ambiance de boudoir secret, propice au dévoilement des corps et au réveil des sens. Sur la scène du Théâtre, les représentations majoritairement réalisées par des demoiselles associent différents arts comme la danse, le théâtre, la comédie ou bien encore le mime et ce spectacle affiche une audace inégalée autour de l’érotisme où le nu intégral ponctue chaque prestation. La tension grimpe de numéro en numéro, il est même à son comble lorsqu’un trio, sans que le tableau soit pornographique, mime l’amour et le plaisir.


Après ce spectacle les esprits sont échauffés et je suis moi-même désireuse d’arriver rapidement à l’appartement.

Dès la porte franchie, je sais que je n’ai pas à provoquer Christian pour avoir ce que je veux. Il est derrière moi et me chuchote à l’oreille des mots salaces. C’est nouveau, cependant je dois dire que le contexte s’y prête et cela m’excite encore plus.

Il me penche ensuite en avant et tandis que je m’appuie sur le dossier du fauteuil, sa main glisse entre mes cuisses pour retirer le minuscule rempart, puis avec un doigt, deux doigts, trois doigts… Il va-et-vient en moi, sans oublier de remonter régulièrement jusqu’à mon bouton d’amour. Il sait très bien comment me faire jouir en s’y prenant comme ça. Or il n’en fait rien, il se contente de me faire grimper jusqu’à l’extrême limite de l’extase avant de s’arrêter. Une fois, deux fois, trois fois… mais lorsque je suis sur le point d’exploser, il s’arrête, laisse redescendre la température, et aussitôt que je suis un peu calmée, il recommence son petit jeu.


Et puis il s’accroupit derrière moi et plonge sur ma vulve brûlante afin de récolter les sucs qui s’échappent. Il écarte ensuite délicatement mes fesses, me titille mon petit trou avec sa langue pour enfin lécher alternativement mon bouton d’amour, mes lippes brûlantes et mon œillet frémissant. J’ai un léger recul au début lorsqu’il s’attarde sur ma rosette inviolée, puis je m’habitue à ce contact amoral, je l’apprécie ensuite et à mon corps défendant j’en arrive à souhaiter qu’il s’attarde plus longtemps encore sur ma rosace frétillante. Je vais devenir folle…


Mais comme souvent, il me surprend. Il ajoute maintenant un doigt, il recueille un peu de ma cyprine pour la déposer délicatement sur mon petit œillet, le masse, puis avant que je ne réagisse une phalange fureteuse s’insinue par la petite porte. Il me fera tout !

Je devrais l’arrêter, lui dire qu’il abuse de ma gentillesse, que personne n’a violé mon petit trou, lui exprimer mon refus à supporter ces actes contre-nature, mais je n’en fais rien. Je ne subis même plus, j’apprivoise ce doigt inquisiteur. Il bouge doucement, je le souhaite plus conquérant, j’en gémis de bonheur…


Il se relève alors, le doigt toujours fiché dans mon anus, se penche pour me bécoter le dos et avec l’autre main s’occupe de mon clitoris, j’en tremble. Je me retiens pour profiter au maximum du plaisir qui monte mais une fois encore il accélère ces allers-retours dans mon anus et, avant le point de non-retour, il se retire.


Oh mon dieu ! Il présente son sexe tendu contre ma rosette ! Je le laisse faire, avec appréhension certes, mais ce qui est nouveau, une énorme excitation m’envahit. Je ne suis tellement plus moi-même, ou peut-être suis-je en définitive une « salope », qu’un flot de cyprine gicle littéralement de mon sexe et s’écoule le long de mes jambes.

Il va me prendre ce tabou mais toute honte bue, j’attends impatiemment qu’il s’enfonce.


Son sexe vient de franchir enfin ma petite porte, je suffoque presque de cet envahissement et puis, très vite, l’inconfort diminue. Le plaisir arrive doucement. Christian bouge lentement et mon conduit s’adapte de plus en plus à cette intromission contre nature. Et c’est d’ailleurs cela qui m’excite au plus haut point et m’incite à apprivoiser l’intrus qui me transperce. Aussi lorsque Christian change de rythme et me pistonne fougueusement, je crie, je crie encore, je crie d’autant plus fort qu’il a repris le massage de mon clitoris. Cette fois-ci c’est la bonne, je vais venir et je dois dire que le résultat est à la hauteur de la nouveauté.

Je crie, je braille, je mugis, j’exulte jusqu’à ce que la jouissance soit telle que j’en hurle mon bonheur. Je ne me rappelle plus le nombre d’orgasmes qui m’ont terrassée, mais je suis bien, affreusement comblée, incapable de bouger.

Plus rien ne peut maintenant m’étonner venant de Christian !




De retour à sa place Sophie ne peut s’empêcher de penser à la nouvelle vie que lui fait découvrir Christian. Elle est redevenue amoureuse, boycotte les conventions, fait fi de la moralité bourgeoise, repousse les tabous, elle est désinhibée. Alors oui, elle se laissera poser ce piercing sur son capuchon ; elle est trempée rien qu’à le savoir en place.


Où cela la mènera-t-elle ? C’est une question qu’elle ne veut pas se poser. Trop longtemps en hibernation, le printemps à sa porte, Sophie compte bien vivre à fond cette saison inattendue et celles qui suivront.