Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 19670Fiche technique12771 caractères12771
Temps de lecture estimé : 9 mn
18/06/20
Résumé:  Récit de rencontres inoubliables pour la libertine que je suis.
Critères:  fh collection pénétratio yeuxbandés journal -occasion
Auteur : Galadriel      Envoi mini-message
Un charisme pas comme les autres

Inscrite sur un site libertin, j’ai croisé un certain nombre de libertins du temps de mon célibat. Certains ont laissé des souvenirs presque tatoués dans la peau. À la simple évocation de ceux-là, des frissons peuvent me parcourir, alors que dire d’un appel après trois ans de retrait. Mais commençons par le commencement.


Étonnamment, je n’ai jamais eu l’appréhension à rencontrer chez moi. Je m’y suis toujours sentie à l’abri, dans un cocon où rien ne pouvait m’arriver.


Un jour de consultation du site pour une femme célibataire commence toujours par le même rituel : attendre quelques minutes, pas besoin de nous signaler disponible, et faire le tri parmi les sollicitations des hommes impatients d’avoir enfin un rencard. Certains sont des morts de faim et ça se sent à l’approche décidément trop directe du type « JH TTBM ». Bien trop souvent pas un « bonjour ». D’autres sont plus subtils, polis ou coquins. Enfin, il y a ceux qui commencent par lire ta fiche, souvent détaillée et qui savent ce que veulent dire les mots.


Ce jour-là, je ne voulais que discuter quand C. est venu visiter ma fiche. Intriguée par son « Bonjour, je ne vous dérange pas ? », je suis allée jeter un œil sur sa fiche. D’habitude, s’il n’y a pas de photo, je donne rarement suite. Mais là, je sais pas pourquoi, j’ai répondu. Nous discutons, il me dit qu’il est en pause sur un chantier qui doit l’occuper quelques jours pas loin de chez moi, que sa compagne est en voyage professionnel et qu’il s’ennuie. Je le crois à sa façon d’écrire sans raccourci, avec une délicatesse étrange, une patience que d’autres ne montrent pas. Je lui propose de venir me rencontrer, à la maison. Cela n’engage à rien, il vient, prend un café, juste pour discuter, sans engagement. Chose que je fais rarement, c’est moi qui lui donne mon numéro de portable.


Rendez-vous pris pour 16 h 30.


Je prends une douche, me fait douce (bref : épilation rapide !), je range un peu la maison. Je change les draps du lit, allez savoir pourquoi (si je sais ! on ne sait jamais, sur un malentendu). Je sors la cafetière, prépare le café. Je prépare quelques petits gâteaux maison.

À 16 h, je n’ai plus qu’à me mettre quelque chose sur le dos, quand on frappe à la porte de la véranda. Je ne pense même pas que ça puisse être mon invité. J’enfile rapidement mon peignoir, bien que court, il reste acceptable pour le commun des mortels. Quand j’ouvre la porte, je tombe nez à nez avec un être improbable à l’allure d’un Roots. Il a les cheveux blonds très frisés mi-longs attachés en une queue de cheval qui ressemble à une choucroute. Ses yeux sont d’un bleu de cristal où l’on se perd facilement. Il a la peau de ceux qui travaillent dehors, bronzée, mais aussi tannée, malgré son âge que j’estime aux alentours de trente-cinq ans. Je suis en train de me noyer dans ses yeux cristallins, quand sa voix résonne en moi :



Il est en avance et je ne suis pas habillée ! Allez savoir pourquoi, je pique un fard. Moi ! Je me sens perdue, l’espace d’un instant. Il me demande s’il peut entrer, tellement je suis décontenancée. Je m’efface pour lui laisser le passage. Sa main au passage m’agrippe les fesses. Je ferme la porte en la claquant tellement il semble pressé. Je ressens une urgence. Mon ventre se crispe, mes réflexions se brouillent quand il me dit qu’en fait c’est pas d’un café dont il a besoin. C. a cette façon d’être qui réussit à me décontenance totalement. Dès qu’il ouvre la bouche pour demander quelque chose, je m’exécute. J’y peux rien, c’est plus fort que moi ! Mon instinct perd tout sens de protection. Il a lu ma fiche, vu les vidéos, les photos, les témoignages. Il sait ce qu’il veut et jusqu’où il peut aller avec moi. Sa main chaude migre de mon cul à mon cou et sa voix me demande où est ma chambre.


Quand nous y pénétrons, il marque un temps d’arrêt, il admire le lit, enfin surtout la tête qui est composé d’un tube de métal formant des arabesques et auquel pendent mes foulards à plusieurs niveaux. En fait, il étudie la disposition des différents éléments qui constituent mon espace sacré. Malgré notre différence de gabarit, il me projette sur le lit comme un fagot de paille. La ceinture de mon peignoir se desserre, laissant pleine vue sur mon cul nu. De sa voix chaude, il me dit de ne pas bouger. À quatre pattes sur mon lit, le cul à l’air, j’entends les crochets de sa salopette tomber au sol, un sachet que l’on déchire. Ses mains se fixent sur mes hanches et je sens sa queue chercher l’entrée. Il me grimpe dessus et dans nos ébats levresques, je me retrouve les mains au mur sur le haut de ma tête de lit. Il enroule à chaque poignet un foulard, en détache un troisième qu’il me passe sur les yeux. Et il recommence sa besogne. Il me prend comme ça, sans préliminaires, sûr d’y arriver. Je finis presque debout contre la tête du lit. C’est trop bon, sa façon de me prendre. Quand il éjacule, il se retire. Le foulard-bandeau se dénoue et je peux voir la taille de son sexe qui me surprend. Un bon 20 cm par 4, droit encore raide, joliment ourlé de pourpre. Son visage est fermé, ses yeux cristallins comme ailleurs. Il se passe la main dans les cheveux pour remettre en place une mèche rebelle. Un petit sourire sur les lèvres, il dit que je peux garder son numéro de téléphone. Il part sans rien dire.


Je me dis que ça ne lui a pas plu, que même s’il a pris son pied, ce n’est pas ce qu’il attendait. Tant pis, personnellement, moi, j’ai adoré.


Alors le soir même, quand je décide de lui laisser un témoignage, son pseudo apparaît dans la liste du Chat. Il veut savoir si ça va et si j’ai apprécié autant que lui. Je suis surprise parce que je pensais qu’il ne me contacterait plus. Je lui réponds façon bavardage de cours de récréation. C’est bien la première fois que je me sens comme ça avec un partenaire. Je lui dis que je suis à la maison quelque temps, comme ça, sans même savoir pourquoi. Il me souhaite une bonne nuit. Puis plus rien.


Deux à trois mois plus tard, alors que j’ai repris le boulot à mi-temps et que je dispose de tous mes après-midi, je reçois un appel de C. Laconique « T’es où ? » et moi de lui répondre sans réfléchir « chez moi ». Sa réponse est directe « bouge pas, j’arrive ». Contrairement à la fois d’avant, là, monsieur est exigeant. Il m’envoie un SMS avec des consignes. Il me veut nue sur mon lit à plat ventre et les poignets pris dans les menottes de cuir qu’il a aperçues accrochées au bas de ma tête de lit. Il est observateur, car elles sont discrètement positionnées à la base de la torsade de métal sous le niveau du matelas. Je n’ai pas réussi à lui dire autre chose et ça ne me ressemble pas.


C. est de ces êtres qui présentent une fulgurance, un charisme tel que dès qu’ils ont pris pied en toi, tu ne peux plus résister. Les barrières de prudence sont brisées par le son de leur voix. Je suis donc ses consignes. Je m’installe seule avec un peu de difficultés, car ces menottes sont faites pour être mises par quelqu’un d’autre. Ainsi positionnée, je ne peux que difficilement voir la porte de ma chambre. L’anxiété de faire cela pour rien me gagne, je perds la notion du temps. Mais l’excitation est là aussi. Rien que l’idée qu’il puisse réellement venir me fait mouiller.


Perdue dans mes pensées, j’en oublie dans quelle position je suis quand je me rends compte qu’une main vient de se poser sur ma cuisse et glisse jusqu’à mes reins. Le bruit qui se fait entendre est le même que la dernière fois. Sa salopette. Je me rends compte d’autre chose, son odeur, le bois fraîchement travaillé. Cette odeur de sciure de bois, cette chaleur qui émane de son corps. Il m’écarte les jambes et plonge en moi sans un mot. Pas besoin de foulard, je décide de moi-même de fermer les yeux. Je laisse mes autres sens faire naître une image dans ma tête. Son torse noueux, ses bras fermes, ses cheveux en bataille dans lesquels je voudrais tellement plonger mes doigts. Il ondule délicieusement entre mes cuisses. Sa queue a trouvé comme une grande le chemin de ma grotte, mon antre des plaisirs. Il montre une grande souplesse du bassin, mais je ne peux m’empêcher de relever le mien pour lui faciliter le travail. Il me baise fermement. Il sait quel pouvoir il a sur moi, je sais qu’il en est conscient. Sa main claque sur mon cul tendu, m’obligeant à rebaisser mon bassin. Mais l’instant d’après, je remonte mon cul. Je n’y peux rien. Il me besogne tellement bien que j’ai envie de le sentir complètement en moi. Il me baise avec un tel acharnement que j’en perdrais la tête.


Comme la première fois, il me baise bien, profondément, consciencieusement. Il prend son temps, agrippe ma crinière et une de mes épaules pour mieux approfondir sa prise. Je sais maintenant qu’il aime ça, à sa façon de savourer chaque centimètre de mon intimité avec son vit magnifique. Mon esprit chavire dans les limbes de la jouissance et il m’y rejoint bientôt. Je sais qu’il va partir dès qu’il aura joui alors j’essaie de le retenir en contractant mon intimité autour de sa queue. Sa voix suave me susurre à l’oreille :



Ces mots prononcés par un autre m’auraient fait rire, mais là ! Mon corps entier vibre au son de sa voix. Il sait me parler, me toucher. Il n’y a pas de vulgarité dans sa voix. Je ne dis pas un mot. Je me contente d’écouter, de sentir, de ressentir chaque parcelle de son être. Cet homme est une drogue qui décuple les sens.

Il finit par jouir sans cris ni manières, juste des coups de reins plus secs. Il se retire et, à ma grande surprise, dépose un baiser dans le creux de mes reins et me détache une main. Il s’assoit sur le bord du lit pendant que je me détache complètement. Je me redresse et me permets de frôler sa peau du bout des doigts. Il frissonne et, sans se retourner, me dit :



Je ne sais pas quoi dire. Un souvenir récent me traverse l’esprit, mais ceci est une autre rencontre et une autre histoire.


Il se lève, je le retiens et l’oblige à se retourner. Ma bouche ne peut s’empêcher de plonger vers sa queue qui reste tendue comme si elle demandait un deuxième assaut. Mes lèvres se referment sur ce membre magnifique qui mérite bien un hommage. C. cède à mon attaque et plonge ses mains dans mes cheveux en bataille. Ses doigts se crispent très vite, serrant par poignées ma crinière et forçant ma bouche à le prendre entièrement. Il fixe le rythme et je laisse ma langue effectuer un léger massage à cette verge si expressive. Elle tremble, vibre, se tend. Elle emplit ma bouche et quand je lève les yeux vers son visage, je me vois plonger directement dans l’azur de son regard glacé. Ses yeux sont fixés sur mon regard, jusqu’au moment où sa colonne se contracte pour cracher encore son venin hypnotique. Je me retire pour que son jus chaud vienne orner ma poitrine.

Je m’essuie pour mieux serrer son corps contre le mien.

Sa voix fuse :



Je desserre mon emprise et le laisse se rhabiller. Il part sans se retourner avec juste un laconique :



Et c’est presque invariablement le même phénomène à chaque fois que mon téléphone sonne et que j’aperçois son prénom sur l’écran. Il existe des hommes comme ça et j’ai eu la chance de croiser celui-ci. Il reste un merveilleux souvenir de ma vie d’avant.