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n° 19634Fiche technique54483 caractères54483
Temps de lecture estimé : 32 mn
30/05/20
corrigé 05/06/21
Résumé:  Confinement jour 38, le temps semble interminable. Pourtant, une webcam judicieusement placée et une jolie inconnue docile peuvent transcender l'ennui.
Critères:  fh groscul telnet fsoumise voir exhib lingerie fmast hmast fellation cunnilingu anulingus pénétratio attache -voyeur
Auteur : Encre coquine      
L'ange bleu

Mot de l’auteur :

Loin de ce que j’ai déjà publié ici, ce texte se veut être un instantané, une expérience qui tente de capturer sans artifices le réalisme d’un moment. Des mots, peut-être même des pratiques, pourront déplaire à certains, ils en raviront d’autres. Mais peu importe, ils appartiennent à leurs auteurs, adultes et consentants.




L’ange bleu




22 h. Je commence à tourner en rond. Le mail attendu ne devrait pas tarder… enfin s’il arrive. Il y a tellement de mythos sur internet qu’il vaut mieux ne jamais trop s’emballer. Pour être honnête, depuis que nous sommes tous confinés chez nous depuis plus d’un mois à cause d’une petite bête à écaille, probable origine de la première grande pandémie mondiale du XXIe siècle, ça va mieux quand même de ce côté-là. C’est un peu comme si les gens, à défaut d’avoir une vie sociale satisfaisante, cherchaient un exutoire, un petit grain de folie qui égayerait leur quotidien d’éternel week-end à la maison. Du coup, les opportunités sont plus fréquentes… enfin, j’ai l’impression. J’ai eu plus de touches sur le net ce mois-ci que sur tout le début de l’année. Bon, ça reste gentillet, des petits dialogues coquins, des photos un peu osées, c’est toujours ça. Mais ce soir, si tout se passe comme convenu et qu’il n’y a pas d’embrouille, je devrais en avoir un peu plus à me mettre sous la dent.


À 22 h 30, alors que je m’apprête à renoncer, un peu déçu quand même, la sonnerie de mon tél. me fait sursauter. Le mail est arrivé ! Fébrile, je me jette sur le clavier et réveille l’ordi d’un mouvement sec sur le touchpad. Pas d’objet ni de texte. Juste un expéditeur à l’adresse anonyme, un lien et un mot de passe.


C’est d’une simplicité enfantine m’avait dit mon contact. Et il n’avait pas tort. Un clic sur le lien et Chrome se lance. Ça tourne un peu, instant d’angoisse où l’on se demande si ça va marcher, puis l’interface de Jitsi apparaît. Je rentre le mot de passe, autorise l’accès à mon micro et soudain, la vignette de mon interlocuteur s’anime. Ça y est, nous sommes connectés et je viens d’entrer dans sa chambre à coucher. L’image est correcte et la lumière, même si pas folle, est suffisante. D’une quarantaine d’années, je dirais, jean et tee-shirt, cheveux longs attachés en queue, l’homme est assis au bout d’un grand lit fait qu’il occupe presque tout le cadre. La caméra doit être à un bon mètre devant lui, je suis donc aux premières loges. Il est seul et j’ai un instant de doute : espérons que je ne suis pas tombé sur l’un de ces tordus qui s’invente une partenaire qui ne vient finalement jamais… le web en regorge.


Il parle le premier, on se salue puis il vérifie que tout est OK, cadrage, puissance du son… de mon côté, tout va bien et je l’entends clair et fort. Mon micro sera coupé et nos réglages s’arrêtent donc là. Avant que je pose la question, il m’informe que « elle » se prépare selon ses instructions et qu’elle ne devrait pas tarder. Je suis rassuré, même s’il ne semble pas avoir l’assurance d’un habitué, il n’a pas non plus l’air d’un tordu.


Je patiente donc et visiblement, lui aussi. Il va-et-vient dans la pièce, consulte son téléphone, prépare un paquet de mouchoirs puis revient s’asseoir. Au son que j’entends, il cherche de la musique sur son ordinateur. Décidé sur sa playlist. Nous nous accordons sur le volume qui ne doit pas couvrir sa voix. Il se lève à nouveau, s’éloigne jusqu’à sortir légèrement du cadre. Je l’entends trifouiller quelque part et lorsqu’il réapparaît, il a une de ces espèces de gode vibromasseur à la main. Pourvu que cela ne soit pas pour lui. Il le cache dans un endroit que je ne peux pas voir et reprend sa place.

Je commence à trouver le temps long quand il sursaute soudain :



Sa voix s’est emballée dans un mélange d’excitation et de stress. C’est encourageant. Un instant il s’approche et j’ai droit à un gros plan disgracieux de son visage.



C’est donc le moment de vérité et je vais enfin savoir si tout cela n’était qu’une piètre mise en scène pour exciter, un fake.


Une porte grince. J’entends des bruits, mais en dehors du cadre. L’homme ne bouge pas et reste face à l’ordinateur.



La voix est douce, agréable et en tous cas, c’est bien la voix d’une femme. Soudain, elle s’incarne. Derrière l’homme impassible, elle est entrée dans le cadre pour s’agenouiller sur le lit derrière lui. J’ai à peine eu le temps d’apercevoir une silhouette, des longs cheveux, peut-être des bas, mais surtout beaucoup de peau… elle ne doit pas être très couverte, mais l’homme assis entre nous deux ne me permet pas d’en voir plus. Il se retourne et la rejoint à genoux à côté d’elle. Ne peut-il pas se décaler un peu ? J’ai envie d’en savoir plus maintenant que je sais qu’elle existe bel et bien. D’autant que dans le mouvement, j’ai pu apercevoir une jarretelle accrochée à une jarretière de dentelle noire.



J’entends un brouhaha sans rien y comprendre.



Elle regarde encore un peu la vidéo porno puis l’homme vient se réinstaller à sa place d’origine en déclarant :



Ah ! La soumise promise va peut-être enfin se dévoiler et me donner plus que les pauvres parcelles de corps que j’arrive à grappiller dans les manœuvres. Elle redescend du lit et retombe dans ce maudit angle mort, mais au passage, j’ai pu tout de même admirer une cuisse. Encore un peu de bruit, puis j’entends ses pas qui avancent doucement. Je m’aperçois que je retiens mon souffle et que mon cœur s’est mis à battre plus fort. Enfin, à petits pas, elle entre dans le cadre. Je souris pour moi. Elle est belle, longs cheveux, pleine de rondeurs, exactement comme il me l’avait décrite. J’aime les femmes rondes, les femmes de la vraie vie. Cela me rappelle que l’on est dans le réel et pas dans un porno avec des professionnels… Non, cette fille pourrait être ma voisine ou ma boulangère et ça, ça m’excite.


Je constate que je ne m’étais pas trompé en la devinant presque nue. Elle n’est « couverte » que d’un ensemble de lingerie bleu très chic, bas noirs maintenus par un porte-jarretelles et soutien-gorge soutenant une magnifique paire de seins. A priori, elle n’a pas jugé bon de mettre une culotte et je goûte donc au curieux sentiment de toucher l’interdit en ayant accès à son petit buisson de poils foncés à l’instant où je fais sa connaissance. C’est fantasmatique, délicieux. Habituellement, les effeuillages virtuels sont plus progressifs. Là, pas de chichis. C’est prometteur.


Un masque de nuit lui cache les yeux et elle avance donc à tâtons jusqu’à l’homme qui l’attend. Il la prend par la main pour l’aider, elle porte des gants, et la guide jusque devant lui m’offrant du coup une vue imprenable sur l’autre face de cette beauté. Je suis en carré VIP. Elle est debout juste devant moi, si proche que sa tête sort du cadre. Ses cheveux lâchés sont effectivement très longs et viennent chatouiller sa chute de rein. Et quelle chute de reins ! Voilà une raison de plus d’aimer les femmes avec des formes. Chez elles, tout ce qui fait la féminité est amplifié, exagéré. Je reste en extase devant ces fesses rondes, bien cambrées et je me prends à les imaginer entre mes mains. L’homme, lui, n’a pas besoin de fantasmer. Ses mains parcourent le corps comme s’il le découvrait. Je serais presque jaloux.



Mais au ton de sa voix dans lequel pointe un sourire mi-amusé mi-insolent, elle n’a pas l’air franchement désolée.



S’en suit un moment cocasse où la soumise repart à la recherche de ses fameuses chaussures. Chacun oublie son rôle et j’avoue que je suis un poil gêné de me retrouver au milieu de ce couple. Là, on est dans le pur réalisme, le voyeurisme authentique. À des centaines de kilomètres de là où je me trouve, confortablement assis dans mon canapé, cette belle inconnue est réellement en train de chercher ses chaussures en petite tenue.


Après un moment, j’entends un « j’ai ! » triomphant. Bien, on va pouvoir passer à la suite, semble-t-il. Et effectivement, elle réapparaît dans un claquement de pas très sexy et se replace devant son maître.



Bien sûr que c’est mieux. Les talons cambrent ses reins encore plus. Ils n’avaient pas besoin de cela. Je salive d’envie. Pendant que je me régale, la soumise a droit à un sérieux remontage de bretelles… ou devrais-je dire de jarretelles.



Ah non ! Ils ne vont pas me refaire le coup une deuxième fois.



Et sur ce, il se lève et la fait se courber en deux, les mains posées sur le lit. Je suis juste derrière, très joli. La main du maître flâne un peu sur le cul nu et offert et s’abat soudain dans une claque sonore. Les claques aux fesses, c’est toujours impressionnant surtout quand elles sont bien en chair, cela claque plus fort sans forcément faire très mal. Je ne dois pas me tromper, car je constate que la belle n’a pas bronché et elle subit docilement sa punition. La main caresse un peu et retombe une seconde fois, plus fort, une troisième encore. Celle-ci a dû la piquer un peu à en croire le petit mouvement de recul qu’elle a eu et la trace légèrement rouge que les doigts ont laissée. Je ne suis pas adepte du SM pur et dur, trop violent pour moi, mais les fessées, j’aime bien. Je m’imagine un instant frapper ce joli postérieur de ma grosse main calleuse. Je pense que j’aurais été un peu plus rude que lui.

La punition semble déjà terminée et à présent il caresse la peau rosie comme pour l’apaiser. Il se penche et l’embrasse alors que ses doigts se perdent entre ses cuisses.



Est-ce que j’ai rêvé ou une tension a brièvement figé le corps qui ondulait imperceptiblement sous l’attouchement. Je suis soudain pris d’un doute. Ne serait-elle pas au courant de ma présence ?

Je n’arrive pas à me décider entre la légère déception de savoir qu’elle ne jouera pas avec moi et l’excitation du voyeur embusqué. Mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur la question. La coquine a écarté un peu plus les pieds et sous les doigts qui la flattent, son sexe apparaît. Je me redresse dans mon canapé. S’offrirait-elle sciemment à mon regard ou veut-elle juste s’ouvrir plus largement pour les doigts qui l’inspectent.

Je les vois longer les lèvres entrouvertes, rouler un peu sur son clitoris puis s’enfoncer dans sa moiteur.



La fameuse scène d’orgie… le maître joue encore un peu avec son abricot dont je peux entendre les bruits mouillés puis il m’en prive la vue en la redressant.



Il a repris sa place entre elle et le lit, mais cette fois, il est debout. Rapidement, elle le débarrasse de son tee-shirt puis se bat avec son jean… eh oui, pas évident d’enlever un bouton avec des gants. Il vient à sa rescousse et termine de se désaper.

Une fois rassis, il attrape ses mains et les pose sur ses cuisses. La revoilà penchée en avant. Merci ! Ils s’embrassent. Je ne me lasse pas de ces magnifiques fesses rondes et pleines. Je ne vais pas être déçu.



Le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré un premier abord rebelle, la jolie soumise sait obéir. Dès qu’il a lâché ses mains, elle se redresse et lui tourne le dos.

Son bassin commence à tanguer langoureusement alors qu’elle me fait face. Le spectacle du côté de l’homme doit être grandiose, d’ailleurs il commence à grogner de satisfaction en l’encourageant.



Il ne se contente pas de regarder et ses mains ne quittent pas le corps qui ondule pour lui. Mais de mon côté, le spectacle est loin d’être ennuyeux. Je regarde un instant la danse de ses hanches larges bien marquées par le porte-jarretelles qui comprime sa taille puis me perd dans la contemplation de ses seins. Bon Dieu, ils sont énormes et doivent être lourds dans la main. Je n’avais pas remarqué tout à l’heure que son soutien-gorge était aussi transparent, un voile bleu sur une peau pâle à travers lequel se dessinent des mamelons plus sombres. Je me mets à espérer qu’elle va l’enlever. J’ai envie de les voir nus, de les toucher. Je les imagine doux et moelleux sous mes doigts. Elle commence à fléchir sur les genoux pour tendre ses fesses vers son maître et son visage, jusqu’ici hors cadre, se dévoile soudain en plan rapproché. Beaux yeux bleus en amande, pommettes hautes, bouche pulpeuse. Qu’elle est belle, toute concentrée à sa tâche. Difficile de lui donner un âge tant sa peau est lice et peu marquée, pas vraiment en adéquation avec les quelques mèches argentées qui apportent de la lumière dans sa chevelure presque brune. Je suis heureux qu’elle n’ait pas mis de masque, ça la rend plus réelle et encore plus désirable.


Un instant, son regard inquiet plonge dans le mien à la recherche d’un signe d’activité de la caméra puis ses yeux retrouvent leur sérénité et cessent de me transpercer. Son joli minois m’échappe lorsqu’elle se redresse.



Pleinement dans son rôle, elle ne relève pas et se laisse manœuvrer quand il la saisit par les hanches pour la faire pivoter à nouveau face à lui. Adieu seins de rêve et petit buisson charmant. Je retrouve son joli cul toujours aussi appétissant.



Cet homme est un saint, un vrai philanthrope et je le remercie à genoux de m’offrir ce cadeau. Un peu plus timorée, la belle semble hésiter, mais ses fesses charnues se mettent à bouger timidement. Ça manque un peu de cœur, trop mécanique. Une fois de plus, je la sens inquiète. D’ailleurs, elle s’arrête rapidement.

Mais l’homme ne lâche rien, il l’encourage, pose à nouveau ses mains sur ses hanches pour l’accompagner.



Sa voix rassurante et douce fait des miracles et bientôt, après avoir eu une bonne frayeur, le corps se remet en mouvement et m’offre un délicieux chaloupé bien moins hésitant. C’est sensuel, je reste sans mot devant le spectacle de ses fesses qui ondulent avec indécence.


Soudain, j’ai une illumination… parfois, je me foutrais des baffes… depuis le début, je me contente d’une fenêtre rikiki au milieu de mon téléviseur 55 « dernier cri »… quel boulet ! Je saute sur mon clavier et d’un clic presque magique, la vignette s’agrandit. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?


Je suis presque au cinéma. Sur les deux tiers de mon écran, le cul splendide barré de jarretelles bleues prend de l’assurance. Ce n’est plus « que » sensuel, ce qui était d’ailleurs déjà très bien… non, c’est érotique, excitant. Elle m’allume, elle fait danser son bassin pour moi. Je comprends pourquoi l’homme ne pouvait s’empêcher de la toucher. J’ai la même envie presque viscérale de caresser ce bijou.


Le maître se lève et s’écarte sur le côté. Pour la première fois, je le vois nu et il est aussi maigre qu’elle est ronde. Curieux comme souvent les opposés s’attirent. Il bande dur. Moi aussi. D’une pression sur son dos, il la fait se pencher, les mains appuyées sur le lit comme pour la fessée.



Je frémis de ce cadeau. La soumise, courbée en deux, continue de m’aguicher avec son déhanché sulfureux. Est-elle consciente de ce qu’elle fait ?

L’homme parcourt ses reins d’une main appréciatrice. C’est fou ce besoin incessant qu’il a de la toucher.



Elle s’exécute. Je vais finir par me jouir dessus. Le maître vérifie la courbure des reins, approuve, encourage. Comment fait-il pour garder son calme devant un tel spectacle ? Il faut dire que pour le moment, c’est moi qui ai le meilleur point de vue sur la belle qui ondule, jambes ouvertes, fesses cambrées, sexe offert, rien ne m’échappe. Si j’étais dans la pièce avec eux, je veux dire physiquement, je pense qu’il faudrait m’attacher pour ne pas que je lui saute dessus. Ce que j’aimerais la tenir par les hanches et m’enfoncer dans son ventre. J’en ai les mains qui tremblent.

Il a raison, elle est douée. Sait-elle à quel point elle m’excite ?


Pendant un long moment, elle n’a plus besoin de consignes. Elle s’applique à me chauffer copieusement jusqu’à ce que son maître l’arrête. Une fois encore, c’est lui qui la guide pour qu’elle s’asseye à la place qu’il occupait depuis le début, face à moi.



Hou là, on entre dans le dur, si je puis dire. Nouveau regard en biais vers la caméra. Le maître lui tourne la tête et la guide vers son sexe, un sexe normal qui n’a rien à voir avec les monstres qui vous filent des complexes, un sexe de mec ordinaire. Metteur en scène expert, il s’est placé debout à côté d’elle pour m’offrir un point de vue parfait. Sa bouche pulpeuse s’ouvre et se resserre sur son gland pour quelques va-et-vient délicats. C’est plein de douceur et de sensualité, pas brutal pour un sou. Elle le lèche un peu, joue avec sa langue qui s’enroule, tourbillonne, le titille puis le gobe à nouveau, plus loin. L’homme grogne de plaisir. Pour lui rappeler ma présence, j’imagine, car je connais déjà son beau petit minois, il lui propose de cacher un peu son visage avec ses cheveux. Cette fois, elle n’a pas de réaction. Ou elle n’y croit plus, ou elle m’a accepté. Heureusement le rideau de mèches qu’il a laissé tomber ne me cache pas l’adorable bouche charnue qui coulisse avec plus de gourmandise maintenant.


C’est beau une jolie fille qui suce ! Et ça à l’air bon aussi. L’homme l’arrête plusieurs fois pour ne pas craquer. Il faut dire qu’elle y met du sien. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais j’ai la certitude qu’elle se régale vraiment. Ça se lit dans chacun de ses jeux de langue, dans sa façon de l’avaler en refermant soudain sa bouche. Il n’y a rien de mécanique. Sans m’en rendre vraiment compte, j’ai un instant les yeux dans le vague et c’est moi qu’elle suce, c’est divin. La voix de l’homme qui râle de plaisir me ramène au visage d’ange à l’écran. Je me désole en constatant que ce que j’avais pris pour sa bouche l’espace d’une seconde, ce ne sont que mes doigts qui frottent distraitement mon gland à travers la toile de mon chinos. Le maître fuit la bouche que j’aimerais tant sentir sur moi. Il a raison, ce serait dommage de ne pas profiter de tout ce qu’elle a à offrir.


En parlant d’offrir, il la pousse en arrière et elle se retrouve allongée, les jambes pendantes au bout du lit, c’est qu’il a l’air haut, ce plumard. Il caresse ses cuisses, les écarte. Revoilà le bel abricot juteux. Il le fend, le furète, l’introduit. C’est mouillé, trempé même. Ses doigts sont brillants. Il joue avec elle, avec moi. Ces attouchements sont autant pour lui faire du bien que pour m’exhiber cette chatte ouverte et humide. Je ne sais pas si elle aime, mais je suppose que si ça n’était pas le cas, elle ne mouillerait pas comme ça. Moi, j’adore. J’ai l’impression d’être choyé, un invité à qui l’on réserve la meilleure place. Je tenterais bien un zoom, ma télé peut faire ça a priori, mais renonce de peur de faire tout planter. Je me contente donc d’un zoom à l’ancienne en rapprochant mes fesses du bord du canapé.


Le maître se lève. Il tâtonne un peu, sort une écharpe dissimulée sous la couette et y attache la main droite de sa soumise. L’autre extrémité doit être accrochée au sommier. Il contourne le lit et recommence l’opération. La voilà maintenant ligotée, les bras en croix de Saint-André.


Ou presque… la coquine s’amuse à lui montrer que malgré le lien, elle peut encore largement bouger son bras. C’est qu’elle est espiègle… j’aime bien ça, elle s’amuse. Le maître resserre les liens, mais c’est inutile… il n’a pas fixé les écharpes suffisamment loin pour qu’elles soient assez contraignantes. Ça me conforte dans l’idée que ces deux-là pratiquent la soumission comme je vais à la pêche le dimanche, en dilettante, ou du moins sans expérience.


Peu importe, la belle joue le jeu et s’immobilise alors que l’homme grimpe sur le lit, tête-bêche. Ses doigts jouent encore sur le bel abricot. Il y va à deux mains, s’occupe de son clito tout en la pénétrant. Elle gémit. Il s’applique, tente de lui ouvrir plus grand les cuisses, mais les jambes retombent invariablement.


Qu’à cela ne tienne, pour mon plus grand plaisir, il est inventif et s’il ne maîtrise pas tout à fait l’art du bondage, l’exhibe, il sait faire. Il enjambe sa captive pour se placer sur elle en 69 puis, de quelques gestes rapides, il attrape ses cuisses, les relève pour les caler sous ses bras. Ma mâchoire tombe par terre. Heureusement que j’ai un tapis bien douillet pour amortir le choc.


Je n’ai plus accès qu’à la moitié inférieure de la fille aux beaux yeux bleus, mais quelle moitié ! Elle est écartelée. Bassin relevé, cuisses grandes ouvertes, le maître m’offre une vue gynécologique sur sa soumise. Il ne manque plus qu’une lampe puissante braquée sur cet entrejambe et on y est. Quoi que l’abat-jour que je devine juste au-dessus du bout du lit suffise largement à révéler tous les détails de cette belle chatte qui n’a plus rien d’un abricot. Je repense au zoom, me retiens encore. Les chairs sont ouvertes, brillantes de mouille. L’air doit être saturé de phéromone. Sous ce sexe pousse-au-crime, son petit trou plissé est tout aussi exposé à mon inspection. C’est pornographique et c’est à moi au moins pour quelques secondes.


Puis la langue du maître pointe, titille le clitoris à moitié décapuchonné, le lèche à petits coups qui arrachent de doux gémissements à sa soumise. Les cuisses coincées derrière ses biceps, il a les mains libres et a tout le loisir de s’en servir. Ses doigts se promènent partout, s’enfoncent entre les lèvres béantes, caressent son anus, le forcent. Mes doigts à moi se sont refermés sur mon sexe qui tend dangereusement mon pantalon. Je serais sûrement bien plus à l’aise si je le libérais, mais je n’ai pas envie de me presser… et puis, étrangement, je suis tellement dedans que j’ai l’impression d’être dans la chambre avec eux. Je serai assis sur un fauteuil à la place de l’ordinateur que ça serait pareil pour moi, l’odeur de sexe en plus. Du fait, c’est complètement crétin, mais je renâcle à sortir mon sexe sans savoir si ça plairait à la belle inconnue. Peut-être me le demanderait-elle… ou pas. Ça y est, je repars dans mes fantasmes.


Je ne sais pas ce qu’elle lui fait, mais l’homme qui la mange maintenant d’une bouche vorace, le nez enfoui entre ses fesses, soupire d’aise lui aussi. Comme s’il avait entendu mes pensées, il redresse la tête et demande d’une voix pleine de plaisir :



Je souris. La pirouette est bien tentée, mais il ne se laisse pas berner.



Ah, je comprends mieux. Je note quand même qu’elle a abandonné le vouvoiement de rigueur et le « Monsieur » qui va avec. N’importe quelle soumise écoperait d’une bonne punition pour le coup, d’autant qu’il a ses fesses dodues à portée de main. Je veux bien organiser un stage de redressement s’il veut bien me l’envoyer. Mon sexe palpite violemment à l’idée de l’avoir pour moi tout un week-end.



La gêne que l’on entend dans sa voix est délicieuse et je saisis pourquoi il n’a pas interrompu le moment pour la châtier. Tout à son plaisir, le maître râle de plus belle.



Cette fois, pas de tentative pour se dérober. Elle a prononcé les mots avec gourmandise, à la fois consciente de son indécence et provocante. Cette fille est décidément pleine de surprises. Certains maîtres utilisent l’anulingus comme une pratique de soumission, voire même d’humiliation. Mais lui n’a rien demandé. C’est elle qui est à l’initiative, pour la première fois depuis le début, il me semble.


En tout cas, vu la tête ravie de son maître, elle sait s’y prendre de ce côté-là aussi. Curieux, je me demande ce que cela peut faire. Rien n’a jamais approché mon anus et encore moins une bouche. Ça a l’air vraiment bon et l’idée au moins est excitante. J’ajoute « se faire lécher le cul par une coquine » à ma liste des choses à faire avant de mourir.


L’homme souffle, se tortille. Sa bouche a replongé entre les cuisses toujours écartelées et je n’entends plus que des bruits de jeux de langues mouillées ponctués de gémissements. Je devine qu’au passage, il frotte son sexe entre les gros seins moelleux de la belle. J’ai pensé à ça dès que je les ai vus, lourds et abondants dans leur voile bleu.

Pendant un moment, chacun prend son plaisir, moi y compris.

Puis soudain l’homme se redresse, l’air abasourdi.



Elle n’a même pas pris la peine de s’arrêter pour confirmer ses méfaits. Le maître ne semble plus savoir où il en est, submergé par l’excitation. C’est dingue le pouvoir d’un appendice aussi petit que la langue. En quelques instants à peine, la soumise a complètement retourné la situation. Bien que ligotée au lit, j’ai l’impression que c’est elle qui le tient maintenant. J’en ai d’ailleurs de suite la confirmation quand elle s’interrompt brièvement pour lancer :



Ce n’est pas un ordre, mais le ton est assez décidé pour qu’il s’exécute sans broncher. Tiens, la soumise pleine de ressources ferait peut-être une bonne domina.

En attendant, il a dû libérer les cuisses qu’il maintenait et la visite gynécologique est terminée. J’espère qu’il va se reprendre, car je me sens soudain un peu délaissé. Je n’ai plus grand-chose à me mettre sous la dent. Il se masturbe frénétiquement tandis qu’elle lui butine le cul. À ce que je sache, je n’ai jamais eu de tendance bi, mais je dois avouer que le spectacle de cet homme qui prend son pied assis sur le visage de sa compagne n’est pas désagréable. En tous cas, je ne débande pas.


Pour la deuxième fois ce soir, l’homme se fige au bord de la jouissance. Il s’arrête et se concentre visiblement pour ne pas exploser. Quand la vague est passée, il s’écroule à nouveau sur le corps de la belle et passe ses nerfs en la doigtant furieusement. C’est bien, il a l’air de se reprendre et ses attouchements ressembleraient presque à un début de punition. Je regarde ses gestes brusques en serrant les dents. Ça me donne des idées… n’avait-il pas préparé un gode avant qu’elle arrive ?


Mais le maître, enfin de retour, a semble-t-il d’autre projet. Il descend du lit et la détache. Au passage, alors qu’il se penche sur elle pour enlever un nœud, l’insolente lui plante sa langue dans la bouche, celle-là même avec laquelle elle le fouillait il y a à peine quelques secondes. On est bien loin des faux airs de timide qu’elle prenait au début. Je commence à me demander si elle n’est pas plus cochonne encore que lui. Toujours est-il qu’il ne se débine pas et l’embrasse goulûment. Il a du cran.


Je suis aux anges. Le maître, véritable altruiste, a repris les choses en main et il est en train de positionner sa soumise… à quatre pattes au bout du lit, juste devant moi. Je déglutis. Bon Dieu, la beauté de cette croupe large et cambrée ne cessera jamais de me retourner la tête. Ma main se réveille pendant que celle de l’homme se promène sur ce cul qui mériterait d’être sculpté dans le bois. Je vais essayer d’en reproduire toute la splendeur dès que je pourrai retourner à l’atelier, je le sais déjà.


À genoux à côté d’elle, il profite encore de tous ses trésors et ses doigts glissent sans cesse de son sexe que je retrouve bien ouvert à son petit trou plissé. Elle ronronne en se laissant fouiller et gémit lorsqu’il se met à pincer son clitoris.

Il a bien fait d’insister pour les chaussures. C’est un détail, mais cette créature à quatre pattes en bas et porte-jarretelles, talons aiguilles pointés vers le ciel, c’est juste superbe, très porno chic.



Sans lâcher le clito qui roule entre ses doigts, il se penche et le bout de sa langue frétille sur le petit orifice serré. La soumise râle de plus belle et le haut de son corps s’affaisse. La voilà cul tendu vers le ciel. C’est une fois de plus orchestré de main de maître. De côté, il se penche par-dessus elle et je ne rate rien de la langue qui s’étale maintenant avec plus de gourmandise. Encore un truc que je n’ai jamais tenté, jamais osé, pas eu l’occasion non plus… mais là tout de suite, avec elle, j’ai envie d’essayer… ses fesses tendues en offrande, son petit trou lisse brillant de salive, c’est d’une obscénité !


Je ne sais pas si ma langue inexpérimentée serait aussi curieuse que celle du maître. Il faut tout de même une bonne dose de confiance pour tourbillonner goulûment sur les replis d’un anus comme il le fait. Mais c’est terriblement excitant à voir… et à faire, semblerait-il. Son sexe, presque collé à son ventre, m’a l’air plus gros que jamais. De temps en temps, sa langue se perd entre les lèvres de la chatte béante qu’il flatte toujours de ses doigts, mais elle revient invariablement glisser sur la gourmandise dont ces deux-là semblent aussi friands l’un que l’autre. C’est dingue ce qu’une soumise bien docile peut stimuler l’imagination. L’idée qu’il faudrait peut-être deux bouches pour satisfaire pleinement la beauté à la croupe de déesse africaine me vrille soudain les neurones. Son joli sexe mouillé ou le petit trou si intrigant, je ne saurais pas choisir… le maître le ferait sûrement pour nous… enfin, si sa soumise ne lui vole pas les commandes.


Plus la langue est audacieuse, vicieuse, plus ma belle exhibée gémit de sa voix douce. Sous l’exquise torture, ses fesses se tortillent, son corps entier ondule. Elle va jouir, je sens la tension de son orgasme monter. Le maître aussi, il en profite :



Elle est à bout de souffle.



Je frémis en notant qu’elle n’a pas dit « J’adore quand tu me lèches le cul » ou « quand vous me léchez le cul maître »… Non, elle a bien dit « J’adore me faire lécher le cul »… Comme disait la chanson, c’est peut-être un détail, mais cette formulation bien plus ouverte me ravit, la rend un peu plus coquine encore.


L’homme la félicite de sa langue qui redouble d’ardeur. La tension semble atteindre un nouveau paroxysme et la voix de la fille au supplice sort des aigus que je ne lui connaissais pas encore. Mes voisins ne vont bientôt plus pouvoir ignorer ce que je suis en train de faire… s’ils savaient vraiment…


Et puis… non, en bon tortionnaire, le maître abandonne toute caresse sur le clito de sa pauvre soumise. Elle ne jouira pas maintenant, n’aura pas droit à l’orgasme qui semblait être sur le point de la foudroyer. Ça, c’est sacrément vilain quand même. Je m’attends à l’entendre geindre, supplier de la finir, mais à mon grand étonnement, elle n’en fait rien. C’est qu’elle a du caractère la mignonne !


Qu’à cela ne tienne, le maître insatiable lui lèche encore un peu l’anneau puis ordonne :



Tiens, c’est vrai que j’avais oublié qu’elle était toujours gantée de noir, interdite de le toucher. Elle s’exécute pendant qu’il descend du lit, me la laissant pour moi tout seul.



Il lui rappelle que je suis là. Dans son plaisir, elle l’a peut-être oublié. C’est bien, je ne veux pas qu’elle m’oublie. Il faut qu’elle sache que je la regarde, que je me saoule de tout ce qu’elle m’offre. Pour moi, pour l’inconnu derrière la caméra, sa main apparaît entre ses cuisses, effleure son sexe. Ses doigts plongent, se lubrifient puis roulent sur son clitoris. Il doit être encore chaud comme un tisonnier tout juste sorti du feu. C’est beau, d’une sensualité exacerbée comme seule la main d’une femme sur son sexe peut l’être. Consciencieusement, elle se branle. Moi aussi. Impossible de résister à ce bijou de volupté. Tout y est, les bas, les talons, les fesses rondes et cette main qui bouge langoureusement sur un sexe trempé. J’aimerais aussi voir son visage à cet instant. Qu’elle doit être belle, les yeux clos et la bouche entrouverte, toute tournée vers son plaisir.


Les doigts du maître, qui ne peuvent décidément pas rester tranquilles, se posent sur ceux de sa soumise, les suivent, les caressent. Cela m’agace un peu. Ne peut-il pas me la laisser un instant pour moi seul. Après tout, c’est pour la caméra qu’elle se touche. C’est pour moi qu’elle recommence à jouir de sa jolie voix.

Mais l’homme n’en a pas décidé ainsi. Il déborde d’idées et avec une telle créature à sa disposition, je le comprends. J’ai fait sa connaissance il y a moins d’une heure et j’ai déjà assez de choses en tête pour occuper ce fameux week-end qui ne cesse de me tarauder. Et puis je dois bien avouer que depuis le début, il m’a gâté… alors soit.


Il guide les doigts plus haut, cela ne passe pas. Mais la soumise a compris ce qu’il veut : pousser toujours plus loin l’indécence. Elle n’hésite pas, ne se dérobe pas et trouve même la solution en passant par-dessus sa croupe. Suis-je le premier inconnu pour qui elle se caresse l’œillet ? D’ailleurs sait-elle que je suis bel et bien derrière cette caméra ? Si oui, je veux bien la marier. Ses gants ne m’ont pas permis de voir si elle portait une alliance, mais le maître, lui, n’en a pas, j’ai assez vu ses mains pour en être sûr.


Ses doigts mouillés glissent sur son petit trou, en parcourent les replis puis son majeur se calent et commencent à masser. C’est toujours aussi voluptueux, mais avec ce quelque chose en plus qui vous fait serrer les dents d’excitation. J’ai compris depuis un moment que le plaisir de l’homme est autant d’exhiber sa soumise que d’en profiter. Mais là, je ne sais pas comment il peut résister à une telle lubricité. Dans la même pièce qu’elle, je sais très bien ce que j’aurais envie de lui faire… mais là tout de suite, je vais finir par tomber le cul sur le tapis si je continue à m’avancer encore au bord du fauteuil.


Un instant, le maître s’éloigne et nous laisse presque seuls. Je profite de cette beauté alanguie qui m’offre sa croupe en se caressant. J’ai envie de jouir. Pas encore, je me retiens, ralentis ma main.

L’homme réapparaît déjà… et le fameux gode préparé alors que nous attendions Madame fait son entrée.



Elle arrête de se toucher, dans l’attente. Dommage. Il s’agenouille, positionne l’objet aux dimensions raisonnables, parcourt un peu la fente pour le lubrifier puis tente de l’introduire dans sa moiteur. C’est un peu rude. Un peu de gel, ou de salive (je savais bien que cette fille me rendait pervers), aurait sûrement était le bienvenu.

Il insiste un peu, marque un léger va-et-vient, mais rien à faire, la belle, malgré tout ce qu’elle a subi est bien fermée. Pas du genre à se laisser démonter, il persévère.


Pourtant, je n’ai plus besoin de cette démonstration. J’ai à présent bien intégré que cette femme à la beauté épanouie obéit au moindre désir de son maître. Elle est peut-être caissière, prof, dentiste ou que sais-je encore. Des dizaines de personnes la croisent chaque jour, lui disent « Bonjour, Madame » sans se douter que le soir, elle répond au doux nom de soumise et s’abandonne aux souhaits les plus coquins de l’heureux gagnant.

Étrange comme cette pensée furtive me fait réaliser soudain que ma boulangère (décidément je fais une fixette), ma factrice ou la jolie blonde du deuxième se livre peut-être elle aussi à ce genre de jeu quand les enfants sont couchés… tout un monde qui s’ouvre, il faudra que je sois plus attentif. La chance sourit aux audacieux.


En attendant, c’est reparti pour un tour. Le maître a replacé sa soumise sur le dos, cuisses écartées face à moi. Le gode tente une nouvelle approche, caresse les lèvres de son gland moulé dans le plastique puis essaye encore de se faufiler. Peine perdue, elle se refuse toujours. Vaincu, l’homme renonce et le rejette sur le côté. L’objet à la réputation à jamais entachée n’est à mon avis pas prêt de ressortir de sa boîte.


Sans attendre, il recommence à la caresser de ses deux mains. Mais plus de doigtage furieux. Non, ses gestes sont pleins de douceur, attentionnés. Il paraît qu’un bon maître connaît par cœur sa soumise. Ses goûts, mais surtout ses limites avec lesquelles il joue comme un funambule sur le fil. À cet instant, j’en suis convaincu, il sait qu’il vient de flirter avec le vide et met tout en œuvre pour récupérer l’équilibre rompu. Je retiens mon souffle dans la crainte que tout cela finisse en eau de boudin ou en queue de poisson selon les goûts.


Mais le fiasco n’arrive pas. Je respire. Le bassin de la belle reprend vie. Il ondule lentement, se soulève, frémit. Lorsqu’elle lui ouvre plus grand les cuisses, je sais qu’il a réussi. Le plaisir est de retour et pas que le sien. Devant son corps lascif, le mien vient de se réveiller, en pleine forme. Parfois, une petite pause permet de faire redescendre la pression, de repartir pour un tour comme disait l’autre. Mais à d’autres occasions, c’est comme si la jouissance attendait, tapie en boule, prête à jaillir au moindre contact, incapable de faire demi-tour. C’est précisément l’état dans lequel m’a mis la jolie soumise depuis qu’elle m’a offert le spectacle ravissant de ses doigts flattant ses charmes. Me voilà aussi sensible qu’un puceau devant sa première paire de seins. Si je pouvais lui dire à quel point elle m’a excité, m’excite encore alors que le plaisir déborde de son sexe, de sa bouche qui gémit.


Entièrement tourné vers sa belle, l’homme m’oublie. Il s’est agenouillé à ses pieds et enfouit maintenant son visage entre ses cuisses qui s’ouvrent encore pour l’accueillir. De ses deux mains, il les soutient, les écarte tant qu’il peut en la butinant. Son catogan bouge au rythme de sa langue qui lape bruyamment. Je me console en écoutant les plaintes exquises de l’ange bleu. Ce ne sont pas les halètements vulgaires et exagérés d’une actrice. Non, c’est du plaisir, du vrai, de l’authentique. Son bassin s’affole, il accompagne la bouche.



Pas de demande ni d’autorisation. Ce maître n’est pas très à cheval sur les conventions. Soit, ce oui esseulé fera l’affaire aujourd’hui.

La langue aspire, ou lèche, je ne sais pas. Je suis exclu de cette partie. Comme dans les pornos japonais où les sexes sont floutés, là c’est la tête du maître qui me le cache. Mes yeux prennent ce qu’ils peuvent, courent sur le voile noir de ses jambes ouvertes autour de l’homme, sur ses talons hauts. Je serre les dents comme un forcené, me retiens. Sa voix s’emballe, fait vibrer l’air, se brise. Je lâche mon sexe de peur de ne pas tenir, il palpite dangereusement. Son bassin se cabre, elle jouit, fort, longtemps, aussi excitante à entendre qu’à voir.


Elle est montée si haut qu’il lui faut du temps pour redescendre. Demain, eux aussi auront droit aux regards en biais des voisins, les leurs sont peut-être habitués… les miens mettront ça sur le dos du confinement.


Pendant qu’elle reprend son souffle, le maître la cajole encore de sa bouche, se saoule à la crue qu’il a déclenchée. Elle ronronne, s’agite de soubresauts puis le repousse gentiment de ses mains. Pas très académique tout cela, mais plein de tendresse. Il se redresse en la tirant à lui pour qu’elle se relève. Il reprend les choses en main, organise, décide.



Toujours prompte à obéir, même après avoir pris son pied, mon ange bleu des yeux au porte-jarretelles s’installe et je déchante. À peine ai-je le temps de revoir le joli cul rond à la cambrure provocante, son sexe suintant, ses longs cheveux étalés sur son dos, qu’il me prive de toutes ces merveilles. Elles m’obséderont longtemps. Maintenant, c’est son petit cul à lui que je vois. Il se glisse entre les talons aiguilles qui me toisent, guide son sexe d’une main. Le lit que j’avais trouvé si haut et juste à la taille parfaite pour qu’il puisse la prendre en restant debout au sol. Cela doit être délicieux. J’ai envie de crier que je suis là. La musique s’est arrêtée, mais je ne saurais dire quand. Le bruit de son sexe qui s’enfonce dans les chairs molles et humides n’en est que plus audible. Bon sang, dix fois au moins ce soir, j’ai rêvé de la prendre par les hanches comme il le fait, de me noyer dans sa chaleur, de sentir mon ventre heurter le gras de ses fesses. Le petit cul blanc s’agite, trouve son rythme. Aux bruits mouillés se joignent des souffles rauques puis celui des corps qui s’entrechoquent.


Je ramasse les miettes qu’il me laisse : les cuisses de la belle cerclées de dentelle, ses hanches qui débordent largement de chaque côté du petit cul qui se démène. Le lit commence à se plaindre sous les coups de reins. C’est qu’il n’y va pas de main morte. Il a raison, elle le mérite bien et ses formes généreuses appellent à être bousculées. Il grogne, s’arrête, respire profondément. Il a du mal à se contenir. Je prendrais bien le relais, mais je suis coincé là, et de toute façon, dans le même état que lui… sous le joug du même envoûtement. Je l’imagine dans cette orgie qu’elle regardait tout à l’heure. Combien d’hommes succomberaient à ses charmes avant qu’elle ne s’écroule ? Peut-être avant même de la toucher.


Le bassin de l’homme se remet à cogner, plus lentement, mais plus fort. Le corps de sa soumise encaisse. Il bondit en avant à chaque coup de reins. Nouvelle pause. Il va jouir, c’est certain, incapable de la prendre comme il le voudrait, comme je le voudrais, sans pitié, de toutes ses forces jusqu’à ce qu’elle oublie son nom et s’affale le front trempé et la gorge brûlante.


Soudain, c’est comme si tous les dieux du ciel et de la terre se réveillaient pour entendre mes supplications. J’ai prié jusqu’à en perdre la voix, jusqu’à ce que mes genoux saignent, mais enfin, l’homme vient de se rappeler l’inconnu derrière la caméra, son complice, celui sans qui toutes ces mises en scène n’auraient pas eu la même saveur brûlante. Les mains sur les hanches de sa belle, il la guide encore sans rien lui cacher de ses intentions :



Les voilà dans la même position, mais de côté. Moi qui pensais à présent tout connaître des charmes de la douce inconnue, j’étais loin du compte. La vallée qui se creuse en bas de son dos, c’est la huitième merveille du monde, une oasis fertile et luxuriante. Je m’empiffre, goûte à la beauté animale de sa croupe, la mange des talons à son joli petit minois. Elle n’est que courbe et rondeur, incarnation de la féminité. Comme en offrande aux divinités du stupre, elle attend, docile et soumise. J’ai des envies lubriques, sauvages. Bousculer ce corps, m’agripper à ses hanches jusqu’à y laisser la trace de mes doigts, planter mes dents dans son épaule… cette fille réveille chez moi des instincts de bête.


L’homme se replace derrière elle et cette fois, je vois son sexe s’enfoncer d’un trait. Il grogne, attend un peu, bien calé au creux de son ventre puis se remet à bouger. Sous ses coups de reins, le corps tangue, la chair s’anime, ondule. L’ange bleu me lance un dernier regard puis sa tête se cabre de plaisir. Ses seins, si gros, si ronds, dansent, emprisonnés dans leur voile de tulle bleu. Je les imagine un instant pendant librement, lourdes masses molles secouées en tous sens par la fougue du maître. Il râle, souffle. Je l’encourage à tenir, à la prendre plus fort. Elle a encore tant à donner, tant de choses que j’aimerais faire à cette belle soumise.

Ses jolies fesses s’agitent, martelées par le bassin osseux du maître qui la tient fermement. J’aime ce cul bien en chair qui s’écrase et tremblote sous les chocs du ventre qui cogne sans retenue. L’homme accélère encore. Il gémit, grimace et soudain, l’air ahuri, se retire dans un croassement à peine intelligible :



Un instant, la beauté se fige, semble troublée. Est-elle déçue ? Ou surprise ? Je choisis la première hypothèse. Je la veux insatiable. Un instantané obscène me la montre ruisselante de sueur, jouissant tout son soûl au milieu d’un groupe d’hommes masqués. C’en est trop pour moi. Tout se précipite. En deux enjambées, le maître est maintenant de l’autre côté de sa soumise, tendue comme un arc.



Elle dégringole du lit, se courbe en deux, pas assez vite. Un premier jet puissant s’écrase dans la main de l’homme. Il jouit. Moi aussi. Les lèvres pulpeuses de l’ange bleu se jettent sur son sexe, le gobent avidement, l’avalent autant que possible. Le mien se contente d’un mouchoir attrapé à la hâte. J’essaye de ne pas fermer les yeux. Accroché à ses épaules, l’homme palpite violemment dans la jolie bouche qui l’enserre, la remplit de tout son plaisir, toute son excitation. Qu’elle est belle ! visage d’ange qui le suce avec douceur, l’accompagne dans sa jouissance jusqu’au dernier sursaut du sexe entre ses lèvres.


Peu à peu, l’agitation s’éteint, la fureur du bassin encore secoué de légers spasmes s’apaise. La bouche suce encore, l’aspire un peu plus loin. L’homme s’ébroue, secoué par un violent frisson. Puis seulement, avec délicatesse, elle se retire, remonte lentement le sexe de ses lèvres serrées, s’applique sur son gland, le débarrasse de toute trace de leur plaisir.



Effectivement, sa peau brille là où il a posé sa main, mais pas que. Le temps qu’elle bondisse, il a aussi aspergé son menton. La belle se redresse, confirme. Mais sans ouvrir la bouche. Elle a toujours son jus sur la langue et se garde bien de desceller ses lèvres.



Ma belle inconnue l’étreint puis s’éclipse. Elle m’offre un dernier plan sur son joli cul, ses longs cheveux, ses hanches larges qui tanguent alors qu’elle disparaît, talons claquants sur le parquet, exactement là où je l’avais découverte. La porte grince… je l’entends s’éloigner, elle est partie.


Je reste sonné. Les images se bousculent sous mon crâne alors que l’homme vient de s’agenouiller devant l’ordinateur. Sans un mot ou un signe, la fenêtre sur leur chambre se referme brutalement. Je suis seul. Mon écran dernier cri me semble soudain bien insipide, inutile. Je ferme les yeux, retrouve mon ange bleu, sa croupe qui roule pour moi, ses doigts qui la gâtent, sensuelle, indécente. Je veux que ses formes se gravent à jamais sur mes rétines, les garder intactes et pures. Mon esprit se perd, affabule. Un week-end, juste un. Le maître est d’accord. Sa soumise a besoin de ce stage de redressement. Les maîtres font cela parfois. J’achèterai une webcam pour qu’il puisse suivre nos séances. Un clic-clac, une table basse, mon salon fera un terrain de jeu très correct. Je déborde d’idées.


Elle descend du train, le regard égaré, fébrile. Elle sait pourquoi elle est là, ce que nous allons faire ce week-end. Elle porte le même ensemble bleu craquant que ce soir, caché sous un long manteau fermé… non, sous un tailleur gris bleu cintré dont la veste fermée laisse entrevoir son décolleté. Son joli cul est là, moulé dans sa jupe. J’ai envie de le toucher maintenant au milieu de la foule qui se presse sur le quai, de le sentir bien en chair sous mes doigts. Il faut qu’elle comprenne tout de suite que j’en disposerai comme je l’entends, ici ou ailleurs, que tout le monde le sache, sans aucune ambiguïté.


Je déraille, en plein délire. C’est stupide. Mais mon sexe est à nouveau dur dans ma main. 23 h 54. Mon regard ne peut s’empêcher de vérifier machinalement l’écran… Il est toujours affreusement vide. La fenêtre se rouvrira-t-elle un jour sur l’ange bleu qui a transcendé ce 38e jour de confinement ? Je l’espère, l’attends déjà. Je veux bien rester là 38 jours de plus, pourvu que chacun se termine comme aujourd’hui.