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n° 19606Fiche technique18007 caractères18007
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Temps de lecture estimé : 13 mn
18/05/20
Résumé:  Après nos premières aventures durant la première semaine des vacances, je retrouve mes amants à la rentrée.
Critères:  #nostalgie #couplea3 fhh hbi jeunes couplus hépilé fépilée fdomine exhib miroir rasage fellation cunnilingu pénétratio fdanus hdanus attache
Auteur : Come Sorel            Envoi mini-message

Série : Suivre mes traces

Chapitre 02 / 03
Une trace rouge sur le torse

Résumé de l'épisode précédent

Dans le récit précédent le narrateur raconte sa rencontre avec Benjamin, un très beau garçon, au cours de son année d’hypokhâgne. Il en tombe amoureux. Au cours d’une semaine de vacances, début juillet en Normandie, il finit par avoir une aventure avec lui puis est entraîné dans une relation à trois avec ce garçon et Lucie, sa petite amie, également dans leur classe.




– 1 –


Dans la chaleur étouffante d’un après-midi d’août, je sors du supermarché où je travaille pour les vacances et j’hésite à attendre Maëlys qui doit terminer une demi-heure après moi.


Nous sortons ensemble depuis une quinzaine de jours. Nous travaillons dans un supermarché de la banlieue pavillonnaire de C. en Normandie, tous les deux comme saisonniers. Étudiante comme moi, c’est une jolie fille aux beaux bras blancs, au visage frais et souriant qu’encadrent des cheveux blonds coupés au carré. Son corps a des rondeurs agréables et, en d’autres temps, avoir une telle petite amie m’aurait ravi. Mais après Benjamin, après Lucie, je ne peux me satisfaire de nos caresses imparfaites et maladroites sur le siège passager de sa voiture. Je sais que je dois rompre et, qu’en tout cas, cette histoire ne survivra pas aux vacances.


Mon téléphone vibre. Un message de Lucie. Une photo de Benjamin en tee-shirt près du corps et jean délavé. Encore une fois, sa beauté, la manière qu’il a de fixer l’objectif sans donner l’air de poser, cette aisance naturelle qu’il promène dans le monde, me submerge. Je me dis aussi que Lucie joue un jeu bien étrange. Autant Benjamin et moi continuons de converser comme avant, à peine si parfois une allusion est faite à nos aventures de la première semaine de vacances, autant Lucie ne répond à aucun de mes messages. Ou plutôt, elle y répond de manière sibylline, en me renvoyant des photos de Benjamin, toujours dans une pose avantageuse, photos qu’elle envoie sans commentaires.


Je me dirige vers l’arrêt de bus. J’envoie un message à Maëlys pour lui dire que je ne l’attends pas. « Il faut qu’on parle » me répond-elle. Tant mieux.


Quelques semaines plus tard, jour de rentrée au Lycée W. Dans la cour des classes préparatoires, tout notre groupe d’amis se retrouve. J’arrive avec les jumelles qui habitent dans ma rue, Grégoire et Thomas, qui ont pris une colocation ensemble pendant les vacances, nous rejoignent puis arrivent Lucie et Benjamin, se tenant par la main.


Dès la première semaine de la rentrée, le rythme est épuisant et les journées de travail se succèdent, répétitives et exigeantes. Longues heures d’études le jour, suivie de lectures annotées jusque tard dans la nuit pour préparer colles du mercredi après-midi et devoirs sur table du samedi matin. Nous sommes fatigués, surtout en ces premières semaines de septembre, et nous n’avons guère le temps de nous voir en dehors.


Notre première soirée, tous ensemble, attend donc le premier week-end d’octobre. N’ayant pas, exceptionnellement, de composition ce samedi matin-là, nous décidons de sortir le vendredi soir. Sortie étudiante : nous buvons trop, imitons les expressions surannées de notre professeur de Lettres (« Flaubert, jeunes gens, est un jean-foutre ! »), déplorons la faiblesse conceptuelle de notre prof de philo et débattons sans fin des mérites respectifs de nos cinéastes, écrivains, musiciens de référence. Bref, nous sommes insupportables, péremptoires et pédants. Une soirée idéale.


En public, depuis la rentrée, ni Benjamin ni Lucie n’ont marqué d’affection particulière pour moi. Ce soir-là ne fait pas exception et il serait impossible à quiconque de deviner ce nous vécûmes dans la douceur d’un matin de juillet. Comme nous n’avons pas encore eu le temps de nous revoir tous les trois, je ne sais trop quelle attitude adopter avec eux.


Je quitte le bar l’un des derniers, passablement éméché et, sur le chemin de retour, je reçois un SMS qui me dégrise instantanément.


« Demain, à 11h, chez nous. Viens. Lucie. »


Ma réponse part dans l’instant.


« Oui. »




– 2 –


Le lendemain matin, ce n’est pas la Lucie que je côtoie tous les jours qui me reçoit. Plus adulte, paraissant presque plus grande, habillé d’un chemisier blanc qui paraît taillé à même sa peau qui met en valeur sa taille fine et son ventre plat, le galbe de ses jambes de danseuse souligné par des collants opaques sous une jupe droite noire qui lui arrive à mi-cuisse, elle a revêtu des chaussures à talons qui résonnent d’un claquement sec sur le parquet. Aucune autre jeune fille de ma connaissance ne pourrait s’habiller ainsi sans paraître déguisée, mais aucune n’est aussi belle, aucune aussi gracieuse.


Elle me prend par la main et m’entraîne dans leur studio où elle m’assoit sur un fauteuil bas en rotin. Elle prend place sur le canapé. Elle croise les jambes et me sourit.



Une pause. Un sourire amusé.



Elle se penche en avant tout en décroisant les jambes, elle me fixe avec intensité et poursuit,



Je réponds « oui ». Évidemment.


Avec souplesse, d’un mouvement, elle se lève et tend la main. Je la prends et me mets debout à mon tour. Elle m’amène dans leur petite salle de bain dont elle referme la porte. Coincés tous deux dans ce petit espace, elle dépose un baiser léger sur mes lèvres, et commence à déboutonner ma chemise. Puis, elle se recule d’un pas et me demande d’enlever chaussure, chaussettes, pantalon et caleçon.


Me voilà maintenant nu devant elle. Elle ouvre un tiroir du meuble blanc qui se trouve sur sa droite et en sort mousse à raser et rasoir.


Elle lève l’un après l’autre chacun de mes bras et rase mes aisselles. Puis, elle s’agenouille et, avec une infinie douceur, elle rase mes jambes, mon pubis et mes testicules. Elle se relève, passe derrière moi. Je fais face au miroir fixé à la porte.


Là où le rasoir est passé, ma peau est nue, des plaques rouges sont apparues. Pour les faire disparaître, elle prend une crème hydratante sur l’évier et s’en passe sur le bout des doigts. Elle l’applique ensuite en gestes tendres. Sous les bras puis mes jambes. Elle remonte ensuite ces deux mains sur mon sexe et elle commence à passer la crème sur la peau épilée.


Son souffle auprès de mon oreille, ces deux mains qui passent sur mon entrejambe s’attardant sur les endroits où la peau est la plus sensible, allant et revenant sur l’aine, les testicules, le pubis. Ses yeux se ferment, les miens s’ouvrent. Face au miroir, le jeu fascinant qu’elle joue m’excite de plus en plus, je suis maintenant en érection. Elle me masturbe de sa main gauche tandis que sa main droite s’attarde sur mes couilles et passe sur mes fesses. Elle caresse mon anus d’un doigt, sans le pénétrer. Cela dure plusieurs minutes, j’ai clos mes yeux, à mon tour, emporté par le plaisir.


Elle s’arrête. Brusquement.



Elle se colle à mon dos, je sens ses seins durs comme la pierre. Elle aussi doit se faire violence pour arrêter. Dans le miroir, son visage par-dessus mon épaule, elle paraît, avec ses talons, presque aussi grande que moi.


Elle appuie son pouce gauche sur le haut de mon sternum et descend ensuite jusqu’à mon ventre, laissant une trace rouge sur ma peau blanche. Je ferme les yeux et sens son souffle sur ma nuque.

Elle se recule d’un pas et me demande de me retourner.



Étourdi, je reprends mes affaires et me rhabille sous son regard à la fois tendre et narquois. Avant que je ne sorte, elle m’embrasse, ses lèvres sur ma joue, un baiser virginal et innocent.



Je rentre chez moi, déjeune d’un repas léger dans ma chambre d’étudiant. Je pars l’après-midi à la bibliothèque universitaire pour préparer ma colle de philosophie sur un extrait du Discours de la Méthode de Descartes, mais mon esprit divague. Dans l’ambiance feutrée, dans les conversations étouffées venant des petits salons de travail, dans le bruit des pages que l’on tourne et des claviers d’ordinateur, le désir d’être à eux se meut doucement sous la peau.




– 3 –


Viens le soir. Il fait déjà nuit lorsque je monte les escaliers sombres et humides du vieil immeuble où habitent Lucie et Benjamin. Impatient et intimidé à la fois, je me retrouve à leur porte et, avant même d’avoir pu frapper, Benjamin, qui a dû entendre les marches craquer, m’ouvre.


Il ne dit rien, car il ne parle jamais pour ne rien dire. Son bras se tend, il me saisit par l’épaule et m’attire à lui. Plaqué contre lui, et bien que nous soyons quasiment de la même taille, il me semble devoir lever les yeux au ciel pour le regarder. Il prend mon menton et dépose un baiser sur la commissure de mes lèvres. Avec l’impression de monter au ciel, sur la pointe des pieds, je m’élève pour l’embrasser au-dessus de l’oreille, dans sa chevelure folâtre. Puis nos lèvres se retrouvent, il me semble enfin que je grandis, la sourde angoisse dans mon ventre s’envole et ne laisse plus la place qu’à la faim et au désir.

Nos bouches s’éloignent l’une de l’autre, mais il ne me quitte pas, car il me prend par la main et m’emmène au dans la pièce unique de leur appartement d’étudiant après avoir fermé la porte.


Lucie est là, au milieu de la pièce, assise sur l’accoudoir de leur canapé-lit. Ses cheveux noirs et coupés courts encadrent un visage qui ne m’a jamais semblé aussi beau. Son nez fin et droit, ses yeux en amande, sa peau ambrée et ses lèvres fines me font penser aux nus de Modigliani. La peau de ses bras mince est nue. Elle ne porte, pour tout haut, qu’un bustier noir arachnéen fait de la même dentelle que sa culotte. Ses jambes au dessin admirable sont nues également. Elle se détend et s’avance vers moi d’un pas félin. Elle m’embrasse, fait pénétrer sa langue dans ma bouche tout en agrippant ses mains à ma chevelure. Elle me repousse en arrière.



Le ton est impérieux et je ne peux qu’obéir. Mes gestes pour me mettre nu me semblent ridicules, un peu gauches. Pendant ce temps, Benjamin est venu derrière Lucie et il couvre son corps de caresses. Bien qu’elle essaye de rester impassible, les frissons sur sa peau, sa bouche entrouverte, ses expirations qui se font plus saccadées, montrent que son désir monte. Comme un sculpteur, Benjamin semble faire naître les formes de Lucie par son étreinte. Les genoux d’abord, puis l’intérieur des cuisses. Bientôt il passe sur l’aine et la dentelle de sa culotte. Debout, elle se met sur la pointe des pieds et écarte les jambes pour l’encourager à poursuivre. Ses doigts pénètrent sous le tissu et bientôt, tandis que je suis nu, face à eux, il effleure son clitoris et elle pousse des soupirs de plaisir qu’elle ne prend plus la peine de dissimuler.


Mais, elle pose bientôt la main sur son poignet et retire ses doigts de son entrejambe. Elle se retourne pour lui faire face, me donnant à voir son adorable petit fessier, et l’assoit sur le canapé. Elle vient ensuite vers moi, me fait asseoir à mon tour sur le fauteuil en rotin et, prenant un foulard noir sur la table basse, m’attache les mains dans le dos.



Elle rejoint Benjamin sur le canapé et l’embrasse à pleine bouche pendant qu’elle baisse sa braguette et, dans le même mouvement, sort son sexe. Affamée, perdue dans son désir, elle prend en un mouvement ce sexe en bouche. Benjamin a glissé sa main sous la culotte de Lucie et pénètre d’un doigt entre ses lèvres vaginales. Lucie abandonne quelques instants sa fellation pour baisser sa culotte, révélant un sexe entièrement épilé, elle qui l’été dernier avait encore un fin duvet. Elle ôte son bustier. Ses mamelons bruns, tendus pointent sur ses seins. Benjamin y porte sa langue, ses lèvres et ses dents. Elle soupire.

Il a ôté son tee-shirt gris, révélant un torse musclé et légèrement poilu. Son pantalon et son caleçon sont à terre, son sexe se dresse entre ses cuisses et je donnerais volontiers toutes mes richesses à venir pour m’agenouiller entre ses cuisses et l’adorer comme un dieu païen.


Elle vient s’asseoir à califourchon sur lui et son désir est suffisant pour qu’il s’enfonce en elle totalement. Elle me tourne le dos et le spectacle de ce pénis blanc s’enfonçant entre ses cuisses couleurs miel, le rose des lèvres qui brillent sous l’effet de la pénétration et de la mouille tend ma queue qui palpite entre mes jambes sans que je ne puisse me caresser.


Lucie monte et descend le long de cette hampe, Benjamin a maintenant posé ses mains sur ses hanches, il remonte sur ses seins dont il pince les mamelons. Je manque de jouir lorsque, redescendant sur ses fesses, il les écarte légèrement et révèle son anus brun et serré. Le rythme maintenant s’accélère, Benjamin porte un doigt vers le point où sa queue coulisse dans le sexe de sa partenaire et recueille de la cyprine dont il se sert pour ensuite remonter vers l’anus qu’il pénètre. Cette caresse déchaîne Lucie qui se penche en avant pour frotter son clitoris sur le bas-ventre de son ami. Leurs soupirs deviennent des cris, se mêlent l’un à l’autre. Ils jouissent ensemble.


Pendant quelques secondes, Lucie reste étendue sur le torse de Benjamin, semblant vouloir reprendre sa respiration. Puis, comme une chatte après la sieste, elle se lève, s’étire et vient vers moi. Debout, elle lève sa jambe et pose son pied sur l’accoudoir du fauteuil. Mon visage n’est qu’à quelques centimètres de son sexe d’où coule le mélange de leurs plaisirs.



Je tends mon visage, elle rapproche son bassin et de la langue, je la nettoie. Sur mes lèvres, dans ma bouche, se mêle leur plaisir et je bois ce nectar doux comme le jus d’un fruit mûr. Ma langue quitte ses grandes lèvres gonflées de plaisir et remonte vers le bouton de rose que j’agace. Elle tremble comme une feuille, ses mains plaquent ma tête contre son sexe et elle jouit, une deuxième fois.


Elle se retire maintenant, son plaisir satisfait, et comme une reine, tend la main à Benjamin et le fait venir vers moi. C’est elle qui le fait mettre à genoux et pour la première fois, ce demi-dieu, ce garçon merveilleux, se trouve humble devant moi. Il me sourit, passe sa langue sur mes testicules et commence avec sa main droite à me branler. Je m’avance sur le fauteuil et, comprenant mon invite, il passe sa main gauche sous mes fesses et de son index, caresse mon anus.


Sa bouche papillonne maintenant et il remonte ses lèvres sur ma verge. Benjamin me prend dans sa bouche et commence une lente fellation. Lucie, venue se positionner derrière le fauteuil, a libéré mes mains et je caresse les cheveux de mon amant pendant que, se penchant vers moi, elle m’embrasse le cou et me souffle dans l’oreille. Je tourne la tête, l’embrasse. Mon sexe entre les lèvres de mon aimé devient un morceau de braise incandescente et il ne me faut pas longtemps pour exploser de plaisir dans sa bouche. Il ne se retire pas et prend mon plaisir, entièrement.


La jouissance est si forte que le monde autour de moi s’éloigne. Lorsque je rouvre les yeux, quelques secondes ou quelques instants plus tard, Lucie et Benjamin ouvrent le canapé-lit et me font signe d’y grimper avec eux.




– 4 –


Je les rejoins et, après quelques baisers, comme si rien ne s’était passé, comme s’il ne s’agissait que d’une soirée entre amis, elle propose de regarder un film, couchés tous les trois. Un film français, évidemment, Rohmer ou Truffaut probablement puisque Lucie choisit. Benjamin et moi réussissons à échapper à Desplechin, c’est toujours ça.


Allongée entre mes deux soleils, ma tête lovée dans le creux de l’épaule de Benjamin, tandis que Lucie fait de même avec moi, je regarde bientôt d’un œil distrait les protagonistes du film. Distrait, car, depuis quelques minutes, la main de Benjamin, d’abord posé négligemment sur mon genou, caresse de façon de plus en plus insistante l’intérieur de mes cuisses. Sur ma peau épilée, l’effet est immédiat, comme la vibration du tambour d’Esméralda.


Peu concerné par les évolutions des personnages à l’écran, Benjamin tourne sa tête vers moi et commence à m’embrasser dans le cou, sur la joue et bientôt sur la bouche. Lucie nous rejoint bientôt et commence alors une longue nuit de caresses, de baisers et d’amour. Nos mains, nos bouches, nos cuisses se mêlent alors dans des ondulations tendres, un amour fluide, libre et heureux. Au cours de la nuit, je possède Lucie et Benjamin me possède et, pour un moment, il est possible que nous soyons ensemble tous les trois dans l’absolu de nos plaisirs.


Rompus par le plaisir et la fatigue, nous finissons par nous endormir.


Au matin, à mon réveil, Lucie et Benjamin préparent le petit-déjeuner. Je les regarde, tourner autour de la petite table de la pièce, dans l’odeur du café et du pain frais. La beauté et l’harmonie de leurs gestes donnent à cette scène banale, baignée de la lumière jaune d’un lustre qu’il a fallu allumer, l’allure d’une comédie dansée de Vincente Minelli. Je souris en me disant que Lucie aurait fait une parfaite Leslie Caron.


Mais je comprends également que ma place n’est plus ici, que, ce matin, revient pour toujours le cours ordinaire des choses. Si nos désirs s’accordent, nos sentiments sont asymétriques. J’aime Benjamin, mais, autant que ce délicieux Alcibiade puisse aimer quelqu’un, je sais qu’il ne peut s’accorder qu’avec Lucie et que, pour elle, seul compte son prince.


Je ne suis pas doué pour le malheur, je sais qu’il me faut partir, que le plaisir, s’il n’est pas tenu par l’amour, ira en s’affadissant. Je me lève, m’habille, les rejoins autour de la table et nous parlons. Je leur dis mes sentiments pour Benjamin, je comprends que cette soif ne pourra pas être rassasiée, et que je dois m’en aller. Cette nuit et ce matin d’été doivent rester ce qu’ils sont devenus depuis mon réveil : des souvenirs. De ceux que l’on range dans un beau coffret de perles et d’argent.


Puis, je m’en vais.

Dans les rues du centre de C., le vent, humide, mais familier, me ramène chez moi.