| n° 19592 | Fiche technique | 71968 caractères | 71968 12934 Temps de lecture estimé : 52 mn |
11/05/20 |
Résumé: Elle est au mauvais endroit, au mauvais moment. Je veux me venger sur elle pour tout ce dont mes parents et leur éducation rigide m'ont privée. | ||||
Critères: fh fplusag vacances plage vengeance cunnilingu pénétratio confession | ||||
| Auteur : Margrite | ||||
On avait découvert cet endroit l’année dernière. Il faut dire que même de loin, cette avancée de sable, avec peut-être un fond rocheux qui servait de base, était impressionnante. Elle avançait vers l’océan, mais dans un mouvement tournant pour former comme une digue qu’on imaginait dans un avenir proche, fermer complètement et assécher l’anse, pour l’instant encore en communication, à marée haute, avec la mer.
Il faut bien trois heures de marche et sans véritable arrêt, pour en faire le tour. On part du côté « anse » avec une végétation comme des roseaux et des plantes qui résistent au sel. Par endroit, sur des hauteurs, que l’eau ne peut atteindre, quelques arbres sont les seuls endroits où l’on peut s’abriter un peu. Mais arrivés à l’extrémité de la dune, on revient, côté grand large. La plage est magnifique et l’océan montre toute sa puissance par des rouleaux qui ne faut pas chercher à affronter les jours un peu venteux.
C’est une plage en pente douce. À marée descendante des piscines naturelles se forment et c’est un délice de se tremper dans cette eau que le soleil chauffe. Dès qu’on s’éloigne du parking, les touristes se font rares. Ce n’est pas une nouveauté de découvrir que les gens sont « feignants ». On peut comprendre pour les familles, mais les autres… Pourtant, c’est d’une autre façon que se fait la sélection.
Ce n’est pas une plage naturiste, mais l’isolement et la beauté de la nature sauvage s’en chargent. À mesure que l’on s’éloigne, les gens sont séparés par des dizaines et puis des centaines de mètres. La première fois, on avait pensé que les coupe-vent servaient pour conserver une intimité et se cacher des passants. Des passants, il y en avait peu ou alors des candidats à la nudité sans voyeurs. Maïs manifestement la première fonction était bien de se protéger du vent.
Je me disais que c’est vraiment un endroit merveilleux. Adam et Ève au paradis terrestre. Sauf que, si je pouvais passer pour Ève, Alex faisait un Adam que la bible n’aurait pas imaginé ou alors négligé. Ève avait fauté pour une pomme, moi, je dirais plutôt que je fais un sans-faute.
Je sens son sexe gonflé dans ma gorge. L’eau de la piscine à beau être chaude, ce n’est rien comparé à la tiédeur de ma bouche, la douceur de mes lèvres, l’agilité de ma langue. Déjà il est si gros qu’il me repousse. J’ai pris une tige souple, c’est un bâton que je suce. En réalité, c’est moi qui recule devant l’avancée du dard et le gland qui bute contre le fond de ma gorge. Je n’ai vu qu’une fois une femme capable de le prendre tout en bouche. Bel exploit qui lui a attiré les remerciements d’Alex et mon admiration, sans parler des quelques spectateurs. On était au club et un pari stupide avait été relevé. Un homme, mari qui accompagnait son épouse avait affirmé que sa femme était capable de « bouffer n’importe quelle bite ». On avait perdu le pari et tous les spectateurs avec nous. Cela avait permis de diluer le prix des bouteilles de champagne. Mais quel souvenir !
La femme s’était allongée sur le dos, la tête en déséquilibre au bord du lit. L’homme avait guidé Alex vers elle. Il l’avait même branlé un peu avant de poser le gland aux bords des lèvres de son épouse. Au début, Alex n’osait pas vraiment, mais la femme a posé ses mains sur ses fesses et l’a attiré vers elle. C’était fou, dès que la queue avait dépassé une certaine limite, on la voyait gonfler le cou de la femme. Pendant ce temps, l’homme encourageait son épouse. Il la traitait de tous les noms. Manifestement c’était leur trip. Il a aussi bien demandé à Alex de ne pas juter dans sa gorge. C’était la contrepartie de ne pas avoir mis de capote. Quand il a senti qu’il allait venir, il m’a fait signe et c’est dans ma bouche qu’il a éjaculé.
Mais pour l’instant ce n’est que moi qui le suce. Je compense l’impossibilité de tout le prendre par d’autres caresses, comme par exemple gober ses bourses.
Moi aussi, je suis excitée. Je le pousse hors de l’eau pour qu’il s’asseye sur le bord sableux de cette piscine naturelle et je viens pour me prendre sur lui.
Personne qui nous regarde. Enfin, j’espère que je me trompe…, un reflet me fait penser que…
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Le hasard fait parfois bien les choses !
Mon cul, oui !
Et c’est quoi l’expression inverse ? Moi, je ne sais pas, mais ce que je peux dire, c’est que le hasard est en train de me gâcher mon premier jour de vacances. Et il va falloir que je ne le laisse plus décider à ma place si je ne veux pas que cela continue.
Évidemment, il le fait. J’aurais dû m’en douter, c’est un grand classique. Heureusement, le couple ne le remarque pas. Ils viennent juste d’arriver. Ils doivent être comme nous, vouloir profiter de la plage dès le premier jour, une fois les formalités expédiées. Pourtant on s’était installé le plus possible sur le côté, mais il faut dire que la plage est bondée. Évidemment, tout le monde fait pareil. On est de vrais moutons. En plus cette plage qui a l’avantage d’être en centre-ville est plutôt petite. On sait qu’il y en a d’autres, mais accessibles en voiture ou à vélo. Et la voiture on en a marre après les dix heures passées sur la route. 50 km de moyenne ! Merci, les locations du samedi ! Et pour ce qui est des vélos on verra demain.
Bref, à côté de nous vient de s’installer un couple que je connais. Elle est femme au foyer, lui bosse dans une grosse boîte. Je les connais, enfin surtout elle, car je donne des cours particuliers à leurs enfants.
« Famille, bonne éducation, modération, discrétion ! » Ça ne vous rappelle rien ? « Travail, famille, patrie ». Bon d’accord, la devise de Pétain, c’est peut-être exagéré, mais c’est la même idée, non ?
La famille versaillaise typique. Une parmi d’autres. J’en connais pour en fréquenter certaines. Je suis prof dans un lycée privé et suis « confrontée » à cette catégorie si particulière de la bonne bourgeoisie de Versailles.
Je sais que ce n’est pas bien de « cracher dans la soupe », mais je ne les aime pas beaucoup. Cependant, c’est le prix à payer pour travailler dans un environnement sympa, des élèves plutôt sages et surtout avec mon compagnon qui bosse dans cette ville.
Pourquoi je ne les aime pas vous allez dire ? Oh, c’est dans mes tripes, mais il y a quand même deux raisons, deux bonnes raisons.
La première c’est que sous une apparence de « Belle Famille », il n’est pas rare que des rumeurs circulent entre nous, enseignants, sur telle ou tel, qui prend des libertés avec la fidélité du couple modèle.
La seconde, et probablement la plus importante, c’est que j’ai été élevée dans ce genre de famille. Oh, pas à Versailles, pas si « voyant », mais plus insidieux. Éducation stricte où la religion servait de barrière à tout.
On a du mal à l’imaginer dans notre monde où tout est ouvert, accessible, et pourtant… Bref, le bourrage de crâne est encore efficace. Mais la fac se charge de dessiller les yeux ! Et surtout Alex s’est chargé de me faire découvrir autre chose. Alex, c’est mon compagnon. Il n’a pas été le premier, loin de là, car mes copines se sont chargées de me montrer qu’il y avait d’autres plaisirs que le travail et les études. Pensez, une « innocente » à éduquer ! Vous pensez que les mecs cherchent des filles expertes, des coquines, etc. Certains peut-être, mais d’autres aiment bien se « mesurer » avec une « innocente » qui n’a pas de toise pour les juger. Alex, c’est autre chose. Il m’aime. Je l’aime. On est ensemble depuis cinq ans.
Donc, je disais justement à Alex de ne pas regarder…
Il rit.
Je me tourne. Mes lunettes de soleil et mon chapeau doivent me rendre anonyme. Je me décontracte. Je m’étonne de la voir avec un deux-pièces. C’est bête, mais j’imaginais ce genre de femme mettre un maillot qui en cache le plus possible. Alex a raison, elle est pas mal faite et pour ses quarante-six ans, bien conservée. Il est vrai qu’avec sa gym, sa piscine, ses balades avec ses copines, elle peut s’entretenir. Le mari fait plus son âge, la cinquantaine si je me souviens, mais lui il bosse douze heures par jour. Son petit ventre paraît bien raisonnable si je compare à d’autres sur la plage, son crâne lisse lui donne un aspect « Matt Damon » viril.
Ouf, ils ne s’occupent pas de nous. À peine si mes seins nus sont l’objet d’un regard. J’enrage ! Idiote ! Il faudrait savoir, tu ne veux pas te faire remarquer par eux, mais tu es frustrée que ni l’un ni l’autre ne passent pas plus de temps sur ta poitrine.
Ils vont se baigner.
Ils reviennent.
Son téléphone sonne.
Merde, ils ont une piscine. Voilà ce que c’est que d’avoir du fric. Nous, notre piscine, elle est pour la résidence. Mais je fantasme, peut-être, que c’est aussi une piscine de résidence qui est nettoyée.
Le téléphone sonne à nouveau.
Merde, on est sur la plage, on coupe ou au moins, on met sur vibreur !
Il parle. Il raccroche.
Elle a parlé fort. Tout autour les regards se tournent vers eux. Elle sourit pour s’excuser.
Il se lève. Elle aussi. On les voit s’éloigner.
Elle revient seule. Elle s’installe à nouveau.
C’est fou, même sur la plage, cette femme dégage une certaine classe, une présence particulière. À moins que ce soit moi qui en rajoute, car je la connais dans son milieu, propre sur elle, intérieur confortable, enfants modèles…
Elle téléphone. Je tends l’oreille. Elle appelle une amie, « Suzy », que j’ai déjà rencontrée. La Suzy fait partie de celle dont la fidélité est mise en cause dans le milieu « commérage » du lycée. Je devine à ce que j’entends que Suzy met un doute sur le départ du mari. Aurore, eh oui, elle s’appelle ainsi, même son prénom fait chic, donc Aurore clôt la conversation par un « « Tu vois le mal partout ».
Mais une fois la conversation terminée, je la devine songeuse, le regard perdu au loin, indifférente aux bruits des enfants, au ressac de la mer.
Alors j’ai une idée.
Alex enlève ses lunettes.
Ce qui est bien entre nous, c’est que nous nous comprenons à demi-mot. Je dois dire que je n’ai pas tout dit sur notre couple. Très vite, Alex m’a révélé qu’il avait une vision très libre des relations de couple. Il m’aime, mais considère que l’amour ne résiste pas au temps, que les désirs s’atténuent, qu’on a envie d’aller voir ailleurs et que le seul moyen est de s’accorder l’un à l’autre une liberté qui permet paradoxalement de conserver « la fraîcheur » du début. De toute façon, je n’avais pas le choix et si au début c’est uniquement par amour que j’ai accepté de le savoir avec une autre, il a su m’apprivoiser avec cette idée. Il a demandé à un copain de me séduire. Je n’ai pas été dupe, mais j’ai cédé. On en a parlé. Depuis chacun peut aller voir ailleurs, du moment que toujours la vérité soit le ciment qui scelle nos deux amours. La liberté appelle le libertinage et il nous arrive d’aller dans un club…
Alors, demander à mon copain si ma « patronne » lui plaisait n’avait rien de vraiment extraordinaire.
Il fait allusion à sa période « Homme recherche couple pour satisfaire Madame sous les yeux de Monsieur » où il avait du succès. Il est vrai que son physique lui attirait la bienveillance des maris candaulistes qui associent ainsi fantasme et sexualité.
Mais sans attendre ma réponse, il enchaîne :
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On a attendu qu’elle quitte la plage pour l’aborder. Elle n’est pas restée longtemps. On n’a pas eu à beaucoup attendre.
Ils se serrent la main. Je vois bien qu’elle est surprise. Elle le connaissait juste par son prénom. Et Alex fait toujours son petit effet !
Un silence et puis je reprends :
On discute. On négocie du genre : oui, mais j’amène le dessert. On conclut par un :
Complété par Alex :
La villa est assez loin du centre, mais grande et surtout avec la fameuse piscine.
Évidemment. Quelle question ! Mais on ne réplique pas. Toujours souriant…
Là, j’en suis certaine, elle s’est attardée sur Alex alors qu’il enlevait tee-shirt et short pour apparaître en maillot qui, sans être mini, le moule assez pour bien le mettre en valeur. Ses hanches étroites ne font que magnifier ses épaules, son torse et ses tablettes. Il le sait. Il sait en jouer. Il le sait tellement que son maillot de bain noir semble absent et qu’il peut donner l’impression d’être nu. Sa peau d’un noir profond tranche à peine sur le slip en lycra brillant. Il plonge.
Hein, ma cocotte, as-tu de si beaux mâles sous les yeux pendant tes cours de danse, ta gym, ta piscine ? C’est parce que tu ne t’es pas inscrite dans le bon club. Celui d’Alex est rempli de doux dingues de leur corps, aussi bien hommes que femmes, corps qu’ils cherchent à façonner dans un idéal de statue grecque. Alors, imaginez ! Il faut bien que le coach puisse montrer, au moins une partie du résultat qu’ils peuvent atteindre. Tu imagines ton mari dans un tel environnement ? Voilà une des raisons qui m’ont fait accepter, du moins au début, la possibilité d’aller voir ailleurs, juste l’histoire d’un coup, d’un « One shoot ». Quelle femme, quel homme ne fantasmerait pas sur lui et ne lui ferait pas des avances ?
Elle s’est attardée, mais pas plus. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle se précipite sur lui avec des « « Oui, oui, prenez-moi, je suis à vous », mais tout de même. Je me demande si je n’ai pas placé la barre trop haut. Pas grave, si cela ne marche pas, au moins on devrait pouvoir profiter un peu de leur confort.
Le repas est très arrosé. Je retiens mon copain de trop remplir le verre d’Aurore. Elle avait refusé le premier et cédé par une « Juste une goutte » et je voyais bien qu’elle ne tenait pas l’alcool. La preuve, c’est qu’au second verre, elle avait fait remplacer le « Madame » bien éduqué de mon copain par un « Aurore, je vous en prie, Alex. Vous permettez que je vous appelle Alex ? » Qui me faisait comprendre qu’elle n’était pas dans son état normal.
À la loyale ! Si elle craque sur mon copain, je veux que ce soit à la loyale, sans alcool, sans joint, sans rien. Je veux pouvoir la regarder dans les yeux en lui disant : « Vous avez couché avec mon compagnon. Ils sont où vos grands principes ? »
On aide au rangement. Il se fait tard. Elle a un peu récupéré ! On la salue ! On la remercie ! On s’appelle…
Mais alors que nous sommes sur le pas de la porte et qu’elle découvre la rue très peu éclairée, elle demande :
On hésite par politesse autant que par calcul. Je dis :
On s’organise. La maison est de plain-pied. Quatre chambres qui font face à la piscine. Le rêve ! Elle nous donne le choix. Je choisis celle à côté de la sienne. J’ai ma petite idée.
L’idée que ce qu’un couple peut faire lorsqu’on lui propose le paradis. Oui, le paradis pour nous, mais que je voudrais transformer en diable tentateur pour elle. Elle n’a pas fermé la baie vitrée ni même tiré le rideau. Il faut dire qu’il fait chaud.
Elle lit. La bible comme mes parents me le faisaient croire alors qu’ado j’entendais des bruits que je ne comprenais pas ? Ma copine s’était foutue de moi. « Mais ils font l’amour ». J’avais fait celle qui savait, mais j’avais espionné. J’avais compris. Évidemment, elle ne faisait pas l’amour. Ce n’était pas la bible, mais une revue comme celle que l’on peut avoir avec le journal du dimanche.
Je n’ai pas besoin de me forcer. C’est même le contraire, il faut que je me retienne un peu pour ne pas trop gémir et crier.
Tout en douceur, je pense alors que je chevauche mon copain !
Tout en douceur, alors qu’il me laboure, appuyée contre le bord de la baie vitrée et que, d’une poussée trop puissante, je pourrais me retrouver sur la terrasse !
Tout en douceur, je gémis alors que je voudrais lui crier « Prends-moi fort, que la bourgeoise m’entende jouir » !
Tout en douceur, je fais les deux pas qui me permettent de voir dans sa chambre.
Rien n’a changé. Mais si, la revue gît par terre et le drap est soulevé. Elle a fléchi les jambes et ses genoux font un chapiteau. Elle regarde le plafond et je crois deviner que… oui, elle se caresse. Ses deux bras ont disparu et le drap ondule au niveau de sa poitrine. L’autre ne peut être que plus bas. En tout cas c’est ce que je ferais, moi. La différence, c’est que moi, j’aurais repoussé le drap pour me laisser nue, même seule dans ma chambre, me caressant et m’offrant le plaisir de me regarder.
Oh, petite bourgeoise as-tu déjà goûté au plaisir de te caresser ainsi devant ton mari ou un autre homme, sentir son regard sur ton corps et augmenter encore la jouissance ? Ou à défaut de devant ton mari, bourgeoise pudibonde, as-tu essayée devant un miroir et te découvrir sous cet angle improbable, vicieux, pervers et si délicieux ?
Mais il ne faut pas trop en demander. Déjà elle s’est caressée. Elle n’est pas insensible à la stimulation sonore.
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Bien. Ainsi tu as sous les yeux les beaux muscles de mon mec. Concession que j’apprécie à sa juste valeur sachant combien elle a à cheval sur la tenue pour les repas chez elle.
Je lance vers la fin du petit-déj :
Je ris.
Quel acteur. On a parlé avant que je fasse cette proposition, comme on a parlé après le repas de la séduction « à la loyale » que je voulais, même si je ferai tout mon possible pour que cela se produise. Il répond donc de façon assez neutre.
À cette heure, le parking n’est qu’à demi plein. On passe sous la route et le chemin nous mène à la plage. C’est beau à en couper le souffle même s’il n’y a pas les falaises comme en Bretagne. Il y a déjà un peu de monde. On tourne à droite dès qu’on est sur le sable.
Je vois bien qu’elle remarque la pancarte qui dit « Plage naturiste à 100 mètres ». Elle attend pourtant qu’on avance encore de quelques mètres avant de me le faire remarquer :
Avec Alex on échange un regard. Ni l’un ni l’autre ne pensions qu’elle accepterait. Mais il fallait tenter !
Mais moi, bonne copine, je propose :
Aurore et moi, on s’installe.
On s’installe.
Mais Aurore n’a pas remarqué qu’Alex n’est pas loin. Sur cette plage la séparation naturistes-textiles est diffuse. Beaucoup de « textiles » qui découvrent qu’ils se sont engagés sans le savoir sur cette partie font marche arrière, mais pas bien loin. Il n’est pas rare de voir les gens à peine séparés de quelques mètres. Souvent d’ailleurs il y a des couples dont l’un est nu et l’autre habillé. Aussi des femmes qui veulent enlever le haut, mais ne pas se retrouver entourées par des familles et qui ne veulent pas marcher trop longtemps pour se faire discrètes.
On se tartine. Elle jette un œil alors que j’étale la crème sur ma poitrine, mais pas plus.
Elle se tourne vers moi. Elle doit voir que je regarde mon copain qui est au plus à vingt mètres, nu comme un ver et qui, lui aussi, se protège avec de l’huile solaire.
Je me retourne vers elle. Oui, elle regarde.
Je ris.
Je ris encore plus.
Je la regarde dans les yeux, enfin ce que les lunettes de soleil permettent.
Elle sourit.
Je ne réplique pas. Juste :
Nous nous levons. C’est marée basse et il faut marcher un peu. Insidieusement je tire sur notre droite. J’aperçois mon copain qui revient. Je lui fais de grands signes. Il vient vers nous.
Il est beau. Les gouttes d’eau lui font un habit scintillant. Mais aussi on peut voir son sexe. Cette longue tige sombre qui se balance au rythme de son avancée.
Je ne regarde pas vers Aurore. Tout doit sembler naturel. Quelques secondes qui doivent passer pour normales. Mais cette femme a-t-elle déjà connu d’autres hommes que son mari ? Peut-être que sous ses airs de « Versaillaise » se cache une coquine. Peut-être a-t-elle un amant ? Qui sait ce qui peut se cacher sous cette protection de rigueur ?
On se sépare. D’un geste je fais arrêter ma voisine.
Elle est étonnée. Elle va réagir, mais :
Elle recommence à marcher… mais ajoute :
J’éclate de rire. Elle aussi. Elle m’a scotchée par sa réplique. Je la bouscule. Elle m’éclabousse. Nous jouons comme des gamines… des amies…
On revient à nos serviettes. Cette baignade a changé nos relations. Nous étions encore patronne et employée en arrivant, mais mes confidences, ma plaisanterie, sa réplique et nos jeux ont modifié nos rapports.
En nous baignant, le courant nous a emportées sur la droite, vers les nudistes et bientôt nous nous sommes retrouvés avec eux. Mais rien de plus naturel que des gens qui se baignent. C’est juste au retour, sur le sable que nous avons l’occasion de passer en revue le petit monde du naturisme. Ce n’est pas une découverte pour moi, mais probablement que pour elle, si. Le hasard fait, pour une fois, bien les choses, car nous croisons un homme avec un sexe qui dépasse du classique. Alex à côté est un nain. Une fois éloignées de quelques mètres, je me penche vers elle et comme un secret lui parle à l’oreille.
Son éclat de rire est si fort que les gens se retournent et l’homme en particulier. On se sauve discrètement, mais à nouveau complice et sur un sujet qui n’est pas la broderie…
Rien de meilleur que de lézarder au soleil.
Je me dresse sur un coude, tournée de son côté et :
Elle se soulève aussi, enlève ses lunettes.
Un silence où le bruit des enfants qui jouent fait un étrange fond sonore dans ces circonstances.
Mais j’ai cassé l’ambiance. J’ai trop chargé la barque. Bien entendu que je n’ai pas entendu son mari ! Je veux juste entrouvrir la carapace de « Bourgeoise versaillaise bien-pensante », et, comme les Égyptiens le faisaient pour extraire des blocs de pierre d’une carrière, pouvoir y glisser un coin et en l’arrosant régulièrement arriver à faire sortir le papillon de sa chrysalide et que mon copain soit présent pour l’accueillir.
Mais il y a un « pas » entre une idée et sa réalisation.
En rentrant de la plage, alors que nous allons prendre congé, elle demande :
Il se tourne vers Aurore :
Alex rit.
Elle est étonnée de notre échange.
Elle sourit.
L’ambiance depuis notre retour jusqu’au début du dîner paraît naturelle, sauf que je vois Aurore se servir souvent du rosé que nous avons apporté. Très vite, elle tombe dans des moments d’euphorie suivis de moments de tristesse. Je me sens coupable. J’ai glissé un poison dans la tête de cette femme. Pourtant elle ne m’a rien fait, au contraire, elle s’est toujours très bien comportée avec moi. Je devrais avoir honte de lui avoir fait un costume de Bourgeoise coincée, donneuse de leçon, parfaite caricature de tout ce que je reproche à mes parents. Elle ne mérite pas ma colère ni le piège que je lui tends.
Elle est saoule. Elle veut de la musique. Elle veut danser. Elle a un sourire que je ne lui connaissais pas lorsqu’elle me demande :
Je me sens obligée de lui répondre alors que je cherche une solution pour qu’elle aille se coucher.
Elle s’agrippe à mon copain. Je l’entends lui parler.
Alex ne répond pas à la question, juste un :
Ils dansent, mais Aurore est déchaînée. Elle caresse les fesses de son cavalier, cherche même à passer une main entre eux. Alex la retient.
Et il lui parle à l’oreille. Elle sourit.
Mais elle titube. Je l’aide. Chaque pas paraît plus difficile que l’autre. Alex veut m’aider à la ramener dans sa chambre, mais je refuse. C’est idiot, mais je ne veux pas qu’il la voie nue. Sur la plage, oui. Avec son accord, oui ! Mais pas dans ce moment de faiblesse.
Je l’aide à se déshabiller. Je la couche. Je retrouve Alex qui range et tout en l’aidant je lui demande :
Le lendemain, elle arrive un peu gênée pour le petit-déj. Après les bonjours d’usage, elle s’excuse :
Long silence et puis je demande :
Elle sourit. C’est comme si elle avait oublié mes confidences à propos de son mari.
Toujours ce sourire.
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On avait découvert cet endroit l’année dernière. Il faut dire que même de loin…
On a mangé à l’ombre d’un grand arbre.
Aurore marchait bien, sans se plaindre, juste derrière Alex. Je fermais la marche. Mon copain portait le plus lourd. Son sac à dos lui donnait une forme étrange, vu de dos, mais cela ne cachait en rien son petit cul. J’avais été étonnée du sourire et du geste d’Aurore me rappelant ainsi ma remarque de la veille. Décidément elle était de bonne humeur.
Sur le chemin du retour, Alex avait installé le coupe-vent. Devançant la question d’Aurore, il avait dit :
Aurore avait ri.
Chacun s’était installé. Alex et moi, on était partis se baigner. La piscine naturelle gardait de l’eau chauffée au soleil. C’était agréable.
Agréable et tentant. On avait envie tous les deux, et… personne qui nous regarde. Enfin, j’espère que je me trompe, un reflet me fait penser que…
Oui, un reflet comme celui d’une paire de jumelles. Des jumelles qu’on avait amenées pour regarder les oiseux qui colonisaient la plage par endroit.
Elle nous regardait. Sans les jumelles, nous devions être une forme blanche qui bouge sur une forme noire. Mais des formes tout de même assez précises pour imaginer. Avec les jumelles, elle pouvait mieux distinguer.
M’avait-elle vue en train de pomper mon copain ?
Avait-elle vu ce que devenait le sexe d’Alex, celui qu’elle avait entrevu hier sur la plage, lorsque l’excitation le faisait déployer ?
Voyait-elle que je regardais de son côté ?
Voyait-elle mon sourire qui lui montrait que je n’étais pas dupe ?
Voyait-elle que je me faisais du bien ? Que mon sourire se crispait alors que je m’empalais sur un mandrin que mon corps lui cachait ?
Il me répond tout en bougeant.
Il me pousse pour une levrette.
Maintenant elle doit le voir. Le sable blond fait un fond parfait sur lequel doit se dessiner la belle queue sombre de celui qui la pousse contre moi. Il m’enfile lentement. Je l’imagine, cherchant un appui afin que les jumelles soient assez stables pour rester concentrée sur nous.
Voit-elle le bâton noir disparaître ?
Le voit-elle réapparaître ? Juste le temps de bien en saisir la beauté, la puissance, la taille ? Est-ce que ce n’est qu’une vision ou bien peut-elle l’imaginer en elle ? Non, bien sûr que non. Je ne connais pas grand-chose de ses pensées intimes, mais même ce spectacle ne marche que dans les contes que certains écrivent sur des sites érotiques ou il suffit de peu pour qu’une Bourgeoise bien-pensante, versaillaise dans l’âme, bascule dans l’adultère.
Mais après tout, ce petit jeu de séduction n’est pas désagréable. Combien de fois nous a-t-on regardés ? De nombreuses, mais c’est la première fois que nous nous exhibons pour une « ingénue ».
Il me bourre et je sais que mon visage montre mon plaisir. Mon visage, mais aussi ma croupe qui cherche le mandrin, qui ondule afin que son action soit plus efficace, plus intrusive, plus exploratrice.
Dieu, que c’est bon ! Pardon, je m’adresse au dieu de l’amour, du sexe, de la baise, pas à celui de ma patronne et de mes parents.
Une dernière poussée et Alex jaillit. Il m’inonde et son foutre est un délice.
Nous revenons vers nos serviettes.
Ce n’est pas tout de suite, elle a déjà fait quelques pas, que je remarque. Une tape sur l’épaule d’Alex qui est allongé.
Il confirme.
Aurure a enlevé son maillot. Bien qu’elle ne soit pas vraiment bronzée, ses fesses paraissent bien blanches. Elle a tout enlevé.
Je ne peux m’empêcher de la regarder aller se baigner. Elle nage longuement dans cette grande bande d’eau de mer parallèle à la plage. Elle revient. Alex et moi, on est assis et on la regarde. Elle s’approche :
Je souris et probablement qu’Alex aussi. Je suis étonnée par son assurance. Après tout, placée comme elle est, même si le soleil est dans son dos, sa nudité est totale. Une nudité que les traces du maillot amplifient, attirant l’attention sur deux seins qui ne se tiennent pas si mal et surtout sur son intimité. Je découvre que, même chez les versaillais, la mode du sans poil est appliquée. L’indiscrétion du soleil est entière. Sa fente est habillée par des lèvres manifestement charnues qui lui font un entrejambe bombé.
Personne ne répond, mais Alex se lève pour le démonter. Elle s’allonge sur sa serviette.
C’est Alex qui est maintenant de son côté. Elle ne s’est sûrement pas rendu compte de l’érotisme qu’elle dégage alors qu’elle protège ces zones avec la crème solaire. Mais elle le constate sans le vouloir en regardant vers nous. Il bande un peu. Il voit qu’elle le voit.
Et il se tourne sur le ventre.
J’éclate de rire.
La fin de la balade, le retour à la maison, les douches, l’apéritif, le repas, sont comme si un poids avait été retiré. Aurore est de bonne humeur. Elle doit être fière d’avoir su se libérer d’un carcan social. Je pense en souriant, si elle continue de se faire bronzer nue les autres jours, à la tête de son mari qui va découvrir que le bronzage de son épouse s’est étendu…
Son téléphone sonne, comme il a déjà sonné hier.
C’est son mari. Elle s’éloigne. Elle reste partie peu de temps. Elle revient avec des larmes muettes qui coulent sur ses joues.
Elle sourit.
Le silence est devenu pesant après de longues secondes.
Elle se saisit de son verre et se verse une grande rasade de vin. Elle le boit d’un trait. Elle va s’en servir une autre.
J’essaie de la raisonner.
Elle met la musique, attrape Alex et se colle à lui. Mais cela ne dure que le temps d’une romance. Elle s’arrête. Elle se penche vers l’oreille de mon copain, manifestement lui parle, mais déjà elle le quitte. Elle passe devant moi, tranquillement installée dans un fauteuil, son regard me fixe étrangement, comme un défi, une colère aussi.
Elle entre dans sa chambre en passant par la baie vitrée.
Je regarde Alex et lui fais un signe interrogateur. Il approche.
Déjà il part. Pas de doute que mon Alex soit attiré. Le coquin… Il franchit la baie vitrée, avance dans la chambre, mais fait demi-tour pour tirer le rideau. Probablement que c’est Aurore qui veut garder une intimité. Mais il ne le tire pas jusqu’au bout. Merci partenaire…
Moi j’éteins tous les éclairages de la terrasse. En m’approchant de la baie vitrée, je constate que j’ai une très belle vue sur la chambre.
Tout en parlant, Alex s’est approché d’elle. Il tend la main, mais c’est pour caresser le visage et cette caresse fait fondre Aurore qui penche sa tête pour mieux sentir la paume. Aussi, il se penche et dépose un baiser délicat sur les lèvres. Pas de baiser fougueux et sexuel, non un baiser de contact juste pour montrer que c’est la douceur qui uni l’homme et la femme. Il a raison. Ne pas se précipiter. Elle se sentirait agressée même si Alex est dans cette chambre à sa demande. Pour l’instant, c’est encore la vengeance qui guide son action. Il faut passer ce cap de la colère, pas la colère apparente contre le mari, mais la colère sourde qu’elle pourrait retourner contre elle et son « séducteur ».
Ses lèvres glissent sur le visage, les joues, le cou, la base de l’oreille. Aurore se laisse faire. Ce sont des effleurements qui lui déclenchent des frissons. Elle ferme les yeux.
Et puis Alex se redresse. Il la regarde dans les yeux. Alors ses mains se dirigent vers le chemisier. Il dégrafe chaque bouton avec lenteur. Il sait que chaque boutonnière libérée est un pas décisif. Le chemisier s’ouvre de plus en plus.
Voilà, tous les boutons sont enlevés, y compris ceux cachés par la jupe.
Toujours en ne la quittant pas du regard, il pousse le tissu des épaules. C’est elle qui fait le nécessaire afin que les bras se libèrent.
Le chemisier est au sol. Elle est en soutien-gorge. Soutien sans armature qui moule parfaitement ses lobes, légèrement transparent.
Alex se penche vers elle et semble lui parler à l’oreille. Je comprends lorsque je la vois passer les mains derrière son dos pour aller défaire le crochet, passer les bretelles et l’enlever afin que sa poitrine soit libérée. Pendant ce temps, d’un geste rapide, Alex enlève son polo.
C’est différent. Cette nudité-là n’a rien à voir avec la nudité de la plage. D’ailleurs, Aurore est tout de suite attirée par son torse et lorsqu’elle y pose la main, c’est comme si elle s’exposait à un feu ardent.
Mais Alex sait que le plus dur est à venir. Il s’agenouille et s’occupe de la jupe. Le zip sur le côté n’offre pas de résistance, de même que le bouton. C’est une robe plissée, qui tombe dès qu’elle est décrochée. La petite culotte n’est pas de celle que j’attendais. Avec la mode actuelle qui cherche à remettre au goût du jour des culottes que j’appelle de grand-mère, c’est ce que j’imaginais. Pas du tout, plutôt un tanga assez sage, dégagé aux hanches, mais avec deux triangles raisonnables. En tout cas, Alex ne s’attarde pas pour l’admirer, mais il fait un temps d’arrêt après avoir posé ses mains sur le haut des cuisses prêtes à se saisir du tissu.
Il lève la tête vers elle. C’est comme s’il lui demandait l’autorisation. Les regards s’échangent. Aurore a gardé les mains sur mon copain et c’est maintenant sur ses épaules qu’elles reposent. Tout en continuant de la regarder, il se saisit du tissu, le tire, le fait glisser tout au long des cuisses, puis des chevilles. Elle lève chaque pied l’un après l’autre.
Elle est nue. Il se relève.
Oh, mon Chéri, comme je suis fière de toi ! On aurait dit que tu comprenais mes remords. Le premier jour, sur la plage, cette femme et son mari me paraissaient la caricature de tout ce que je n’aime pas. J’avais projeté sur eux la rancœur de cette éducation rigoriste qui avait gâché ma jeunesse. Mais au fil des heures, des jours, vivant dans le quotidien d’Aurore, cet habit dont je l’avais affublée s’est évaporé. Elle est devenue une femme comme les autres, à peine plus prude que beaucoup. Mais surtout, acceptant que d’autres vivent différemment, qu’une sexualité libérée puisse exister sans qu’elle la condamne. Je me reprochais de l’avoir trompée avec l’infidélité de son mari distillée perfidement.
Et voilà que j’avais raison.
Et voilà qu’elle voulait se venger.
Se venger alors que j’avais déjà préparé le terrain.
Merci, mon Chéri, de lui laisser le temps de la réflexion à chaque pas que tu franchis vers elle. Ainsi, elle est consciente de ce qui se prépare. Nue ainsi devant un homme n’est pas comme se dénuder sur la plage.
Aurore, tu le veux vraiment ! Et si l’infidélité de ton mari n’était qu’une excuse ? Que mon copain, par sa présence, sa beauté, son exotisme, mais aussi par mes confidences qui te l’ont rendu accessible…
Alex la soulève et la prend dans ses bras. Elle est comme une mariée que le mari porte pour franchir la porte de la chambre nuptiale. Une seconde, je me dis que ce n’est pas une bonne idée. Que probablement son mari a respecté la tradition à leur mariage et que cela va lui rappeler.
Mais non. Le lit est à deux mètres, mais j’ai bien l’impression qu’elle ferait le tour du monde, ainsi dans les bras de mon copain, sentant sa peau contre la sienne.
Il la pose délicatement sur le lit. Elle s’allonge. Il se redresse. Rapidement il enlève son pantalon puis son slip et laisse apparaître son sexe en érection, longue tige qui se maintient presque horizontale malgré sa taille, preuve que la femme l’inspire.
Il s’allonge sur elle. Spontanément elle ouvre les cuisses. Il est juste reposé sur ses coudes pour ne pas l’écraser totalement. Alors commence le long scénario de sa séduction.
Les baisers deviennent fougueux. Aurore enveloppe la tête de son amant de ses bras.
Il descend vers sa poitrine. Longues caresses par ses mains, ses longs doigts, sa bouche. Elle gémit. Ses mains sont comme scotchées aux cheveux d’Alex.
Il continue, mais évite le sexe pour glisser dans l’intérieur de la cuisse, là où la peau est si douce. Il passe d’une cuisse à l’autre en évitant soigneusement le pubis.
Il soulève une jambe en la saisissant aux chevilles pour faire courir ses lèvres sur toute sa longueur, jouant un instant avec le pied, puis redescend et cette fois-ci s’arrête pour la destination ultime.
Elle frémit dès que les lèvres de mon copain se posent sur son intimité.
Alors c’est un magnifique spectacle. Pendant de longues minutes, Alex s’occupe d’elle et je sais combien il est efficace. Les yeux fermés, je saurais qu’elle apprécie, car ses respirations, ses gémissements, ses « Ohhhh », ses petits cris sont ceux d’une femme qui a du plaisir. La voir aussi, écartant encore plus les cuisses, guidant son amant avec ses mains posées sur sa tête, repliant les jambes afin de pouvoir pousser sa fente pour quérir encore plus de caresses. Et puis comme une délivrance sa jouissance qui la tétanise et qu’elle accompagne d’une « Ouiiiiiiiiiii » qui doit s’entendre jusqu’aux villas voisines.
C’est alors que mon copain se relève. Du pantalon tombé au sol, il sort une capote, déchire l’emballage et avec lenteur déroule le fin latex sur son engin. Il les choisit toujours très longues de façon que toute sa tige soit protégée. Une façon de prévenir celle ou celui, car il a déjà été invité par une épouse pour posséder son mari, qu’il a l’intention de bien la posséder.
Aurore le suit du regard. Comme elle le suit alors qu’il vient entre ses cuisses. Je suis mal placée pour vraiment suivre de visu ce qui se passe, mais à la façon dont Alex avance, à l’expression du visage d’Aurore, je peux presque suivre sa progression. Je me souviens de ma première fois avec lui redoutant qu’un si grand machin puisse entrer tout entier en moi. Cela doit être la même chose pour la femme. En réalité, il n’est pas si gros ni long. C’est son gland bien détaché et surtout la couleur qui déforme notre jugement. Il est un peu plus que certains, mais moins que d’autres…
Il s’est emparé des chevilles et dresse les jambes vers le plafond dans un V qui est de Victoire. Il possède cette femme. Il n’est pas peu fier, même si j’en suis la stratège. D’ailleurs, il jette un regard furtif vers le rideau. Je n’ai que le temps de me cacher, car Aurore a vu son manège.
Avant de répondre, il pèse le pour et le contre. Il commence aussi à bouger, constate qu’Aurore réagit aussitôt. Alors il décide de répondre pensant probablement que maintenant elle ne pourrait plus reculer.
Le vouvoiement fait étrange alors qu’il la baise. On dirait qu’elle a déjà oublié sa question et son « Non » est un soupir.
Il la baise. Ses jambes lui servent de point d’appui et il lui suffit de coups de reins pour l’envahir totalement. Il alterne poussées vigoureuses et presque brutales qui déclenchent des « Ohhh » , rythmés avec des mouvements plus lents, mais bien amples, se retirant presque totalement et se bloquant aussi quelques secondes alors que son dard est au plus profond du vagin.
Aurore semble chercher de quoi il parle, puis réalise et enfin alors qu’il appuie sa demande d’une série qui la laboure, elle répond « oui ».
Quel homme que mon homme ! Quelle femme résisterait à ses arguments dans ces conditions ?
Je repousse le rideau. Malgré son état, elle doit remarquer un changement et tourne la tête vers la fenêtre. Je stoppe ma progression. Alex rappelle sa maîtresse à plus d’attention. Elle revient vers lui, mais un sourire furtif me donne son imprimatur.
Je m’approche jusqu’au lit. Je m’assois. Elle ne peut pas ne pas me voir.
De longues secondes je les regarde. C’est beau, un couple qui fait l’amour. C’est encore plus beau avec ce contraste des couleurs. Noir et blanc, mais avec toutes les nuances de rose qui habillent la peau de la femme et même à des degrés moindres la peau d’Alex.
Je tends une main vers son visage. C’est une caresse douce, une façon de me faire reconnaître, de montrer combien je suis heureuse pour elle. Je descends vers sa poitrine. J’en explore la fermeté, la dureté des tétons, la peau particulière du mamelon. Elle me regarde, étonnée de ces caresses de femme. Probablement que c’est une première pour elle, comme l’est son adultère.
Je la caresse vraiment. Je me penche et mes lèvres jouent avec ses tétons, les mordillant en douceur. Je remonte vers son visage. Avant de poser mes lèvres sur les siennes, je croise son regard, les yeux humides et attentifs. Juste un effleurement et je vais vers son oreille. Comme un secret je lui dis :
Je me relève. À nouveau, on se regarde. Je vois sur son visage le plaisir de la possession que mon copain a amplifiée. Il peut durer des heures, c’est sa force. Un jour il m’a fait la confidence que jeune il avait tendance à venir trop vite. Suprême honte pour « Le mâle, par excellence ». Alors il s’est entraîné et maintenant il peut se contrôler presque comme il veut.
Elle ne répond que par un battement de paupières. Je sens que son plaisir est permanent.
Record battu. Jamais un préservatif n’a été retiré aussi vite ! Il revient en elle. Il a glissé ses cuisses sous les siennes, soulevant son bassin et lui proposant la vision perverse de sa bite sombre entrer et sortir de cette fente qui lui est totalement ouverte.
Je les regarde.
Il la bourre, les yeux dans les yeux. Moi, je suis oubliée, adjointe pour apporter ma contribution en caressant un sein et passant ma main entre leurs deux corps et jouer avec son clitoris.
La chambre est un sanctuaire à l’amour. L’homme et la femme lancent aux nues leur adoration.
Le han qui s’échappe du souffle d’Alex, maintenant dans une phase où lui aussi se laisse emporter par son plaisir.
Les gémissements, grognements de la femelle qu’un dard transperce.
Le claquement sourd des chairs qui se heurtent.
Le chuintement des humidités que la bite pistonne dans un vagin gluant de mouille et de salive que le mâle a abandonnées.
Et moi, pièce rapportée maintenant… Mais je suis à côté d’eux.
Elle jouit et son amant la bourre encore plus fort.
Une minute encore où c’est au tour de mon copain. Il lui balance au plus profond, son foutre que j’imagine plus que généreux, liquide brûlant, gras, qu’on entend participer aux derniers va-et-vient.
Lente reprise avec le réel. Alex s’est retiré et assis sur le lit. Aurore, toujours allongée, revient doucement parmi nous. Je suis heureuse pour elle que la jouissance ait été au rendez-vous. Alex a su la prendre en main et lui faire gravir chaque marche qui fait qu’elle se souviendra de son premier adultère.
Elle semble me découvrir, mais sa mémoire revient.
Je la tutoie malgré la différence d’âge, malgré qu’elle ait été mon employeur, lui montrant que nous sommes des égales, des femmes ayant partagé le même homme.
Je plonge entre ses cuisses. Elle sursaute :
Mais si, pensai-je, je vais te montrer comment on peut avoir du plaisir de façon différente.
Elle sursaute lorsque mes lèvres rencontrent les siennes et jouent avec les plis délicats et ouvragés. Le foutre de son amant, mon copain, fait comme une source où je m’abreuve. Je sens cette odeur particulière du suc de la femme qui a joui.
Le lit bouge. D’un œil, je vois qu’Alex s’est déplacé et tend son sexe vers le visage d’Aurore qui, en tournant un peu, se retrouve avec le gland au bord des lèvres. Elle l’accepte, le prend, le déguste… Il doit encore être imprégné de leurs jus d’amour, mais cela ne la rebute pas. Après tout peut être que les « Versaillaises » savent sucer une belle queue et pourquoi pas recevoir le sperme de leur homme.
Je la broute, mais d’un œil je regarde comment Alex se fait sucer. Elle se débrouille pas mal. La coquine. Peut-être que dans l’intimité de sa chambre elle bouffe la queue de son mari à s’en remplir le gosier.
Mais Alex lui enlève son sucre d’orge. Je suis le mouvement n’oubliant pas que je ne suis qu’observatrice. Il s’allonge sur le lit et de la main invite la femelle à venir le chevaucher. Elle n’hésite même pas et tenant le vit de deux doigts, elle le maintien bien vertical pour venir se poser dessus. Il entre en terrain conquis, ouvert, humide et ruisselant. En quelques secondes, elle se retrouve assise sur les cuisses de son amant.
Elle ondule un peu comme toute femme, de la plus prude à la plus chienne, qui font ainsi connaissance de ce qui les possède. Elle ondule et bouge un peu. Légère remontée. Puis de plus en plus haute, étonnée à chaque fois que le dard reste encore en elle.
Je les regarde et je me déshabille. Moi, je n’ai qu’un polo et mon short. Je suis nue. Alex me fait un signe de connaisseur. Aurore me découvre à côté d’elle.
Alors moi aussi, je monte sur le lit, mais en enjambant la poitrine de mon mec et en faisant face à la cavalière. Ma chatte trouve le chemin des lèvres d’Alex qui entreprend aussitôt de me lécher. Je suis assise sur son visage et je me penche pour me rapprocher d’Aurore. Nos visages sont face à face, si près que je ne sais si c’est l’une ou l’autre, mais que nous nous rejoignons pour un baiser. Un baiser et quatre mains qui partent à l’exploration. La poitrine d’Aurore n’est plus pour moi une terre vierge, mais la mienne apprécie que des mains exploratrices s’en emparent.
Elle s’empale lentement, plus en ondulant qu’en montant et descendant. Et puis je glisse une main vers son clitoris. De longues secondes, je la caresse sans jamais quitter ses lèvres. Elle apprécie. Son souffle me transmet un grondement venu du fond de son ventre. Un grondement que bientôt mes lèvres ne peuvent plus contenir. Elle bouge aussi, s’échappant de mon étreinte, dans un mouvement de piston. Elle se baise et s’empale maintenant sur le vit sombre qu’elle libère une fraction de seconde avant de l’engloutir avec une passion qui l’envahit.
C’est une femme. Une femelle que le désir a libérée pour la réduire à un corps qui veut sa part de plaisir. Un peu comme ces femmes que nous rencontrons parfois, plus entraînée par leur mari que par leur propre volonté. Ces femmes qui n’osent d’abord pas. Le regard de leur mari les paralyse. Mais de le voir avec moi fait déjà sauter une partie du blocage. Il suffit aussi que nous fassions semblant de ne plus nous occuper d’elle, alors ne se sentant plus le centre d’intérêt, avec le savoir-faire et surtout la beauté sauvage de mon copain, alors la robe de bure, du « qu’en-dira-t-on » se déchire et elle se laisse emporter.
Aurore est le désir vivant. Son regard se perd dans le vide. Tout son esprit est concentré sur ce qu’elle se fait. C’est beau. Elle est belle, magnifique, sa poitrine oscillant au rythme de ses mouvements. Elle n’a plus besoin de moi. Alex n’est plus qu’un mandrin qui lui fait du bien.
Alex qui me chasse, qui bouscule sa cavalière, qui la renverse, qui l’installe en levrette et qui, d’un coup de reins magnifique, la possède à nouveau.
Le mâle, dans toute sa puissance agrippe les hanches de la chienne. Il la bourre maintenant avec une violence inouïe. Elle va protester, probablement pas habituée à de telles envolées. Mais non. Elle gémit. Elle crie. Elle se tortille telle une salope qu’un inconnu enfile à la sauvette.
Alex attrape la longue tresse de sa chevelure. Il lui tire la tête en arrière, l’obligeant à se cambrer encore un peu plus.
Elle jouit. Sa jouissance se perd dans des paroles inaudibles que sa bouche ouverte laisse échapper. Mais Alex semble insatiable. Il la « travaille » si fort que j’ai l’impression que, lui aussi, est dans son trip.
Je les regarde. C’est mon œuvre. J’ai peut-être un peu triché avec cette histoire d’adultère. Le mari m’a aussi facilité la tâche en oubliant leur anniversaire. Mais pour le reste, avec l’aide, ô combien précieuse, de mon copain, j’ai montré à une « Versaillaise » bien sous tous rapports que rien n’est simple et que surtout il y a des chemins différents pour profiter de la vie.
Elle jouit encore. Elle le dit… Je l’envie presque… Cela devrait être moi à sa place… Je me suis mise hors-jeu et les deux joueurs n’ont pas besoin de moi.
Voilà. Un dernier coup de reins. Un dernier « han » et il éjacule. Non, encore d’autres coups pour accompagner chaque jet de foutre qui doit lessiver des endroits que le vit du mari n’a jamais dû connaître.
Ils rayonnent. Enfin ils me redécouvrent. Aurore me tend la main. Son sourire est un cadeau qui parle plus que n’importe quelle parole.
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La chambre est remplie de lumière, mais elle s’est rendormie.
Nous lui avons souhaité le bonjour de la plus délicieuse des façons. En ouvrant les yeux, c’est moi qu’elle a découvert la première. En une seconde, j’ai vu la question qu’elle devait se poser. « Mais pourquoi elle est là ? », mais le souvenir de la veille lui est revenu et elle m’a souri. J’ai adoré son sourire. Elle aurait pu bondir du lit en nous disant de sortir, en disant qu’elle s’était trompée, qu’il ne fallait pas continuer. Enfin bref, tirer un trait sur ce qu’elle avait vécu la veille. Mais elle ne peut pas se retrancher derrière l’alcool, ni derrière des avances de notre part. C’est elle qui avait décidé, même si la raison était de se venger de son cocufiage et surtout que son mari oublie l’anniversaire de mariage dans les bras d’une autre.
Non, avec son sourire elle assume. C’est aussi la preuve qu’hier nous avons su répondre et certainement devancer toutes ses envies.
Son bonjour est un merveilleux écho.
Je m’avance vers elle. Je suis face à elle, couchée comme elle sur le côté. J’avance mon visage et elle fait de même. Quel délicieux et délicat baiser que celui-ci. Mes mains cherchent sa poitrine. Je caresse ses seins et m’attarde longuement avec les tétons. Elle aussi s’aventure. Nous nous caressons doucement, les yeux dans les yeux.
Alex est derrière elle. Lui aussi s’avance et vient se plaquer dans son dos. Il l’embrasse dans le cou, sous l’oreille. Elle gémit de tant de délicatesse. Son corps bouge. Elle pousse ses jambes vers moi. Je devine ce que mon copain prépare.
Le soupir en est la preuve. Son regard qui vacille la preuve par neuf. Alex la possède. C’est une position délicate, parfaite pour un réveil érotique, que l’érection du matin et l’humidité de la nuit dans l’intimité de la femme transforment en longue glissade sans presque un mouvement.
Il est en elle. Un instant elle a fermé les yeux, mais ils brillent lorsqu’elle les rouvre. Je me suis éloignée un peu pour pouvoir profiter d’une vision parfaite. Elle me sourit. Alex aussi.
Il bouge. Il est totalement collé contre elle et c’est juste un mouvement des reins qui assure la possession. Il a passé ses mains dessous et dessus pour s’emparer de sa poitrine. Il la caresse.
Moi, j’ai été chercher son petit bouton.
Mon copain la baise. Elle soulève sa cuisse pour lui faciliter le passage. Je vois maintenant la bite noire glisser, entrer et ressortir du vagin.
Elle gémit.
Alex est plus puissant. Ses coups de reins propulsent son mandrin tout au fond.
Elle respire fort. Son souffle est rythmé sur les avancées de ce qui la remplit.
Elle jouit. Une jouissance sans fin. Son clitoris est devenu une pointe. Elle en a de la chance d’avoir un clito si gros. Hier, ma bouche l’a trouvé réceptif et facile à sucer. Aujourd’hui, ce sont mes doigts qui lui font du bien.
Alex qui ne cherche pas à être résistant à la première baise du matin se vide en elle.
Nous restons de longues secondes ainsi, des minutes et je vois qu’elle s’est rendormie. Je fais un « chut » de la main à mon copain. Il se retire doucement. Elle va rater le plaisir parfait de sentir la verge alanguie reprendre de la vigueur et la posséder à nouveau.
Ce sera pour une prochaine fois. Nous avons plusieurs jours devant nous. Son mari, infidèle ou pas va découvrir une autre femme à son retour.
Alex et moi préparons le petit-déjeuner. Tout sera prêt lorsqu’elle va se réveiller. La cuisine embaume l’odeur du café et du pain grillé. Tous les deux, nous mangeons en silence, complices de cette nuit. Ce n’est pas une victoire à la Pyrrhus ! Je dirais plutôt par circonstances. Nous avons juste montré qu’on pouvait avoir une vie de couple différente de la sienne. C’est vrai que je ne suis pas fière de mon mensonge concernant l’infidélité de son mari, même s’il était prémonitoire.
L’interpellation nous surprend totalement. Un homme est entré et nous questionne. Il me faut quelques secondes pour réaliser que c’est son mari qui débarque sans prévenir.
Il semble réaliser qui je suis.
Il s’adresse à mon copain. Je réponds :
Alex nous quitte. Je réalise qu’il faut aller prévenir Aurore. Elle dort encore. Il faut enlever nos affaires de sa chambre et lui conseiller de se doucher si elle ne veut pas que son mari découvre des taches suspectes sur elle… Merde, vont-ils penser aux draps ?
Il montre le gros bouquet de fleurs et le paquet cadeau qu’il a posé en entrant dans la pièce.
Heureusement qu’on avait quitté la chambre. Pour un peu, le mari aurait découvert sa femme avec nous !
J’essaie de le retenir encore un peu. Je questionne sur leur mariage, leur rencontre.
Ouf sauvé. Le regard que me lance Aurore est une prière muette.
Bien entendu que nous serons des tombes !
Personne ne saura, chère Aurore, que sous couvert de te venger, tu as passé une nuit de plaisir. Oui, j’ose le dire, car tu ne peux nier tes jouissances, oui, de plaisir avec moi et Alex.
Nous allons te laisser avec ton mari. Que vas-tu lui dire ? Rien probablement. Tu ne vas oser parler naturisme. Peut-être vas-tu lui faire découvrir la beauté sauvage de notre balade d’hier ?
Mais une fois de retour à Versailles ? Tu as mon téléphone et peut-être que tu m’appelleras pour des cours à tes enfants… Ou bien t’inscrire dans la salle de sport où exerce Alex… Je te vois déjà sous la douche avec mon Alex qui fait travailler des muscles que tu ne connais pas…