| n° 19561 | Fiche technique | 36481 caractères | 36481Temps de lecture estimé : 22 mn | 20/04/20 |
| Résumé: La quiétude de Théo est tsunamisée, par l'irruption de Marie. Elle est vierge et veut le rester jusqu'au mariage. Elle lui demande donc de la tester pour qu'elle puisse s'assurer qu'elle en a la force. Tout est permis, sauf le dernier coup. | ||||
| Critères: f fh ff ffh hplusag inconnu fsoumise hdomine vengeance voir exhib noculotte cunnilingu pénétratio humour -hff | ||||
| Auteur : Lacducoucou (De temps en temps, j'aime rédiger un texte) Envoi mini-message | ||||
C’est le rituel immuable du dimanche matin : assis à une table du café-bistrot en face de l’église, à siroter un petit noir en se plongeant dans la lecture du quotidien fraîchement cueilli au comptoir. Lorsque soudain :
Il sursaute et relève la tête. Une jeune femme se tient devant lui, souriante, l’air déterminé.
La question le prend de court :
Ce qu’elle fait illico. Puis elle le fixe droit dans les yeux. Elle a le regard vif. Il se risque, ne sachant pas trop sur quel pied danser :
Il en est comme deux ronds de flan. Il l’observe plus attentivement. Elle a un physique a priori ordinaire, mais avenant et plein de fraîcheur.
Sur le coup, il reste sans voix. Louise représente un cuisant échec pour lui, car il n’était pas parvenu à mener son affaire jusqu’au terme. Un peu l’illustration de la définition du flirt : le machin dans la main, la main dans le machin, mais jamais le machin dans le machin. Elle l’avait laissé l’entreprendre, ils étaient allés très loin, elle avait joui deux fois durant les préliminaires, mais au dernier moment… :
Elle se fout du monde ? Si elle ne voulait pas aller jusqu’au bout, pourquoi avoir commencé ? Il en avait été réduit à décharger le chariot de foin devant la grange, comme on dit dans nos campagnes. Une grosse frustration, mais pas de rancœur : ils s’étaient quittés en bons termes et conservaient de bonnes relations, avec en lui toujours l’espoir d’un repêchage, si l’occasion se représentait.
Elle pouffe de rire :
In petto : je rêve ? Ça existe encore, ça ? Les grenouilles de bénitier, par les temps qui courent, sont une espèce en voie de disparition et elles auraient plutôt tendance à me faire prendre la fuite. Qu’est-ce qu’elle vient m’em… bêter, moi, avec ce genre d’idiotie ?
Un cobaye ? Pourquoi pas un rat de laboratoire ? Il est sidéré, sauf que… sauf que sa curiosité l’emporte, et pas que sa curiosité : des pensées impures glougloutent à la surface de son cerveau. Il faut dire que son interlocutrice, à bien y regarder, mérite plus d’attention. Pas le gros lot, mais un beau lot, sans mauvais jeu de mots avec lolos.
Il réfléchit un moment, puis décide de franchir le pas :
Elle répond catégoriquement :
Que Louise assiste ? Stupéfaction de sa part. Mais à bien y réfléchir, hé hé, pourquoi pas ? Et s’il y trouvait peut-être, de surcroît, et eu égard aux circonstances, l’occasion d’une revanche après le navrant épisode de la « grange ».
Elle lui sert un grand sourire, puis son visage s’illumine :
Il marque une pause puis conclut :
Elle se lève et, avant d’arriver à la porte du café, se retourne, avec une lueur pointue dans son regard :
*********
Il est chez lui, assis au soleil d’après-midi sur la terrasse, devant un verre d’eau. Il pense et repense à la conversation de ce matin. Elle tourne en boucle dans sa tête, un flot de pensées et de questions l’assaille. Ce qu’il lui arrive lui semble complètement irréel, voire totalement loufoque. Jamais il n’aurait imaginé qu’une femme ose et puisse de but en blanc, lui proposer pareil marché. Trop beau pour être vrai ! Il craint le piège caché. Elle lui demande de la chauffer à mort, de la faire jouir pour conclure sur une fin de non-recevoir – annoncée dès le départ, il est vrai. Et lui, que devient-il, dans tout ça ? Ne le prend-elle pas un peu pour un con ? Son attitude lui paraît illogique. Se conduire comme une chaudasse, car c’en est une, il en est convaincu, une chaudasse qui aime le sexe, avec nombre d’expériences à son actif, pour en fin de compte se poser en vierge inaccessible ? Invraisemblable et stupide. Autre crainte : pourrait-il y avoir complot entre elle et Louise pour se payer la tête d’un innocent quidam, mues par le plaisir pervers de jouer un tour à un pauvre bougre ?
Pourtant, cette fille est désirable, elle a quelque chose de pimenté. Il doit s’avouer que l’aventure le tente par curiosité et… par concupiscence. Il se décide à l’appeler.
Coup de sonnette. Il lui ouvre et constate qu’elle lui a déjà obéi sur un point : une robe ample qui s’arrête juste au-dessous des genoux. Son esprit ne peut s’empêcher d’anticiper. Il la conduit sur la terrasse. Il a préparé de l’eau minérale, du jus de fruit et à tout hasard, une bouteille de rosé frais. Elle s’assied et attaque d’emblée :
Intriguée et docile, elle quitte son siège et se tient debout face à lui.
Un moment de surprise, puis un sourire entendu se dessine sur ses lèvres tandis qu’elle soulève lentement le vêtement jusqu’à sa poitrine.
Il est ébloui par le ravissant tableau qui s’offre à lui. Nom de Dieu ! Où est passé le physique passe-partout de ce matin ? Elle cachait bien son jeu. Elle a un corps souple et délicieux. De jolies cuisses, un ravissant triangle de toison châtain fourni et entretenu, et ce pubis ! Ce pubis joliment bombé, comme il aime tant, un ventre plat et une taille mince qui s’évase sur des hanches bien dessinées. Le rêve. Pourquoi parcourir la planète à la recherche du plus beau paysage du monde ? Il l’a là, devant lui. C’est curieux comme il peut exister, à portée de main, des trésors cachés qu’on ne soupçonne pas. Il suffit de traverser la rue ?
Voir ne lui suffit pas. Il veut aussi toucher. Il se lève, elle ne recule pas, c’est bon signe. Il pose la paume de sa main sur sa toison, les doigts vers le bas. Elle tressaille, fléchit légèrement du buste et des genoux. Puis comme sa main s’attarde un peu, elle se redresse et, avançant son bassin, pousse son pubis contre elle. Puis le nargue :
Elle soulève encore un peu plus haut le pan de se robe et dévoile sa poitrine. Pas de culotte, pas de soutien-gorge. Une petite poitrine fermement dressée. Il en est conquis.
Cette fois-ci, il s’y prend à deux mains, empaume les globes et caresse furtivement les tétons durcis avec les pouces. Elle ferme les yeux et inspire un grand coup, ses traits se contractent.
Point trop n’en faut, se dit-il ; assez joué au soudard, je risque de m’échauffer avant l’heure. Il rompt le contact pour retourner s’asseoir. Avec un sentiment inattendu. Pendant cet attouchement il a senti monter en lui un inexplicable élan de tendresse pour cette jeune femme délurée, mais si attachante.
Elle rit. Il la regarde bien :
Il sursaute, abasourdi :
Arrivés à la chambre à coucher, il ne la fait pas entrer, pour qu’elle se méprenne pas, et lui explique, du seuil, où pourrait être camouflée la caméra et comment il les verrait bien sur le vaste lit, tous les trois.
Le tour du propriétaire la conquiert.
Il l’attrape contre lui :
Ils bavardent encore un moment pour définir une date, une heure et peaufiner les derniers détails. C’est un moment agréable. Il ressent à nouveau la tendresse diffuse que lui inspire sa vis-à-vis. Ce n’est vraiment pas dans ses habitudes.
Puis il passe aux choses vraiment sérieuses :
Au moment de se quitter, ils se regardent, hésitants. En bon cochon libidineux, il est tenté de l’attirer contre lui pour lui passer à nouveau sa main sous sa robe. Mais il se retient et se contente de lui poser une chaste bise sur le front. Alors, sans prévenir, elle se colle à lui et pose sa tête contre son épaule. Là, ça dégénère, se dit-il. Il l’écarte avec douceur et lui dit :
**********
Elles arrivent pile, ensemble dans la même voiture. Il les conduit au salon où un café les attend. Suit un échange de banalités, mais les esprits sont déjà ailleurs. Inutile de tirer en longueur, il y a à tirer ailleurs…
Dans la chambre, il prend immédiatement l’initiative. Il se déshabille prestement sous le regard intéressé des deux femmes. Elles le jaugent, mais il ne manque pas de noter l’intérêt que lui porte Marie, surtout à un endroit précis. Ses yeux brillent et il la sent tentée d’avancer sa main…
Ils s’emparent de Louise qui n’a pas le temps de protester. Théo lui remonte son tee-shirt par-dessus la tête, tandis que Marie lui descend la jupe sur les chevilles. D’une main, il garde les bras levés de Louise emprisonnés dans le tee-shirt, de l’autre, il dégrafe son soutien-gorge, puis lui caresse le dos, les fesses et l’entre-fesse, il sait qu’elle aime. Louise frissonne.
Aveuglée par le tee-shirt qui lui couvre le visage, elle sent son slip glisser vers le bas, mais ne peut voir le regard de Marie qui s’allume à la vue du triangle de sa toison. Elle n’a pas le temps de serrer les cuisses que deux doigts de Marie l’ont déjà investie et entreprennent un savant mouvement de va-et-vient. Lui a plongé un doigt dans son œillet qui se contracte avec frénésie. Louise ronronne, frémit, se tortille. Tu ne perds rien pour attendre, se dit-il…
Mais il décide de couper court. Il contourne Louise et empoigne Marie, l’obligeant à se relever :
Louise ne se fait pas prier. Marie se retrouve nue en un tour de main. Elle est splendide et si désirable, la petite vierge. De la confiture pour un cochon comme lui. Il la serre contre lui et investit sa bouche, langue contre langue. Il prend le temps de savourer le baiser puis repousse Marie en douceur et fixe ses mains sur ses épaules.
Théo lui caresse le visage, les épaules, les seins, la taille et les hanches, longuement, langoureusement. Aucune parcelle de sa peau n’est épargnée. Elle est réceptive de partout. Il sent les efforts de Marie pour se dominer, mais cette détermination est rapidement mise à rude épreuve lorsque les mains malaxent son mont de Vénus puis descendent vers sa vulve pour en pincer les lèvres sur sa perle. Le souffle de Marie s’accélère, elle commence à gémir. Il la sent se raidir. Avec deux doigts de la main gauche, il écarte les lèvres humides, avec un doigt de l’autre main, il hameçonne le bouton gonflé, le cajole, alterne caresses circulaires et titillements rapides. Marie n’en peut plus, elle se met à trépigner d’excitation.
Il accélère encore le mouvement de son doigt et lui susurre :
Il suspend le mouvement de son doigt.
Marie est hors d’elle et ne se contrôle plus :
Et c’est l’explosion. L’orgasme la chavire, la propulse hors du temps. Elle s’accroche à Théo comme une sangsue, il est surpris par la force qu’elle déploie. Il la laisse redescendre sur terre en la cajolant puis, comme elle paraît plus détendue, la couche sur le lit, les fesses sur le rebord du matelas.
Mais Louise n’en a cure, l’occasion est trop splendide. Elle lui écarte des cuisses et se précipite avec sa bouche sur le temple sacré, tandis que Théo, couché sur le flanc à côté d’elle, lui immobilise les bras en lui coinçant d’une main ferme ses poignets par-dessus sa tête. Marie s’agite en tous sens avec fureur, mais ne peut échapper à la langue de Louise qui la lèche avec délectation. Marie cesse petit à petit de se révolter puis s’arc-boute pour pousser son pubis en avant. Elle est domptée, elle est prête.
C’est le signal qu’attend Théo pour prendre la place de Louise entre les cuisses de Marie restées largement ouvertes. Théo sait que Marie ne résistera plus longtemps, la minute de vérité approche. La plainte ininterrompue de Marie va crescendo. Et soudain, elle se cambre et enserre dans l’étau de ses cuisses la tête du mâle qui la domine.
Théo remonte son corps sur celui de Marie et la couvre en bon étalon. Tout est prêt. Il présente sa verge à l’entrée du vagin et pousse légèrement :
Mais c’est ce genre de « nooooon » étiré et plaintif qui camoufle chez une femme le oui de la défaite.
Il appuie alors encore un peu et la pénètre légèrement. Cette fois, elle se bloque et la réponse fuse sans appel :
Perdu ! C’est dur, surtout quand on est si dur. Mais il tient à respecter sa parole. Il sait que s’il avait poussé plus loin dans ce vagin de rêve, Marie aurait cédé. Elle lui jette un regard reconnaissant et l’embrasse avec émotion et tendresse. Puis elle se tourne, triomphante, vers Louise :
Marie se précipite sur Louise, sans lui laisser le temps de se dérober, lui écarte les cuisses et la lèche avec application. Louise se laisse faire, chavirée. Elle n’a pas compris la suite du film, la connivence entre ses deux partenaires ne lui est pas encore apparue. Néanmoins, elle commence à entrevoir ce qui l’attend lorsque Théo, à côté d’elle, l’embrasse et lui murmure des obscénités à l’oreille :
Il n’en faut pas plus pour que Louise explose et Théo ne tergiverse pas. Il prend immédiatement la place de Marie entre ses cuisses et la pénètre comme un soudard animé par toute la fureur de la vengeance. Elle est vaincue. Oubliée, la fidélité conjugale. Elle a les mollets sur ses épaules et il enserre les cuisses de sa proie en la défonçant avec des « han » de bûcheron.
Il se retire, laissant la caverne béante.
Encore quelques coups de bassin. Louise se met à hurler brusquement, ses ongles s’incrustent dans le dos du mâle qui la couvre :
La giclée l’assassine, elle hurle encore plus fort. Une superbe revanche pour Théo. Rarement, une éjaculation lui aura donné autant de plaisir. Il a l’impression d’avoir ouvert les vannes d’un barrage.
Du miel pour les oreilles de Marie. Double victoire !
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C’est le lendemain que Marie l’appelle :
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Résumons la suite, sans raconter le dépucelage de Marie, moment d’anthologie, éblouissant, extraordinaire. Elle en a hurlé et pleuré de plaisir. S’en est suivi un immense moment de tendresse avant de remettre le couvert comme des bêtes.
Le lendemain, Marie revient encore.
Le surlendemain aussi.
Et ainsi de suite pour chacun des jours suivants…
Puis un jour, au jour s’est ajouté une nuit.
Puis les jours et les nuits se succèdent, suivis de réveils torrides.
Du torride jusqu’à trois fois par jour.
Bref, Marie s’est installée chez Théo.
Et peu après, Louise aussi !
Oui, Louise ! Elle a divorcé pour une raison rigide, pardon, précise, avouée par elle plus haut dans le texte.
Un magnifique manège, pardon, ménage à trois. Chaud devant, chaud dedans !
Le suidé qui sommeille en Théo ne connaît plus aucune relâche pour son plus grand bonheur.
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Note au lecteur : L’auteur s’est efforcé de rédiger un texte dénué des poncifs éculés qui polluent nombre de daubes publiées sur Rêvebébé et qui lui sortent par les narines. Ni string, cyprine, fellation, sodomie. Ni pute, chienne ou salope… D’ailleurs, l’auteur met le lecteur au défi de trouver une seule salope dans cette histoire ! Ceci est un texte d’une très haute tenue morale.
Ajoutons que ce texte s’inscrit dans le sillage du maître incontesté et vénéré : Radagast. La richesse métaphorique en moins, il est vrai.
Et, en dernière minute, une pensée émue pour l’un des nôtres : Asymptote ou Laure Topigne. Derrière ces pseudos, Patrick, mon vieil ami qui nous quittés dimanche 19 avril, à l’âge de 66 ans.