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n° 19455Fiche technique8258 caractères8258
Temps de lecture estimé : 6 mn
15/02/20
Résumé:  Un récit en miroir d'un plaisir partagé à distance.
Critères:  f h telnet amour voir exhib miroir fmast hmast fgode jouet -totalsexe -internet
Auteur : Mysterious  (Un couple à distance)
Une journée ensoleillée



8 h du matin, il fait bon en ce mois de juin. Les stores sont à moitié baissés, la matinée est douce, mais la journée promet d’être chaude. Température idéale pour prendre mon café en tenue d’Ève.


Je suis impatiente de retrouver celui qui sait si bien me faire vibrer, mon amant « dématérialisé ». Je n’aime pas le mot « virtuel », car nous sommes bien deux êtres humains et il n’y a rien de virtuel dans ce que je ressens. On ne s’est jamais rencontrés physiquement, mais nos échanges écrits sont incroyables. Il sait comment m’exciter jusqu’au point de non-retour, et je crois que c’est réciproque.


Apparition de son profil sur Messenger, petit point vert qui m’indique qu’il est connecté, mais connecté ne veut pas dire disponible. Sa photo de profil, seule icône que j’ai de son visage, me nargue.


J’ai très envie qu’on se remette à échanger. Je lui envoie un petit mail, question de lui dire que de mon côté je suis disponible pour lui, avec l’incertitude qu’il le lise rapidement. Quelques minutes que mon mail est envoyé que j’entends la notification de mon téléphone. C’est lui, mon cœur s’emballe, mon corps est prêt et mon esprit enchaîné. Je pars me poser sur mon lit.


Il m’écrit qu’il est nu qu’il ne va pas tarder à prendre sa douche. Photo à l’appui, je peux l’admirer, effectivement nu, dans le reflet du miroir de sa salle de bain. Lui est plutôt exhib, moi plutôt voyeuse : on s’accorde bien. Je me délecte de l’image de son corps épilé, tatoué, tellement sexy. Comme je suis joueuse, mais pas hyper à l’aise sur la diffusion de mon image, je lui envoie une photo en retour : uniquement mon cou et une épaule nue. J’aime cet endroit du corps, la peau y est fine et réceptive pour les bisous, les caresses, les coups de langue. Et vu ma taille c’est aussi à cet endroit où je vais pouvoir poser ma tête. Me lover au creux d’une épaule et s’y sentir bien.


Il m’écrit qu’il est excité, qu’il a envie de se caresser et de me le montrer. Déjà, une photo de sa queue en érection apparaît sur mon écran. Les papillons envahissent mon ventre, j’ai envie de lui. Je sais qu’il a déjà commencé, et il me demande si j’en fais autant de mon côté. Difficile d’utiliser mes mains pour autre chose que tenir le téléphone et écrire. Ma réponse le fait sourire : il me trouve sage. Sage pour le moment, car les photos et mini vidéos de lui en train de se faire plaisir se multiplient.


Moi aussi j’ai envie de me faire plaisir, je me sens déjà bien humide et n’arrive plus à détacher mes yeux du téléphone. Utiliser mon jouet favori me semble la meilleure option, je lui en fais part, il est ravi. J’allume mon vibromasseur et commence à le faire aller et venir le long de mes lèvres déjà bien humides. Je m’ouvre de plus en plus et libère doucement mon clitoris.


Il continue à envoyer des vidéos, il bande fort. Lui aussi s’est posé sur son lit et continue à se branler. Il ira jusqu’au bout, mais il m’attend. Je cale mon téléphone contre un oreiller : je veux continuer à le voir. Je bascule sur le ventre, soulève légèrement mon bassin. Mes deux mains sont maintenant occupées à me faire plaisir. Les vibrations me font mouiller de plus belle. À chaque mouvement, j’enfonce mon jouet un peu plus profondément.


Je l’imagine étant là, près de moi, en train de me prendre en levrette. Ses mains seraient cramponnées à mes hanches. Je sentirais son ventre claquer mes fesses à chaque fois, et sa queue me pénétrer tout entière. J’imagine que j’attraperais ses boules entre mes jambes pour les saisir et les caresser, ce qui le fera grogner de plus belle. Quel plaisir il aurait en claquant mon cul dans le feu de l’action. Je pourrais me cambrer de plus belle et aller à la rencontre de sa queue.


Je le vois jouir et éjaculer. De mon côté, l’orgasme est proche aussi, et je ne tarde pas à jouir. Je prononce son prénom, même s’il n’est pas là, s’il ne peut pas l’entendre. C’est avec lui que je partage cette décharge de plaisir charnel. Une dernière photo de sa main pleine de son sperme. Il a joui avec moi. L’ultime photo que j’envoie est celle de mon vibro trempé de ma mouille. Je prends quelques minutes pour récupérer mon souffle et mes esprits. On doit filer sous la douche, chacun de notre côté. Une journée de travail nous attend. On se retrouvera sûrement plus tard pour d’autres échanges, on aime tellement ça.




Le même jour – plus au nord



Je sais, je sais qu’elle sait, elle sait que je sais… que lorsque ce petit point vert va apparaître à côté de son nom, mon corps va vibrer. Le cœur va d’abord accélérer, ma respiration également. Une bouffée de désir.


Nous nous connaissons depuis longtemps, sans nous être jamais rencontrés : de vieux amants, overdose de douceur, mais le mystère demeure. Elle aime les mots, elle aime lire, et adore se sentir moite dans sa culotte. Elle aime se caresser et l’assume. J’adore les femmes qui osent se montrer dans une telle intimité, une telle indécence. Peu importent les mots finalement. Le simple fait de la savoir en ligne, nue sous sa couette, les cuisses ouvertes, suffisent à me rendre raide. Les salutations sont rapidement faites. Quand elle comprend que je suis disponible pour me livrer à ses fantasmes, nos yeux pétillent.


Je la sais voyeuse, très voyeuse. Alors, face au miroir, je cherche le meilleur angle pour lui donner envie de moi. Une photo de mes fesses, oui elle les aime, elle aimerait les faire frémir en les caressant et en osant un doigt dans ma raie. J’y suis si sensible que la simple évocation de son idée fait contracter mes couilles de plaisir. Alors j’ose le gros plan… J’ai enfilé un anneau de cockering. C’est une sensation hyper intense quand, bandant, ma queue rencontre la résistance de cet anneau.

Elle est raide et je n’hésite pas à la lui montrer sous toutes les coutures.


Amusant, excitant, support de notre excitation, je sens bien que nos doigts vont moins vite sur nos claviers, qu’ils sont plus bas à nous faire du bien à distance.

J’aime la savoir me regarder, je l’imagine face à moi, dans son lit, les cuisses ouvertes, les pieds joints l’un à l’autre, dans une position du losange moins zen que pornographique. Elle me dit avoir saisi un vibro rose qui glisse tout seul tellement elle est mouillée. Elle ne partage pas la vue de cet objet oblong en elle, mais me le montre luisant sa mouille.


Tentant de ne pas être perturbé par cette technologie libératrice, je fais aller et venir ma main enduite d’huile sur ma queue. La sensation est enivrante… De mon autre main, je caresse mon anus. Il palpite, il a envie de ressentir une pénétration douce et longue.

Ma main accélère sur ma queue, j’ai très envie d’éjaculer, mais je sais que cela marquera la fin de ce moment intense. Pourquoi résister à l’évidence et à ce que je recherche ?


Je la sais me regarder. Mes petites vidéos font leur effet sur elle, et sur moi. J’aime l’indécence de ce geste, d’envoyer une vidéo de ma queue en érection, gonflée de plaisir, les veines marquées et le gland luisant. La situation est paroxystique. Enfin, la libération parvient et le jet épais, chaud, de sperme coule sur mon ventre. Évidemment, je lui montre. Évidemment, le réel reprend ses droits. Quel pied, ma chère !


Une douche chaude ; je l’imagine, je la sais faire la même chose. Toute nue sous l’eau chaude coulant sur ses courbes, ses hanches, ses fesses. Sa main enduite de savon qui parcourt son corps, qui masse ses globes encore lourds de désir, ses lèvres qui se sont rétractées après l’orgasme. Je l’imagine enfiler une culotte douce et galbant son cul rond et ferme.Elle va retrouver sa vie, moi aussi.


Une belle journée ensoleillée…