| n° 19429 | Fiche technique | 13442 caractères | 13442Temps de lecture estimé : 8 mn | 28/01/20 |
| Résumé: Un homme découvre sa femme endormie dans leur canapé. Son adoration pour elle est sans limite, en particulier pour une certaine partie de son corps... | ||||
| Critères: fh couple amour pied fsodo -couple | ||||
| Auteur : Amaru Envoi mini-message | ||||
Il est tard. La nuit est tombée sur la ville depuis plusieurs heures maintenant. Je sors du studio et m’engouffre dans ma voiture.
Le silence…
Enfin…
J’attrape un briquet et m’allume une cigarette. Sa fumée se dissipe dans la lumière froide des néons de la rue. Une pluie fine, mais dense s’écrase sur le pare-brise. Quelle journée ! Le mix de l’album n’est même pas terminé… Devoir gérer les egos de ces chers artistes m’insupporte vraiment au plus haut point. Où est la musique dans tout ça ? J’ai signé pour elle, pas pour devoir gérer les tensions, désamorcer les conflits et me farcir les prises de tête pour des broutilles. Non, merci ! La psychologie à deux sous n’est pas mon domaine et perdre mon temps et mon énergie pour des futilités pareilles me met hors de moi. Malgré tout j’ai su, par le plus grand des miracles, rester diplomate et d’accorder tant bien que mal les divergences d’opinions. Du moins, jusqu’à la prochaine session…
Je tourne le contact et écrase l’accélérateur. Dans un crissement de pneu, je file en direction de notre appartement. Le trafic est fluide, il n’y a plus grand monde sur les vastes avenues qui me séparent de toi. Les rares passants sont pour la plupart éméchés, ils vacillent quand je les dépasse à vive allure. Les commerces ont presque tous fermé boutique. Seuls quelques bars lugubres accueillent encore les noctambules en quête d’un dernier verre. Mes doigts pianotent nerveusement sur le volant, je n’arrive pas à relâcher la pression. Te retrouver me fera le plus grand bien. Encore quelques blocs à traverser. J’accélère plus fort sur l’asphalte détrempé. Tu as hanté mes pensées toute la soirée, et ce, malgré l’exaspération qui me gagnait. Une vraie bouffée d’oxygène dans mon univers confiné et oppressant. Il me tarde d’être à tes côtés. Le feu passe au rouge lorsque je tourne à droite. Plus qu’une poigné de kilomètres et je serai avec toi.
Ça y est, j’arrive au pied de notre immeuble. Je lève les yeux au ciel et t’imagine là-haut, au sommet, telle une reine dominant la ville depuis notre penthouse. Je prends l’ascenseur, cinquante-huitième et dernier étage. La montée semble interminable. Les portes s’ouvrent enfin. Je pénètre dans notre chez-nous. Tout est paisible et baigne dans l’obscurité. Je décèle cependant une atmosphère étrange, presque palpable, comme si l’air qui m’entoure devenait chaud et feutré. Une onde enlace mon corps et le fait vibrer d’un mouvement syncopé, suivant un rythme quasi primitif. Pfff… je divague complètement, la journée a sans doute été plus éprouvante que je ne le pensais. Je dépose mes affaires et me dirige vers le salon.
Tu es là, allongée sur le sofa, à demi endormie. Ton corps presque nu s’offre à moi et je ne peux détacher mon regard, comme possédé par son abondance de sensualité. Tes courbes et leurs tracés parfaits m’emmènent puis me perdent dans un voyage charnel à la découverte de ta beauté. Tu irradies. Je savoure chaque parcelle de ta féminité et l’ivresse me gagne au fur et à mesure que mes yeux t’explorent.
Ta chevelure soyeuse recouvre ton visage, gardant le mystère sur la splendeur de tes traits, la profondeur de ton regard et l’érotisme de tes lèvres pulpeuses.
Ta respiration à peine perceptible soulève ta ravissante poitrine aux pointes dressées. Sous ces monts fiers et imposants, démarre une magnifique vallée, légèrement rebondie, qui avec sa taille marquée, m’amène jusqu’à tes hanches voluptueuses soulignées de dentelle d’où s’étendent tes sublimes jambes au galbe indécent.
À quelques mètres de toi, la flamme d’une bougie perce le brouillard ténébreux de la pièce et diffuse son halo doré, habillant ta peau lisse d’un éclat chatoyant.
Rien ne vient perturber cet instant.
Les minutes passent. Lentement.
Je décide de m’approcher.
Sans un bruit, je me déplace vers l’objet de mes désirs les plus enfouis. J’ai omis délibérément cette partie de ton anatomie, la gardant pour la fin, comme un dessert exquis qui clôture le repas d’un chef étoilé. Car si ton corps est une rivière de diamants, ceux que je convoite maintenant sont l’astre qui la fait briller. L’attraction est telle que je ne peux lutter. Il m’est impossible de les ignorer plus longtemps. Je pose mes genoux à terre face au sanctuaire de ta féminité exacerbée.
Ils sont désormais à quelques centimètres de moi.
Parés d’un magnifique verni qui les rend plus sexy que jamais, tes pieds me dominent et exercent leur pouvoir de fascination. Tes orteils si parfaitement dessinés, si réguliers, portent avec élégance les bagues que tu leur as choisies. La moiteur que je devine sous tes arches profondes est un appel au dévoiement.
Je m’avance encore jusqu’à ce qu’une odeur suave et entêtante m’envahisse. Je décide d’inspirer longuement ce capiteux parfum, ce qui déclenche en moi une pulsion foudroyante, qui me transperce de part en part.
Je ne peux plus résister…
Mes lèvres se posent sur ton talon gauche. Je ferme les yeux. Ta peau est si douce. J’entrouvre la bouche dans un souffle chaud et sors ma langue pour y goûter. Je remonte lentement la voûte de ton pied et m’imprègne de son essence. L’humidité que j’y trouve, conjuguée à ma salive, donne à cette caresse une saveur tiède et salée, pleine de luxure. J’atteins ton gros orteil. J’en fais le tour une fois, deux fois, trois fois… puis mes lèvres se positionnent délicatement en son sommet. J’y dépose un baiser humide.
Pause…
Je vis cet instant au ralenti comme si chaque seconde était trop lourde, trop tendue pour s’écouler normalement. Le bouillonnement sourd qui gronde en moi depuis que je t’observe devient incontrôlable : j’ai atteint mon point de rupture.
Ma bouche engloutit ton orteil millimètre par millimètre. Ma langue et mon palais l’étreignent progressivement jusqu’à sa base. Puis je me mets à l’aspirer, à le sucer goulûment, de plus en plus fort. J’assouvis enfin cet appétit qui me dévore depuis trop longtemps. L’intensité sexuelle est à son paroxysme. Je lèche avidement tous tes orteils, je les goûte un par un, plusieurs fois, je suis insatiable. Pendant ce temps, ton autre pied n’est pas en reste. Je le masse de mes mains chaudes, lui appliquant des points de pression aux endroits stratégiques. Je cherche à t’exciter tout en te procurant une relaxation exaltante. Chaque centimètre carré est goûté, malaxé, cajolé ; chaque recoin est fouillé. Je te déguste avec gourmandise, me régalant à chaque bouchée. Tes pieds sont divins et j’ai rejoint les cieux…
Soudain un soupir, ou plutôt un gémissement, me fait lever les yeux vers toi sans m’interrompre. Je dois me faire violence pour retrouver un semblant de lucidité. Je te découvre haletante, la tête rejetée en arrière, la chair de poule ayant envahi tout ton corps. Des micro-spasmes te parcourent entièrement jusqu’à tes tétons qui pointent furieusement. Une tache sombre a totalement noyé ta lingerie fine. Tu coules, littéralement. Ta respiration est vive et entrecoupée par des râles de plaisir. Te voir dans cet état de transe, me touche et m’emplit de fierté. Ce tableau mystique m’ensorcelle et mon excitation devient incontrôlable.
Je relâche délicatement tes pieds. Ton rythme cardiaque paraît redescendre progressivement. C’est alors que tu te redresses et que nos regards se croisent. Le tien n’est plus qu’un brasier ardent. Nous nous jetons l’un sur l’autre…
Nos langues se percutent puis se livrent à une danse endiablée. Je sens tes ongles pénétrer la chair de mon dos. La douleur est délicieuse. Mes mains parcourent ton corps en ébullition, nos peaux se touchent, se frottent et rentrent en fusion. Je libère ta bouche et me précipite sur tes seins pour les dévorer sans retenue. De ton côté, tu t’empares de mon membre dressé à l’extrême. Ta poigne est ferme, un véritable étau qui m’enserre sauvagement. Tu me branles avec tant d’ardeur, me prodiguant tellement de plaisir, que je dois te stopper au bout de quelques minutes.
Changement de position. Je te soulève et te place à quatre pattes devant moi. J’attrape ton string et l’arrache brutalement. J’ai désormais une vue imprenable sur tes deux merveilleux globes saillants et rebondis. Ta cambrure leur attribue une incurvation parfaite. Le sillon qui les sépare est luisant de cyprine et m’attire inexorablement. Je plonge ma langue dans ta fente dégoulinante, et me repais de son nectar épais à la saveur corsée, légèrement piquante. Je te fouille avec toute ma lubricité et ma générosité. Tes gémissements montent crescendo au fur et à mesure de ma dégustation.
Pendant ce temps, mon nez caresse ton petit trou qui s’offre lui avec une impudeur obscène. J’arrive presque à sentir les contractions qui l’animent. Ton énième orgasme gronde, tu ne vas pas tarder à exploser. Avec une pointe de sadisme, je ralentis le tempo et fais remonter ma langue vers ton deuxième orifice. J’inonde celui-ci de ma salive tout en exerçant sur lui une pression douce et continue. Tu me soupires ton plaisir, m’avouant ton goût immodéré pour cette pratique licencieuse et interdite. Je te réponds en amplifiant ma gestuelle, mettant au défi la morale et ses convenances. Je suis conscient du cadeau que tu me fais en m’offrant ce mets si délectable et je t’en remercie…
Je m’interromps soudainement. Ta tête se tourne vers moi pour m’interroger sur la raison cet arrêt si brusque, mais je t’agrippe par les cheveux et enfonce ton ravissant visage dans les coussins, sans que tu aies eu le temps de me poser la moindre question. Une claque s’abat sur ton séant et son impact résonne au travers de ton cri, empreint de surprise et de douleur. Sans attendre, je saisis mon sexe et place mon gland à l’entrée de ton anus. Tu as instantanément compris mon dessein. Tu ne bouges plus, ta respiration précipitée se voile et devient presque rauque. Tout ton corps est en alerte, je le ressens. Je laisse durer volontairement ce moment, observant tes fesses majestueuses et l’empreinte rougeoyante que j’y ai laissée.
C’est alors qu’un frisson te saisit et me donne le signal. Je m’avance et te pénètre progressivement avec une douceur extraordinaire. Je transperce ton anneau sacré et m’introduis en toi jusqu’à te posséder entièrement. Je marque une pause. J’entends ta respiration, sourde et maîtrisée. Ton fondement s’habitue peu à peu à moi. Autour de nous, l’atmosphère est électrique, humide, presque suffocante. Je n’ose plus bouger, j’attends… À mon grand étonnement, c’est toi qui fais le premier geste. Tu prends l’initiative d’un va-et-vient lent et ample. Après plusieurs secondes, je te rejoins dans ce mouvement dont la cadence s’accélère, devenant de plus en plus bestiale. J’observe ma verge entrer et sortir sans discontinuer, te dilatant à chaque fois un peu plus. La douleur disparaît au profit de ton plaisir. Tu apprécies plus que tout cette sensation si particulière, si intime et pleine de vice. Tout ton corps prend feu de l’intérieur. Tu me hurles de continuer, plus fort, plus vite, plus profondément…
Notre humanité s’efface à mesure que notre jouissance s’intensifie. À cet instant, nous ne sommes plus que deux machines infernales lancées à toute vitesse, s’activant furieusement en quête d’une extase incommensurable. Ta main droite s’est posée sur ton clitoris que tu fais vibrer entre tes doigts. Mes coups de reins frappent ton bassin avec une telle violence, que le canapé, siège de nos ébats depuis leur commencement, se retrouve propulsé à plusieurs mètres de sa place originelle. La sueur nous inonde, nos corps brûlent et nos cris ravissent la démence qui nous regarde avec bienveillance. Nous approchons du grand saut, comme happés par la profondeur d’un gouffre sans fond. Nos orgasmes éclatent à l’unisson, avec une brutalité extrême, nous traumatisant jusqu’au plus profond de nos êtres.
Nous restons figés un long moment, incapables de bouger, puis tombons allongés l’un contre l’autre, au bord de l’évanouissement.
Une odeur âpre et lourde flotte dans la pièce. Immobiles, nos corps souillés, tout juste sortis du bain de la luxure, empestent le sexe. Le souffle court, nos cœurs palpitent à un rythme effréné. Quant à nos esprits, ils mirent du temps à nous revenir entièrement. Peut-être même que nous en avons perdu quelques fragments, que la folie nous aura arrachés. Une chose est sûre, cette nuit restera mémorable pour nous deux. Une porte s’est ouverte, et malgré la peur et l’appréhension de revivre une expérience si frénétique, nous la franchirons de nouveau ensemble, à la recherche de nouvelles aventures, outrageusement palpitantes et délicieusement indécentes…