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n° 19416Fiche technique8457 caractères8457
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Temps de lecture estimé : 6 mn
20/01/20
Résumé:  Une femme a accepté un rendez-vous dans un cinéma.
Critères:  ffh cinéma fsoumise cérébral noculotte cunnilingu anulingus fist sandwich fsodo -couplea3
Auteur : Clair Aymé
Le monde du balcon

Elle déteste être mal placée. En général, mais particulièrement au cinéma. Ce qu’elle aime, c’est les premiers rangs, pour être la première à capter la lumière, la première à voir le film, à l’entendre. Mais aujourd’hui, elle déroge à la règle, sa règle, pour en suivre une autre, venue de l’extérieur. De ce couple, qu’elle ne connaît pas encore. Mais qu’elle a rencontré, virtuellement, avec qui elle a échangé quelques messages, qui ont vite dérapé.


Et la voilà, ce dimanche après-midi, à suivre les instructions qu’ils lui ont laissées.

La voilà donc, à pousser la porte de ce vieux cinéma mythique sur les grands boulevards, dans son jus des années 70. Elle prend son ticket, en regardant à droite, à gauche, espérant les apercevoir. Ou en ayant peur de les apercevoir, elle ne sait pas trop. Mais il n’y a pas un chat à cette première séance du jour. N’oubliez pas vos lunettes ! On vous invitera à le mettre dans la dernière partie du film, lui annonce l’ouvreuse, des étoiles dans les yeux. Vous allez voir, c’est étonnant ! Elle les saisit, sourire aux lèvres. Heureusement qu’il n’y a pas foule, avec une jupe aussi courte, tout le monde pourrait voir mon intimité, se dit-elle en montant l’escalier. Elle avait suivi les instructions à la lettre : sous son manteau d’hiver, un chemisier, un soutien-gorge, une petite jupe légère, des bas, et rien d’autre. Le vent qui pénétrait dans son entrejambe sur le trajet aura au moins eu la vertu de refroidir le feu qu’elle a ressenti dans son ventre toute la nuit.


Dernier étage, deuxième balcon. Elle pousse la porte, et constate qu’il est désert. Tant mieux. Dernier rang, siège du milieu. Il fait bon. Elle retire son manteau, et s’installe confortablement. La lumière s’éteint.


Première bande-annonce. La porte s’ouvre, un couple entre, se dirige vers elle, hésite, puis recule un peu, pour se placer plusieurs rangs devant. Dommage, ils avaient l’air mignons. Elle regrette un peu de ne pas leur avoir demandé de photo de leurs visages, même si ce qu’ils ont montré d’eux l’a convaincue d’accepter le rendez-vous. Seconde bande-annonce, la porte s’ouvre, à nouveau, une jolie femme entre, mais va se placer directement à l’avant. Troisième bande-annonce. Quelques publicités. Personne. La lumière s’éteint, vraiment cette fois-ci. Elle ne voit plus rien. Le film commence. Voyage vers la nuit. Ont-ils oublié le rendez-vous ? Elle vérifie son téléphone, rien. C’est peut-être mieux comme ça… Et tant pis, elle va quand même profiter du film ! C’est très beau, un peu ennuyeux, mais très beau. Au bout d’une heure et demie, effectivement, un personnage du film l’invite à mettre ses lunettes. La voici plongée dans une troisième dimension. Elle rentre dans la nuit, la nuit du film.


Elle entend à peine les deux portes, à droite et à gauche, s’ouvrir simultanément. Et ne remarque pas beaucoup plus les deux ombres se rapprocher d’elle, de part et d’autre. Mais il sent bien que deux personnes s’assoient, de chaque côté d’elle. Elle n’ose pas les regarder, avec ses lunettes elle a trop peur d’avoir l’air débile. Ce seraient eux, enfin ? Ou simplement le fruit du hasard ? Elle se laisse emporter par ce plan séquence assez incroyable, effectivement. Mais elle sent la chaleur de deux mains se rapprocher de ses deux cuisses. Elle peut presque les sentir maintenant. Doucement. Elles effleurent sa peau. Plus de doute. Celle de droite est douce et fine, celle d’une femme. Celle de droite est douce aussi, mais plus virile. Et les deux se rapprochent dangereusement de l’intérieur de ses cuisses. Elle sent la chaleur reprendre de plus belle dans son ventre.


Les mains remontent, lentement, jusqu’à arriver à quelques centimètres de son con, maintenant tout trempé. Elle sent déjà presque les doigts caresser ses lèvres, quand ils rebroussent brusquement chemin, retournent vers le genou, glissent délicieusement sur ses mollets, sur les chevilles, et retirent délicatement, dans un synchronisme presque parfait, les deux sandales. La voilà encore plus nue. Les mains caressent lentement chaque doigt de pied, passent sur la plante, et recommencent leur ascension. Mais le synchronisme s’arrête là. La main droite accélère le pas, et est déjà sur son ventre, enlevant le bouton du bas du chemisier, pendant que l’autre prend son temps. Quand elle arrive au genou, le chemisier est déjà à moitié déboutonné. Et quand il est totalement ouvert, laissant le tissu glisser sur ses tétons tout pointés, ce sont les grandes lèvres toutes juteuses qui sont atteintes. La main droite masse le sein, la main gauche s’immisce entre les deux monts et glisse immédiatement vers son clitoris, tout gonflé et humide. Ses doigts dansent avec lui, dans une douceur sublime. Et quand la main droite écarte le soutien-gorge et que son ombre se penche pour commencer à lécher ses tétons durcis, l’ombre de gauche se glisse entre ses cuisses, les écarte doucement, et fond sa langue sur sa chatte tout ouverte.


Les deux langues dansent, avec leurs petits boutons respectifs. Elles tournent, accélèrent, ralentissent, se glissent à l’intérieur, un peu plus loin à chaque fois, puis ressortent et reprennent la danse. Elle se laisse complètement aller maintenant. Aller à la danse, de ces langues, de plus en plus fermes, de plus en plus rapides. Et de ces doigts, qui font leur apparition, sur son autre sein, sur ses lèvres. Ils massent, ils rentrent, un peu, puis de plus en plus loin, de plus en plus rapides. Ils insistent, doucement d’abord, sur son point G, puis moins doucement. Elle n’en peut plus, se mord les lèvres pour se retenir, mais quand les doigts la pénètrent, d’un coup, profondément, elle ne peut s’empêcher de lâcher un gémissement, qui résonne dans la salle. Tout s’arrête. Silence.


Quelques minutes, immobiles. Puis lentement, les mains se retirent, les ombres s’inversent. Sa langue à elle passe sur sa chatte, sa langue à lui sur ses seins. Ses doigts à lui sur son ventre, ses doigts à elle dans son con. Et ça recommence, tout doucement, d’abord, s’accélère, lentement. Sa chatte s’ouvre, complètement, à nouveau, et les langues dansent, et les doigts glissent. Elle glisse sa propre main sur sa bouche, pour se retenir, pas question que cela s’arrête à nouveau. Et ça continue, de plus en plus intensément. La chaleur dans son ventre devient une boule de feu, violente. Elle est déjà complètement partie quand ils la font se redresser, sans que la langue et les doigts n’arrêtent leur office. Mais l’ombre qui s’occupait jusque-là de ses seins se glisse maintenant derrière elle, et soulève sa jupe, par-derrière. Une deuxième langue glisse vers son autre fente. Et les mains empoignent ses fesses, les écartant, pour faciliter la progression de la langue, qui arrive maintenant sur son petit trou tout serré. Et elle le lèche, par petites touches, très douces, pendant que l’autre langue accélère son rythme sur le clitoris, et que les doigts explorent de plus en plus profond l’intérieur de sa chatte.


La langue de derrière devient de moins en moins timide, et commence à pénétrer ce petit cul, qui s’ouvre un peu plus à chaque à-coup. Jusqu’à devenir assez ouvert, pour qu’un doigt y rentrer, tout doucement. Elle a du mal à comprendre comment, mais il y glisse, sans aucune résistance. Et elle le veut, plus profond encore. Elle veut les sentir, ces doigts, lui remplir entièrement le ventre. Elle les sent, bien profond en elle. C’est bon. Tellement bon que quand le doigt se retire, et que des mains lui indiquent de s’appuyer sur le fauteuil de devant, elle s’exécute, relevant son cul pour l’offrir à cette ombre. Il lui glisse une main sur la bouche, pour retenir ses cris, et glisse sa queue dans son cul, millimètre par millimètre, pendant que sa chatte continue à être embrassée par l’autre bouche et baisée par les autres doigts. Et bientôt la queue arrive au fond. Et bientôt elle se sent toute remplie. Et bientôt la queue ressort, et commence ses va-et-vient. Elle sait ce qu’il va se passer. Elle sait que les doigts à l’intérieur d’elle, que la langue sur ses lèvres, savent exactement comment la faire jouir, et que la queue qui lui honore le cul va donner une puissance incroyable à son orgasme. Elle le sent, descendre petit à petit dans son ventre. Et quand les doigts accélèrent, et quand la queue accélère, et quand la langue devient diabolique, elle le sent monter en elle.


Elle n’est plus là…

Elle est juste devant la porte de l’ailleurs…

La porte s’ouvre…

Doucement…

Elle entre…