| n° 19377 | Fiche technique | 8799 caractères | 8799Temps de lecture estimé : 6 mn | 01/01/20 |
| Résumé: On se le raconte et on raconte aux autres... | ||||
| Critères: fh caférestau hdanus humour | ||||
| Auteur : Samuel Envoi mini-message | ||||
CARMEN — Tu vas raconter à tes copains que je suis sortie avec toi ?
FREDDY — Oui. De toute façon, ils s’en doutent bien.
CARMEN — Tu vas leur dire comment tu m’as baisée ?
FREDDY — Non, juste comme ça, quoi…
CARMEN — Mais Freddy, je suis sérieuse. Je ne veux pas que tu parles de ça.
FREDDY — Eh bien, je n’en parlerai pas. Juste évoquer… euh…
CARMEN — Rien du tout.
FREDDY — Bon, alors imagine. Je rentre au café et aussitôt les petits sourires, et la question inévitable : comment c’était avec La Souris ?
CARMEN — Comment ça, La Souris ?
FREDDY — Tu ne sais pas ? Mais c’est comme ça qu’on te…
CARMEN — La Souris ? Et on peut savoir pourquoi ?
FREDDY — Ben, ce n’est pas méchant, une souris, ça grignote, ça…
CARMEN — Ouais, je vois…
FREDDY — Mais tu n’as pas répondu à la question. Qu’est-ce que je leur dis à mes potes s’ils me demandent ?
CARMEN — Je vais aller avec toi. Je leur dirai, moi.
FREDDY — Non, ce n’est pas une bonne idée. Tu sais, quand on est entre mecs, ça dégénère toujours un peu…
CARMEN — Eh bien, vois-tu, je me sens tout aussi capable de dégénérer.
FREDDY — Pourquoi tu veux tout gâcher ?
CARMEN — Parce que tu crois que je ne suis pas capable de raconter ?
FREDDY — Si, mais…
CARMEN — Je sais ce qui te déplaît. Baiser une fille, c’est surtout pour le plaisir de raconter aux copains, comment elle s’est fait enfiler. On a fait l’amour, ça n’est pas grand-chose pour toi, si tu ne peux pas dire que j’ai eu un orgasme même si je n’en ai pas eu. Alors je vais aller avec toi. Comme ça, on ne racontera pas de conneries sur mon dos ou sur mon cul.
(Franck, Andy et Roberto sont attablés au café. Carmen et Freddy les rejoignent.)
FRANCK — Salut les amoureux. Bonne baise ?
ANDY — Doucement, laisse-les se remettre un peu.
ROBERTO — En tout cas, ils ont de petits yeux, on dirait.
FREDDY — Salut. Carmen a tenu à m’accompagner. Alors, soyez un peu corrects pour une fois.
CARMEN — Je pense qu’ils ne savent pas qui c’est, Carmen. Pour vous, je suis La Souris, n’est-ce pas ?
ROBERTO — Bon, tout le monde a des surnoms. Moi, on m’appelle parfois Rital Mitsouko.
CARMEN — Au moins, ça dénote un peu d’humour.
ANDY — Je ne vois pas pourquoi La Souris, ça te fâche à ce point-là.
FRANCK — La Souris, c’est parce que la souris se fait prendre par le chat.
CARMEN — Oui, je sais d’où ça vient. N’est-ce pas Andy ?
ANDY — Moi, pourquoi moi ?
ROBERTO — Parce que c’est toi qui l’as baptisée comme ça, après une nuit torride…
ANDY — Oui enfin…
CARMEN — Voilà tout ce que vous êtes capables de raconter ! On a couché ensemble, Andy ?
ANDY — Pas exactement.
CARMEN — Non, pas exactement. Tout ce qu’on a fait ensemble, au risque de décevoir la noble assemblée, c’est un cinoche. Il a essayé de me peloter, et c’est tout. Seulement, comme les autres, il faut qu’il se la raconte et qu’il raconte aux copains qu’il a pris La Souris par la chatte. N’est-ce pas ?
ANDY — Oui, c’est vrai, j’ai un peu fabulé.
CARMEN — Pour le peu de choses qu’il s’est passé, je deviens la souris qui grignote des queues. Alors j’aimerais savoir, toi Roberto, tu m’as baisée comment ?
ROBERTO — Moi, je sais que… non…
CARMEN — Allez, Franck, dis-moi comme Roberto m’a baisée. Parce qu’avec lui, en plus, ça doit être bien raconté.
FRANCK — Si je me souviens bien, il nous a dit que tu es montée chercher des CD chez lui, qu’il a mis de la musique et que vous avez dansé. En dansant, il s’est aperçu que tu n’avais pas de culotte sous ta robe. Alors, il a pris cela pour une invitation à une sodomie.
CARMEN — Mais les mecs, vous avez une imagination au-dessus de la normale. Tout ce qu’il s’est passé, c’est qu’effectivement je suis allée chercher des disques chez lui et que je suis redescendue cinq minutes plus tard. D’ailleurs, j’étais en pantalon…
ROBERTO — Ça te va bien de faire le délateur. Et toi, qu’est-ce que tu nous as dit sur La Souris ? Hein, qu’elle aimait bien les fessées, les petits jeux un peu crades, et j’en passe.
CARMEN — Bravo ! Pour quelqu’un qui me connaît à peine, c’est bien trouvé. Pour vous, les vantardises, c’est comme des friandises. Bon, pour une fois, vous allez entendre ce qu’il s’est réellement passé entre Freddy et moi, lors de notre après-midi de sexe. C’est un peu intime, mais je préfère, surtout quand je sais tout ce que vos imaginations maladives sont capables d’inventer. Je préfère être nue que couverte de boue. D’abord, il faut que vous sachiez que La Souris a trouvé du fromage dans le slip de Freddy.
ANDY — C’est dégueulasse !
CARMEN — Oui, c’est dégueulasse.
ANDY — De raconter ça !
CARMEN — Moi, je trouve que c’est pas dégueulasse de raconter ça. C’est surtout dégueulasse de ne pas se laver la bite. Enfin, ça s’est arrangé. J’ai fait un peu de vaisselle avec son service trois-pièces. Ensuite, je l’ai pris dans ma bouche. Il a vite éjaculé, il m’en a foutu partout et du coup, c’est moi qui me suis retrouvée à la salle de bain. Mais je dois reconnaître que quand on lui met un doigt entre les fesses, il retrouve une bonne vitalité. Tu veux bien confirmer, Freddy ?
FREDDY — Oui, elle m’a mis un doigt dans l’anus, puis son pouce. Et j’ai bandé de nouveau. Ensuite, je l’ai pénétrée et on a fait l’amour.
CARMEN — Enfin, disons simplement qu’on a baisé. L’amour, on verra plus tard. Mais c’est vrai que j’avais envie de baiser, alors que l’autre jour au cinéma avec toi, Andy, je n’avais pas du tout envie. Rien à voir avec toi, c’est le moment qui ne me convenait pas. Pareil lorsque je suis allée chez toi pour les CD, Roberto. Continue Freddy. Une véritable histoire de cul, ça devient rare par les temps qui courent. Faut en profiter.
FREDDY — On a changé de position. Elle s’est assise sur moi et comme ça, on voyait mieux la pénétration. Puis je l’ai prise en levrette, mais elle n’a pas voulu de la sodomie.
CARMEN — Ça sera pour la prochaine fois, s’il y en une. Dans cette dernière position, je pouvais introduire un doigt dans mon vagin en même temps que son sexe. Et c’est souvent ce qui provoque l’orgasme chez moi.
FREDDY — Oui, c’est à ce moment-là que je l’ai sentie partir.
CARMEN — Non. C’est exact que j’ai hurlé, mais je regrette de le dire, c’était un peu du cinéma. Je n’ai pas eu réellement d’orgasme.
FREDDY — Mais tu m’as dit que…
CARMEN — J’ai encore le droit d’être gentille, non ? Ensuite, il a éjaculé de nouveau, mais un tout petit filet de sperme que je porte encore sur mes fesses. Je n’ai pas eu le temps de me laver, tellement j’étais impatiente de vous rencontrer. Aussi, je vais vous quitter pour prendre un bon bain. Au moment où je passerai la porte du café, je retrousserai un peu ma jupe et vous verrez que cette fois, c’est vrai, je ne porte pas de culotte. Vous voyez que ça peut dégénérer tout aussi bien avec une souris. Au plaisir.
(Elle sort et fait ce qu’elle a annoncé : on voit furtivement ses fesses maculées de sperme ; les quatre garçons restent un moment sans pouvoir dire un mot, puis Andy reprend la parole.)
ANDY — Eh bien, mais quelle salope, La Souris !
ROBERTO — En tout cas, elle porte bien son nom.
FRANCK — En plus, moi, ça ne m’a rien fait tout ce qu’elle a raconté. Quand vous disiez ce que vous avez fait avec elle, même si ce n’était pas vrai, c’était bien plus excitant.
FREDDY — Désolé, les gars, mais elle a absolument voulu venir…