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n° 19280Fiche technique88499 caractères88499
Temps de lecture estimé : 54 mn
01/11/19
corrigé 05/06/21
Résumé:  Les évènements d'une simple nuit peuvent définitivement bouleverser toute une vie, voire deux vies... Surtout si ça arrive durant les fêtes de Bayonne. Hasard, ou Destin ? Un bon tour de l'Esprit des Fêtes, peut-être ?
Critères:  fh fhh hplusag jeunes extracon amour fellation cunnilingu préservati pénétratio double sandwich fsodo init
Auteur : Francois77  (Le quotidien inspire mes fantasmes)            Envoi mini-message
L'esprit des Fêtes

25 juillet 2018, plus d’un an déjà… Ce n’est pas une date si lointaine en fait. Mais pour moi elle a marqué un tournant, il y a eu un avant et un après…


Ça peut sembler prétentieux de ma part de dire ça alors que je n’ai que 20 ans avec, sans doute, beaucoup de choses à découvrir. Mais il y a des moments, comme ça, qu’on n’oublie pas… Pour certaines ce sera le jour de leur premier baiser, d’autres le jour de leur dépucelage… Moi, ce sera le jour où j’ai perdu mon innocence.


Moi… Oui, il faut peut-être que je me présente d’abord, un minimum au moins. Moi, c’est Héloïse, bayonnaise d’origine et en fac de Lettres à Bordeaux. À l’époque je venais de terminer ma première année. Les Lettres je savais depuis le début du lycée que je finirai là mais ça ne s’est pas fait tout seul. C’était pas juste que j’aimais lire, c’est aussi que j’aimais lire et relire, analyser, comprendre, je ne m’en lassais pas !


Il a fallu négocier, faire plaisir à mes parents pour faire Terminale S parce qu’on sait jamais, je pouvais changer d’avis, et blablabla… Moi ça va, je suis pas une fille chiante du coup j’ai pas bataillé et je me suis laissée faire, mais je ne changeais pas d’idée.


En Première, j’avoue, j’ai carrément déchiré au bac de français. Là, je crois qu’ils ont commencé à comprendre et à se faire à l’idée… Du coup en Terminale j’ai pas trop eu à batailler pour mettre les licences de Lettres en tête de liste sur APB. Une classe prépa ? Franchement j’y ai même pas pensé et je suis pas certaine que j’y serais arrivée. Le français et la philo ça allait, le latin passe encore mais de là à cravacher pendant deux ou trois ans en langues et histoire-géo, franchement je le sentais pas. Et puis bon, on va pas se mentir non plus : je voulais VIVRE !


Vivre, oui… C’est aussi pour ça que je voulais aller à Bordeaux plutôt qu’à Bayonne. Bordeaux, la grande ville, loin de mes parents, la liberté quoi. La liberté et aussi, le Grand Amour, avec un grand A, celui auquel aspire toute lycéenne un peu romantique. Car cet amour franchement, c’est pas vraiment au lycée que je l’avais trouvé… Déjà le fait d’être en scientifique me mettait en décalage avec les autres, on n’avait clairement pas les mêmes centres d’intérêt. Et même sans ça les mecs de ma classe je les trouvais tellement immatures…


Bon, je n’étais pas une bonne sœur non plus, et puis je ne suis pas trop mal foutue, je voyais bien que je plaisais aux mecs. C’est pas pour me vanter mais mes longs cheveux châtain, mes yeux verts, mon p’tit cul, mes seins pas trop nase, ça les laissait pas indifférents. Du coup, ça n’a pas été compliqué de sortir avec quelques-uns, entre la première et la terminale. Les patins, les tripotages, tout ça… c’était cool mais de là à coucher… non, no way, j’allais quand même pas coucher avec un type qui comprenait rien à Baudelaire ! Il y aurait bien eu les mecs de L mais là… C’était chasse gardée de la classe de L ! C’était un peu normal en même temps, y’avait trois fois plus de meufs que de mecs.


Pour ce coup-là j’étais vraiment pas comme les copines de S, qui se posaient nettement moins de questions métaphysiques ! Mais bon, comme j’étais « la littéraire » j’étais gentille quand même, et on me pardonnait ! On s’est quand même payé des bonnes parties de rigolade et dès qu’il s’agissait de faire tourner un mec en bourrique j’y allais franco comme les autres !


Mais je m’égare je crois… Je voulais Bordeaux, donc. Et j’ai eu Bordeaux… Mes parents ça leur a fait plaisir mais un peu peur en même temps. Normal, je suis fille unique, alors le départ du nid c’était un peu le déchirement. On ne roulait pas sur l’or non plus mais bon, j’étais fille unique encore une fois, donc… Heureusement j’ai eu une bourse et une chambre en cité U, du coup ça m’a bien aidée (et ça m’aide bien encore d’ailleurs !). Et voilà comment en septembre 2017, je débarquais à Bordeaux, prête à croquer la vie à pleines dents !


Je vous passe les détails de l’installation, des inscriptions, des adieux déchirants avec mes parents… Alors que franchement je partais pas au bout du monde ! Et j’avais bien l’intention de rentrer pour le week-end à Bayonne aussi souvent que je le pourrais !


Mais revenons à la fac. Avec le recul, je dois bien le reconnaître : compte tenu de mon indécrottable romantisme, mon passé sentimental léger et mon peu de goût pour l’immaturité des jeunes mecs, j’étais la candidate idéale pour tomber à pieds joints dans le cliché de « l’étudiante de 1ère année de Lettres qui tombe amoureuse de son prof de fac »… Ouais, franchement ça aurait pu, il aurait suffi qu’un prof me fasse un peu de charme et je pense que j’aurais plongé. Mais bon, il faut croire que tel n’était pas mon destin. Non, le destin en a choisies d’autres ! Car entre nous on peut bien se le dire, hein : les clichés ils sont pas là par hasard…


Non, non, le destin avait d’autres plans pour moi… Car je me suis vite rendu compte que pour rentrer à Bayonne tous les week-ends (et pour profiter un peu de la vie étudiante bordelaise…) il allait falloir que je me trouve un job étudiant, et un job en semaine. Et c’est en épluchant le panneau d’affichage de la fac que je suis tombé sur cette annonce d’une petite maison d’édition bordelaise qui cherchait quelqu’un pour mettre de l’ordre dans ses archives. Trois après-midis par semaine, ça va, je devrais pouvoir y arriver. J’ai envoyé mon CV, on m’a rappelée, j’ai eu un entretien avec le directeur… et j’étais prise !


Le directeur, donc, c’était François… Bon, le travail, ça n’avait pas l’air très compliqué, y’avait pas besoin d’avoir fait Polytechnique. Leurs bureaux c’était une petite structure, moins de dix personnes, un appart aménagé au centre-ville. Et les archives, au sous-sol. On y est allés faire un tour et j’ai vite vu que c’était le bordel, en effet… Dans l’entretien il voulait juste s’assurer que j’étais soignée, que je n’allais pas les planter au bout d’un mois, ces choses-là quoi. Et avec le recul je sais maintenant qu’il voulait s’assurer également que j’étais à son goût. Physiquement parlant, je veux dire…


Et de fait le numéro de charme ça a commencé d’entrée. J’étais plutôt isolée des autres, je ne les voyais que lors de mes pauses café ou quand on prenait un pot après le boulot, et d’ailleurs ils compatissaient à mon sort, pour eux « je descendais à la mine » ! Mais François a tout de suite pris l’habitude de me rendre visite pour s’assurer que tout allait bien. Oh je vous rassure, c’était pas du plan drague minable, genre lourdingue, avec moi ça l’aurait pas fait. Non, non, c’était beaucoup plus subtil et raffiné quand même. Et bon, j’avoue, je suis rapidement tombée sous le charme. Avec ses cheveux grisonnants, ses beaux yeux bleus, sa quarantaine bien tassée, il était quand même assez craquant. Mais c’est surtout sa culture, sa conversation, ses manières qui me faisaient craquer. Quand il me parlait je buvais littéralement ses paroles. Bref, il s’est très avantageusement substitué à tous ces profs de fac dont je ne suis pas tombée amoureuse.


Rapidement les rapports distants et courtois sont devenus plus proches, plus tactiles. Et moi je le regardais juste avec mes yeux de merlan frit, en émoi au moindre frôlement de mon bras, ou de sa main sur mon épaule… Puis il m’a invitée à prendre un verre après le travail, mais en tête-à-tête, pas avec les autres, et là il ne tarissait pas d’éloges à mon égard, ma sensibilité, l’avenir qui s’ouvrait devant moi, et tout ce qui va avec, et moi j’y croyais, bien sûr. Mais en y repensant je me rends compte que son principal sujet de conversation, ça restait lui, François, sa vie, son œuvre, en 10 volumes. Ça aurait dû me faire tiquer. Mais j’étais trop jeune pour comprendre…


La suite, je vais vous la faire courte. Il y a eu ce premier baiser, au sous-sol, irréel pour moi, presque pur, chaste. Bon, j’avoue, j’ai tout de suite su qu’il était marié hein… Sa femme, ses gosses, il en parlait souvent aussi, il s’en cachait pas. Mais moi je ne les connaissais pas alors dans ma tête c’était comme s’ils n’existaient pas. Et puis bon, pour une romantique après-tout, que l’être aimé semble inaccessible n’a jamais été un obstacle insurmontable, non ?


Toujours est-il qu’il a eu le tact, la décence, la grande classe, de ne pas commencer à me tripoter puis me culbuter dans un sous-sol mal éclairé et sentant le renfermé… Ah non, il a sorti le grand jeu, je le reconnais. Je sais pas combien a coûté la chambre d’hôtel mais il s’est pas foutu de ma gueule ! Moi j’osais toucher à rien de peur de salir, alors que lui il était dans son univers, comme un poisson dans l’eau.


Bref… Tout ceci pour dire que j’ai eu droit à un dépucelage digne d’un conte de fées. Pas seulement pour le décor mais aussi parce que François, il faut bien le dire, s’est montré tendre, attentionné, bienveillant et accessoirement, sacrément doué à l’heure de s’occuper de moi, de mon désir, de mon plaisir. Il a pris tout son temps et moi je me laissais faire, allant de feu d’artifice en feu d’artifice, jusqu’au bouquet final. Au bout de l’étreinte « j’étais enfin une femme », comme on dit. Et plus amoureuse que jamais…


À partir de là, je suis donc devenue la jeune maîtresse d’un homme marié. Dit comme ça, ça sonne affreusement banal, le dernier des clichés. Mais moi j’étais dans ma bulle, dans mon monde, au-delà du bien et du mal, comblée. Objectivement, notre histoire d’amour, ce n’était rien de plus que des cinq-à-sept à l’hôtel, toutes les semaines ou tous les quinze jours, jamais de sorties, jamais de week-ends, même pas une nuit ensemble en fait. Mais ça suffisait à mon bonheur. Il faut dire que dans le secret de l’alcôve, qu’est-ce que c’était bien !… Moi qui partais de presque rien, je dois reconnaître que François s’est montré un prof de sexe des plus performants. Je vous passe les détails, ça ferait catalogue Kâma-Sûtra, mais il me tenait par les sens, c’est sûr.


Et c’est ainsi que l’année a passé, en un éclair. À la fac ça roulait tout seul, il faut dire que lorsque le cœur est serein et comblé tout le reste suit, non ? Fin juin est arrivé, la formalité des examens, la fin de mon contrat, et le retour à Bayonne pour l’été. J’appréhendais un peu le moment de la séparation, la première de « notre couple ». Mais François m’a fait la bonne surprise de m’annoncer qu’il allait passer me voir au moment des Fêtes de Bayonne. Enfin… « passer me voir » n’était pas vraiment le terme exact, disons plutôt qu’il descendait pour les Fêtes, avec un ami à lui, sans sa famille parce que sa femme avait horreur de ça. Il a pris soin de me préciser que cet ami était un très bon ami, « comme un frère », et qu’il était au courant pour nous deux, et donc qu’à Bayonne nous allions enfin pouvoir vivre au grand jour sans avoir à nous cacher.


Quand il m’a annoncé ça je lui ai sauté au cou de joie, dans ma tête c’était comme s’il m’avait parlé d’un voyage de noces. La présence du copain, un détail auquel je ne prêtais pas la moindre importance. Je voyais juste l’occasion, enfin, d’afficher notre couple au grand jour, même si c’était juste l’espace de quelques jours. Et surtout, surtout, j’allais enfin pouvoir passer la nuit avec François. Ça peut sembler con comme détail, mais pour moi c’était important, car mine de rien je ne m’étais encore jamais endormie, réveillée, dans les bras d’un homme. Et dans mon imaginaire de jeune fille romantique, c’était une lacune qu’il fallait combler !


Et c’est ainsi que le 25 juillet 2018 est arrivé… J’avais passé tout le mois à peaufiner mon bronzage à la plage, avec les copines un peu perdues de vue durant l’année. Je comptais les jours ! J’étais seule à la maison ce jour-là, ça faisait déjà plusieurs années que mes parents préféraient la tranquillité au tumulte et entamaient leurs vacances à l’arrivée des Fêtes. Je devais d’ailleurs les rejoindre juste après. La veille au soir, en bonne festayre qui se respecte, j’étais allée au lancer des clés qui marque l’ouverture, sur la place de la Liberté, face à la mairie, avec mon uniforme blanc et le foulard rouge de rigueur. Et j’étais prête pour quatre jours et quatre nuits de folie !


La première nuit fut courte, d’ailleurs… Avec les copines on a sans doute picolé plus que de raison. Mais bon j’ai été relativement sage quand même, j’ai pas passé une nuit blanche et à 4 h du mat’j’étais au lit. J’aurais pu faire grasse matinée jusqu’à midi ou plus, certes, mais j’étais trop impatiente d’aller retrouver François à la gare. Et comme leur TGV arrivait à 10 h, qu’il fallait quand même que je me fasse belle un minimum, surtout après une nuit d’excès, à 9 h j’étais debout. Avec la tête dans le cul mais debout !


À 11 h pétantes j’étais sur le quai, impatiente, en tenue de festayre, bien sûr ! J’avais prévu de quoi aller à la plage l’après-midi, et de quoi passer la première nuit dans les bras de François. Je savais dans quelle voiture il venait, j’attendais donc près de la porte et lorsqu’il est apparu je lui ai tout de suite sauté au cou pour l’embrasser fougueusement sans autre forme de procès. C’était long un mois quand même !



Je me suis interrompue et me suis retrouvée face à un type qui nous dévisageait avec un grand sourire, un peu dans les mêmes âges que François mais en blond.



Ah ben oui, il ne se refusait rien François, il allait pas se déplacer à pied ou en transports en commun quand même… Pourtant ils étaient pas si loin que ça, ils avaient loué un appart en plein centre-ville pas loin de la cathédrale. Il fallait pas qu’on traîne, à 11 h c’était fini la circulation des voitures ! Le trajet était court, je m’étais retrouvée assise au milieu à l’arrière, et François ne se gênait pas pour prendre ma main ou caresser ma cuisse sans se cacher. C’était nouveau pour moi, ce genre de comportement de sa part en public, et je dois dire que c’était pas désagréable !


L’appart était génial, franchement. Une énorme télé, un canapé lit dans le salon, une chambre avec salle de bain perso, une cuisine américaine, le tout super bien équipé… Comme dans les hôtels où François m’emmenait en fait. Ouais, il se faisait pas chier, c’est clair ! Mais bon, j’allais pas m’en plaindre, c’est lui qui payait après tout, et j’allais en profiter !


Et en parlant de profiter justement, à peine étions-nous arrivés que François me prenait par la main en m’entraînait dans la chambre, en jetant un sourire complice à Gérard :



Moi j’ai suivi, trop contente, et à peine dans la chambre François s’est mis à m’embrasser, n’enlacer, me caresser, bref : il m’a sauté dessus quoi ! C’était plus qu’il m’en fallait pour me laisser m’emporter par l’excitation à mon tour. Mais… toute à ma fougue je n’ai pas remarqué à ce moment-là que la porte de la chambre était restée entrouverte. Il faut dire que François, lui, prenait soin de me placer toujours dos à la porte. Du coup c’est sans la moindre appréhension que je me suis laissé patrouiller de partout, effeuiller. Mon t-shirt a sauté, suivi de mon soutif, mes seins dans ses mains avant qu’il ne me débarrasse de mes chaussures, mon pantalon, mon shorty. J’avais déjà le corps en feu lorsqu’il m’entraina vers le lit pour que je l’y chevauche. C’est là qu’il a sorti un préservatif de sa poche et qu’il me l’a tendu.



Ça aussi c’est quelque chose que je dois lui reconnaître : François n’a jamais fait d’histoires pour les capotes. Je prenais la pilule, oui, mais j’ai jamais eu besoin de demander pour les préservatifs. D’ailleurs c’était devenu un jeu érotique très excitant entre nous, j’avais rapidement appris à le lui enfiler. Avec les mains d’abord, avec la bouche ensuite. J’adorais tenir sa queue quand il se mettait à bander comme un taureau, avec les petits soubresauts, ça m’excitait grav’de chez grav’. Ce jour-là, c’était parfum à la menthe ! Alors en prenant tout mon temps je l’ai déboutonné, sorti le sexe qui bandait déjà bien dur, et avec un petit regard coquin j’ai commencé à dérouler le latex parfumé sur son gland, avant de finir le travail avec la bouche. Miam miam miam !


Mais ça ce n’était qu’un préliminaire, rapidement je suis venu me placer au-dessus de sa queue et sans autre forme de procès, je me suis empalée dessus. Waouh, qu’est-ce que c’était bon, un mois que j’attendais ça… J’étais bien, immobile, plantée jusqu’à la garde, défiant François du regard pendant que je sentais les palpitations à l’intérieur de ma chatte. Et c’est lui qui, finalement, m’a agrippée par la taille pour me faire monter, descendre, pour se déhancher et se planter loin dans mon ventre, tandis que moi je soupirais, gémissais, aux anges. J’ai essayé de ne pas trop faire de bruit au début mais j’ai rapidement oublié toute retenue. Qu’est-ce qu’il faisait ça bien… Quand François a fini par jouir en se plantant une dernière fois, bien profond, dans ma chatte, j’ai quand même mis ma main sur ma bouche pour étouffer le hurlement de jouissance qui s’échappait de mes lèvres.


Je me suis écroulée sur François, hagarde, le cœur palpitant, simplement heureuse.



François est allé faire une rapide toilette à la salle de bain pendant que je me rhabillais direct. Je ressentais le besoin de revendiquer « mon amant » quelque part, je pense, et de sortir me promener comme ça. C’est à ce moment-là que j’ai vu que la porte de la chambre n’était pas fermée. Prise d’une crainte soudaine je me suis approchée, pour constater que Gérard feuilletait tranquillement un magazine sur le canapé. Bon, pensais-je, il nous a pas vus mais il a quand même dû nous entendre ! Oh la honte, la honte… François a fini par sortir de la salle de bain.



Nous sommes sortis mais je n’osais pas croiser le regard de Gérard.



Gérard avait quand même réussi à détendre l’atmosphère. Nous sommes partis pour déjeuner en bord de plage et au cours du repas j’ai pu constater sa complicité, avec François. Ouais, c’était les meilleurs potes du monde, toujours à se lancer des vannes, à sortir une connerie. En même temps ils faisaient attention pour que je me sente pas exclue, que je me sente pas en trop, du coup le repas fut un moment très agréable. François, lui, était toujours aussi entreprenant, posant sa main sur ma cuisse à tout bout de champ, se hasardant même à aller frôler ma chatte par moments. Ça m’excitait certes, mais je lui retirai rapidement la main, je voulais pas que tout le monde nous voie quand même, surtout pas Gérard !


Après le repas, la plage, juste à côté… Nous nous y sommes installés et rapidement Gérard s’est mis en maillot de bain.



J’étais content que François reste avec moi car ça m’évitait une angoisse métaphysique comme il m’en prenait parfois pour des conneries. Ça faisait un mois déjà que je venais presque tous les jours à la plage pour bronzer avec les copines, et très rapidement on avait fait sauter le haut. C’était la première année que j’osais et j’avais tout de suite aimé la sensation du soleil sur mes seins. D’ailleurs il me suffisait de fermer les yeux pour que des pensées impures envahissement mon esprit. Autant dire que le topless ne me posait plus de problèmes et n’aurait pas dû m’en poser ce jour-là mais… en même temps, je me sentais quand même plus rassurée d’avoir François à mes côtés que de me retrouver tout seule. Bronzer les seins à l’air avec les copines ou toute seule c’était pas tout à fait pareil non ? Ou si ? Oh, pourquoi est-ce que je me prenais la tête comme ça… Bon au moins avec François, y’avait pas de questions à se poser ! Je me suis donc installée sur le dos, sur la serviette, avec juste mon slip de bain, fière de mon petit 90B souple et ferme. Et comme je l’espérais, François m’a interpelée.



C’était une ruse minable, j’avoue, mais ça marche toujours ! François s’est donc appliqué à m’enduire soigneusement de crème solaire, commençant par les jambes, puis les bras, puis le ventre, puis les seins, et bien sûr il en a largement profité pour me peloter, le gros cochon ! Mais c’était pour mon plus grand plaisir… Je sentais le soleil, ses mains, les fourmis dans mon ventre, entre mes cuisses, c’était délicieux ! Mais il fallait rester raisonnable…



J’ai continué à profiter du soleil comme ça, un bon moment, tenant François par la main comme si nous étions un couple d’amoureux à la plage. Les idées cochonnes envahissaient mon esprit, bien sûr, je nous aurais bien vus un peu plus haut dans les Landes, sur les plages nudistes, avant d’aller nous éclipser dans les dunes… J’avais des copines qui l’avaient fait et je me disais qu’il faudrait faire pareil !


Mais pour le moment nous n’étions que sur la plage à Bayonne au milieu de tout le monde ! Gérard a fini par revenir de l’eau, et François en a profité pour aller se baigner à son tour. Et avec son départ… l’angoisse métaphysique à la con est revenue ! Bronzer les seins à l’air, au milieu de la foule, avec son amant, ça va mais… avec le copain de son amant, est-ce que ça change quelque chose ? Ou pas ? Ou bien… Oh, fait chier !


Sur le moment je n’osais pas bouger, je restais allongée sur le dos pour pas avoir l’air coincée, et lui il était debout pendant qu’il se séchait. Mais il était en contre-jour alors je ne pouvais pas bien savoir : il me regarde, il me regarde pas ? Il me mate lubriquement, comme tous ces mecs qu’on vanne avec les copines sur la plage quand ils passent ? Je pouvais pas le savoir mais en tous cas je me sentais bizarre. Enfin… il serait plus exact de dire que je me sentais troublée et excitée oui ! Surtout avec l’épisode de ce matin et l’effet aphrodisiaque du soleil sur mes seins ! Oh, mais ça va pas, ça va pas du tout ma pov’fille !


Non, c’était trop pour moi, bien plus que je ne pouvais en supporter. Au risque de paraître coincée je me suis empressée de me retourner sur le ventre. Gérard n’a pas bronché, pas de vanne, pas de remarque désobligeante. Il s’est juste assis à côté de moi et m’a demandé :



Comment je devais prendre ça ?… Un plan drague minable encore ou juste une délicate attention ? Je me suis quand même dit que j’en avais assez fait pour la journée en termes de gestes hostiles, alors que Gérard ne m’avait rien fait.



Tout comme François il a alors étalé la crème sur mon corps, sans s’y attarder plus qu’il ne le fallait tout de même. Mais même ce bref contact, je dois avouer que c’était agréable et que ça m’a détendue. Histoire d’être de bonne compagnie j’ai aussi entamé la conversation, ce qui m’a permis d’apprendre qu’il était commercial en matériel informatique, divorcé, sans enfants, pas spécialement pressé de retrouver quelqu’un. On a papoté ainsi jusqu’à ce que François revienne de l’eau. Ça faisait une bonne heure qu’on était là déjà, alors on a décidé de rentrer à l’appartement.


Une fois rentrés c’est moi qui suis passée en premier à la douche. Mais François s’est empressé de m’y rejoindre pour un nouveau moment câlin et torride… avec la porte de la salle de bain bien fermée cette fois-ci ! Mais on a pas vraiment fait l’amour, il s’est contenté de me faire jouir sous le jet d’eau, collé contre mon dos avec ses mains sur mes seins et entre mes cuisses. Oh, qu’est-ce que c’était bon…


Je suis restée en tenue décontractée en sortant de la douche, juste un long t-shirt par-dessus mon shorty. Gérard a pris notre place dans la salle de bain et j’ai profité de cette parenthèse d’intimité pour aller dévorer François de baisers, à califourchon sur lui, sur le canapé. Oui, oui, je sais ça fait un peu chaudasse… Et oui, j’avoue, j’étais chaude bouillante ! J’ai tout de suite senti qu’il bandait, ça m’excitait à nouveau, et je me suis vite retrouvée avec sa main sous mon t-shirt, qui me pelotait les seins. C’était bon, j’adorais, mais avec Gérard qui pouvait sortir de la salle de bain à tout moment j’aurais dû lui dire d’arrêter… Seulement quand il me pelotait comme ça, qu’il faisait rouler mes tétons entre ses doigts, je perdais les pédales et je ne contrôlais plus rien, j’avais juste envie qu’il continue…


Alors fatalement, c’est ainsi que Gérard nous a trouvés sur le canapé, François jouant avec mes seins, moi frottant mon entrecuisse contre sa bosse. J’ai croisé son regard puis j’ai baissé les yeux, honteuse, alors j’ai murmuré à l’oreille de François, suppliante :



François m’a laissé me relever, il s’est relevé à son tour et sans un mot nous avons filé dans la chambre, tandis que Gérard nous regardait passer avec un sourire en coin. Moi, je ne savais plus où me mettre. J’ai pris soin de bien fermer la porte et François m’a attirée vers le lit pour s’allonger de moi de tout son long.



Ah oui quand je suis chaude comme ça, moi, je me lâche… Et François il sait qu’il doit pas me faire attendre ! Du coup il a rapidement sorti sa queue, enfilé la capote, retiré mon shorty et d’un seul coup il m’a défoncée sans autre forme de procès. J’ai crié sous l’assaut du coup il m’a taquinée :



D’une main il a pris mes poignets pour les immobiliser au-dessus de ma tête. Et de l’autre il a bâillonné ma bouche, faisant de moi sa prisonnière. Quand il me faisait ça, je sentais les frissons de désir me parcourir dans tous les sens. J’adorais trop ça, me retrouver à sa merci. Surtout qu’en plus il s’est mis à me baiser, comme je le lui avais demandé, à me défoncer la chatte à grands coups de queue, comme un sauvage, avec ses boules qui venaient taper contre mes fesses à chaque coup de reins. Je devenais folle, criant de plaisir en cadence, cris étouffés par sa main, fort heureusement.


Je n’ai pas tenu bien longtemps… et lui non plus d’ailleurs. En trois coups de cuiller à pot je l’ai senti se cambrer, s’enfoncer à fond et se vider dans mon ventre en tremblant, en respirant fort au creux de mon oreille, comme un bouc en rut. Et l’orgasme m’a ravagé des pieds à la tête, un orgasme qui a mis longtemps à s’apaiser, me laissant vidée et haletante.



J’aurais voulu rester juste blottie contre lui, là, sur le lit, mais il a insisté pour qu’on laisse pas Gérard tout seul à côté. Oui, ok, certes, c’est vrai, c’est abuser, ça se fait pas, mais quand même, j’étais si bien… Et je regrettais presque que François préfère aller retrouver son pote plutôt que de rester avec moi. Mais bon, j’étais une femme amoureuse et donc je lui trouvais toujours des excuses, à mon amoureux…


Nous sommes donc retournés dans le salon, moi toujours en petite tenue. Les vannes et les allusions salaces, c’est François qui se les est prises, ce qui avait l’avantage de me faire rire et de me faire dédramatiser la situation. On a mis la télé pour chercher un film qui prenne pas la tête, qu’on a fini par trouver, dont on pouvait allégrement commenter tous les défauts en éclatant de rire. C’est ainsi que la soirée est arrivée, et c’est moi qui ai annoncé que l’heure d’aller profiter des Fêtes était arrivée.


Tout d’abord donc, ma tenue… J’ai filé dans la chambre pour enfiler mon uniforme de festayre, mon foulard, et j’étais prête à sortir ! J’ai retrouvé Gérard et François parlant à voix basse sur le canapé, comme s’ils complotaient quelque chose, mais je n’y ai pas prêté garde plus que ça. Eux ils considéraient qu’ils étaient prêts, visiblement, même si je les ai chambrés en leur faisant remarquer que pour le rouge et blanc, ils avaient pas vraiment le dress code ! Mais ils m’ont ri au nez, même quand je leur ai dit qu’ils me foutaient la honte et que je les connaissais plus. Mais bon, ils rigolaient, et François a plutôt attrapé son smartphone et l’a connecté sur les enceintes de l’appart.



C’était Hotel California… Oui, je sais, c’est pas de ma génération et je suis pas sensée aimer ça, écouter ça, mais que voulez-vous, c’est comme ça : pour Hotel California, je craque. Et François le savait très bien, d’ailleurs on avait très souvent fait l’amour ensemble sur cette chanson. Du coup lorsqu’il s’est approché pour m’enlacer, je ne pouvais que l’enlacer à mon tour et m’abandonner au slow langoureux.


J’étais bien dans ses bras, super bien même, c’est sûr. Et quand Gérard est arrivé pour se coller derrière moi, en me prenant par la taille, j’ai rigolé nerveusement mais je l’ai laissé faire, c’était pas méchant après tout, et puis y’avait mon mec pour me protéger en cas de besoin. Je me suis laissée faire aussi quand François et venu prendre ma bouche pour me donner un de ces patins qui n’en finissent pas, comme de ceux que se donnent deux ados en dansant les slows. Ah oui j’étais bien, et de sentir qu’il se mettait à bander ça ne pouvait que me contenter, j’avais vraiment pas envie que ça s’arrête…


Et c’est là que j’ai senti que Gérard se collait à moi par derrière… et que j’ai senti que lui aussi il bandait. J’ai pas compris tout de suite mais quand j’ai réalisé j’ai interrompu mon patin avec François pour essayer de protester en rigolant :



Mais personne me bougeait, ni Gérard ni François, ils continuaient à danser comme si de rien n’était, et moi je me trouvais dans une situation bizarre et troublante, je voulais continuer à danser avec François mais je voulais que Gérard nous laisse, je voulais continuer à m’exciter avec mon mec mais pas avec l’autre. Sauf que bon, dans ma tête les idées étaient pas aussi claires que ça et j’arrivais pas bien à faire la part des choses.


J’ai levé les yeux vers François comme pour demander de l’aide, mais… ce que j’ai vu dans son regard c’était quelque chose de bizarre. Du désir, certes, mais pas comme d’habitude, pas un désir bienveillant non. Là, c’était un désir carnassier, un désir de prédateur. Ça aurait dû m’effrayer peut-être, mais sur le moment j’ai pas réalisé, je me suis laissée emporter par ses mots :



Pour sûr, François et moi n’avions pas la même interprétation de ce qui « pouvait m’arriver de mal »… Mais j’ai pas eu la force de résister. Surtout qu’il s’est mis à me peloter les seins à ce moment-là, ce qui n’a pas arrangé ma lucidité. Et quand il a repris ma bouche, j’ai succombé.


Ce nouveau baiser a été le signal de départ pour Gérard, et comme dans un rêve je l’ai senti qui poussait mes cheveux sur le côté pour poser ses lèvres sur ma nuque. J’ai sursauté à ce contact mais François a relâché mes seins et m’a agrippé plus fort, ses mains sur ma taille et sa bouche contre la mienne, pour maintenir son étreinte. Et je me suis sentie emportée par un tourbillon de sensations où je ne savais plus trop ce qui se passait, ce qui m’excitait. Car il faut bien le dire, je me sentais de plus en plus excitée. Je n’ai rien fait pour me débattre, au contraire, j’ai resserré mon étreinte contre François. Malgré tout, je lui faisais confiance.


Les mains de Gérard ont commencé à remonter. J’ai tout de suite compris ce qu’il allait faire, j’aurais pu réagir, le repousser mais… je ne l’ai pas fait. J’ai attendu, excitée, le souffle court, ma bouche écrasée contre celle de mon mec, jusqu’à ce que ce type que je connaissais à peine empoigne mes seins, les caresse, les malaxe avec douceur. Et là c’est un soupir étouffé qui s’est échappé de mes lèvres.


Emportée par le plaisir et l’excitation, je perdais pied, définitivement. Je voulais pas que ça s’arrête. François a reculé ses lèvres une nouvelle fois, j’ai retrouvé son regard carnassier. Le mien était hagard, implorant, une supplique, comme pour lui dire « Sauve-moi, emmène-moi d’ici, partons… ». Mais lui, il avait d’autres idées en tête.



Je n’ai pas eu la force de répondre, mais François avait déjà commencé à me faire pivoter, à me tourner vers Gérard. J’ai préféré fermer les yeux pour ne pas voir, pour ne pas assumer, mais quand il m’a embrassée à son tour j’ai répondu à son baiser et je lui ai roulé un gros patin. Et quand François a agrippé mes seins j’ai enlacé ce nouvel amant que je découvrais. Mais l’étreinte à trois avait perdu de sa douceur et sa tendresse, elle était devenue furieuse, plus sauvage, avec mon corps étroitement serré entre celui des deux hommes, chacun me faisant bien sentir sa queue bien dure. J’avais la chatte en feu, je le sentais bien…


La musique avait disparu depuis longtemps, mais je ne m’en étais pas aperçu. Qu’importait, maintenant, après tout ? J’étais suffisamment excitée pour me laisser emmener au bout du monde sans le secours d’Hotel California. J’ai senti qu’on bougeait peu à peu, vers la chambre, et moi je me laissais faire, je me laissais tourner dans un sens, dans l’autre, mon corps offert à deux bouches, quatre mains, qui me pelotaient de partout, seins, cul, chatte, tout y passait.


Arrivés près du lit je me suis sentie basculée dessus et rapidement les deux hommes se sont placés de part et d’autre pour continuer leurs caresses, leurs baisers. Ma tête, à ce moment-là, elle était définitivement en mode « off », j’étais sous l’emprise de mes sens. Et mes sens me commandaient de me laisser faire, aussi longtemps que ce plaisir se prolongerait. Que je tourne la tête à droite ou à gauche j’y trouvais une bouche sensuelle à embrasser. Mon corps, il sentait quatre mains qui le parcouraient, me rendant folle. Mon t-shirt a sauté, mon soutien-gorge a suivi, je ne saurais dire qui me l’a retiré. Et là mes seins se sont trouvés embrassés, tétés, dévorés, dans un concert de soupirs et de gémissements.


Une bouche s’est emparée de la mienne tandis que des mains déboutonnaient mon pantalon. Par instinct j’ai soulevé les fesses alors que deux mains habiles et expertes tiraient dessus, me débarrassant du même coup de mon shorty. Je me retrouvais nue, brûlante, en prise à une excitation qui ne se calmait pas. Une tête s’est installée entre mes cuisses, une bouche s’est mise à me dévorer la chatte. Oh… Oui… Oui… J’aurais hurlé si je n’avais pas eu à ce moment-là une autre bouche écrasée sur la mienne.


J’ai senti qu’on abandonnait ma chatte et dans un instant de lucidité, j’ai vu François qui enfilait un préservatif. C’était donc Gérard qui était en train de me bouffer les seins, et qui me doigtait compulsivement la chatte. Hmmm, il faisait ça divinement bien… Mon chevalier servant s’est écarté alors que mon amant attitré approchait et je l’ai attendu, bras en croix, jambes écartées en grand, haletante. Il ne m’a pas fait attendre et s’est rapidement allongé sur moi pour me pénétrer et entamer un va-et-vient de métronome. Hmmm… Il savait si bien le faire… Moi je l’enlaçais de mes bras et mes jambes, savourant mon plaisir.


Je ne demandais qu’à rester comme ça jusqu’à l’orgasme mais François a préféré continuer à me tringler agenouillé entre mes cuisses. Je n’allais pas me plaindre et j’ai continué à savourer, jusqu’à sentir qu’on tournait ma tête sur le côté. Et en ouvrant les yeux j’ai vu la queue de Gérard là, juste sous mon nez, qui attendait que je le suce. Il a pas eu besoin de me forcer la main : je l’ai prise dans ma bouche sans coup férir, grisée par cette sensation nouvelle d’avoir deux queues à moi, rien que pour moi. Et je l’ai sucé, sans retenue, avec gourmandise. Hmmm…


J’ai senti le moment où François a joui et où il s’est lâché en moi, et c’est alors que j’ai lâché la queue de Gérard pour me laisser aller à mon tour. Je planais encore lorsque François s’est retiré de ma chatte et que… Gérard l’y a remplacé. Lui aussi s’est mis à me prendre en missionnaire. Et moi qui jusqu’alors n’étais la femme que d’un seul homme, je découvrais cette étrange sensation, grisante, excitante, d’être baisée par un autre, qui n’est ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre… Je ne sais pas si, comme dans le cas de Verlaine, il m’aimait, il m’attendait. Mais il me faisait lui aussi merveilleusement bien jouir. Et sur l’instant, c’était tout ce qui comptait !


À partir de là, les étreintes se sont enchaînées. Et les orgasmes. Et les queues… Sans vouloir être triviale et vulgaire il faut bien le dire : ma chatte n’avait pas le temps de refroidir. À peine l’un de mes deux hommes avait joui, que l’autre prenait sa place et continuait à me besogner. Et moi je ne savais plus où donner de la bouche, de la chatte… Il y a eu des moments où ils étaient à deux sur moi, d’autres où l’un d’eux me laissait seule pendant que l’autre allait se contentait de mater, ou allait à la salle de bain, ou allait boire un coup, que sais-je. Moi j’étais surtout sous l’emprise de mes sens, et je jouissais sans pouvoir m’arrêter. À chaque fois je pensais que j’en pouvais plus, que j’avais tout donné, mais il suffisait que l’autre arrive et… Oh, mon Dieu, c’est reparti, j’ai encore envie…


Ils m’ont retournée dans tous les sens, ils m’ont prise par tous les trous… Tous les trous ouais, parce qu’à la fin, alors que François m’avait allongée sur lui et qu’il me baisait, j’ai senti Gérard approcher derrière moi et commencer à frotter sa queue entre mes fesses. Il a dû jeter un regard interrogateur à François, parce que ce dernier lui a lancé :



Oui, mon cul était « open », comme le disait François avec tellement de poésie… Au cours de nos ébats adultérins en cours d’année ça avait fait partie des pratiques auxquelles il m’avait initiée ! Mais bon, là, c’était pas pareil quand même. Si je n’avais pas été autant ivre de plaisir j’aurais sans doute eu peur. Mais là, j’étais comme défoncée de jouissance et d’accord pour tout ce qu’on me proposait. Bon, Gérard y est allé en douceur quand même, il y est pas allé comme un bourrin. Et moi j’ai jamais dit stop non plus. Ce qui fait que je me suis retrouvée prise en sandwich entre les deux hommes. Je ne saurais pas dire si on a fait l’amour ou si on a copulé comme des pourceaux mais… à l’arrivée nous avons joui tous les trois, en même temps. Et là oui, quand même, on était arrivés au bout du chemin.


Moi, j’étais HS, affalée sur le lit. Eux aussi quand même au début, faut pas déconner, on est pas des machines non plus… Mais ils ont fini par se lever, alors que moi je pouvais pas, ah non, vraiment pas, no way… François a bien tenté sa chance :



J’étais à moitié dans les vaps, je les ai vaguement entendus sortir de la chambre et… n’ayant rien perdu de son travers, François laissa la porte entrouverte. C’est ça qui a fait que, dans un semi-brouillard dans ma tête, j’ai quand même entendu des choses que je n’étais pas sensée entendre. Ils ont dû penser que je m’étais endormie aussi, sinon ils auraient certainement fait plus attention. Mais bon, les mâles triomphants c’est comme ça, ils peuvent pas attendre !



Il y a dû y avoir une suite sans doute mais moi j’en pouvais vraiment plus et sans avoir le temps d’imprimer ce que je venais d’entendre, je me suis écroulée comme une masse.



**********



Combien de temps j’ai dormi, je ne sais pas exactement, une heure peut-être, ou dans ces eaux-là. À mon réveil il m’a fallu un peu de temps pour me souvenir d’où j’étais, ce qui s’était passé, et puis tout est revenu, je n’avais rien oublié. Oh putain, putain… Me suis-je dit, effarée…


Avant même que je me redresse, la première chose qui m’a frappée c’était l’odeur. Une odeur de sperme, forte, très forte, pestilentielle presque, du moins c’est comme ça que je l’ai ressentie sur le moment. Et quand je me suis redressée, j’ai compris en voyant les capotes usagées. Putain, y’en avait partout… Partout… Je les ai pas comptées mais franchement c’était abuser ! D’un seul coup le décor plein de glamour n’avait plus grâce à mes yeux, et je me suis sentie comme dans une cave de HLM sombre, humide, puante, glauque quoi. Dans laquelle on aurait fait une tournante. Et la victime de la tournante, fatalement ben… C’était moi !


Et c’est à partir de là que mon cerveau a commencé à tourner à cent à l’heure, que les pièces du puzzle se sont emboitées les unes dans les autres. Rien de ce qui était arrivé n’était arrivé par hasard, tout avait été calculé, prémédité, planifié.


C’était pas innocent que François se pointe avec Gérard.

C’était pas innocent que la porte de la chambre soit restée ouverte pendant qu’on baisait.

C’était pas innocent qu’il ait passé la journée à me chauffer, à la plage, sous la douche, sur le canapé, en me laissant me promener à moitié à poil.

Et c’était pas innocent Hotel California, bien sûr.


Tout ça c’était pour que je leur tombe toute chaude dans le bec. Putain, ils m’ont bien baisée tous les deux… Dans tous les sens du terme.


Et tout ça… pourquoi ? Pour me retrouver dans une chambre pleine de capotes usagées qui pue le sperme ? Avec les deux mecs qui m’ont baisée dans tous les sens qui parlent de moi comme d’un chien ? Pire qu’un chien ? Putain merde, mais je suis quoi pour eux au juste ? Un trophée ? Une poupée gonflable ? Une pute ? Mais merde ! Et puis ça leur a pas suffi visiblement puisqu’ils parlent déjà de recommencer avec des potes !


Je sentais que je montais en pression, sans trop savoir si je voulais hurler, pleurer. Il fallait que je me calme. Et puis je me sentis tellement sale tout d’un coup… J’ai filé dans la salle de bain, il me fallait une douche, une bonne douche, vite !


En rentrant ça a été le coup de grâce. J’ai pas tout de suite compris en voyant la boîte de paracétamol à côté du lavabo. Je l’avais déjà vue cette boîte mais sans y prêter plus d’attention que ça. Mais ce jour-là elle était ouverte, la plaquette dépassait, et j’ai vu les petites pilules bleues… Putain, oh putain… Du Viagra ? C’est ça le « paracétamol » ? Aujourd’hui, et toute au long de l’année ? Mais merde, c’est quoi ce mec ? C’est de… « ça » dont je suis tombée amoureuse ?


J’ai filé sous la douche, j’ai laissé l’eau couler et je me suis glissée dessous, longtemps, très longtemps… Oui, j’en avais vraiment besoin pour remettre mes idées au clair.


Je me sentais complètement trahie par le déroulement de cette journée. François s’était montré tendre et attentionné depuis un an, certes, il m’avait fait la cour, il s’était bien occupé de moi au lit, très bien même mais… aujourd’hui je découvrais devant cette façade d’amant idéal une personnalité bien moins glamour. Je découvrais que tout ça ce n’était qu’une façade et que François était un… un quoi ? Un détraqué ? Un pervers ? Un malade ? Ou juste un homme comme tant d’autres ? Je ne savais pas trop quoi répondre mais je savais que c’était vraiment pas ça que je recherchais. Je ne pourrais plus penser à lui maintenant sans penser au regard carnassier qu’il m’a lancé pendant qu’on dansait. Bon ok, il baisait bien, il m’avait fait jouir comme une folle, mais tout ça était calculé, y’avait rien de naturel, pas de sentiments. Et une fois l’effet de son viagra passé y’avait plus personne.


Et puis bon, y’avait autre chose aussi, ça m’avait fait peur de perdre à ce point les pédales pendant ce… trio. Ben oui, il faut appeler les choses par leur nom hein… Il faut être honnête, j’étais pas bourrée, personne m’avait forcée, personne m’avait violée, François m’avait juste une peu manipulée mais normalement j’aurais dû réagir et dire stop avant que ça parte en vrille. Et j’avais pas su, j’avais pas pu, parce que j’étais accro, que j’étais amoureuse. Ça c’était pas normal, et à l’avenir je risquais d’être beaucoup plus exigeante et méfiante à l’heure d’offrir mon cœur… À l’avenir, oui… Car ma décision était prise, avec François c’était fini. Je le plaquai, sur le champ. Il fallait que je parte de cet appart de merde, de cette chambre qui puait, tout de suite. Pas besoin d’attendre qu’ils reviennent, pas besoin de donner d’explications, il comprendra bien assez tôt…


Je suis sortie de la douche et j’ai rassemblé mes affaires qui traînaient dans la chambre pour m’habiller dans le séjour, cette chambre qui puait, je ne la supportais plus. J’ai rempli mon sac et je suis simplement partie en claquant la porte. Tchao François, Bye Bye Gérard, et désolée, pour votre prochain plan cul vous devrez trouver une autre bonne poire…


Une fois dehors, la nuit était tombée et la fête battait son plein, y’avait de l’ambiance… Mais je n’avais plus trop la tête à m’amuser ni à picoler maintenant. Que faire, rentrer à la maison, toute seule ? Pfff… Franchement je m’y voyais pas non plus. Et c’est comme ça que j’ai commencé à errer dans les rues, traversant les Fêtes mais comme spectatrice plutôt qu’autre chose. Il faudrait bien que je finisse par rentrer à la maison mais je voulais retarder l’échéance.


C’est au cours de ces déambulations que j’ai entendu qu’on m’interpelait :



J’ai tourné la tête et sur un muret j’ai vu un garçon assis, une tête vaguement familière. Oui, je le connaissais mais je n’arrivais pas à mettre un nom dessus. Il a dû voir la perplexité de mon visage car il s’est avancé vers moi et a précisé :



Aurélien, oui, je voyais maintenant. Un an déjà… Mais il avait pas la même tête. Sa coiffure déjà, il en avait changé. Ça lui allait mieux d’ailleurs. Et puis il n’avait plus cet insupportable petit air de suffisance qui ne le quittait pas. Ça aussi ça lui allait mieux d’ailleurs ! Et sa chemise blanche, là, pareil… Pareil que l’an dernier mais maintenant ça faisait beau gosse, pas boloss ! À l’époque c’était le 1er de la classe, et de loin, mais du coup il avait tendance à traiter tout le monde comme de la merde. Il voulait faire Polytechnique lui, il le criait sur tous les toits, et il avait fini en classe prépa au lycée Montaigne, à Bordeaux lui aussi. Oh, ne soyez pas étonné que je m’en souvienne si bien, il a fait chier toute la classe avec « son talent », on ne le supportait plus ! Autant dire que j’étais un peu sur mes gardes en retombant sur lui, j’avais pas vraiment la tête à faire dans la diplomatie. Surtout que revenait en mémoire, également, un épisode pas spécialement glorieux et donc je n’étais pas très fière…



Il avait un petit sourire un peu triste en disant ça. En tous cas ça m’intriguait de le voir tellement… humain oui, c’est le mot. Ce n’était plus le p’tit con de la terminale, et par curiosité d’abord j’ai eu envie d’en savoir plus.



Du coup on est retourné s’asseoir sur le muret et il m’a déballé sa vie sans plus pouvoir s’arrêter. Son arrivée à Montaigne plein d’arrogance et de certitudes, les premières notes qui sont tombées et la chute, brutale, de son piédestal. Car en classe prépa y’a que ça, des premiers de la classe, et à l’arrivée ça débouche sur un premier et… un dernier. Aurélien, lui, il était nettement plus proche du dernier que du premier… Du coup doutes, angoisse, découragement, envie de baisser les bras par moments.



En l’écoutant, je me suis félicitée intérieurement de ne pas avoir fait prépa littéraire… Si lui il en chiait moi j’aurais explosé en plein vol dès septembre !



J’ai hésité deux secondes avant de déballer mon sac et raconter mes misères. Mais à ce moment-là j’étais pas encore prête à assumer. Alors j’ai botté en touche :



À ce moment-là mon téléphone a sonné. J’ai regardé, c’était François bien sûr. J’ai laissé sonner, j’avais plus rien à lui dire, qu’il aille se faire foutre. Ça s’est arrêté, ça a re-sonné, Aurélien s’est cru obligé d’intervenir :



Un blanc s’en est suivi, ce coup de fil intempestif avait un peu cassé l’ambiance. Il fallait meubler :



On est donc montés chez lui, on s’est installé sur le canapé du salon et il est allé nous chercher des bières. C’était sympa chez Aurélien. Et franchement là il était cool, humain, s’il avait été comme ça en terminale il se serait pas retrouvé ostracisé dans la classe… J’ai voulu en savoir en plus à son sujet.



Je le disais et je le pensais, et sans arrière-pensées. Ouais, ça lui avait fait du bien finalement de se prendre quelques tôles… On a continué à parler de cette année de terminale, on a réussi à rire de toutes ces situations qui sur le moment avaient parues désagréables, je lui ai parlé de ma licence de lettres et il semblait vraiment intéressé par ce que je lui disais, incroyable ! J’ai poursuivi mes réflexions :



À ce moment-là, je ne saurais pas trop expliquer ce qui m’est passé par la tête mais je l’ai trouvé trop craquant, avec cette fragilité qu’il n’avait pas honte de me montrer, avec la confiance qu’il me démontrait sans rien attendre en échange, sans calculer, aux antipodes de tout ce que j’avais pu vivre avec François. Du coup je me suis rapprochée de lui et avant qu’il comprenne ou proteste, je l’ai embrassé. Il s’est soudain figé :



Je l’ai embrassé à nouveau mais cette fois, il m’a rendu mon baiser. C’était très tendre, très doux, très mignon, et maladroit à la fois. Ça me rappelait les mecs avec qui je sortais au lycée. J’ai été prise d’un doute :



À ces mots il s’est détendu, il m’a enfin souri à nouveau et on a recommencé à s’embrasser. On s’enlaçait maintenant, à moitié vautrés sur le canapé, j’attendais que ses mains viennent se promener sur mon corps mais je le sentais hésitant, timide et bon… c’était un peu normal aussi, je pouvais m’imaginer à sa place. Il y a un an je l’aurais sans doute trouvé pathétique et je l’aurais laissé planté là, dans sa merde. Mais maintenant, plus il se montrait fragile et maladroit et plus je le trouvais craquant ! J’ai commencé à avoir envie, envie de beaucoup plus que de nous rouler de pelles. Mais j’ai compris que pour ça, j’allais devoir l’aider !



À ces mots j’ai cru voir une petite pointe de panique dans son regard mais je ne lui ai pas laissé le temps de protester ou réagir. Telle une féline je suis monté à califourchon sur lui pour l’embrasser dans le cou tout en défaisant, un à un, les boutons de sa chemise. Je suis descendue progressivement le long de son torse, en le dévorant de petits bisous. Hmm, il sentait bon en plus, le p’tit con… Dans le mouvement je me suis retrouvée agenouillée, à ses pieds, à frotter mon visage contre ses cuisses et… contre sa bosse aussi. Ah, oui, quand même, je lui faisais de l’effet au moins ! J’ai levé les yeux un instant et j’ai croisé son regard, où j’ai bien vu le bordel que ça devait être dans sa tête à ce moment-là. La crainte de l’inconnu et… l’envie de le découvrir en même temps.



Pas te manger… Ouais, bon, ok, j’ai pas été dingue sur ce coup -là ! Mais bon moi j’étais en pleine impro aussi, c’était du direct live et j’avais rien prémédité ! Il fallait pas que je le laisse réfléchir alors poursuivant mon travail de sape j’ai déboutonné son pantalon, descendu la fermeture éclair, pour aller frotter direct mon visage contre son boxer. Là, ça sentait le mâle, c’était clair… Et je kiffais grave ! Un dernier effort pour tirer sur l’élastique et… voilà, sa queue se dévoilait à mes yeux. Certes, je ne pouvais pas me targuer d’une longue expérience en la matière mais je l’aimais bien. Longue, fine, et… bien dure, ferme !


J’ai pas levé les yeux mais j’entendais sa respiration saccadée, je sentais les pulsations de son cœur, j’ai bien vu qu’il fallait que j’y aille en douceur si je voulais pas que ça me pète à la gueule tout de suite. Du coup je l’ai juste caressée de mes joues, du bout du nez, en douceur, sans pression, juste pour sentir sa queue vibrer, se tendre encore plus. J’en avais l’eau à la bouche et… la chatte trempée également, je le sentais bien. Aurélien il continuait à respirer fort, à soupirer, et à se laisser faire. Et je lui en demandais pas plus.


J’ai fini par y poser mes lèvres, quand même. De la base, jusqu’à la pointe, d’un côté, de l’autre. Sa queue tenait debout, toute seule, bien dressée, j’ai toujours trouvé ça très drôle mais bon, je me suis abstenu de faire de commentaire, c’était pas le moment ! Et histoire de pas trop traîner non plus je l’ai délicatement empoignée pour déposer un bisou, sur le bout, avant d’entrouvrir mes lèvres et de laisser glisser cette jolie queue dans ma bouche. La respiration d’Aurélien est montée en régime et pour la première fois j’ai senti ses mains sur mes épaules, ma tête, mes cheveux. Ah là il était à fond, à fond… Tant mieux, j’étais en train de m’appliquer et de donner le meilleur de moi-même, quand même ! Il a quand même repoussé ma tête en essayant de se dérober.



Je ne lui pas laissé l’opportunité de répondre et je l’ai repris en bouche, cette fois-ci en le malaxant bien entre mes lèvres, et du bout de la langue. Franchement, là, je l’avais sous mon contrôle et ça, c’était une sensation nouvelle pour moi, avec François ça me l’avais jamais fait. Et je dois bien avouer que c’était le mé-ga-kiff… Il était sur le fil du rasoir et je pouvais choisir de ralentir et faire durer, ou continuer et le faire exploser. Et comme je voulais pas le faire trop languir non plus j’ai mis son gland à l’air, lentement mais sûrement, pour bien l’exciter du bout de la langue. Je savais que là il pourrait pas tenir… et je me suis pas trompée. Ses hanches qui s’agitaient, ses mains qui se crispaient sur ma tête, sa respiration qui se transformait en petits cris ça ne trompait pas. Il a bien essayé de me repousser mais je me suis pas laissé faire et quand il a joui, ça a été comme un orgasme cérébral dans ma tête. Il a giclé dans ma bouche longuement, abondamment, et tremblant de plaisir et j’ai laissé passer la vague sans broncher, en déglutissant à petite gorgées jusqu’à ce qu’il retombe sur le canapé. Là, je me suis sentie… the Fucking Mistress of the Universe !


J’ai libéré sa queue, je l’ai laissé reprendre son souffle, ses esprits, avant de remonter à califourchon sur lui.



Au moins j’avais réussi à le dérider et faire apparaître un sourire sur son visage, c’était déjà ça !



Je ne sais pas s’il a tout de suite compris que c’était pas fini entre nous mais il a pas protesté, il a pas bronché. Je l’ai laissé se relever et je l’ai suivi. Sa chambre était… un peu comme je l’avais imaginée en fait : nickel-chrome, rangée comme jamais ma chambre ne l’avait été. Son lit fait au carré, ses classeurs et ses bouquins rangés, son bureau immaculé… Presque flippant en fait, un peu psychopathe ! Ouais, une vraie chambre de premier de la classe… même si maintenant il ne l’était plus. Ah non, ça me faisait trop flipper ça, alors histoire de mettre un peu de désordre j’ai sauté sur le lit histoire pour bien froisser les draps !



Il est venu s’allonger et je me suis tranquillement blottie contre lui, le laissant m’enlacer maladroitement.



Je le sentais pas vraiment convaincu… Mais je comptais pas le laisser avoir le dernier mot non plus, quand même !



Là, franchement, j’aurais été vexée, très vexée qu’il me friendzone, et qu’il me dise qu’il préférait me garder comme amie… Mais il ne m’a pas fait cet affront. Du mieux qu’il a pu il a entrepris de me retirer mon t-shirt, d’abord. Et comme il a vu que j’attendais toujours, il a poursuivi avec le soutif. Il était toujours aussi maladroit… et toujours aussi craquant. Ça me changeait de François qui faisait tout d’une main sans retirer l’autre de mon shorty… Aurélien lui, il était pas dans la performance, la compet’, il cherchait pas à démontrer quoi que ce soit, et c’est cette fraîcheur je crois que je trouvais si kiffante. Une fois torse nu je me suis rallongée et il s’est penché sur moi, à cet instant là son regard en disait plus long que tous les discours.



Ça, c’est le genre de compliments que François avait même pas pensé à me faire… Comment j’aurais pu faire pour ne pas craquer ?



Là, son regard… ça a été comme si je lui avais dit qu’il pouvait piocher dans le paquet de bonbons. Pourtant il a approché sa main timidement, il a touché du bout des doigts, caressé, exploré, et moi j’en pouvais plus putain, j’aurais voulu qu’il me saute dessus. En fait je comprenais bien que là, y’avait rien de plus important au monde pour lui, qu’il se faisait violence pour surmonter sa timidité et en même temps il s’efforçait de contrôler ses pulsions de mec. Et ça c’était à la fois troublant et excitant… J’ai commencé à soupirer, il a eu peur de m’avoir fait mal mais je me suis empressé de lui lancer :



Encouragé il a poursuivi ses explorations et moi je lui montrais mon plaisir sans me cacher, sans pudeur. Je me sentais le centre du monde ! Ses frôlements me faisaient frissonner, mes tétons bandaient de plaisir, c’était vraiment trop bon ! Mais j’en voulais plus et… je voulais lui en donner plus ! Alors je lui ai susurré :



Aurélien était comme envouté, subjugué par ma voix, et il s’est exécuté sans hésiter. Il se posait moins de questions maintenant, il avait réussi à mettre son cerveau en veilleuse… Tant mieux ! Il a approché ses lèvres et il a embrassé un de mes seins, me faisant gémir. J’ai pris sa tête et sa nuque dans mes mains et je l’ai guidé dans ses baisers, sur un sein, sur l’autre. Il était toujours aussi maladroit mais qu’importe ? Ça n’empêchait pas qu’il était respectueux, attentif, comme si j’étais la chose la plus fragile au monde. Et ça, ça me rendait folle… Tellement folle que je l’ai encouragé à poursuivre :



Avec des gestes lents, hésitants, Aurélien a déboutonné mon pantalon, descendu la fermeture éclair. Il ne savait trop comment s’y prendre pour me le retirer mais je ne n’ai pas rigolé et je l’ai aidé, en soulevant les fesses, en tirant de l’autre côté pour le faire glisser le long de mes cuisses. Un rapide mouvement de jambes m’a ensuite permis de m’en débarrasser. Il a marqué une hésitation pour mon shorty mais je l’ai encouragé du regard. Et sans nous quitter des yeux il l’a faite glisser également, jusqu’à ce que je me retrouve nue face à lui. Et là il m’a contemplée comme si j’étais le plus précieux des trésors, le Saint Graal. C’était tellement érotique, troublant, excitant…


J’ai pris sa main dans la mienne pour la faire descendre vers mon ventre, pour lui faire comprendre que je voulais qu’il continue. Timide, il a suivi du bout des doigts la marque du maillot, à la taille, à l’aine, et moi… j’étais en feu. Je me suis retournée sur le ventre :



Il a poursuivi son chemin sur ma peau, à la lisière de ce tissu pourtant absent, et moi je ronronnais, je me cambrais, j’en pouvais plus. Ça faisait un moment qu’il était silencieux, mais il s’est décidé à parler :



Il a eu un instant de timidité avant de s’exécuter. Sa chemise, d’abord. Puis son pantalon, son boxer… Il me tournait le dos, assis au bord du lit, dans une pudeur craquante. Puis il s’est empressé de venir se blottir contre moi, ne voulant pas que je voie qu’il bandait. J’ai pas relevé et j’ai juste profité du moment présent, et on s’est embrassés caressés, je prenais mon temps pour sentir sa peau sous mes doigts moi aussi, tandis que lui, il poursuivait l’exploration de mon corps avec ses mains si douces qui continuaient à me provoquer des frissons. Je me suis interrompue pour lui parler à nouveau :



Je ne crois pas être parvenue à faire disparaître son stress, mais il a quand même fini par arrêter de lutter et de chercher des faux prétextes. Alors il est venu s’allonger sur moi, je l’ai accueilli entre mes cuisses et je suis allée prendre son sexe pour le guider. Il a eu un mouvement de recul, un instant de panique, mais je lui ai dit de simplement me regarder droit dans les yeux et d’arrêter de penser. Je sentais son cœur qui battait fort dans sa poitrine tandis que je glissais sa queue dans ma chatte. Il a soupiré, il a fermé les yeux, alors je l’ai serré dans mes bras et d’un mouvement des hanches je l’ai pris tout entier dans mon ventre.



Il a réussi à se détendre, en effet. Il ne bougeait pas, je sentais juste sa queue qui se cambrait dans ma chatte, c’était rigolo. Il m’a regardée dans les yeux à nouveau et j’y ai lu tout le bonheur du monde. Je lui ai juste souri, puis je l’ai embrassé, puis j’ai commencé à onduler des hanches pour lui indiquer la marche à suivre. Et de lui-même, Aurélien a pris le relais.


Nous avons fait l’amour, tendrement, sans exploits athlétiques, sans chercher des positions impossibles, sans chercher à nous en mettre plein la vue, simplement attentifs à nos sensations et à celles de l’autre. Le regard d’Aurélien était intense, mais très doux à la fois, sans mauvaise intention, sans vice, et j’y lisais bien plus de sentiments que chez François. Il était simplement heureux, et moi aussi.


Je ne saurais pas dire combien de temps nous sommes restés comme ça, mais j’ai été agréablement surprise par son endurance. Il y prenait goût, mine de rien… Son souffle a quand même fini par s’accélérer, je l’ai encouragé à se laisser aller, ses coups de reins sont devenus plus fougueux et dans un dernier râle il a joui dans mon ventre, tendu, tremblant de tout son corps, avant de retomber sur moi comme un poids mort.


Pour moi ce fut… spécial, unique. Je n’avais pas joui, mais qu’importe ? Ce n’était pas le but, ce n’était pas mon Big Day. Je n’avais pas joui, mais je me sentais bien plus sereine et détendue qu’après bien des jouissances avec François qui, une fois passées, m’avaient laissé une sensation d’inachevé. Il est resté dans mon ventre longtemps après, je crois qu’aucun de nous deux n’avait envie que ça s’arrête. Aurélien a fini par briser le silence :



On ne s’est pas éternisés à papoter après cette étreinte imprévue, mais tellement magique. Le sommeil s’est rapidement emparé de moi et je me suis assoupie dans les bras d’un homme, enfin… Certes, ce n’était pas celui qui était prévu au programme, mais je crois que je n’ai pas perdu au change ! Le réveil a été câlin, très câlin. Nous avons refait l’amour, bien sûr, et nous avons joui tous les deux cette fois-ci. Il en était très fier d’ailleurs, en vrai p’tit mec ! Mais il fallait bien se quitter… Après un dernier baiser, je suis rentrée chez moi. J’ai profité de ce qui restait des Fêtes, bien sûr, mais avec les copines ! Et j’ai laissé Aurélien tranquille pour ses révisions… François et Gérard ? Je ne les ai pas croisés, je n’ai plus cherché à avoir de nouvelles. Et une fois les Fêtes terminées, j’ai rejoint mes parents en vacances.




Et après ? me demanderez-vous. Eh bien nous sommes restés en contact sur Bordeaux, même si on ne peut pas dire qu’on soit sortis ensemble. Je suis devenue une sorte de confidente de ses états d’âme, car je peux vous dire qu’il en a chié des ronds de chapeau, toute l’année. Mais je l’encourageai à chaque fois qu’il avait la sensation qu’il n’y arriverait pas. Bon, c’est vrai qu’on a continué à coucher ensemble de loin en loin, même si j’avais d’autres aventures par ailleurs. Mais… fini les mecs mariés ! Terminé, blacklistés ! Les soirées étudiantes suffisaient largement pour que je trouve chaussure à mon pied ! Aurélien le savait parfaitement et il n’en ressentait pas de jalousie, car il savait bien que… nous deux c’était pas pareil.


Et puis il les a passés ses concours… Bien plus brillamment qu’il ne le craignait. Bon, Polytechnique, quand même pas, fallait pas rêver. Mais le jour où il a été pris à Centrale Nantes, j’ai été la première à le savoir et à partager sa joie !… Et il en a profité pour ajouter un message perso :


« Je te confirme que notre première fois, ça reste bien le plus beau jour de ma vie ! »



Je n’ai pas cherché à le contredire…

Il est donc parti à Nantes, en septembre dernier. Et ça doit très bien se passer pour lui, car à l’occasion d’un retour sur Bayonne un week-end, mi-octobre, il m’a présenté sa nouvelle copine. Très jolie, très sympa, je dois reconnaître qu’il a bon goût, l’Aurélien ! À un moment où on était seul, pour le taquiner, je lui ai demandé si maintenant il avait changé de « plus beau jour de sa vie »… Il m’a juste répliqué que j’étais conne, mais n’a pas répondu sur le fond, sans doute pour ne pas me vexer. Gentleman jusqu’au bout…


De mon côté eh bien… toujours en licence de lettres, « Objectif Agrégation » en point de mire ! Oui, oui, je sais, la route sera encore longue, mais je serai persévérante…



Fin de l’histoire… pour l’instant ! Tout ceci pour dire que cette nuit-là des fêtes de Bayonne, 25 juillet 2018, ça a vraiment marqué un tournant dans nos vies, à Aurélien et à moi. Il y a eu l’avant et il y a eu l’après. Ça aurait dû être un jour de merde pour l’un comme pour l’autre et pourtant il a marqué le début d’un nouveau départ. Le fruit du hasard, vraiment ? Ou bien l’Esprit des Fêtes veillait-il sur nous ? Mystère… Mais si c’est l’Esprit qui était derrière tout ça, nul doute qu’il continuera à nous jouer des tours à l’avenir…