| n° 19257 | Fiche technique | 56621 caractères | 56621 10422 Temps de lecture estimé : 42 mn |
19/10/19 corrigé 05/06/21 |
Résumé: Pierre trompe sa femme et en plus, dans un lieu qui pour elle est sacré. Elle n'apprécie pas... pas du tout ! | ||||
Critères: #vengeance #confession fh extracon vacances fellation pénétratio hgode hsodo fouetfesse | ||||
| Auteur : Faustine | ||||
Je pense que la majorité d’entre vous ignore ce qu’est un « Carrelet ». Au moins si mon histoire ne vous plaît pas, je sais les hommes peu enclins à supporter qu’une femme se comporte comme eux, vous aurez appris quelque chose.
Le carrelet est un filet carré d’une superficie de quelques mètres carrés tendu horizontalement qui est descendu au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est presque toujours construit un abri, voire un petit logement.
Par extension, c’est cette construction que l’on appelle ainsi en Gironde et Charente-Maritime. Le ponton est à plusieurs mètres sur l’eau, presque dix dans le cas du mien et relié à la terre par une passerelle. Pour aller sur le mien qui est en bordure de falaise, dès le premier mètre franchi, vous vous retrouvez très haut au-dessus de l’océan.
Vous vous étonnez de tant de précisions, c’est qu’elles ont leur importance dans ce qui m’est arrivé.
J’ai hérité de ce Carrelet et de la maison de mon enfance qui me sert, plus exactement qui nous sert, car je suis mariée, de résidence secondaire. J’ai un attachement particulier, bien que « non-pêcheuse », a cet assemblage de bois qu’au fil des années on rend un peu plus confortable avec une table, des chaises, un banc, une armoire et même un début de paillasse pour la sieste.
C’est dans cette cabane que j’ai perdu mon pucelage.
C’est dans cette cabane que j’emmenais mes copains successifs, amants d’un soir ou de plus longtemps. Il faut dire qu’à l’époque il y avait beaucoup moins de maisons, que le lieu était donc désert et une fois la porte de la passerelle fermée, mur quasi infranchissable, car elle débordait largement de chaque côté, on était tranquille. Évidemment le confort était inexistant si ce n’est une table et deux bancs, mais cela donnait un côté rustique et sauvage qui avec la rumeur de l’océan construisait une ambiance. J’ai donc commencé ma sexualité « par la fin » si j’ose dire. J’ai connu plus de levrettes, de baises contre un mur, accrochée au copain, assise sur la table que dans un lit, voire un sol à peine recouvert d’une serviette de bain ou d’un drap.
(Ça y est, je vous entends déjà, lecteurs masculins « bien-pensants » , dire que cette fille a commencé sa vie comme une jeune pute. Vous avez vu, elle dit que c’est elle qui a amené les garçons et pas le contraire comme cela se passe, du moins se passait à son époque).
Eh oui, je l’avoue, j’aimais ça. Ce n’est pas normal ? Mais si, surtout lorsque celui qui vous dépucelle le fait avec délicatesse et sait s’arranger pour, oh, pas aller jusqu’à vous faire jouir, mais vous entrebâille une porte que vous ne rêvez plus que de franchir. Cet homme c’était Pierre, mon mari, plus âgé que moi qui a donc été le premier, mais qui partait le lendemain.
Et finalement cela a été un bon timing. Oui, car pendant son absence j’ai fait comme vous les hommes, accumulé de l’expérience, goûté des plaisirs différents, compris qu’il y avait des bons et des mauvais amants, ceux qui se préoccupent de leur partenaire et les autres, ceux qui savent faire durer le plaisir et ceux qui se vident en vous après juste quelques va-et-vient, etc.
Lorsqu’on s’est retrouvés vraiment et non pas croisés au détour de vacances, au détour d’une rue, c’est une femme qui avait déjà un peu vécu qu’il a draguée par cette phrase que d’aucuns auraient pu penser « lourdingue « :
D’accord, on dansait. D’accord, depuis quelque temps lorsqu’on se parlait je sentais un frisson délicieux qui n’était pas ce frisson brut de l’envie de sexe. D’accord je voyais que lui aussi semblait me découvrir.
On a baisé comme des malades. S’il a été surpris de ce que la chrysalide se soit transformée en un papillon qui savait ce qu’était la vie, il n’a rien dit. Si ce n’est des « Oh, oui, c’est bon, continue . »
(Le revoilà le cœur des « juges » . Ils pensent : mais normalement c’est la femme qui dit ça alors que l’homme la domine pour prendre son plaisir, et accessoirement lui en donner.)
Je n’avais plus seize ans, âge de ma première fois. J’en avais vingt-deux et certainement autant d’amants derrière moi. Eh oui, les mecs, moi aussi je sais jouer sur les mots. Oui, vous pouvez prendre le « derrière moi » au sens figuré comme au sens propre, encore que le propre soit… mais laissons.
Je voulais certainement l’épater lorsque c’est moi qui ai guidé, alors que nous avions déjà baisé trois fois, encore que la pipe menée au bout ne compte pas vraiment dans la catégorie « baise » , oui guidé son mandrin bien gras de salive vers mon petit trou.
Tout cela pour vous dire que lorsque nous nous sommes mariés je n’étais plus une gamine naïve.
(Vous ne pouvez pas vous en empêcher. La médisance, la jalousie, la morale vont font dire : le pauvre Pierre, il a marié une salope, une chaude du cul qui va le cocufier, c’est évident. Pire peut-être, elle va l’entraîner dans une spirale infernale où, découvrant son infortune et pour ne pas paraître dépassé, il va accepter son cocufiage en se transformant en mari voyeur, mari candauliste pour retrouver un peu de dignité et avoir l’impression de tout contrôler.
Eh bien je suis heureuse de pouvoir vous mettre le nez dans votre « caca » de lecteur orienté anti liberté sexuelle de la femme. Car je suis une femme fidèle. Et vlan !)
Enfin, tournez le regard messieurs les senseurs, sauf une fois. Eh oui, toutes ces années de fidélité et un faux pas. Mais je ne suis pas totalement responsable.
Pierre s’est mis à faire du vélo depuis quelques mois. « Il faut que je perde du ventre. » Il m’avait dit. Pour l’instant je n’en vois pas vraiment les résultats sur sa ligne, mais par contre sur sa libido c’est une évidence. Il rentre fatigué et je ne sais si c’est la position, ou la selle, ou les deux, toujours est-il que je suis laissée sur le bord du chemin. Tout cela pour dire que, la fin de l’année scolaire approchant, à quelques jours du « vive les vacances » (au fait, je suis prof et Pierre aussi) j’ai fauté avec un jeune prof stagiaire. Dire que j’ai apprécié sa cour discrète, celle d’un jeune homme pour une femme mûre qui justement regardait le peloton passer et qui en était réduite à se caresser pour que le sommeil arrive enfin, est un euphémisme. Et après la surveillance des épreuves de maths, alors que le lycée se vidait, c’est moi qui lui ai proposé d’aller dans les vestiaires de la salle de sport. Je savais qu’une serrure protégeait les filles des garçons trop voyeurs.
(Oui, oui, je suis d’accord pour une fois avec vous, c’est bien moi qui ai entraîné cet homme. J’ai fauté en toute connaissance de cause. Mais merde, j’en avais marre de me masturber. Vous pouvez comprendre qu’à quarante ans, une femme, surtout habituée aux attentions régulières de son mari, ait des envies et que le plaisir est une chose qui demande son dû régulièrement.)
Je lui ai fait le grand jeu. Preuve de ma décision soudaine, je n’avais pas de préservatifs, mais lui heureusement, si. Je pense qu’il se souviendra d’une certaine Patricia, prof de maths, avec qui il a baisé une journée de juin 2019 entre deux surveillances de bac.
Le vestiaire m’a inspiré. Le sol, un peu crade ne permettait pas de s’allonger, mais mon expérience « de Carrelet » a bien servi. Je lui ai offert la totale et s’il n’a pas craché dans ma bouche par sécurité, il m’a aspergé de son foutre. Le reste à l’avenant ! Ç’a été très sportif. Et si on ne s’était pas rendu compte que l’épreuve suivante allait commencer, on aurait bien fait une quatrième fois. Eh oui, je l’ai inspiré. Le pire ou le meilleur, suivant le point de vue, c’est que j’ai dû assurer la surveillance avec de son foutre tout collant sur moi.
La honte ! Oui, mais aussi un rappel jusqu’à ce que la douche, aussitôt arrivée à la maison efface toutes traces.
Mais Pierre a continué pendant les vacances. Pire, depuis les quinze jours que nous sommes dans notre maison de campagne, il part tous les jours pour plus ou moins longtemps. C’est à peine si nous avons eu le temps de donner un coup de peinture à la cabane du Carrelet. En tout cas, cette année, la baise traditionnelle, rappel de nos premières fois dans cet endroit n’a pas encore eu lieu.
Ça me travaille encore plus qu’avant. Les autres années après la pression du bac, des surveillances, des corrections, des jurys (eh oui, nous aussi, les profs, on travaille), notre arrivée en vacances est l’occasion d’un feu d’artifice. Normalement les premiers jours, d’ailleurs surtout de jour et pas le soir comme pendant le boulot, on baise. Combien de fois, à la plage, nous nous éloignons pour trouver soit une dune sympa soit la protection de quelques arbres pour baiser.
Mais depuis quinze jours, nada ! J’ai essayé à son retour lorsqu’il prend sa douche, mais le « je suis crevé » refroidit mes avances. Je réussis mieux le soir, mais il ne faut pas en demander trop. Mais, un avantage cependant c’est que lorsque j’ai réussi à « l’intéresser » il est extrêmement endurant et je dois y mettre du mien, longue pipe accompagnée de branlette pour lui faire cracher sa liqueur. Mais entre-temps, j’ai un bâton parfait pour me donner du plaisir.
J’en suis presque à souhaiter qu’il ait un petit accident, je ne sais pas moi, rien de grave, une tendinite peut être, un muscle froissé. Quelle femme indigne je fais !
Et pour un peu j’allais être prise au mot. Alors qu’il est parti en fin de journée pour éviter les grosses chaleurs, il m’appelle.
Et voilà, une soirée foutue. Décidément, il faut qu’on parle. On ne peut pas continuer comme ça !
Quelque minutes plus tard un nouvel appel :
Mais en raccrochant, je me souviens que mon mari ne va pas arriver assez tôt. Comment cette femme a pu ? Je vais regarder les clés, il en manque une. Comment c’est possible ? Je l’aurais perdue ?
Je ne peux laisser cette femme s’installer ! Sûrement que d’autres vont la rejoindre. On a déjà vu le feu prendre par des inconscients. Si je me dépêche, peut-être qu’elle sera seule… Je vais prendre la clé et mon bâton de marche… On ne sait jamais…
Deux minutes de voiture. Je me gare, mais devant j’ai l’impression de voir Pierre sur son vélo. Impossible ! Pourtant même maillot. C’est lui. On a dû le prévenir et il vient pour… Mais non, il est à 40 km d’ici, vélo en panne. Pourtant c’est bien lui. Je le vois attacher son vélo, s’engager sur la passerelle, pousser la porte qui est restée ouverte, la refermer avec la clé qui est manifestement restée dans la serrure côté mer, la prendre avec lui, avancer et disparaître dans la cabane.
Un instant je chasse la raison en me disant qu’il s’est arrangé pour venir dès qu’on l’a prévenu et qu’il ne m’a rien dit pour ne pas m’affoler. Mais rien ne se passe. On n’entend rien, de toute façon le bruit des vagues qui déferlent sur la falaise couvre tout.
Je regarde autour de moi. Personne. C’est un quartier à la sortie du village où les touristes ne passent que dans la journée. Il fait nuit. Les maisons plus loin sont éclairées.
Une femme qui avait la clé ! Pierre qui manifestement sait qu’il va trouver porte ouverte ! En plus cette histoire à dormir debout d’une roue de vélo voilée… et tout le reste… L’évidence me frappe.
La passerelle bouge un peu, mais pas plus que par le ressac. La porte est franchie, mais je ne la referme pas. On ne sait jamais. J’avance doucement. J’espère que personne ne regarde. Voilà je suis à la cabane. La porte est fermée. Mais après la peinture nous n’avons pas remis les grilles de ventilation pour que l’odeur de peinture disparaisse plus vite. J’essaie de regarder. Je ne vois rien, mais il me semble entendre :
Un silence. La mer couvre ce qui se passe, mais j’imagine la salope tirer sur le short moulant du coureur cycliste. Quand je pense que j’attribuais la faiblesse de Pierre à ce short, à la selle, à la fatigue… Mais que je suis conne, cette pute a clairement dit qu’il fallait la satisfaire sinon elle irait voir ailleurs. Du coup, l’enfoiré n’a plus de ressources pour moi. Mais rien ne me sera épargné et je l’entends ce fumier accompagner la pute qui le pompe. Cela fait mal d’entendre les « » Oui… Prends-moi tout. Mes couilles… Continue… Ta langue… Putain que c’est bon… Je vais venir… Garde-moi… Ouiiiii…
(Qui parlait de femme infidèle tout à l’heure ? Qui m’accusait de cocufier son mari ?)
Mais avoir raison n’atténue pas ma douleur.
Le fumier. Il devrait avoir honte. Tous les mecs que j’ai sucés avant mon mariage m’ont fait des compliments. Au point que parfois il fallait leur rappeler que sucer ne suffit pas au bonheur d’une femme, qu’il fallait autre chose… Pas plus tard qu’avec le stagiaire je… bon, ce n’est peut-être pas le bon exemple à donner en ce moment.
La salope. Mais… Elle me connaît… Donc moi aussi…
Le petit rire est une insulte pour moi.
Le fumier. Il reproduit avec elle le pèlerinage que nous faisons tous les ans.
Je vais… Les faire basculer par-dessus bord. Non, je ne suis pas assez forte.
Je vais… Aller chercher une scie et couper les poteaux afin que le Carrelet tombe à la mer et les ensevelisse.
Je vais…
Surtout je me cache alors que la porte s’ouvre sur le côté et qu’ils passent sur le balcon face à l’océan.
Je vais… Je ne sais pas, mais il faut que je me venge. Mais qui est cette pute qui vide mon mari et se moque de moi ?
Mais qui est cette garce ?
Sous les étoiles je vois mieux. Je m’avance pour regarder. Ça va, ils sont dans leur trip. Déjà elle s’appuie sur la rambarde et lui qui rebande déjà, l’enflure, alors qu’avec moi…, s’installe derrière elle.
Mais je la connais. Oh, je comprends. Ne bouge pas, ma petite ! Souris, je vais te prendre en photo, mieux en vidéo et j’en connais un qui va se charger de me venger.
Le temps de baisser la luminosité de l’écran et mon smartphone fixe pour la postérité cette scène. Merci à Mr Hwwww qui a équipé son dernier smartphone d’une optique parfaite pour la faible luminosité. Merci, Monsieur mon Mari, de m’avoir offert ce bijou pour mon anniversaire !
Oui, je la connais. Elle habite dans le même immeuble que moi, appartements que la nouvelle réglementation permet de proposer aux militaires. Et son mari est militaire. Militaire en activité puisqu’il est en Afrique. Je comprends l’histoire de la liaison. Le pauvre. C’est dégueulasse de cocufier un homme qui défend sa patrie. Et si la rumeur est vraie, ce dont je ne doute plus maintenant, ce ne serait pas la première fois. On dit que lors d’un retour surprise, il la découverte avec un autre et que cela s’est mal passé.
Oh, je jubile. Si la vidéo est bonne, je vais lui fournir, à ce brave soldat, de quoi obtenir un bon divorce. Elle aura tout le temps d’aller se faire baiser par qui elle veut.
Cette idée transforme ma colère en vengeance que je dois bien organiser. Oui, mon Chéri, baise-la fort, fais-la jouir ! Il se pourrait d’ailleurs que son mari te demande des comptes. Vous n’utilisez même pas de capotes. Encore une preuve que ce n’est pas un moment d’égarement, mais bel et bien une liaison de longue date.
Je pense en avoir assez. Après tout je n’ai pas à subir la totalité. Je vérifie juste que c’est net. Oh que oui ! on te reconnaît bien, sale pute ! Tu montres ton meilleur profil, les seins tendus, la croupe offerte. Toi aussi, Pierre, il pourra voir avec quoi il est cocufié, la bite et le visage. Oh, mon Chéri, lui c’est un homme, un vrai, qui sait se battre. Ne compte pas sur moi pour te soigner.
Je vais partir. La porte du cabanon est restée ouverte. Le peu de lumière de la lune permet tout de même de voir leurs affaires.
Alors un flash dans mon cerveau ! Je ramasse tout ce qui traîne. Vêtements, téléphones y compris la clé qui est posée sur la table. Le sac de la pute est parfait. Quand ils vont voir ça, ils devraient se poser quelques questions…
Je m’éloigne sur la passerelle. Mais cela pourrait être un rodeur ! Non, je veux que mon salaud de mari sache que c’est sa femme qui est passée, qui a donc vu, qui a tout emporté avec elle et qui maintenant… Eh oui, mon Chéri maintenant qu’elle sait.
J’ai une idée. Avec son tél., j’appelle le mien et sans rien couper, je vais déposer le sien bien en évidence sur la table.
Je ferme bien le portillon et dix minutes plus tard je suis chez moi.
Un verre à la main, le cognac fait partie de notre tradition, j’écoute mon téléphone.
Bruit de fond pendant un long moment. Les enfoirés doivent baiser comme des malades. C’est autant le lieu, que mon cocufiage qui me fait mal. Pierre ne peut pas ignorer l’importance que j’attache à cet endroit. Il sait combien ce pèlerinage chaque année dans cet endroit où nous nous sommes connus la première fois et où à la seconde je me suis mise à nu, au sens vrai et au sens figuré, a de l’importance. Même la façon dont nous baisons dans cet endroit est codifiée…
Salaud ! Salaud ! Salaud ! Tu vas payer. Et toi, sale pute, je laisserai ton mari s’occuper de toi. Et s’il te pardonne encore, je me chargerai de distiller du venin sur ton compte avec s’il le faut quelques photos en preuves.
C’est de plus en plus net à mesure que la garce avance dans la cabane.
Il ne reste que le bruit de la mer. Mais la tempête doit avoir gagné le cerveau de mon mari. De longues secondes passent et puis :
La garce a du répondant.
Monsieur Huwww n’a pas menti. Le cadrage n’est pas parfait, mais le principal est bien visible. Une bonne minute où tout est dit. J’envoie la vidéo.
Il ne faut que cinq minutes pour qu’il me rappelle.
Et je raccroche.
Et je ne réponds pas à son appel.
Encore et encore.
Enfin il abandonne.
Je vais me coucher. Mais la nuit est peuplée de cauchemars. Je les vois se moquer de moi et baiser sans fin d’une bite infatigable avec cette femme qui se moque de moi en disant : « regarde comme il me baise bien… Pas toi… Tu es trop vieille… »
Le jour se lève. J’envoie un SMS :
Il appelle, mais je ne réponds pas.
« Seulement par SMS. »
« Habituer à quoi ? »
« Tu sais très bien. La séparation. Lorsque son mari va apprendre la nouvelle, tout va changer… »
« Allons Pat, tu ne peux pas faire ça. Tu te rends compte des dégâts ? »
« Il fallait y penser avant. »
« Patricia, allons, tu vas foutre sa vie et la mienne en l’air. »
« Non, c’est elle et toi. Moi je ne suis que la messagère. »
« Viens me chercher il faut qu’on parle face à face. »
« Non. Profitez bien ! Va la baiser. Peut-être qu’elle est déjà en train de te pomper ou qu’elle te chevauche… »
« Pat, bien sûr que non. »
« Pourtant j’ai bien entendu que tu la satisfaisais… Ce n’est pas comme moi… »
« Je m’excuse. »
« Cela ne suffit pas. »
« On fait quoi alors ! »
« Profitez bien ; le soleil arrive. Ils annoncent très chaud. »
« Tu peux pas nous laisser comme ça. »
Je ne réponds plus. Je tiens ma vengeance, du moins un début. Ils sont coincés sur le Carrelet, sans la clé, sans habits. Il va faire chaud.
« Pat s’il te plaît il fait très chaud et on n’a rien à boire. »
« Elle peut boire ton foutre et toi sa mouille. »
Je m’étonne de ces paroles crues qui ne me sont pas familières. Jamais je ne pourrais le dire en face, mais le SMS et la colère toujours en moi, me le permet.
Il ne répond pas.
Mais régulièrement il demande que je les délivre. Il me menace même d’appeler la police, menace à laquelle je réponds par un :
« Alors notre séparation deviendra officielle et le mari de ta pouffiasse pourra constater son cocufiage dans les journaux. Ça devrait lui plaire ! »
Ma réponse porte ses fruits. Les heures passent avec juste la même demande et puis :
« Tu te rends compte de ce que tu nous fais ? Rien à boire, ni à manger. Pas de toilettes. C’est pire qu’une prison. »
Il a raison. Je sais. Ce n’est pas moi ! Il faut que je réagisse. Ma vengeance ne peut continuer ainsi.
Ils m’entendent arriver. Il fait chaud dans la baraque. La Monia a perdu de sa superbe. Elle ne cherche même pas à cacher sa nudité. La seule chose qui l’intéresse, c’est la bouteille d’eau que je lui tends. J’ai un peu honte.
Un short pour Pierre.
Sa robe pour elle.
Je montre mon smartphone et continue :
Dans un geste de dépit, elle cherche à me prendre mon appareil.
Je vois à son regard qu’elle est vaincue. Je me fais l’effet d’une « salope perverse » de la torturer ainsi, mais c’est si bon ! De toute façon, j’ai bien réfléchi, je ne montrerai pas cette preuve. Juste une menace pour la sentir dans ma main. Moi, la coincée…
Pas un mot dans la voiture.
Mon mari part vers la douche. Je dirige la garce vers la chambre d’amis.
Quelques minutes plus tard, ils réapparaissent.
Je suis leur ballet silencieux. Pierre qui cherche dans le frigo et qui en silence pose diverses choses sur la table. Il va sortir du vin, mais je dis :
Penaud, il repose la bouteille. Ils mangent en silence, sentant mon regard. Lui s’est changé. Elle, a toujours sa robe. Elle est nue dessous. Je ne sais pour elle, mais moi dans sa position je me sentirais démunie sans sous-vêtement devant la femme de mon amant et dans ma position.
Ils ont terminé. Ils attendent.
Je sais pourquoi il veut me voir en tête à tête. Sans la présence de sa maîtresse, il pourrait essayer de m’attendrir, alors qu’avec elle devant mes yeux, c’est impossible.
La pièce est inondée de la lumière du soleil couchant. Mon Dieu, je les ai laissés tout ce temps. Je m’étonne de tant de dureté. Mais c’est fait.
Évidemment il devait s’attendre à ce genre de question. Au moins, c’est le signe que tout n’est peut-être pas perdu entre nous, sinon quelle importance ?
Monia s’immisce dans la conversation.
Je plaisante, mais c’est pour ne pas pleurer.
Je me surprends à reconnaître qu’une femme peut avoir des besoins. Mais je sais que c’est vrai, au moins pour certaines. J’en fais partie et les « absences » de Pierre ont été mal compensées par les sex-toys. L’intermède stagiaire en est la preuve flagrante. Mais ça, je ne peux pas en parler.
Elle se met à pleurnicher.
Elle se tait, regardant Pierre avec des yeux de merlan frit.
Elle pleurniche. Ah elle fait moins la maligne ! Ce n’est plus la traînée qui se moquait de moi.
Mais à quoi ils jouent ?
Je ne sais pas ce qui me prend, peut-être la peur qu’un jour Pierre revienne avec un enfant, alors que moi je ne peux pas en avoir.
Le rire est jaune, comme on dit, mais spontané.
Je ne me reconnais pas. Ce n’est pas mon genre de parler si crûment de ces choses-là. Pierre me regarde avec des yeux de merlan frit. Décidément, il découvre une autre Patricia. Mais merde je ne vais tout de même pas me laisser faire par une jeune catin pareille.
Oh, ce qu’il ne fallait pas dire. Voilà que mon mari veut me donner des leçons de savoir-vivre.
Ça me plaît bien de rappeler que quelque part un homme risque sa peau et que sa roulure de femme ne trouve rien de mieux que de le faire cocu et en plus en piquant le mari d’une autre.
Un long silence. Tous deux se taisent. Je ne vois pas comment ils pourraient contredire ce que je viens de déballer. Et puis :
Elle hésite. Je devine ce qu’elle veut.
Voilà encore une façon de parler qui choque autant par les paroles que ce qu’elle signifie. Je reprends.
Me vient alors une idée, que les lecteurs grincheux et septiques diront totalement irréaliste… La situation, la conversation, le Carrelet transformé en prison et ma maison en « confessionnal » ? Tout cela n’est-il pas surréaliste ? Alors un peu plus, un peu moins.
Je fais alors ce que j’ai déjà fait de nombreuses fois, mais évidemment jamais devant un ou une spectatrice. Et cette spectatrice, c’est la petite pute de mon mari ! Celle qui me trouvait « coincée » et qui ne connaissait que « la missionnaire » .
Ma petite robe dévoile un corps dont je suis encore assez fière. Aucune maternité ne l’a transformé et j’en prends bien soin. Que s’il refuse de porter un enfant, au moins qu’il me fasse honneur, à moi et à mon mari. Mon mari qui jusqu’à ce jour m’a aidée à l’entretenir et lui enseigner tout ce qu’il pouvait recevoir et apporter de plaisir.
Mon soutien-gorge et ma petite culotte sont blancs. Ils tranchent sur le bronzage que j’ai eu tout le temps de « travailler » pendant l’absence de Pierre. Notre jardin permet de nous mettre nus et cela atténue les traces des deux-pièces portés sur la plage.
Mes seins sont plus lourds, mes hanches plus arrondies que la Monia, mais cela fait son charme.
Je sens ce compliment un peu forcé, pas vraiment naturel et pas accompagné comme presque toujours de baisers et de caresses. Si je ne fais rien, je vais avoir l’air ridicule et la petite pute sera la vraie gagnante, même si elle part, même si mon mari reste et l’oublie. Une honte pour la vie.
Je fais comme ça ! Je fais comme si !
Son short est une piètre barrière. Le slip suit. Il est nu, assis sur le canapé. Combien de fois avons-nous joué à ce jeu ? Dans cette maison, dans le jardin, dans MON Carrelet, parfois au détour d’un chemin. Les quinze premiers jours de vacances sont toujours un feu d’artifice…
Son sexe est flasque. Une seconde, je me demande s’il ne m’a pas menti et s’ils n’ont pas baisé pendant toute la journée ou bien que la présence de sa traînée le bloque.
Non. Merci, mon Dieu, dès que je le saisis entre deux doigts, je le sens vivre. Je parle de sexe bandé et c’est bon de le prendre dans sa bouche, mais je préfère encore un sexe au repos. Petite chose parfois flasque, parfois parcourue par un désir qui va le faire gonfler, mais encore assez petit pour pouvoir le prendre totalement en bouche.
Alors il suffit de laisser faire. La chaleur et la salive lui procurent une vaillance qui le fait se développer. Il gonfle, se tend, cherche à repousser les parois de sa prison, le gland avançant vers la gorge, la hampe repoussant les bourses. C’est à la fois dur, mou, souple, chaud et parfois odorant lorsque la peau ne recouvre plus le sillon et que l’odeur est libérée. Évidemment pas de ces odeurs comme le souvenir désagréable de ma jeunesse où les mecs ne faisaient pas toujours leur toilette avec soin, mais celle d’une peau fraîchement lavée.
C’est un jeu à trois. Quoique le mot « jeu » ne soit pas le mieux choisi pour expliquer l’échange de regards. Celui, classique du mec qui regarde celle qui le suce cherchant dans ses yeux le reflet du plaisir ou mieux encore celui de l’envie et du vice. Mais à cet échange vient s’ajouter celui de la catin qui est à l’écart et qui a le couple devant elle. Mais aussi les regards de coin, celui de mon mari vers sa catin et le mien qui, discrètement, surveille que la femme suive bien ma démonstration.
Oui, démonstration, car si j’ai été cocufiée et trahie, je ne supporte pas qu’en plus j’aie été rabaissée dans ma sexualité et mes capacités d’épouse à être aussi bonne aimante.
Tu vas voir, petite conne, si je ne sais pas sucer mon mec. Tu étais à peine née que déjà je suçais des bites avec les compliments des gars. Regarde bien.
Regarde comme je le gobe bien.
Regarde comme je couvre sa queue de salive.
Regarde comme je sais gober ses couilles en soulevant son mandrin pour me laisser la place.
Oui, regarde et écoute. Tu entends ?
Tu entends le bruit de la salive que je brasse en m’activant par de profonds va-et-vient.
Tu entends aussi cette respiration qui s’accélère. Ces soupirs que Pierre essaie de retenir. Il sent ta présence et a un peu honte de se laisser pomper si habilement. Mais il ne peut pas. Oh que non.
Je le connais mon mec. Je sais ce qui lui plaît. Des années de fellations. Je vais le faire cracher.
Voilà, il frémit. C’est comme une tension de plus avant la libération.
Consciencieusement mes lèvres forment un barrage à ce que ma bouche reçoit. Et puis pour bien te montrer toi qui regardes, elles s’entrouvrent pour laisser suinter du foutre qui coule le long de la lampe, foutre que je me charge d’aller récupérer en gobant la presque totalité du vit.
Je le connais mon mari. Avec un peu de chance, il va réagir comme avant, avant que tu l’épuises, sale garce, et qu’il me revienne à peine capable d’une érection et encore !
Oui, malgré ta présence, il ne faiblit pas. À moins que ta présence l’excite un peu ? Après tout, il a deux femmes devant lui et son épouse n’est pas la dernière à lui montrer, ne serait-ce qu’une dernière fois, qu’elle sait le faire jouir.
Il bande toujours. Merci mon Dieu. Je parle de celui qui bénit les unions et pas celui qui met le feu au cul de toutes ces garces qui s’attaquent aux maris des autres.
Il bande. Et je me lève pour aller me prendre sur lui.
Malgré les circonstances si particulières, je le sens avec plaisir m’envahir.
Regarde à nouveau celle qui ne « connaît que la missionnaire » .
Regarde comme je sais onduler sur ce mandrin bien dur.
Regarde comme je sais monter et descendre sur lui. Tu vois comme sa queue brille de mes sucs.
Regarde-le, ton amant, les yeux fermés, le nez pincé, une grimace sur les lèvres. Ne t’y trompe pas, ce sont les marques du plaisir.
D’ailleurs il t’en apporte la preuve. Vois comme il me soulève tel un fétu de paille et me repose avec douceur sur le canapé pour me prendre à son tour, à son rythme. Tu reconnais ses mouvements. Il est aussi vaillant avec toi, je n’en doute pas, mais après tant d’années de mariage crois-tu qu’il le serait encore ?
C’est bon. Putain, que c’est bon ! J’ai lancé ce défi à mon mari un peu sans réfléchir, mais je suis étonnée de ce résultat. Je pensais tout contrôler comme depuis que je les ai enfermés et punis. Mais je vois bien que mon mari ne fait pas semblant pour chercher, sinon mon pardon, au moins montrer qu’il me désire encore. Le pire, c’est le regard de sa pute de maîtresse. Elle regarde. Oui, elle regarde, non pas la colère dans les yeux, mais avec un intérêt qui n’est pas feint. La salope apprécie le spectacle. D’accord, mon mari n’est pour elle qu’une bite dont elle se sert pour satisfaire ses besoins, mais tout de même !
Merde, je sens mon plaisir venir. Il vient de loin. Il s’annonce. Sans même réfléchir mon corps se cambre, cherchant que le mandrin le possède un peu plus, frotte autrement.
J’entends et je sens dans mon cou la respiration de Pierre. Lui aussi s’approche de la conclusion. Nous sommes souvent synchrones, c’est comme un lien sensuel qui s’est tissé au fil des années.
Il jouit et inonde ma grotte.
Pierre a roulé sur le côté. Le silence devient pesant. L’autre est toujours là qui nous regarde et attend.
Je n’aime pas son petit sourire. J’ai l’impression que loin de l’impressionner ce que j’ai demandé à mon mari et que nous avons fait lui a redonné de l’assurance.
Je n’aime pas non plus le visage de Pierre qui affiche comme de la satisfaction.
Finalement, j’ai été à côté de la plaque. J’ai voulu montrer à l’autre pimbêche qu’elle n’était qu’une maîtresse et que mon mari me désirait encore.
Mais quel homme n’aurait bas bandé alors que je le suçais ?
Et elle, qu’est-ce qu’elle en a à foutre que son amant baise une femme, même la sienne ?
J’ai raté mon coup. Je me suis donnée en spectacle. Je ne peux tout de même pas rester sur cet échec. La laisser partir même avec la menace de la vidéo. Me retrouver seule avec cet homme qui m’a trahie, mais que je n’imagine pas quitter ma vie.
Et puis une idée jaillit. Une transgression ! Mais une de plus ! Après tout j’ai enfermé et presque affamé les amants.
Je retrouve le mordant avant mon erreur. Ils me suivent. Je les emmène dans notre chambre.
Ils s’exécutent.
Elle hésite à répondre.
Elle hésite encore. Et puis après un regard à celui qui est assis, nu, à côté d’elle.
C’est comme une libération.
Je ne termine pas ma phrase. Je me dirige vers l’armoire et en sors un sac en tissu. Lorsque Pierre le voit, je suis sûr de le voir blêmir. Il se lève.
Mon ton lui montre que la Patricia bafouée est de retour.
Monia me regarde comme elle suit des yeux ce que je sors du sac de tissu.
C’est presque drôle de la voir le découvrir et manifestement comprendre son usage.
Sa voix est faible.
Elle regarde son voisin, mais se retourne vers moi pour dire :
Elle regarde à nouveau vers son voisin. Pierre qui manifestement ne sait plus où se mettre.
Eh oui, mon Chéri, pensai-je ! Ta maîtresse vient de comprendre que nous avons des jeux autrement plus transgressifs. C’est petit à petit que ton envie s’est cristallisée vraiment. Pendant longtemps tu appréciais que je te doigte le cul pendant que je te pompais, déclenchant par la caresse sur ta prostate une érection particulière, concrétisée par des éjaculations mémorables. Je me souviens encore très bien du jour où, sans avoir l’air d’y toucher, tu avais dit après m’avoir copieusement labouré le cul : « Tu crois que les hommes aussi sont sensibles par ce chemin ? » J’avais tout de suite traduit par « Et si j’essayais aussi ? » Alors d’un doigt, j’étais passé à deux et quelques jours après je t’avais enfilé mon plus petit gode. Et de petit, à plus gros, tu as fini par acheter ce gode-ceinture qui, je dois dire, nous donne entière satisfaction. Il est loin le temps où tu minaudais lorsque je te proposais cette possession. Te prendre par le cul est devenu un classique. Enfin je veux dire jusqu’à ce que tu rentres vidé par ta pute de Monia.
Je m’étais dit que les vacances allaient aider à retrouver nos plaisirs et j’avais apporté nos jouets, en particulier celui-ci.
Personne ne bouge.
Il pourrait refuser. Mais le regard suppliant que lui lance sa maîtresse le retient et il baisse la tête.
Vaincue, elle enlève sa robe. Elle est nue dessous. Évidemment, car je n’ai pas rendu ce que j’ai piqué dans le Carrelet.
Il est vaincu. La mine d’un chien battu il suce sans entrain la petite extrémité. Je le récupère et le donne à la fille. Elle le glisse en elle et je l’aide à l’attacher.
C’est une vision étonnante, dérangeante. Bien entendu, plus d’une fois, je me suis vue avec ce truc qui se tient droit, horizontal, mandrin noir dont la forme imite parfaitement une bite d’homme. Homme noir en l’occurrence. Je n’ai jamais osé demander à Pierre si son choix de couleur avait une signification ou si uniquement ce modèle était disponible.
Mais sur elle, cela fait totalement artificiel…
Et puis une soudaine lassitude me saisit.
Que suis-je en train de faire ?
Ça, une vengeance ? Non, de l’acharnement. La volonté de rabaisser. Il suffit de les regarder, prisonniers de ma promesse.
Alors sans vraiment réfléchir, je quitte la chambre en disant :
Je m’effondre dans un fauteuil du salon.
Deux minutes et la fille me rejoint. Elle s’est rhabillée et tient le gode dans la main.
Je la regarde. C’est moi maintenant qui suis vaincue. Je me lève, prends mon sac, en extrait une carte SD, lui donne et devant elle manipule mon téléphone pour effacer la fameuse vidéo.
Un silence. Elle attend toujours.
Je l’emmène dans l’autre chambre où j’ai tout posé. Je détourne le regard alors qu’elle met ses sous-vêtements. La vraie Patricia est de retour.
Elle me suit sans un mot vers la sortie. Je vais ouvrir la porte d’entrée.
Je me retourne silencieuse.
Je ne réponds pas. Quoi dire ? Que mon ennemie reconnaît que je suis une adversaire à sa taille ? Et alors ?
J’ouvre la porte.
Elle franchit le pas.
Je vais refermer, mais elle se retourne, pose son sac et sans que je ne voie rien venir m’enlace et pose un baiser sur mes lèvres. Je suis tellement sidérée que je ne réagis pas. Pense-t-elle que j’apprécie cette étreinte pour pousser sa langue et forcer le passage de mes lèvres ? C’est ce qu’elle fait.
J’ai honte que dans un réflexe ma langue aille retrouver la sienne. Heureusement pas dans une bataille, preuve d’une envie, mais plus par habitude.
Enfin elle me laisse. Je n’ai pas bougé.
Bien entendu je ne réponds pas. Mon cerveau a bien du mal à comprendre le sens de ses paroles. Pourtant c’est évident…
Et elle part, me laissant en plan, comme une idiote.
Ai-je bien compris ? Mais oui, elle a été assez claire. Après le mari, elle propose de se faire la femme. Putain, mais quelle fille !
Je reviens dans la chambre. Pierre est assis sur le lit, toujours nu. Nu comme moi d’ailleurs qui n’ai même pas pensé à mettre un peignoir ou autre chose.
En me voyant, il se lève.
Mais il insiste. Lui aussi se colle à moi. Décidément je suis un aimant… Oh que je suis drôle… Un aimant qui attire un amant… après avoir attiré la maîtresse…
Il m’enlace. Mais lui ne cherche pas à m’embrasser. Il me demande juste :
Un long silence où ma main libre, l’autre tenant le gode que j’ai ramené pour le ranger, se pose contre son dos. Il prend ce geste pour un encouragement.
Il recule, soudain inquiet.
Il sourit.
Pierre soudain sérieux :
Je vois bien l’inquiétude dans ses yeux ? L’inquiétude ? Non, de la curiosité plutôt !
Il semble découvrir que je tiens toujours le gode-ceinture dans la main. Il me le prend.
Il part vers la salle de bain. J’entends l’eau couler et il revient.
Il est face à moi. Ses yeux brillent. Je le vois porter le gode vers sa bouche, se saisir du plus petit, celui que je porte normalement. Il le suce, le gobe, l’enduit de salive. Rien à voir avec sa prestation de tout à l’heure. J’y vois de l’envie, de la perversité.
Il se penche, s’agenouille. Le petit mandrin trouve se place facilement. Il n’est pas très long, juste une « bite d’ancrage » qui participe à la rigidité de l’ensemble. Les sangles trouvent leur place.
Mon mari me prépare comme jamais il ne l’a fait. Au fil des mois, cette pratique était devenue banale, mais jamais avec une telle intensité dans la préparation.
Le miroir me renvoie une image familière même si elle avait disparu depuis tout ce temps où…
Il se dirige vers ses affaires et en ressort avec un… Oui, un martinet.
Il me le donne. Le manche est en métal. Sa forme est une invitation avec la boule à son extrémité et le reste ondulé. Les lanières ne sont pas en cuir, mais en tissu. Je ne peux m’empêcher de penser que mon mari veut bien qu’on le fouette, mais tout de même pas trop fort. J’avais bien remarqué que lorsque je lui avais claqué les fesses, pour plaisanter, il n’avait pas protesté. Mais pas à ce point…
Le voici qui s’installe sur le lit. À genoux, les fesses bien en évidence, le dos plat, les bras tendus, les mains sur le drap.
C’est troublant. D’habitude lorsqu’il s’installe ainsi pour que je le prenne c’est après un long moment de câlineries et souvent après m’avoir possédée et fait jouir. D’une certaine façon, se faire enculer par le gode est une récompense pour « service rendu » . Mais là, c’est autre chose. Je comprends que Pierre cachait au plus profond de lui cette envie de se faire punir, de se faire dominer, sorte de parenthèse dans notre vie de couple, moment où il voulait se livrer tout entier à sa femme. Au moins j’avais ce privilège et l’autre pimbêche n’avait eu que le Pierre d’apparat.
Te punir ? Mais oui, pourquoi pas. Mais ne te fais pas d’illusion, j’ai aussi d’autres moyens. Tu verras bien.
Eh oui, cher mari, même des lanières de tissus, si elles sont appliquées avec toute la rage d’une épouse bafouée, peuvent faire mal.
Ton Ahhh faiblit à mesure que je te frappe. Pourtant tes fesses rosissent. Tu dois t’habituer. Peut-être même que tu apprécies. Cochon ! Pervers !
Tu bandes. Je vois bien entre tes cuisses, que tu as écartées sans que je n’aie besoin de le demander, que ta bite pend. Elle pend non pas comme une petite chose molle et fragile, mais comme une tige dure que son propre poids entraîne.
Cochon. Tiens prends. Encore. Encore. Tiens, je n’entends plus de « Ahhh », mais des soupirs. Serais-tu si pervers que le plaisir remplace la douleur ?
Je lui tends le manche pour qu’il le suce. S’il a choisi ce martinet, c’est qu’il avait une idée derrière la tête.
Mais cette idée prend place, derrière, dans son derrière que le bout arrondi écarte et laisse passer. La tige cannelée progresse sans effort.
Il gronde. Oui, tu peux te laisser aller. Le manche est un gode vicieux. Enfoncé jusqu’à la garde, le manche, englouti dans un cul devenu vorace, laisse pendre les lanières. Tu as l’air ridicule, mon pauvre Chéri. Si j’avais mon smartphone avec moi, je ferais une photo qui pourrait te ridiculiser aux yeux de tous. Que penseraient tes amis, ta famille de te voir ainsi, un manche dans le cul et des lanières qui en pendent.
Ridicule, mais aussi presque touchant. Tu me confies ce que ton imagination a construit, ce fantasme, cette envie de n’être qu’un jouet entre mes mains. Moi, ta femme, ton épouse depuis… et que tu as trahie.
J’enlève le manche que je laisse tomber au sol. Son anus reste entrouvert, preuve que son maître est en manque. Mais je vais y pourvoir.
Le gode est plus gros, plus lisse, plus sombre, noir comme la corolle qui te sert d’anus.
Voilà le « Ahhh » de retour. Il faut dire que je t’ai enculé d’une seule poussée, sans précaution. Après tout, si tu aimes qu’on te domine… Alors…
Alors… Je vais et je viens… Dans le creux de tes reins… Brigitte, tu étais si belle et si sensuelle lorsque tu accompagnais celui qui ne pouvait n’être que ton amant dans cette chanson érotique…
C’est bon. Oui, c’est bon cette puissance de posséder son homme, de l’enculer profond, d’en faire jaillir des soupirs des « encore » des « c’est bon » que d’habitude c’est moi qui exprime.
Il a posé sa tête sur le drap. Il se branle pendant que je lui laboure le cul. Il va me salir les draps… Il fera la lessive…
Et puis…
Combien de temps il faut pour recevoir une commande par le net ? Un autre gode-ceinture… Un gode que je pourrais…
Tu craches ton jus, mon cher mari, mais moi aussi je jouis. Le petit gode. La bosse sur la ceinture qui frotte sur mon bouton. Mais aussi et surtout cette vision…
Toi comme tout de suite avec Monia qui te prend par ton petit trou.
Et moi avec un autre jouet qui encule ta maîtresse…
Ce serait pas mal. Une belle vengeance… Quoiqu’on pourrait plutôt penser à du plaisir, de la jouissance… À trois…
Et pourquoi pas ?
Demain, j’appelle Monia. Je verrai bien comment c’est, avec une femme. Ensuite, on verra…