| n° 19241 | Fiche technique | 21186 caractères | 21186 3553 Temps de lecture estimé : 15 mn |
13/10/19 corrigé 05/06/21 |
Résumé: Pour sa première rentrée des classe en tant que prof, la jeune Viviane va devoir prendre sur soi pour trouver à se loger, mais cela n'a pas que des inconvénients. | ||||
Critères: #fantastique #initiation f ff hplusag bizarre bain cérébral fmast cunnilingu | ||||
| Auteur : Virgin'Swordx Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Le manoir aux fleurs Chapitre 01 / 06 | Épisode suivant |
À vingt-trois ans, Viviane était un peu anxieuse. C’était le début d’une grande aventure qui commençait pour elle. Brillante étudiante, elle venait de décrocher son agrégation de lettres modernes et elle avait reçu son affectation dans un prestigieux lycée d’une petite ville en bord de mer.
Elle profitait des vacances d’été pour chercher un logement. N’ayant pas encore commencé à travailler, et malgré la preuve qu’elle serait en poste dès la rentrée dans l’établissement le mieux côté de la cité, les loueurs faisaient grise mine quand elle se présentait. Les modestes moyens de ses parents ne leur permettaient pas d’apporter une garantie suffisante en raison des prix pratiqués dans cette station balnéaire réputée.
Elle commençait à désespérer, car elle se voyait mal commencer l’année en résidant dans un mobil-home de camping avec la mauvaise saison qui approchait à grands pas. Une de ses futures collègues qui l’accompagnait dans sa quête lui parla d’un homme un peu excentrique, d’un âge indéfinissable possédant un manoir dominant la ville. Il était très solitaire, même si on rapportait qu’il organisait régulièrement des soirées privées dont les invités étaient triés sur le volet. On apercevait alors un discret ballet de berlines luxueuses arrivant de partout. Ses hôtes restaient quelques jours et repartaient aussi discrètement qu’ils étaient arrivés.
Elle ne raconta pas à sa nouvelle collègue qu’elle le côtoyait encore, car elle était la maîtresse d’un de ses assistants.
Marie lui donna les coordonnées de cet homme afin qu’elle puisse l’appeler.
Les deux femmes se séparèrent et Viviane se permit de traîner un peu dans le centre-ville avant de rentrer afin de se familiariser avec son atmosphère qui la changeait de celle de la mégapole où elle avait passé sa jeunesse. Elle regagna son mobil-home tard dans la soirée après profiter du coucher de soleil sur le port.
Il était presque minuit lorsque son téléphone sonna, c’était le Professeur Van Dyck qui acceptait de la recevoir et il lui fixait un rendez-vous pour le lendemain soir pour neuf heures et demie en lui recommandant d’être ponctuelle. Elle fut étonnée de l’heure tardive et se demandait ce qui pouvait motiver un homme seul à recevoir une jeune femme à ce moment de la journée. Mais ce qui la troublait le plus, ce n’était pas l’horaire, mais la voix chaude et envoûtante qui lui avait parlé. Elle essayait d’imaginer le personnage qui se cachait ainsi, un seigneur de la nuit. Elle se souvenait de ces romans fantastiques qui la faisaient rêver adolescente, ces créatures nocturnes semi-humaines, vampires, loups-garous, démons et autres sorciers ou nécromanciens. Revenant à la réalité, elle rigola d’avoir pensé cela en se disant : En fait ! Ce doit être un simple noctambule.
À l’heure prévue, elle arriva devant la propriété, elle sonna à la grille imposante qui ouvrit la porte en grinçant, après plusieurs minutes d’attente. En s’approchant doucement, elle découvrit la demeure plongée dans le noir hormis une lumière diaphane, indiquant que la porte d’entrée était ouverte. Elle s’avançait lentement, hésitait à entrer, intriguée. Une voix grave tire alors notre héroïne de sa torpeur. Elle franchit le seuil, elle écarta de son visage quelques insectes qui ressemblaient à des hannetons. Elle remarqua à peine la poudre bleuâtre qui l’enveloppait et elle pénétra dans un salon dans lequel se trouvait une cheminée allumée ce qui paraissait bizarre en cette saison bien agréable. Une odeur lui assaillit les narines. Une puissante odeur de musc, celle d’un homme mûr, elle fut troublée une nouvelle fois. La voix grave résonna encore et elle sursauta.
La jeune enseignante piqua un fard sous ces insinuations, elle, fraîchement diplômée. Sa respiration s’accéléra, elle se prépara à répondre sèchement. Mais un autre sentiment la parcourut. Le feu lui montait aux joues et qui lui chauffait aussi le bas-ventre. Ce ton, cette odeur lui rappelaient ce maître de conférences qui lui avait fait connaître des émotions similaires et intimes qu’elle avait tenues secrètes. Mais ne voulant pas rater cette occasion de trouver un logement, elle se retint.
La réponse fusa si vite que la jeune diplômée en fut presque gênée.
La jeune femme souffla intérieurement, soulagée. Il s’ensuivit un jeu de questions-réponses portant sur les grandes œuvres de la littérature depuis Don Quichotte, jusqu’à La Recherche du Temps Perdu en passant par les œuvres moins connues de Cyrano de Bergerac. Enfin le Comte Van Dyck prononça la phrase qui libéra la jeune femme.
Cela ne sembla pas offusquer l’homme toujours assis dans son fauteuil et dont elle n’avait toujours pas vu le visage, il reprit.
À nouveau, ce ton de voix la fit fondre intérieurement. Les nœuds qu’elle avait à l’estomac étaient descendus d’un niveau. Elle était tellement heureuse et le stress ressenti s’était mû en excitation à l’idée de pouvoir résoudre son problème de logement. Mais quelles pourraient être ces conditions si strictes annoncées ?
Le professeur Van Dyck était troublé, quelque chose chez cette jeune femme lui semblait étrange, en plus de son érudition, elle ne ressemblait pas aux autres jeunes personnes à qui il avait proposé cette chambre. En dépit de ses pouvoirs de discernement, il n’avait pas pu trouver la faille qui lui aurait permis d’imposer son autorité. Elle ne semblait pas si réelle qu’elle le paraissait. Pensif, il la regardait traverser le parc pour se diriger vers la grille.
Elle redescendit vers la ville sereine et détendue même si la forme de l’entretien avait été très particulière. À aucun moment, elle n’avait vu l’homme bouger dans le fauteuil. Elle avait deviné en contre-jour une chevelure poivre et sel et encore elle n’en était même plus certaine. En y réfléchissant, il lui semblait que cette voix provenait du fauteuil pendant leur court dialogue, mais maintenant, elle se rendait compte qu’elle avait été littéralement enveloppée par elle. Comme si elle l’avait perçue directement dans son esprit. Décidément le mystère autour de ce Professeur Van Dyck augmentait. Plongée dans ses pensées, elle ne s’était pas rendu compte qu’une voiture s’était approchée d’elle dans la descente.
Elle sursauta et reconnut le véhicule de sa future collègue et déjà amie.
Songeuse, son amie ne répondit rien et aborda d’autres sujets de discussion plus futiles.
L’angoisse de ne pas trouver de logement disparue, la jeune femme se sentait fatiguée. Elle se coucha et sans réfléchir ni comprendre pourquoi, elle s’allongea nue sous sa couette, une chose qu’elle ne faisait jamais lorsqu’elle dormait seule. Morphée la rattrapa rapidement et elle s’endormit. Elle fit alors un rêve étrange.
Elle était debout nue au milieu du salon. Elle faisait face à la cheminée. Elle était seule… Soudain sans aucun signe annonciateur, des mains se posèrent sur ses hanches. Elle sentit une présence derrière elle. Lentement, elle se retourna et découvrit un homme qui la dominait de sa stature. Elle avait le visage au niveau d’une poitrine couverte de poils grisonnants, elle voulait lever les yeux, mais geste de l’homme lui fit comprendre de ne pas chercher à le regarder. Elle voulait caresser ce corps musculeux. Les mains remontaient de ses hanches vers sa poitrine, elles lui soupesaient les seins, les doigts jouent avec les tétons. Elle se sentait fondre.
D’un geste ferme, il lui fit comprendre qu’il désirait qu’elle s’agenouillât. Maintenant, elle découvrait un sexe devant ses yeux. Une main approchait son visage de ce membre. Elle savait ce qu’elle devait faire. Elle le prit entre ses lèvres. La vigueur de l’homme se réveillait et après quelques minutes de cette caresse buccale, il la releva et lui demanda de se tourner, de se mettre à genoux sur le fauteuil face au dossier. Il lui écartait les cuisses et elle sentit le vit entre ses fesses. Lentement, le gland explorait l’espace entre ses cuisses et se présenta devant la grotte d’amour prête à l’accueillir. Il entra doucement en elle et commença à aller et venir. Elle se laissa aller et son corps réagissait. Les mains lui pétrissaient les seins, elle sentait la puissance de l’homme dans son dos et en elle. Elle savait qu’elle ne pourrait pas retenir le plaisir qui monte en elle.
Traversée par un orgasme fulgurant, elle jouit en criant en même temps qu’elle sentit l’homme se répandre en elle.
Un rayon de soleil vint lui chatouiller le visage, elle se réveilla luisante de sueur. Elle se dressa dans son lit et regarda partout autour d’elle. Elle avait l’impression de sentir du sperme s’écouler entre ses cuisses.
Quel rêve ! C’était si réel !
Elle ne savait pas que l’influence du Comte avait déjà commencé à faire son effet sur elle.
Encore sous le choc, elle se rendit dans la salle de bain pour prendre une douche et se calmer un peu avant de prendre son petit-déjeuner. Elle avait une journée chargée, elle devait se rendre dans son futur lycée pour y rencontrer la directrice et ensuite Marie lui avait promis de lui faire visiter quelques sites historiques de la région. « Profitons des quelques jours de congés qu’il nous reste ! » lui avait-elle dit la veille en la laissant devant l’entrée du camping.
Au matin, Viviane venait à peine de finir son petit-déjeuner que Marie frappa à la porte du mobil-home.
Elle sortit de la salle d’eau nue sous sa serviette de bain.
Elle passa devant son amie qu’elle embrassa avant de rentrer dans la chambre pour passer une robe sans fermer la porte pour pouvoir l’entendre et lui répondre.
Marie put entrevoir les formes voluptueuses de son amie quand elle enfila ses dessous. Elle en fut troublée, mais ne dit rien quand Viviane sortit de la chambre vêtue d’une petite robe d’été qui tout en restant sage laissait suggérer un corps fait pour le plaisir.
Après de longues minutes au milieu de la campagne, elle obliqua sur une petite route qui s’enfonçait dans un bois de chêne. Elles s’arrêtèrent au milieu de la forêt et l’historienne guida sa compagne sur le sentier qui les menait aux ruines. Elle découvrit un ensemble de murs, de colonnes en pierre de taille plus ou moins grosses.
D’après les archéologues, il s’agirait d’un sanctuaire néolithique transformé en temple par les Romains puis qui est devenu un ermitage, abandonné pendant la Grande Peste qui a ravagé l’Europe au Moyen-Âge.
Viviane frissonna et se retourna.
Elle s’approcha de son amie et elle lui posa une bise sur la joue et lui murmura à l’oreille :
Malgré ces propos, elle était mal à l’aise. Elles poursuivirent leur visite, Marie expliquait l’histoire du site, les légendes qui l’accompagnaient. En particulier, celle que lui avait rapporté le Professeur, à certaine période de l’année, ce serait un point de passage entre les mondes. Si les rituels étaient respectés, des démons pouvaient passer et venir choisir des épouses parmi les femmes humaines pour se reproduire.
Elles finirent leur visite en prenant un repas frugal au restaurant qui jouxtait le monument puis elles se dirigèrent vers l’étang pour y passer un après-midi de farniente au soleil.
Seules au bord de l’eau, elles étaient allongées en maillot de bain et continuaient leur discussion, c’est la première fois qu’elles passaient autant de temps ensemble.
Viviane se mit sur le ventre et de douces mains commencèrent à enduire son dos de crème. Elle ferma les yeux et ne dit rien quand Marie dénoua le haut de son maillot pour mieux couvrir la peau. Elle se détendait même si son esprit était toujours occupé par les fameuses conditions de son futur logeur. Elle sentit alors un baiser se poser au bas de sa colonne vertébrale. Elle se retourna.
Elle n’était pourtant pas particulièrement attirée par les femmes, mais le sourire éclairant le visage de Marie la convainquit de se laisser faire. Elle posa sa main sur sa cuisse et tendit ses lèvres vers le visage de son amie. Les deux femmes partagèrent un baiser passionné tandis que leurs mains commencèrent à explorer leur corps en manque de tendresse depuis trop longtemps. Elle souleva le bassin quand elle sentit son bas de maillot glisser sur ses cuisses et elle se retrouva nue. La bouche de Marie trouva rapidement le point qui faisait chavirer Viviane. Après le rêve de la nuit, c’était la seconde fois qu’elle atteignait le septième ciel aujourd’hui. Cela ne lui était encore jamais arrivé. Elle reprit ses esprits et entreprit de rendre lui rendre la pareille. Guidée par son amante, elle trouva les bons gestes rapidement et au bout de quelques minutes, les deux femmes rassasiées se reposaient sur l’herbe.
La fin d’après-midi arrivant ensuite rapidement après d’autres moments d’intimité et de plaisir, elles finirent par se rhabiller pour rentrer.
Viviane rougit en baissant la tête.
Elles arrivèrent au camping après s’être amusé à se raconter leurs diverses expériences amoureuses et les qualités et les défauts hommes quand ils faisaient l’amour et se moquer de ceux qui fiers de la taille de leur engin, ignoraient le mode d’emploi d’un corps féminin.
Le cœur battant, après cette journée passionnante et riche en émotions de toutes sortes, Viviane regagna son mobil-home.
À l’intérieur l’attendait une enveloppe posée sur la table. Une odeur la troubla, car c’était la même que dans ses souvenirs de son rendez-vous nocturne. De nombreuses questions l’assaillaient : comment cette lettre s’était-elle retrouvée là ? Qui l’avait amenée et comment était-il entré ? Était-il encore présent ? La porte et les fenêtres étaient bien fermées quand elle était arrivée et il n’y avait aucune trace d’effraction.
Elle prit le pli, la matière était noble, le grain de l’enveloppe était agréable au toucher. Fébrilement, elle décacheta le sceau de cire rouge orné d’armoiries inconnues de Viviane. Elle était aussi excitée que lors de la réception de son courrier de validation de son agrégation. Ce soir-là, elle était tellement heureuse de sa réussite qu’elle n’avait pas hésité à profiter pleinement du coup d’un soir qui l’avait laissée sans voix au matin, ivre de plaisir. Elle se souvint alors que cet homme portait un parfum très proche de la fragrance de ce courrier. Un signe ?
Elle put lire les phrases suivantes :
Mademoiselle,
Après avoir réfléchi à votre demande, j’ai décidé d’y émettre un avis favorable.
Cela me permet de vous faire l’offre suivante que vous êtes libre de refuser, mais sachez que toute acceptation ne pourra faire l’objet d’un retour en arrière sans conséquences importantes.
Viviane s’arrête un moment pour peser ces mots pleins de double sens. Elle est troublée, car cela lui rappelait le ton de son maître de chaire à l’Université. Elle reprit sa lecture.
La proposition est la suivante : vous disposerez du logement de mon ancienne domestique qui comprend les pièces suivantes :
- — une chambre,
- — une cuisine,
- — un petit salon,
- — un petit cabinet de toilette, sur le palier accessible par la porte de service.
Par contre en échange de ce logement j’impose les choses suivantes de ma locataire :
- — discrétion,
- — allées et venues par la cour arrière, en aucun cas par la porte principale.
- — interdiction de recevoir, sous aucun prétexte.
- — interdiction d’user de la porte de service pour un autre motif que l’accès au cabinet de toilette,
- — respect le plus strict de l’intimité du propriétaire,
- — à cela, il faudra ajouter quelques services rendus (courses, dépôt de courrier…) compte tenu que vous vous rendrez en ville pour votre travail.
C’était la meilleure pensa Viviane.
Voilà qu’il me prend pour une vulgaire femme de chambre et pourquoi pas sa soubrette tant qu’il y est, le vieux pervers. Je ne vais pas m’enfermer dans ce cloître tout de même, j’ai besoin de vivre !
En colère, elle ne faillit pas lire le reste du courrier.
Comprenant parfaitement que mes conditions peuvent être extrêmement sévères le montant du loyer sera fixé à …
Elle n’en crut pas ses yeux en lisant le montant et elle dut le relire plusieurs fois pour être certaine du chiffre. Ce loyer était bien en dessous des tarifs prohibitifs pratiqués dans la région.
Cette offre vaut pour une semaine, après quoi elle sera nulle et non avenue.
Elle posa la lettre et commença à réfléchir. Au vu de la somme, elle pouvait bien faire le sacrifice d’un peu de liberté et satisfaire aux exigences un peu surannées du Professeur. Il ne lui interdisait pas non plus de sortir et de vivre sa vie de jeune femme.
Elle décida donc d’accepter la proposition et se demanda comment le lui faire savoir. Répondre par courrier, message sur le répondeur. Qu’est-ce qui froissera le moins la susceptibilité de son futur propriétaire ?
Après tout, nous sommes au vingt et unième siècle et ce n’est pas par ce que ce Monsieur utilise du papier vélin et cachette ses enveloppes à la cire que je dois faire de même…
Elle prit la décision de laisser un message sur le répondeur du Professeur Van Dyck pour l’informer qu’elle acceptait toutes ses conditions.