| n° 19209 | Fiche technique | 20436 caractères | 20436Temps de lecture estimé : 12 mn | 22/09/19 corrigé 05/06/21 |
| Résumé: C'est la troisième et dernière fois qu'ils se voient. Il a promis de ne pas tenter de la retrouver. Mais, pour cette dernière, il a quelque chose en tête... Et elle aussi... | ||||
| Critères: fh fhh collègues voir noculotte lingerie fellation | ||||
| Auteur : Juda | ||||
Il s’est approché dans la pénombre, elle était nue déjà. Allongée, patiente, sereine, juste vêtue d’un fin collier d’argent. Il n’a pas allumé lorsqu’il est entré. Il voulait simplement répondre à l’appel qu’il avait reçu :
Il a défait la boucle de sa ceinture, a fait glisser pantalon et slip ensemble et tandis qu’il déboutonnait sa chemise, elle s’est redressée un peu pour prendre en bouche son érection.
Le message complet disait :
« Je serai nue, j’attendrai. Nous aurons l’après-midi, la soirée, la nuit, le matin. Après, nous n’aurons plus rien. Viens me prendre. »
Il était venu. L’avait prise longuement sans préambule. Il était content de la retrouver. Il se sentait bien avec elle, se sentait bien en elle. Il avait fini de raidir dans sa bouche avant de se poser à son côté et de la regarder se positionner au milieu du lit, les mains et les genoux bien plantés pour cette prise en levrette qu’ils aimaient partager. Il l’avait à chaque fois baisée comme cela. Ils s’étaient trouvés naturellement. Leurs sexes s’étaient enchâssés sans hésitation. Il était là, elle était là, voilà. Et il savait parfaitement comment elle aimait qu’il fasse. Il la tringlait. C’était le mot juste. Elle avait compris très vite qu’il aimait prendre son temps. La première fois, son endurance l’avait étonnée.
Elle s’était trouvée sous ses coups pendant un très long moment, il lui avait semblé que depuis la dernière fois qu’elle avait regardé l’heure, il s’était passé plus d’une heure, une heure et demie sans doute. Et son rythme était saccadé comme il fallait, il allait vite, il la cisaillait, la polissait, la limait, ralentissant parfois son mouvement sans jamais freiner tout à fait. Il ne la quittait pas, ne dételait pas, ne soufflait pas. Elle en était sortie disloquée, presque esquintée. Mais totalement ensorcelée. Ils s’étaient revus une deuxième fois. La situation s’était répétée à l’identique. Plus d’une heure, avec ce rythme soutenu, avec les mêmes saccades et, pour cette fois, des petites claques sur les fesses de temps en temps : tringler était le mot juste, elle n’en avait pas trouvé d’autre.
Il avait répondu au message, il avait écrit :
« J’aimerais que tu portes un simple collier. Je ne suis pas le seul homme à qui cela plaise. »
Cette attention ne restera pas impunie. Et pendant qu’il se faisait aller en elle, il s’excita à l’idée de ces longues heures qui allaient suivre. Il accéléra son mouvement, l’écouta gémir, devina le moment où le plaisir allait lui venir complètement. La première fois, elle avait joui une fois, la deuxième fois, elle avait joui à deux reprises. Cette fois, il visait le tiercé. Ce chiffre, trois, l’avait toujours attiré.
Il ne la quitta pas non plus avant qu’une longue heure ne s’écoule, il ne rendait jamais les armes tout à fait. Le jet qu’il lui donnait en appelait d’autres. Ils viendraient en leur temps. Ils l’avaient, le temps. Jamais ils n’en avaient eu autant. Il s’était amusé, la première fois qu’ils s’étaient retrouvés, qu’elle ne s’attende pas à rester si longtemps dans la chambre d’hôtel. Quand elle l’avait quitté, elle était en retard et s’était rhabillée en vitesse. Il l’avait vue partir la démarche un peu boitillante, il l’avait presque coupée en deux et ça se remarquait. Son compagnon s’en rendrait compte, inévitablement. Et ça lui plaisait bien. À penser qu’elle serait peut-être appelée le soir à accomplir son devoir conjugal et à imaginer l’état dans lequel son ami trouverait sa chatte, il rebanda sans attendre.
Il l’avait fait crier et avait réussi la passe de trois. Il aurait vouloir voir ses yeux se perdre. Il aimait regarder les femmes dans le plaisir. Dans la position qu’ils avaient adoptée, ce n’était pas aisé de saisir ce moment. Mais il sentait ce que son corps subissait, comment il semblait monter en puissance, comment il paraissait devenir autonome et puis comment brusquement, il se relâchait. Il adorait vivre cela. Il se retira aussitôt la troisième vague refluée et vint se poser devant elle, sexe en main. Il l’aspergea très vite, lui mouillant les seins. Elle cria une nouvelle fois. Il l’accompagna d’un rugissement énorme.
L’après-midi avait parfaitement commencé. Ils avaient jusqu’à demain matin. Presque une journée entière, vingt-quatre heures. Et puis après, ils se feraient leurs adieux. Elle lui avait dit qu’elle ne dépassait jamais les trois rencontres. Il avait accepté le contrat. Mais avait bien négocié la dernière séance. Du temps, beaucoup de temps. À deux. Dans un appartement loué pour la circonstance. Un environnement neuf, neutre et parfaitement adapté. Propice aux rêveries et aux expérimentations. Une dernière, d’accord. Oui, mais un feu d’artifice, alors.
Il avait vu la table dressée à son arrivée et se demanda si elle avait prévu que la suite de la journée se passe en mode vieux couple, mais il fut soulagé de la voir arriver juste couverte d’un tablier : on n’allait visiblement pas en rester là. De toute manière, c’était scénar contre scénar, on verrait bien lequel des deux l’emporterait. Il avait toute confiance dans le sien. Et le moment allait venir bientôt de le mettre en application. En attendant, ils déjeunèrent de nourritures légères et délicieuses et trinquèrent au champagne. Elle n’avait pas épongé le sperme répandu sur sa poitrine, les trainées en étaient visibles. Il renversa un peu de son vin dessus, lécha le tout. Elle frissonna. Ils avaient appris à compter chaque seconde de leurs rencontres, jusque-là. Cette fois, c’était différent. Ils allaient pouvoir laisser filer les minutes. Ils pouvaient même ne pas parler du tout. Être simplement l’un et l’autre, assis, en train de manger ensemble à la même table.
L’avait-elle fait exprès ? Les nourritures semblaient toutes posséder un caractère sexuel. Concombre, œufs, carottes, saucisses séchées, abricots, figues, bananes, tout cela était trop allégorique pour être honnête. Il lui jeta un œil complice tandis qu’elle engloutissait un abricot juteux. Elle n’allait pas manquer d’en laisser couler un peu sur son menton, il commençait à la connaître. Il avait pu se rendre compte très rapidement de son appétit pour le sexe, il pouvait constater maintenant le plaisir qu’elle prenait aussi à y mêler toutes les autres sensualités et comment elle les organisait. Tout, autour de lui, était évocateur. Les bougies qui se consumaient dans de petits photophores, la musique qu’elle avait choisie, les plats qu’ils dégustaient. Et même s’il l’avait trouvée nue, il n’avait pas manqué de remarquer la lingerie noire qui reposait sur le fauteuil de la chambre. Les jarretelles étaient de sortie. La culotte était en soie. Ajoutons-y le collier. Tout était proche de la perfection.
Dommage qu’il ne puisse pas filmer tout cela. Il aurait trouvé de quoi faire un traveling excitant : partir des draps défaits, s’attarder sur le fauteuil et le linge intime, sortir de la chambre, aller vers la table, filmer les plats, venir vers son visage, la voir laper le jus, élargir le plan, la saisir pendant qu’elle se lève, les fesses nues sous le tablier. Mais là aussi leurs accords étaient clairs. Pas d’images qui puissent l’identifier. Il avait filmé quelques minutes de leur séance précédente, on voyait juste son membre aller et venir entre les fesses de Sylvia, ce n’était pas grand-chose, mais ça lui avait en tout cas permis de se branler en attendant le prochain rendez-vous d’aujourd’hui.
Et aussi d’envoyer le fichier à un ami. Un ami rencontré avec elle, d’ailleurs. Qui pouvait donc facilement ajouter le visage qu’il fallait aux fesses qui remplissaient son écran. Message de retour :
Tu parles. À la façon dont il l’avait reluquée quand il les avait croisés dans ce café, qu’il s’était assis à leur table et qu’il avait doucement commencé à la draguer, ça ne faisait pas aucun doute qu’il aurait bien aimé profiter de « la vue… ». Pourtant, jusque-là, Sylvia était juste une consœur, chargée de mission dans un autre département et qu’il n’avait rencontrée que rarement, et rien n’indiquait que ces rencontres professionnelles auraient des suites et surtout pas celles-là… À bien y réfléchir, c’était même cet ami qui, sans le vouloir, avait hâté les choses. S’il n’avait pas montré à Sylvia l’intérêt un peu trop appuyé qu’il lui portait, peut-être que rien ne se serait passé et que les choses en seraient restées à des échanges professionnels sans arrière-pensées ni sous-entendus… Et là, maintenant, il avait droit à une Sylvia à peu près nue mâchant lentement une banane et le regardant crânement dans les yeux. Il ne put rien lui refuser lorsqu’elle se leva de table et posa résolument les mains à plat sur le rebord afin de lui présenter l’une des plus belles cambrures qu’il eut connues. De toute façon, il bandait.
Tout cela se termina avec une table un peu en désordre, elle avait fini par s’y étendre et avait un peu dérangé le bel agencement du début. Elle avait joui pleinement, bellement, sonorement et il avait espéré en donnant ses derniers coups que les murs étaient assez épais pour que les voisins, s’il y en avait dans cet immeuble inconnu, ne s’offusquent pas de ce tintamarre répété. Il en avait profité pour envoyer un « petit live avec son » à son pote. Il allait être gâté. Elle avait été avertie du filmage, bien sûr. Mais pas de sa destination. Il espérait qu’au bout du téléphone, ça bandait sec. C’était important pour la suite.
La suite, dans l’instant, ce fut de retrouver le lit. Une sieste serait la bienvenue. Ils s’endormirent quelques minutes. Il fut réveillé par le bipeur de son smartphone. On lui disait tout le bien qu’on avait pensé du petit clip de tout à l’heure. Il répondit :
L’après-midi s’étirait lentement, ils s’étaient entremêlés une nouvelle fois, mais sans qu’il la pénètre à nouveau. Il devait aussi veiller à ne pas dépenser toutes ses ressources en un aussi court laps de temps. Ils n’avaient pas eu l’occasion jusque-là d’exercer beaucoup l’un sur l’autre leur habileté respective à donner et prendre du plaisir avec les doigts, la bouche ou la langue, mais ils rattrapèrent bien vite ce temps perdu. Sa maîtresse qui lui venait d’habitude pour être baisée, comme elle le lui disait sans détour, avait aussi bien d’autres aptitudes et désirs à lui faire connaître. Plonger la langue dans sa chatte où elle le retint longtemps, l’empêchant de lever tout à fait la tête avant de partir dans des gémissements délicieux à entendre, fut un moment exquis. La maîtrise avec laquelle, soulevant doucement sa queue, elle mena un testicule puis l’autre à son palais avant de les gober finalement tous les deux manqua de le faire défaillir comme jamais. Lui qui était si endurant, voilà qu’il avait failli éjaculer d’un coup, ce n’était pas si courant, c’était même exceptionnel. Les amants furent rompus de ces jouissances suffisamment longtemps pour que le soir commence à tomber sur leur temps compté. Il vivait un rêve magnifique. Qui allait se terminer, comme tous les rêves. Et il avait une furieuse envie de rêver encore plus fort. Il prit son téléphone, envoya un texto.
« J’ai réservé une table pour ce soir. Pas loin, un peu chic. Ça te tente ? »
Elle n’avait rien prévu pour la soirée, dit-elle. Ce serait un vrai plaisir. Et comment devait-elle s’habiller ? N’avait-il pas vu un charmant ensemble, sur le dos du fauteuil ? Supporterait-elle de se préparer avec lui et de ne pas porter de culotte ? Elle eut ce sourire complice qui les avait menés déjà bien loin. Elle attacha le soutien-gorge, fixa le porte-jarretelles et passa dessus une petite robe, noire. Un chemisier. Le collier. Elle était superbe.
Le restaurant n’était pas loin. Ils s’y rendirent à pied. Leur table était réservée, en fond de salle, un peu à l’écart. Surprise, trois couverts y étaient dressés.
Il arriva quelques minutes plus tard. Il avait une sorte de petit sourire contrit.
C’était lui : l’ami qui les avait rejoints quelques semaines auparavant dans ce café où elle était en train d’échanger des dossiers avec l’homme qui était devenu son amant. Pas inintéressant comme garçon, mais un peu insistant. Elle avait parfaitement compris qu’elle l’intéressait et s’était amusée de la compétition silencieuse qui s’était installée immédiatement entre les deux hommes.
Puis, se tournant vers Sylvia, il précisa avec une sorte de sourire dans la voix :
Elle acquiesça, précisant qu’elle prendrait un pétillant pour apéro et que, pour l’heure, elle allait se rafraîchir un moment, si on voulait bien l’attendre…
Elle n’avait pas quitté son siège que Vincent se pencha vers son ami.
Lorsque Sylvia revint, elle remarqua immédiatement que son retour faisait de l’effet à leur invité. La situation était enviable. Et ils avaient l’air tellement impatients de connaître sa décision. Elle n’hésita pas longtemps. Elle appela le serveur et annonça :
Elle était décidément épatante.
Ils mangèrent aussi rapidement que le leur permettaient les convenances. Ils partageaient tous trois une sorte de fébrilité et d’attente pressante. Leur conversation était un peu décousue, mais les mots qu’ils disaient étaient précis. Est-ce que la suite de leur soirée était tellement prévisible ? Ou le serveur avait-il saisi des bribes de leur conversation ? Ou avait-elle été un peu trop intrépide et avait-elle dévoilé à tout le monde son entrejambes nu ? Toujours est-il que le ton du garçon quand il lui souhaita « Une excellente suite de soirée, madame » était sans équivoque. Cela l’amusa. Elle sortit au milieu de ses deux hommes, les tenant tous deux par la taille. Les mains sur ses fesses vinrent sans attendre. Enfin. La tension pouvait baisser, les sexes gonfler.
La porte de l’appartement se referma sur une Sylvia à la jupe retroussée, sa peau nue avait été caressée par quatre mains, des doigts (lesquels ?) s’étaient immiscés dans sa vulve. Elle avait été embrassée dans la cabine d’ascenseur que quelqu’un avait bloqué un long moment.
Elle fut à ses deux hommes le restant de la nuit. Le nouveau venu était mieux membré que Vincent, mais était aussi moins endurant. Leur association était parfaite. Ils furent à elle ensemble et aussi tour à tour. Vincent organisait un peu les choses, comme un hôte attentionné. Je veux te voir dans sa bouche, disait-il à son ami tandis qu’il entamait sa chevauchée de Sylvia. « Viens sous elle, viens la lécher », appelait-il. Et le nouveau venu menait sa queue à la bouche de Sylvia ou s’allongeait sous elle, allant chercher de la langue son bouton, voisinant ainsi la queue qui tringlait sans interruption ni fatigue, la touchant même parfois, ce qui arrachait des soupirs simultanés aux amants.
Sylvia les appela également l’un après l’autre, se faisant prendre par l’un tandis que l’autre regardait. Mais elle se régala surtout au moment où ils se remplacèrent en elle à tour de rôle. Elle s’était mise debout, dos à ses baiseurs et ne voyait donc pas qui la prenait. Elle sentait la queue qui entrait, le volume et la dimension qui changeaient à chaque prise. Elle jouit puissamment. Elle était fourbue, cassée, échinée. Le foutre lui arriva en gerbe, ils ouvrirent les vannes au même moment, l’aspergeant des cheveux aux reins. Elle s’endormit immédiatement, portant sur elle leur parfum. Avec son collier c’est tout ce qu’elle portait.
À son réveil, l’ami était parti. Le matin était déjà vieux. Il était tard. Jusqu’à quelle heure avaient-ils baisé pour que le soleil soit déjà si haut ? Vincent avait fait du café. Elle le regardait aller et venir, sa queue se balançant entre ses jambes, cette queue qui lui avait donné un bon plaisir, vif, franc. Elle avait apprécié cet homme. Elle l’appela. Lui demanda ce qu’était devenu leur invité.
Il avait dit ça avec un sourire large. Il était content de son bon tour.
Elle l’attira vers elle. Se mit en position, l’attendit derrière elle. Au moment où il l’enfourcha, elle dit simplement :
Les adieux furent tendres. Elle lui fit promettre de ne pas chercher à la revoir, le remercia pour les moments passés, le félicita pour son ardeur, lui dit qu’elle ne l’oublierait pas. Mais il était temps qu’elle retourne à la vie classique, son homme revenait le lendemain, elle l’accueillerait dans cette énergie et se reposerait entre-temps. Ce serait bien nécessaire, sourit-elle.
Quelques heures après leur séparation Vincent reçut un message. C’était Sylvia. Tiens, pourquoi l’appelait-elle ? Était-elle revenue sur sa décision ? Avait-elle oublié quelque chose ? Non, ce n’était pas ça. Une photo la montrait, elle et l’ami d’hier soir. C’était un selfie où ils étaient tous deux souriants et complices. Le texte disait :
« Salut Vincent, mon mari et moi te remercions pour le plaisir pris ensemble. Juda avait envie depuis tellement longtemps de me voir prise par un autre homme. C’est tombé sur toi. Grâce à ta réputation… Ça aurait pu être pire. Pardonne-nous de t’avoir mené en bateau, mais avoue que ça en valait le coup. On t’embrasse.
PS. Juda trouve que ta queue était très bonne et est très content que mon collier t’ait plu. C’est son cadeau de mariage. »