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Temps de lecture estimé : 17 mn
04/09/19
Résumé:  Un homme invite sa belle à venir se reposer dans leur chambre. Elle refuse de le suivre, alors il monte seul à l'étage.
Critères:  h cérébral revede hmast -masth
Auteur : Couple.libertinage      Envoi mini-message
Au-delà de l'indécence

Je me suis promis, après ce long moment passé tout à l’heure dans notre chambre, de tout écrire, de tout dire, en espérant surtout que je n’oublierai rien. Je devrais pouvoir y arriver même si une dose de rancœur s’est faufilée depuis, en moi. Tout était si merveilleux, si simple. Idyllique n’est sûrement pas le qualificatif le plus approprié qui soit, mais il y a quand même eu, durant ces trente à quarante minutes une succession de très jolies choses. Ensuite, comme cela est déjà arrivé, le ressentiment a bien failli tout anéantir et je ne saurais dire si le moment actuel, où je m’apprête à tout raconter, je le dois à mon souhait d’en garder coûte que coûte une trace, rien que pour moi, ou bien à la volonté d’aller tout simplement au bout d’une promesse, en dépit des difficultés.


Nous avions attendu un peu avant de boire notre café. La table du salon de jardin était débarrassée et nous étions confortablement installés dans les chaises assorties. Toi, tu t’étais d’abord assoupie et moi, j’étais allé chercher mon appareil photo pour photographier les papillons qui se régalaient sur le bel arbre qui leur était destiné. Lorsque je revins à la table, tu t’apprêtais à remplir les petites tasses au fond desquelles tu avais déjà mis un sucre. Le café bu, tu t’es remise à sommeiller, entrouvrant parfois les yeux. J’ai regardé dans un premier temps les photos de ce papillon jaune qui butinait une fleur à l’aide de sa trompe et puis je me suis mis ensuite à te photographier.


Tes yeux étaient clos et ce n’est pas le bruit de l’obturateur, à chaque pression sur le déclencheur qui te fit réagir. Je m’apprêtai à poser le reflex numérique sur mes genoux quand tu ouvris grand les yeux en te tournant vers moi. Il me sembla inutile de vouloir garder un souvenir de cet instant fugace, faute du réglage adéquat à ce moment-là et lorsque je fus prêt, ton regard se porta sur ma gauche. J’ai patienté plusieurs minutes, que tu t’assoupisses à nouveau et que les enfants habitant le hameau attirent ton attention par leurs cris pour enregistrer à nouveau ton regard. À plusieurs reprises, tu t’es rapidement tournée vers moi, mais tes yeux filaient systématiquement vers le mur derrière moi. Je ne t’ai pas demandé quelles étaient alors tes pensées. Juste une fois, je t’ai suggéré de regarder l’objectif et tu as accepté de le faire. Tu étais lasse, l’envie de te reposer était manifeste. J’étais dans les mêmes dispositions, enfin presque, mais tu n’as pas voulu me suivre lorsque je t’ai proposé de monter dans notre chambre. J’y suis donc allé seul.


J’ai refermé la porte de la chambre. À l’étage au-dessus, notre fille devait écouter de la musique au casque ou peut-être dialoguer avec sa meilleure amie. Près de la fenêtre, je me suis d’abord mis pieds nus, j’ai défait le bouton de mon short de randonnée couleur écru avant de le laisser tomber le long de mes jambes en n’oubliant pas mon boxer au passage. Cela me prit quelques secondes à peine et j’eus aussitôt l’impression de faire quelque chose d’interdit. Mon bas-ventre venait de se retrouver si rapidement libre comme l’air que durant un bref instant je crus bien ressentir les sensations que j’imaginais être celle d’une femme sûre d’elle-même et qui se dévoile pour la première fois devant son amant. J’éprouvais une joie profonde. Faisant fi de toute résistance, j’ai dégagé mes pieds de l’amas de vêtements et j’ai retiré rapidement mon débardeur sans manches.


Nu. J’étais nu et je n’étais pas peu fier. C’est au moment où je savourais pleinement mon état que le vent pénétra dans la pièce. Je tournais toujours le dos à la fenêtre, mais je n’avais rien à craindre. Celle des voisins, relativement petite, était à une trentaine de mètres et chez nous un fin rideau dissuadait de tout regard indiscret. Le souffle passa sur mes reins, apportant avec lui un brin de fraîcheur contrastant avec la chaleur extérieure. Après avoir apprécié ce moment fugace, je me suis allongé sur le dos sur le lit, à ma place, en n’oubliant pas de déplacer mon oreiller sur le tien. Ma tête reposant sur le traversin, j’ai pris le temps de m’installer confortablement. Mon sexe était au repos et tout en écrivant ces mots, je me rends compte que l’idée de le regarder ne m’était pas venue. Pourquoi le regarder ? Sûrement pas parce qu’il n’était qu’un bout de chair pas très joli à admirer. Encore moins parce que de la peau recouvrait encore le gland et que le volume de mon joujou n’avait rien d’extraordinaire. Rien de tout cela. Non, ce qui m’avait amené à plutôt regarder soit la fenêtre, soit le plafond, c’était l’esprit de liberté que je voulais lui offrir. Qu’il le goûte, qu’il se l’approprie, qu’il en fasse bon usage, tel que le ferait un enfant qu’on laisse partir seul à l’école pour la première fois. Va, éloigne-toi, tu es grand, fais attention, mais profite !


Oh, bien sûr, ce qui est arrivé cet après-midi n’est pas chose exceptionnelle. Certains moments ressemblants à celui-ci sont encore gravés dans ma mémoire. Mais jamais, au grand jamais il ne m’est venu à l’idée de les raconter ainsi. Voilà que moi aussi je prenais une grande liberté avec les convenances. Les convenances ? Au diable ! Et puis, en fin de compte, à quoi bon se taire lorsque l’envie est la plus forte ?


Je le sentais reposer tout en haut de ma cuisse droite, à la limite du pli de l’aine. Il était encore petit, pas si petit que cela, en fait, car la lumière faiblement tamisée du fait des rideaux venait de lui laisser discrètement entendre que le moment était propice à la découverte. Je suis resté quelques instants sans bouger, mes bras le long de mon corps. Ma main droite touchait le côté de ma cuisse. Mon sexe restait immobile et en l’imaginant ainsi je finis par déceler un léger frémissement de sa part. Il hésitait encore. Pourquoi hésiter alors que tu as devant toi le choix du chemin sur lequel tu n’auras ensuite que l’embarras du choix pour te sentir au mieux ? Je ne te croyais pas si timide.


Tu deviens capricieux, mon zizi. Pourtant, je sais que tu meurs d’envie de filer. Allez, n’aie crainte, n’aie pas peur de te tromper de route, n’aie pas peur de l’inconnu, tu sauras toujours retrouver ton chemin. Tu peux t’envoler, ma quéquette, d’ailleurs tu l’as déjà fait si souvent. Joignant le geste à la pensée, j’ai posé légèrement ma main droite sur elle, l’invitant à prendre pleinement conscience des sentiers qui s’offraient à elle. Le contact de ma peau avec cette petite chose ne fut pas sans réaction de sa part et j’en retirais par la même occasion une impression de douceur. Alors que je reproduisais à l’envi ce geste anodin, je me résolus d’accompagner mon bijou jusqu’au prochain croisement. Une fois là-bas, il fera ce qu’il voudra. Nous étions lui et moi tombés d’accord et à travers son attitude, je sentais poindre un début d’excitation.


Loin de faire le mariole, il remuait lentement, s’amusant même à bomber le torse. Je le trouvais bien présomptueux et j’ai alors décidé de calmer son ardeur. Pas si vite ma douce verge, prends ton temps, savoure cette liberté et si tu veux franchir les collines que tu aperçois à l’horizon, ne cours pas si vite, tu pourrais vite te retrouver essoufflée. Elle appréciait la compagnie de ma main. Toutefois, comme elle avait bien du mal à cacher quelques signes de hardiesse, il me vint à l’idée de la surprendre en changeant de main. Celle de gauche surgit par-derrière, par le bas. Presque immédiatement, elle me lança un sourire radieux. Elle s’ébroua légèrement et comme je la sentais encline à supporter mon tempérament joueur, je fis aller et venir mon index le long de la tige qui sans faire de bruit se tendait. Pour la taquiner, je ne me suis pas contenté d’un passage ou deux, moi aussi je me laissais prendre au jeu. J’en fis le tour, toujours avec mon index, en imprimant un rythme en forme de torsade. Je te sentais vibrer, tu appréciais ma caresse, toi ma biroute. Tu aurais voulu danser autour de ce seul doigt, mais c’est moi qui marquais pour un temps la cadence.


Durant deux ou trois minutes, mon geste devint allusif, de plus en plus allusif ; cette fois, il faut que tu voyages seul, mon sexe. De mon attitude, tu n’as rien à me reprocher, je le sais bien. C’est pour ton bien, jolie queue et d’ailleurs si tu t’es décidé à montrer le sommet de ta tête, ce n’est sans doute pas pour rien. Tu la secoues justement, ta tête, et tu m’appelles au secours. Non, pas au secours. Tu ne cries pas ; tu n’as pas peur de ce qui va arriver. La confiance est une qualité que tu t’appropries lentement. L’envie de te regarder me prend et je vois donc un membre viril dont le sommet est toujours caché au trois quarts. Tu me fais rire, mais très vite je me calme. Tu pourrais mal le prendre. Prendre, justement. Tu me supplies de te prendre bien en main et de t’aider à mieux respirer. Que tu es passive, ma queue. N’as-tu donc pas suffisamment d’imagination pour te dégager seule de cette emprise qui de toute manière – et cela tu le sais bien – ne se fera pas prier pour se replier le moment venu. Parce que lui aussi, ce surplus de peau que l’on nomme prépuce – quel mot affreux, soit dit en passant ! – adore qu’une fois replié, c’est la condition sine qua non, on le caresse, qu’on en fasse le tour lentement.


Alors oui, pour te faire plaisir, j’ai replié cette peau et encore oui, j’ai adoré le faire. Maintenant, nous avons compris que notre sort à tous les deux, toi et moi, ma zigounette, mon phallus, ma tige, ma bite, était lié. Nous allons avancer de concert ; reste maintenant à orchestrer convenablement ce moment passé ensemble. Je n’ai pas tenu parole, voilà désormais que je te regarde. Que je t’observe. Tu me plais, je te trouve beau, mon pénis. Tu ne dis rien, tu ne parles pas ; toi, ta forme d’expression ce sont les petits éclairs que tu envoies dans ma tête. En parlant de tête, comment va la tienne ? Je sais, tu n’aimes pas que je l’appelle ainsi et tu as raison. Pardonne-moi, je suis en train d’écrire en même temps que je me remémore de ce que nous avons fait ensemble, alors je n’ai pas forcément… toute ma tête !


Un afflux de souvenirs vient de surgir en moi et pour y faire face, je n’ai pas d’autres choix que de transcrire toutes mes sensations à la va-vite, de manière brute. Je me revois, allongé sur le lit.


Comme tu es doux, mon gland, si doux. Tiens, me revoilà à te considérer à nouveau comme un bébé. Mon bébé, mon câlin, mon petit chou. Dommage que je ne sois pas souple, sinon je t’aurais embrassé. Pour compenser, je te caresse et tu ne mets pas longtemps à grossir. Je ne veux pas le croire, tu grossis vraiment. Tu es satisfaite de toi, ma queue ? Parce qu’en même temps que ta partie haute se montre de plus en plus coquine, ton corps, ta hampe, se sont pris au jeu. L’esprit de compétition serait donc universel, une sorte de chose incontournable ? Il faut croire. Il faut que je te dise, ma pine, que je suis content de t’avoir. Je veux te protéger, te couver. Pour que, le moment venu, tu me procures les plus belles sensations qu’il me soit donné de connaître. Là maintenant, sur ce grand lit, tu n’iras pas à la rencontre de ce joli papillon que tu connais bien, tu n’iras pas jouer au-dessus de cet abricot. Tu iras encore moins te balancer, de bas en haut entre les seins lourds de ma belle. Rien de tout cela pour l’instant.


C’est entre nous deux que nous allons jouer avec le désir, avec l’envie. Comme des voyous. Qui sait si nous n’irons pas jusqu’à faire une grosse bêtise. De prime abord, je ne le veux pas, mais tu sais comment cela se passe, on part avec de bonnes intentions et puis on finit par tout oublier en route. Je ne suis pas raisonnable, je n’ai pas envie de l’être et toi, ma bite, tu veux jouer, tu adores que je te prenne dans mes mains. Que je te serre. Que je te secoue. Que je te serre fort. Très fort. Que je relâche la pression. Tu es grosse, maintenant. Enfin, de taille moyenne, d’épaisseur moyenne, à vrai dire, mais qu’importe. Je me comporte comme un gamin qui te comparerait avec d’autres. Pourquoi cela, alors que je n’ai pas le souvenir d’avoir été ce genre de petit garçon, inquiet comme beaucoup, de ne pas être comme tout le monde. Ma belle te trouve à son goût, je ne sais pas si je dois lui faire confiance, en tout cas, je n’ai jamais eu l’impression qu’elle cherchait à te remplacer, y compris de manière épisodique.


Je me suis mis à regarder le plafond. Je continuais à te caresser lorsqu’est apparue au détour d’une tendre caresse l’envie de te saisir juste en dessous du renflement de peau et de remonter doucement. Quel bonheur ce fut ! Me voilà parti à te branler, mon sexe, ma queue ; ma tige. Mon braquemart. Non, je retire ce mot. Il est affreux. Je l’ai écrit, je ne l’efface pas, mais je le renie tout de même. Sans compromission.


Je t’ai branlée un peu, lentement, plus énergiquement ensuite et parce qu’il faut bien franchir la barrière en lisière de la routine, j’ai saisi de la main droite, mes couilles, mes boules, mes jumelles. La peau distraitement grainée qui les enveloppe est un régal pour ma paume. Pour ma pomme aussi, vous pensez bien. Elles ont une grande valeur pour moi et d’ailleurs ne les surnomment-on pas «  bijoux de famille » ? Ou bien «  bourses ». Cela me fait un bien fou et tout en faisant coulisser ma tige autour de ma main, l’autre justement continue de presser ce petit paquet précieux. Que c’est bon ! Oh ma bite, ma queue, que c’est bon, que c’est délicieusement bon de jouer avec toi ! Me voilà une nouvelle fois conquis par tant de petits fils électriques tendus entre toi et mon cerveau. Je ne peux plus arrêter. Je tire encore un peu plus vers le bas. Mon frein est tendu et mon index libre se met maintenant à le frôler. Peu importe la partie de mon sexe qui déclenche le plus grand déferlement de désirs, je laisse aussi ma conscience rentrer dans la danse. Je ne veux pas commettre l’irréparable alors j’ai l’idée de reprendre ma position initiale, les bras le long du corps. Évidemment, c’est à regret que je te laisse seul et pendant une fraction de seconde tu oublieras ta tristesse en percevant un petit souffle d’air frais en provenance de la fenêtre. Par une légère tension, tu m’as fait savoir que cette sensation te plaisait.


La plume à la main, je me revois toujours dans la chambre lui adressant la parole.


En ce moment, je n’ai aucune vue sur toi, mais cela ne veut pas dire que je ne pense pas à toi. Fais-moi confiance, s’il te plaît. Alors que tu t’apprêtes à faire preuve de patience, tu découvres avec surprise que d’un simple geste je t’ai adressé un message on ne peut plus clair : il faut que le désir soit le plus grand, le plus beau possible. Pour y parvenir, pour le moment je n’ai rien trouvé d’autre que de me déplacer légèrement vers le bout du lit, de retourner mes bras vers la tête de lit. Un barreau dans chaque main je m’imagine prisonnier. Je ne peux plus te protéger, mon sexe et j’imagine une bouche venir te prendre. Te sucer, te croquer. J’ai pleine conscience que ce statut de prisonnier est pour l’heure un régal. Et pour mieux m’en imprégner, je relâche les petits barreaux avant de les saisir à nouveau. J’ai réussi à t’exciter, ma queue, tu vois bien que sous mon apparente indifférence je ne cesse de vouloir aller plus loin avec toi. Je ne te peux plus te lâcher et ma promesse de te laisser filer, découvrir seule le monde, je suis bien incapable de la tenir bien longtemps.


Je ne suis qu’un pêcheur, un pauvre pêcheur, un homme, tout simplement. Mais un homme soucieux du plaisir, qu’il se le donne à lui-même ou bien qu’il éprouve en compagnie de son amoureuse. Pour le moment, nous sommes là tous les deux, ma bite et ce n’est pas le fait que je pose maintenant mes mains sur la barre supérieure de la tête de lit qui va t’apaiser. Bien au contraire. Tu te tends encore un peu plus, mais non, ce n’est pas possible, tu ne peux plus aller plus loin. Tu me fais comprendre que c’est pourtant possible, il me suffirait de te pousser vers l’avant. Tu ne deviendrais pas plus grosse, mais la tension ferait surgir de nulle part une nouvelle sensation, synonyme de plaisir extrême. En es-tu sûre, petite coquine ? Comme je ne peux rien te refuser, alors j’obtempère, de la main gauche je te tends vers l’avant. Tu adores ! Moi aussi. C’est tellement agréable de te sentir tendue, gorgée de promesses de plaisirs que de la paume de main voilà que je procède par petits mouvements circulaires. Je joue avec toi, ma queue, ma bite dont je suis si fier ; l’envie de te branler est forte. Elle me happe. Je serais prêt à vous offrir, toi ma hampe, vous mes couilles, à la douceur d’une femme. À son sourire innocent. D’ailleurs, de l’autre main, je vous masse. Je voudrais qu’une bouche vous mordille, vous croque. Qu’entre de jolies dents vous disparaissiez, avalées par un désir commun.


À cet instant, une pensée inédite s’est mise à me parcourir, mais aussitôt je l’ai réprimée. Comment une telle idée avait-elle pu surgir de moi ? Est-ce le laisser-aller dans lequel j’étais en train de baigner qui m’avait entraîné là ? Décidément, trop de liberté pouvait déboucher sur du n’importe quoi. C’est donc cette envie subite de me faire pénétrer, de me donner à une femme, aidée en cela par un gode-ceinture.

Jamais, au grand jamais, je n’avais eu cette idée. D’autant que l’envie d’une relation homosexuelle ne m’a jamais effleuré l’esprit. J’aime trop le corps des femmes pour aller visiter l’autre rive. Ma vie, qu’elle soit simplement amoureuse et qui plus est, sexuelle, s’est toujours fondée sur un sourire féminin, de jolis seins, des hanches et des fesses bien dessinées. Il y a encore quelque temps, j’aurais caché cette idée aussi loufoque qu’improbable. Mais je suis trop honnête avec mes désirs pour me taire désormais. J’imagine qu’il faut franchir de très nombreuses étapes avant d’en arriver à sentir en soi une forme oblongue et froide. À moins qu’il ne s’agisse en réalité d’une barrière supplémentaire dont le franchissement ne serait dû qu’à un désir d’abandon total à l’autre. Une question de confiance envers une femme. À vrai dire, pourquoi un bas-ventre féminin n’aurait-il pas le droit de rendre la monnaie de sa pièce à un mâle ? Si ce n’était un soupçon de vengeance, cela pourrait être simplement l’aboutissement d’une volonté de découvrir de nouveaux horizons.


Un rayon de soleil plus curieux que les autres pénétra dans la chambre et c’est le moment que j’ai choisi pour basculer sur mon côté gauche. Je voyais les traits du rayon par en dessous, du coin de l’œil, mais la trace de l’astre s’envola dans les secondes qui suivirent. Mon attention se trouvait un autre but ; mon sexe gonflé effleurait le drap blanc. Les sensations qui suivirent, des sensations pourtant familières, relancèrent mon désir d’aller jusqu’à l’extase. Voilà que je me mettais maintenant à jouer. J’ai cherché l’endroit le plus sensible de ma verge, m’obligeant nécessairement, dans un souci de perfection à modifier plusieurs fois l’inclinaison de mes fesses. Encore fallait-il que la pression horizontale que je faisais subir à mon sexe sur le matelas fût suffisante. En fin de compte, la déception m’envahit et mon membre ne semblait guère prendre de plaisir. Manifestement, la recherche de plus grandes sensations ne passait pas toujours par plus de prouesses et c’est tout simplement en couvrant et découvrant mon gland d’amour sur un petit centimètre que l’univers féerique m’apparut à nouveau. Jouer à cache-cache, sentir le sommet arrondi prendre l’air, voilà une source de douceurs tout à fait recommandables. À la manière d’un jeune couple d’adolescents qui aurait l’intention de se découvrir l’un l’autre, de manière subtile, en laissant assez de place au mystère pour que les joies de l’amour durent longtemps, longtemps…


Je commençais à me laisser griser par le désir de bien faire, avec à l’esprit qu’il avait atteint son diamètre de forme. Comment cette forme allongée et moche il faut bien le dire lorsqu’elle est au repos pouvait-elle me rendre fou, au point d’en perdre vraiment toute notion sensée ? L’évidence, je la refusais. Je pensais être le maître, mais c’est bel et bien elle, cette queue qui me pendait entre les jambes – encore que là, revenu sur le dos, je ne pouvais dire qu’elle pendait, petite vicieuse – qui me menait là où elle voulait. Moi qui pensais qu’elle hésiterait à s’éloigner, qu’elle réclamerait ma présence – ce qu’elle fit au début – la voilà qui me laissait tout juste proposer telle ou telle activité. Je me contentais malgré tout de la latitude qu’elle concédait à m’accorder. Je n’avais de toute façon pas d’autre alternative. Et c’est pour ne pas perdre la face vis-à-vis de ce bout de chair qui avait su me dicter sa loi comme le ferait une substance interdite sur mon organisme que je refusais en désespoir de cause d’abdiquer aussi rapidement.


Tu crois tout savoir, sexe de malheur, grosse bite que tu es. Mais tu as du caractère, du répondant. Tu me répliques du tac au tac que je n’ai pas à être aussi agressif envers toi. Soit. En guise de réponse, je te balance : et ça, qu’est-ce que tu en dis ? J’avais saisi mon oreiller et j’étais en train de le placer entre mes jambes. La sensation du tissu frais sur mes cuisses me plut énormément. Tu te trouvais étouffée sous le poids du carré rempli de plumes. Ah, ma jolie vicieuse, tu aurais bien voulu qu’une ou deux d’entre elles s’échappent et qu’une main de femme s’en empare. Je te vois déjà piaffer d’impatience. Tu crois que cela va t’arriver un jour ? Je ne doute pas de l’effet que de telles caresses, pratiquées de manière si innocente sur ton gland impatient par une jolie main auraient sur ton comportement. Toi qui crois être la plus forte, je suis prêt à parier la pilosité de mon bas-ventre si chère à ma belle amoureuse que tu ne saurais résister bien longtemps à l’envie de laisser se répandre le long de ta hampe un délicieux liquide tout chaud. Avant de te laisser aller totalement. Mais tu rêves, ma queue d’amour.


Tu es belle, toute tendue, ton épiderme a atteint le paroxysme de ce qu’il peut supporter. Au-delà, c’est de l’ultra-jouissance. De celle dont on ne perçoit rien de précis, tout juste une vague impression, à la limite de la souffrance. Une chose indéfinissable, mais on est sûr qu’elle n’apporte rien de plus. Tu vois, je fais le méchant, mais en définitive je te veux du bien, mon membre chéri , toi toujours aux aguets d’un léger décolleté ou d’une nuque où tu aurais envie que je dépose un baiser. Tu devrais te tenir au courant des dernières actualités, vivre enfermé n’est pas une bonne chose surtout pour toi. Il y a des choses qui se font d’autant moins maintenant. Déposer un baiser dans le cou d’une inconnue, en voilà une idée et je te le dis tout de go : je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai jamais. M’as-tu déjà vu faire l’amour à une inconnue ?


Je me suis pris le bas-ventre entre les plis de l’oreiller, j’ai commencé à monter, à descendre. Mais le résultat ne m’a convenu que faiblement. Alors je me suis mis à caresser une nouvelle fois mes couilles, cette fois avec l’ongle de mon pouce. C’est au moment où celui-ci passait à la base de ma jolie cagnotte que je sentis tout à coup une merveilleuse excitation et ce n’est pas en rêve que j’ai entendu ton appel à vouloir te répandre en remerciements. Mon esprit est coquin, aussi coquin que toi et si tu veux me faire plaisir aujourd’hui, alors accepte de rester sage. J’ai envie aujourd’hui de laisser mon nectar là où il est, au chaud. Il n’est plus aussi épais que lorsqu’il a surgi pour la première fois il y a bien longtemps, mais il n’empêche que c’est toujours avec un plaisir immense que je te laisse le libérer, lui et son goût amer. En cet après-midi ensoleillé et chaud de fin août, nous n’irons pas plus loin. Accepte simplement que je tienne mon oreiller par les coins et que le plus naturellement du monde le tissu frôle ton frein. Je fis plusieurs allers et retours, de haut en bas, de bas en haut avant de terminer par une dernière petite vacherie  : j’ai joint mon pouce droit avec mon index, j’ai adapté le cercle ainsi obtenu à ta grosseur, réajustant le diamètre à la baisse et j’ai coulissé le tout le long de ma hampe, en tirant sur toi, mon membre merveilleux, puis en te repoussant vers l’avant. Si je ne m’étais pas arrêté, tu aurais cédé à la tentation…


Aujourd’hui, c’était moi le plus fort  !


L’heure de partir au lac voisin approchait et alors que mon corps tout entier avait repris une apparence normale, ma belle ouvrit la porte.



Nous n’avions pas emmené nos maillots de bain pour partir en vacances alors nous avons joué aux touristes. Je me risquais bien, une fois allongé sur mon drap de plage, à approcher ma main de l’intimité de ma belle et cette douce aventure s’arrêta tout net, entre la peau et le tissu tendu de son shorty. D’une main ferme, elle venait de me faire comprendre que l’indécence en public avait ses limites. Non loin de là, un couple, la trentaine se montrait de plus en plus tendre. Pourquoi ai-je accepté la proposition de ma belle d’aller à ce lac ? L’imaginer dans son maillot de bain une-pièce rayé bleu, vert et blanc n’a pas suffi à nous calmer, mon sexe et moi. Penser à ses jolies fesses un peu blanches arrondies posées sur l’herbe n’a fait que nous rendre lui et moi fous de rage intérieure. Quant à ma main stoppée dans son élan…

En définitive, si j’ai tenu ma promesse de tout relater, sans tabou, c’est aussi pour toi, pour que tu saches que mon sexe et moi sommes effectivement très coquins. Tu ne croyais pas si bien dire tout à l’heure en prononçant ce mot magique, mais en perçois-tu tous les recoins ?