| n° 19124 | Fiche technique | 18888 caractères | 18888 3180 Temps de lecture estimé : 11 mn |
09/08/19 |
| Résumé: Après la perte de son meilleur ami, Benoît se voit remettre une boite à chaussures qui l'entraîne de surprise en surprise. Le lendemain matin, au réveil, son épouse et lui sont heureux de se retrouver. | ||||
| Critères: fh couple amour voir exhib cunnilingu -couple | ||||
| Auteur : Couple.libertinage Envoi mini-message | ||||
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Rappel des trois chapitres précédents :
Benoît vient de perdre subitement son meilleur ami. À ses obsèques, sa veuve lui apprend qu’elle doit lui remettre une boîte à chaussures de la part du défunt. Benoît la récupère et il va alors de surprise en surprise. Il regagne finalement son domicile où son épouse est déjà endormie. Le lendemain matin…
Chapitre 4
Je commençai tout juste à regarder ses yeux que Françoise s’assit dans le lit, retira délicatement son petit haut de nuit et reprit sa position allongée. Elle s’était bien gardée de me jeter le moindre regard et encore moins de me parler. Il arrivait parfois qu’elle pratiquât ainsi, mais j’avoue que ce matin cette façon naturelle de le faire, avec ce petit air de ne pas y toucher, me plaisait encore plus que d’habitude. Nos yeux cette fois se rencontrèrent vraiment et à peine sentis-je en moi monter les prémices du bonheur que mon épouse se retourna. Rapidement, toujours sans rien dire. Aussitôt, j’appréciai la vue qu’elle m’offrait. Pour prendre toute la mesure de ce petit bonheur, je reculai d’une trentaine de centimètres. De sa nuque dégagée à la rondeur de ses fesses, Françoise mettait mon attention à rude épreuve.
Physiquement, son corps n’était pas, tant s’en faut, celui d’un top-modèle. Elle mesurait moins d’un mètre soixante et, même si elle faisait très attention quant à son alimentation, son allure générale révélait malgré tout plusieurs kilos en trop. Ce n’est pas que sa carrure ressemblait à celle d’un déménageur – ce genre de remarque ne me serait jamais venu à l’esprit, moi qui appréciais le bel équilibre entre le cou, le haut du dos et les épaules de ma femme. Non, c’est plutôt que le squelette de Françoise était tout simplement solidement bâti. Ses cuisses étaient relativement fortes, ses mollets bien en chair, mais ce qui fait mon plaisir, ce sont ses hanches et ses chevilles. J’aimais souvent me réjouir de l’absence totale, chez elle, de ce qu’on appelle communément une culotte de cheval, une expression que, soit dit en passant, je n’appréciais pas du tout. Elle induisait une notion trop péjorative, voire directement animale. Je n’ai pas peur de le dire ainsi, je me réjouissais de regarder le cul de Françoise, qu’il soit habillé ou non. Loin de moi l’idée d’y plonger mon sexe à tout moment, en toute occasion, pour le plaisir primaire de le posséder. La domination pour la domination n’a jamais été mon truc et ne le deviendra jamais.
Comme mon esprit revint à l’instant présent, je scrutai maintenant le moindre détail de sa peau, les plus petits de ses grains. Le creux au-dessus de ses hanches dessinait une douce vague et le piètre nageur que j’étais ne demandait qu‘à y perdre. Nous restions silencieux, ce qui n’empêchait pas des mots de venir dans ma bouche, des mots qui se fracassaient contre mon palais. Il m’était impossible de contenir leur flot et je cherchais à calmer cet emballement en triant le tout, pour arriver à mettre la main sur les mots justes. Maîtriser mes émotions, telle fut ma préoccupation essentielle pendant plusieurs minutes. Jusqu’au moment où je posai finalement ma main dans le creux de ses reins. Je ne fus pas surpris d’y trouver le si doux duvet que je trouvais toujours aussi réconfortant. Françoise ne disait toujours rien, peut-être souhaitait-elle contribuer ainsi à ce que je profite au mieux de mon sentiment de plénitude.
Le bout de mes doigts faisait des zigzags sur sa peau, allant et venant, des épaules au cou, s’incrustant même, tel un peigne, dans ses cheveux courts. Pendant quelques secondes, j’interrompis ce ballet sensuel et je posai la paume de ma main sur sa chevelure épaisse. Je ne tardai pas à prendre un malin plaisir à mettre celle-ci en désordre, n’ignorant pas un seul instant que Françoise en connaissait la signification. Maintes fois, je lui avais dit que ses cheveux courts en pagaille découvrant encore un peu plus sa jolie nuque renforçaient mon envie de lui faire l’amour.
Je caressai ensuite ses fesses, cette fois des deux mains, ne tardant pas à y placer dans leur creux ces deux beaux fruits à l’arrondi presque idéal. La sensation était très agréable et pour exciter un peu plus mon imagination, je lâchai ma douce emprise pendant quelques secondes avant de recommencer à nouveau. Quel moment magnifique et pourtant si insignifiant au demeurant de pouvoir renouveler le geste autant de fois que je le souhaite ! Quel émerveillement à trouver dans chaque nouvelle pression, une sensation comme s’il s’agissait de la première fois ! jusque-là inconnue.
Lorsque nos peaux étaient ainsi en contact, mes paumes devenaient le relais de mon désir, transformant immédiatement les moindres grains sur ses fesses en un feu d’artifice sensuel dans ma tête. Il y a là pour moi, un je ne sais quoi de rassurant dans cette façon de toucher le cul de Françoise. Sans doute ne suis-je pas à une stupidité près, mais je dois bien l’avouer : j’ai souvent l’impression que dans ces gestes-là se cache, au moins en ce qui me concerne, une pensée secrète : la joie immense de posséder, non pas pour exercer de manière démonstrative un quelconque droit de propriété et encore moins afficher une volonté de domination, mais pour qu’ensemble nous jouissions de ce moment en particulier.
Françoise se tourna un peu plus de l’autre côté tout en relevant ses fesses vers moi. Elle m’offrait son cul. L’arrondi que je découvrais à nouveau trouvait son prolongement sur ses hanches et ma main droite alla se promener sur le flanc de sa cuisse. Mon regard, lui, fit un nouveau détour par son dos et je me souvins alors d’une série de photos que nous avions faites plusieurs années auparavant dans des conditions similaires. Je ne pouvais les oublier, car elles avaient été prises alors que le soleil du matin pénétrait dans notre chambre par les petits interstices du volet. Son dos s’était retrouvé pourvu de jolies zébrures, toutes en délicatesse.
Ma main avait continué sa promenade, elle était allée jusqu’au genou, en avait fait le tour et avait préféré rebrousser chemin. L’intérieur de la cuisse était doux au toucher et je me hasardai à saisir cette partie à pleine main, en serrant très légèrement. Très vite, je relâchai mon emprise. Ce n’était pas ce que je voulais. Françoise non plus vraisemblablement, même si elle était restée silencieuse. Elle avait une opinion très réaliste de son corps. Elle savait parfaitement quelles étaient les parties de celui-ci avec lesquelles elle pouvait jouer. Enfin… jouer n’est pas le mot le plus approprié. Françoise n’a jamais été une joueuse, une femme qui joue avec son corps afin de créer le doute chez les hommes. Elle n’a jamais été une séductrice et l’opinion qu’elle a des femmes qui en jouent est pour le moins tranchée. Nous n’en avons jamais vraiment parlé, même après l’amour, quand certains sujets deviennent beaucoup abordables, mais il y a sans doute chez elle un sentiment diffus de jalousie vis-à-vis des femmes plus grandes qu’elle, ayant seulement quelques petits kilos en trop ou – et c’est ce qui m’a toujours empêché d’aborder le sujet – une poitrine plus jolie que la sienne, moins lourde que la sienne, moins sujette à la gravité.
À cette pensée, je ne pus éviter de voir apparaître devant mes yeux les tirages photo laissés par Jérôme. Il connaissait mes goûts, mes préférences encore que celles-ci couvraient en réalité un spectre bien plus large que celui qu’il s’était imaginé. Tout à l’heure, après avoir pris notre petit-déjeuner, j’irai au-devant du souhait de Françoise de découvrir le contenu de la boîte à chaussures. Je ne lui cacherai rien. Je sais qu’elle n’est pas dupe, elle sait que Jérôme et moi aimions les femmes, pour ce qu’elles sont, pour les charmes discrets qu’elles affichent, le plus souvent en toute méconnaissance. Jamais nous ne nous sommes entendus dire que cette femme-ci devait être bonne – quelle horreur ! – ou que telle autre avait un cul à se faire déf… Ce faisant, en dépit de notre hardiesse érotique, toute en imagination, nous n’aurions jamais eu l’idée de tromper notre épouse. Nous rêvions, simplement. En voyant une robe légère virevolter sous le soleil, en entrevoyant la courbe d’un sein au détour d’un bouton de chemisier défait, en croisant un joli visage dans la rue.
Parfois, Françoise me disait que mon imagination était trop fertile. Elle ne croyait pas si bien dire, ignorant tout de ce jour de printemps où, sûrement un peu plus inventif que d’ordinaire, je décrivis à mon ami, avec une précision jamais égalée, mon ressenti vis-à-vis d’une femme debout à quelques mètres de moi, attendant son tour à la caisse d’une librairie. Jérôme avait cru bon de m’interrompre, estimant que je dépassais certaines limites. Non pas d’un point de vue sexuel, mais quant au fait d’être si minutieux dans le souci du détail, avec en arrière-plan, sans doute, une jouissance intellectuelle. La couleur d’un vêtement pouvait devenir le prétexte à un voyage sensuel. Surtout si cette couleur s’assemblait à merveille avec une autre. De même, une voix pouvait m’emmener loin, très loin.
Une voix… une voix… Celle entendue hier soir sur la clé USB déboula dans ma tête sans que je sache comment l’arrêter à temps. Françoise doit écouter cela également, pensai-je, faisant fi de toute réticence face à une certaine forme d’indécence.
Décidément, les conséquences du suicide de mon ami prenaient un tour inattendu. Personne, soit dit en passant, ne voulait prononcer ce mot, c’était bien trop dur à supporter. Mais surtout, il n’y avait pas grand monde pour lui trouver la moindre excuse. Insensé, fou, dérangé sont les qualificatifs, chuchotés avec désarroi ou hostilité, que j’ai cru entendre de la part de son entourage. Plus encore que leur signification, c’est la façon dont ils ont été prononcés, qui m’a le plus navré. Mais le fait le plus marquant ici restera à tout jamais la remarque, prononcée à voix basse, par Véronique à sa sœur, juste avant que la pluie ne disperse tout le monde au cimetière :
Tout acquis à ma réflexion, ma main devait être restée immobile trop longtemps, Françoise avait dû me croire assoupi. Elle replia sa jambe droite jusqu’à faire reposer son genou sur le drap et son geste m’amena à me réfugier une fois de plus auprès des fesses de ma dulcinée.
En passant d’une fesse à l’autre, je frôlai les poils de son sexe. Ils étaient suffisamment denses pour susciter en moi une sensation que je connaissais bien : le plaisir immense de toucher ce doux et irrésistible gonflement situé entre ses cuisses. Le fait de caresser ses lèvres serrées en partant du dessous constituait un véritable régal. Le contact ainsi établi avec le pubis de Françoise semait une étonnante onde de choc en direction de mon désir et si sur certains points les clichés de Jérôme réussissaient à me donner quelques regrets, le mont de Vénus que je ne voyais pour l’instant pas, mais que je tenais dans ma main me donnait un plaisir fou. Je le caressais de manière aussi subtile que possible. Je le savais élégamment poilu. En passant et repassant ma main sur son buisson, je me forçai de rester sage encore un peu. Mais les choses étant ce qu’elles sont, ses poils agissaient comme de petites décharges et mon sexe était désormais tendu. Le bas de mon ventre fourmillait. Mon désir n’avait plus besoin d’être aiguisé et le fait combien naturel de regarder les hanches de Françoise, de poser mes yeux sur sa peau blanche et d’admirer le galbe délicat de ses fesses m’amena à lever toute résistance :
Comment aurais-je pu refuser ? Cela m’était impossible. Rien ne m’empêcherait de poursuivre la découverte de l’intimité de mon épouse, que je connaissais pourtant par cœur. L’effet de surprise n’était plus de mise, ni pour elle ni pour moi, mais nous trouvions toujours chez l’autre, d’une manière ou d’une autre, ce petit truc qui nous pousserait dans les bras du plaisir.
Françoise jouissait peut-être déjà intérieurement du plaisir à venir. Elle aimait faire l’amour. Elle aimait que je lui fasse l’amour – combien de fois ne me l’a-t-elle pas dit – et lorsqu’à après m’être rapproché tout près de son oreille, je chuchotai « J’ai envie de ton cul ». Elle tourna pendant quelques secondes sa tête vers moi et m’adressa un petit sourire plein de sous-entendus. Je n’avais pas vu son visage en entier, juste son nez, une partie de sa bouche qui exprimait effectivement le désir ; puis l’oreille, sa petite oreille si délicatement dessinée à mes yeux, que je venais de dégager afin de lui soumettre mon envie. Et puis il y avait encore eu son œil droit pétillant qui me lançait un appel sans équivoque.
Joignant le geste à son message muet, Françoise se tourna un peu plus vers moi tout en levant un peu plus ses fesses. J’aimais la position qu’elle avait prise, mais je voulais qu’elle profitât encore plus du moment présent. Aussi, je pris nos deux oreillers et je les plaçais sous elle, au bas de son ventre. J’étais heureux de la savoir totalement détendue, sans qu’elle ait d’efforts à faire pour maintenir cette position où elle s’offrait à moi.
C’est avec une joie intérieure immense que je mesurai combien elle me désirait. Mon index fit de l’équilibre sur le fil de ses lèvres, passant d’un côté à l’autre, faisant tantôt le tour complet, tantôt passant par-dessus ce qui deviendrait un peu plus tard mon refuge. Ne tardant pas à faire plus ample connaissance avec son intimité et après avoir écarté ses lèvres, je soufflai légèrement sur son sexe. Elle me dit apprécier cette sensation indéfinissable, mais hautement agréable et je répétai mon geste une fois ou deux, de manière espacée avant de poser ma langue sur son sexe. Celui-ci ne me faisait pas peur. Au contraire. J’avais envie de le dominer. Il était à moi. Elle me l’offrait. Comment lui retourner ce merveilleux cadeau si ce n’est en caressant ses lèvres, petites et grandes avec le bout de ma langue ?
Je ne pourrai jamais expliquer pourquoi, mais il doit y avoir à coup sûr, dans moments-là, une étincelle qui se produit quelque part ! Pourquoi ai-je alors envie d’introduire ma langue au plus profond d’elle ? Pourquoi ai-je envie subitement de changer ma manière de lui faire l’amour ? Pourquoi est-ce que je suis maintenant attiré par son abricot ? Son petit abricot, tout petit, caché, oui, caché au fond de ce petit recoin. Je lui ai déjà dit, son petit endroit abrite un minuscule petit bijou. Elle doit s’en douter, j’ai déjà regardé des photos où des clitoris plus volumineux n’avaient pas peur de s’afficher. Le sien est petit, tout petit, mais il me ravit.
Françoise ignore ce qui se passe dans ma tête lorsque l’envie de lui donner du plaisir devient intenable. C’est un secret d’homme, mais il n’est pas difficile à percer. De petits gémissements d’abord espacés vinrent alors éclairer le chemin vers le plaisir, signifiant par làmême que l’itinéraire suivi est le bon. Justement, j’aime changer ce qui était prévu et quand il est question d’offrir à Françoise tout mon désir envers elle, je prends plaisir à prendre un tracé imprévu. Ma langue remontait ainsi plusieurs fois depuis le bas de son sexe jusqu’au petit bouton. Au passage, j’appuyais doucement ou plus vivement selon mon humeur, sur des endroits à chaque fois différents et d’une pression jamais identique, dans le seul but de la surprendre et pourquoi pas, d’accroître son excitation. Puis l’un de mes doigts se mit dans l’idée d’attirer le bijou vers la lumière du jour, de lui faire comprendre qu’il ne sert à rien de se cacher. Il ne se laissa pas faire, me nargua, mais Françoise le sait, je ne lui voulais aucun mal, à ce petit bouton. Au terme de ce jeu de cache-cache avec lui, quelle que soit la façon de l’aborder, je le sentis grossir en prenant une forme ovale. Ah le coquin ! il ne demande qu’à me filer entre les doigts. Mais je l’aurai. Peut-être ne serais-tu pas heureuse de savoir cela, Françoise, me dis-je secrètement, mais je ne suis pas pressé qu’il t’emmène sur un joli nuage, où l’air viendra à te manquer et d’où j’entendrai ton plaisir.
Ces moments si agréables avec elle, je préférais donc les faire durer un peu. Son petit bouton roulant sous mon doigt, c’était au moins la certitude de le sentir. Une fois que le plaisir atteindrait les sommets, ce bijou s’enfuirait, il disparaît à l’intérieur d’elle. Les cuisses de Françoise se refermeraient et je n’aurais plus rien d’autre, que le seul souvenir du son de sa jouissance. C’est beaucoup, mais tellement fugace.
Nous fîmes l’amour encore une fois avant de nous dire que finalement nous étions passablement coquins. La douche que nous prîmes tous les deux nous donna l’occasion de nous caresser tendrement et c’est à la fin du petit-déjeuner pris sur la terrasse que Françoise me devança :
Un petit sourire en coin me faisait face et Françoise ajouta comme pour renforcer notre complicité :