| n° 19088 | Fiche technique | 31360 caractères | 31360Temps de lecture estimé : 19 mn | 17/07/19 |
| Résumé: Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir sur Rêvebébé le texte d'un de nos amis racontant notre rencontre, il y a quelques mois. Et, en plus, j'allais apprendre des choses qui me poursuivent encore aujourd'hui... | ||||
| Critères: fhh couplus cocus noculotte facial fellation cunnilingu préservati pénétratio yeuxbandés -couple+h | ||||
| Auteur : Juda | ||||
Parfois, lorsque je parcours les récits publiés ici, je me prends à rêver d’y trouver un texte rédigé par l’un de nos anciens complices. Après tout, pourquoi pas ? Moi, j’en écris bien sur eux… Enfin, pas vraiment sur eux, mais plutôt sur ce qui s’est passé entre nous et eux… Et c’est à chaque fois un vrai délice de me plonger à nouveau dans ces moments suspendus. Quels beaux souvenirs ils ont laissés et comme il est plaisant de choisir les mots les plus évocateurs pour raconter tout ce qu’ils nous ont apporté… Bien entendu, je me garde bien de trahir leur anonymat, sauf à considérer que la description minutieuse que j’aime faire de leur engin et de la façon dont ils s’en sont servis puisse les identifier publiquement, mais j’en doute. Je souris en écrivant cela. Ce serait amusant qu’un homme porté comme moi sur le candaulisme laisse un commentaire en demandant :
« Mais n’est-ce pas de Didier que vous parlez ? Nous l’avons reçu à la maison et il me semble le reconnaître dans vos mots. » Avouez, ce serait cocasse.
Souvent je me demande aussi si je ne devrais pas envoyer aux complices qui ont compté, les récits que j’ai faits de nos rencontres. Je pourrais. Nous avons conservé la plupart de leurs adresses mail et de leurs numéros de portable. Et à l’occasion, d’ailleurs, nous nous faisons un petit signe. Parfois nous trouvons sur notre messagerie quelques phrases du genre :
« Comment allez-vous ? Je repensais à notre rencontre ! Bon vent à vous ! »
Quand ces messages arrivent, parfois quelques mois, voire quelques années plus tard, nous nous disons qu’ils sont sans doute le signe d’une sieste rêveuse ou d’une nuit insomniaque où l’on repasse ses souvenirs en revue, le genre de nuit qui finit par tacher les draps. Comme le dit ma belle, il y a toujours un peu de sperme dans ces messages. C’est pareil pour nous d’ailleurs. Nous ne nous privons pas de convoquer à l’occasion quelques jolies scènes qui finissent imparablement par quelques jets furieux qui vont se perdre sur ses seins ou bien remplir sa bouche tandis qu’elle serre entre ses cuisses un bouton chauffé à blanc. Merci pour cela aussi à nos comparses !
Mais que je tombe sur un texte qui raconte nos aventures vues par les yeux d’un des hommes avec qui nous avons échangé plus que nos adresses, je ne croyais pas cela vraiment possible. La dose de hasard aurait vraiment été trop extraordinaire. Et pourtant, lorsque j’ai aperçu en signature d’un texte publié le pseudo « mathias42 », mon attention a été immédiatement éveillée. Mathias42, c’était pas le pseudo qui figurait sur l’adresse électronique d’un de nos anciens amis ? Ça y ressemblait en tout cas beaucoup… Je m’en souvenais fort bien, nous avions correspondu pendant plusieurs semaines après notre première rencontre afin de trouver une nouvelle date qui nous arrangerait tous les trois. Finalement, ça ne s’était pas fait. Mais comme avec beaucoup, nous avions gardé le fil. On n’est jamais trop prudent…
Et donc, voilà que Mathias (ce n’est pas son vrai prénom, mais je vais faire comme si) envoyait aussi des histoires à Rêvebébé, quelle coïncidence. Je m’attendais à lire une belle histoire complètement délirante, un truc haut en couleur un peu comme le personnage, avec des filles sublimes débarquées de la planète Xénon, avec trois seins et deux clitoris, mais non ce que j’avais sous les yeux, c’était l’histoire de notre rendez-vous.
Oui, notre rencontre à la belle, lui et moi. À peine romancée. Car Mathias n’avait apparemment pas pu résister à laisser filer son imagination… Je n’avais en tout cas aucun souvenir d’un certain passage décrit dans le texte. Mais, à bien y réfléchir, peut-être aussi que ce n’était pas vraiment inventé et que je n’avais pas été au courant de tout. Ah, si c’était ça, ça devenait encore plus intéressant… Je n’avais pas été présent tout le temps, c’est vrai, lors de sa venue. Mais ce que ma belle m’avait raconté de ce qui s’était passé en mon absence était largement plus soft que ce que j’étais en train de lire…
Vous pouvez vous en rendre compte aisément : vous trouverez le récit que j’avais fait moi-même de cette journée sous le numéro 20282 avec le code couleur des histoires fhh, vous pourrez aisément comparer…
J’espère que Mathias ne m‘en voudra pas de copier-coller sa version ici, mais après tout le texte est en accès libre… Il est vraiment très étrange – et à la fois assez excitant, il faut bien en convenir – de découvrir comment un autre que vous a vécu ces mêmes moments, comment il vous a observé ou ce qu’il pense de votre belle. Et, si jamais il lit ceci, j’aimerais remercier Mathias pour sa sincérité et sa belle franchise. Mais j’espère surtout qu’il verra les annotations et les commentaires que j’ai laissés en italiques et entre parenthèses pour souligner les endroits où nos histoires di… vergent. Nous pourrions en parler à l’occasion. À trois, pourquoi pas ?
La pluie était battante. Je n’arrivais pas dans cette gare au meilleur moment, apparemment. Je cherchai la voiture des yeux. Il m’en avait donné la marque, la collection et la couleur, mais je ne voyais rien. J’allais rentrer me réchauffer au buffet et composer le numéro de téléphone qu’il m’avait laissé, implorant le ciel que je ne sois pas tombé sur un lapin, quand j’entendis un bref coup de klaxon. Je tournai mon regard. C’était la marque, la collection et la couleur de la voiture et dedans, ce devait être mon hôte.
Cela faisait plusieurs semaines que nous dialoguions sur un site échangiste et nous avions évoqué à peu près tous les sujets pour qu’il soit à peu près sûr que je plairais à sa compagne. Nous avions aussi échangé des photos bien entendu, celles que j’avais vues étaient d’un érotisme subtil, tout en non-dit, et la femme que j’y avais découverte m’avait plu immédiatement. De belles formes, des jambes parfaites, un visage où l’on devinait de l’espièglerie mêlée à une sorte de repentir anticipé, elle regardait l’objectif d’un air à la fois canaille et contrit comme si elle voulait dire à un amant potentiel : « je voudrais bien, mais je ne peux pas m’en empêcher, voilà, désolée ». Le tout photographié dans une lingerie suggestive qui se faisait de moins en moins présente au fil des images. Dire que ça m’avait séduit n’étonnera personne.
Lui se présentait comme un mari sur la route du candaulisme, intervenant à la demande dans les jeux, mais ne s’imposant jamais et laissant volontiers la primeur à l’hôte de passage. Il aimait partager sa compagne avec qui elle trouvait intéressant de le faire. Il lui paraissait logique que sa femme ne soit pas tenue par une fidélité sexuelle qu’il jugeait dépassée et s’il appréciait que sa compagne prenne des amants, il aimait plus encore que cela se passe en sa présence. Ça aussi, ça m’avait plu. Un couple qui assume vraiment, c’est plutôt rare. J’avais été le partenaire d’un certain nombre de couples en trio ou bien en candau et il me faut bien reconnaître que ce que je préfère c’est de donner du plaisir à une femme sous les yeux de son mari. Pour moi, il n’y a rien de plus haut ni de plus fort dans le sexe.
Ça ne se passe pas toujours très bien, hélas. Parfois le mari s’aperçoit qu’en fait il ne supporte pas du tout de vivre cela et que son fantasme l’a dépassé. Parfois la femme n’ose pas se laisser aller complètement et chacun sort de là un peu frustré. Parfois aussi on m’intime l’ordre de disparaître une fois mon office terminé et ça, c’est carrément glauque. Mais quand ça se passe bien, c’est vraiment le nirvana, la félicité, la béatitude cette conjonction de trois désirs… J’avais un peu parlé avec elle, bien sûr, et elle ne paraissait pas avoir froid aux yeux, un chat était un chat et une chatte, une chatte. Mais j’avais été étonné lorsque je lui avais demandé si elle voulait voir une image de mon sexe en érection. C’est une chose que tous les couples demandent, en général. Mais là, elle m’avait répondu qu’elle préférait en avoir la surprise et qu’ils n’étaient pas en recherche du TTTBM absolu, même si un peu de centimètres ne nuisaient jamais. J’avais repensé à tout cela pendant mon voyage et, en descendant du train j’avoue que je bandais un peu.
- — Salut et bienvenue.
Il m’ouvrit la portière en se penchant. D’habitude les hommes sont un peu nerveux au premier contact, mais lui pas du tout. Coolissime, mon accueillant. Il me fit un large sourire et me serra franchement la main. Et après avoir ajouté quelques mots sur le voyage, s’il s’était bien passé, oui, que c’était un peu loin, que c’était bien dommage tout cette pluie, mais que faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous devrions sans doute rester au coin du feu tout le week-end…
Il précisa que nous aurions une vingtaine de kilomètres de route et qu’elle nous attendait dans cette petite maison louée pour la semaine et que nous aurions le plaisir de partager tous les trois pendant presque vingt-quatre heures. « Pas de voisins immédiats », précisa-t-il. À partir de là, nous nous sommes mis à échanger des considérations sur cette idée de m’inviter à ce week-end, d’avoir loué cette maisonnette, est-ce que c’était fréquent pour eux d’accueillir un complice de cette façon, s’ils avaient fait beaucoup de rencontres de ce genre, etc.
Quelques kilomètres plus loin, il interrompit la conversation, se gara sur le côté et passa un coup de fil. Un garçon prudent, respectueux des règles de conduite…
- — Voilà, ma belle, nous arrivons dans quelques minutes, une dizaine au maximum. Il est arrivé à l’heure, on s’est un peu cherchés, mais tout va bien. Et de ton côté ? Oui, oui, parfait.
Il se tourna vers moi.
- — Elle t’attend. Elle est nue sur le lit, un bandeau sur les yeux comme tu as demandé.
(Je ne suis pas certain d’avoir dit cela, je pense que l’idée venait plutôt d’elle, nous avions rêvassé là-dessus un bon moment).
Lorsque la voiture se gara devant la petite maison, je n’accordai pas une seconde d’attention à la bâtisse capitonnée de bois qui allait m’accueillir. Plus tard je verrais comment elle s’intégrait parfaitement dans le paysage et combien l’environnement était somptueux. Mais là, j’avais l’esprit occupé par autre chose. Juda poussa la porte (Juda est le pseudo sous lequel nous avons fait connaissance, ce n’est pas le vrai prénom de mon hôte, mais je vais l’appeler comme ça) et je déposai mon bagage dans le petit salon. Il n’y avait pas un bruit. Pas même de la musique. À voix basse, il me demanda si je voulais boire quelque chose. Un verre d’eau suffirait. Je l’engloutis.
- — C’est au premier, la porte de gauche.
Je délaçai mes chaussures.
Sur le lit, reposait une femme immobile et complètement nue à l’exception d’un bandeau sur les yeux. Sur le chevet, une bougie brûlait. Une odeur douce occupait la pièce. Je ne prononçai aucune parole, avançant à pas de loup vers ce magnifique cadeau de bienvenue. Je regardai ce corps qui allait être mien toute une journée et toute une nuit. Les jambes étaient longues, le ventre plat, les hanches larges, les seins plutôt petits, les cheveux taillés courts. À peu de choses près, le genre de fille parfaite. J’allais dire : le genre de fille que l’on se garde bien précieusement pour soi. Mon hôte devait être fou. (Non, Mathias, pas fou, un peu candau, c’est tout et puis elle avait eu aussi son mot à dire et elle n’avait pas dit non…). Je bandais sévère. Je vins à elle, posai mes lèvres sur sa poitrine qui se soulevait en cadence, suçotai un sein, puis l’autre, sentant les tétins se raidir au fur et à mesure de mes mordillements. Merveilleusement réceptive, la dame. Elle était au même niveau d’excitation que moi si pas déjà plus loin.
Sa main chercha à tâtons les boutons de ma chemise et les ouvrit un à un. Cette dextérité n’était rien à côté de celle qu’il lui fallut quelques instants plus tard pour desserrer ma ceinture et me débraguetter à l’aveugle. Elle ne voyait pourtant rien sous son bandeau et ne regardait même pas ce qu’elle était en train de faire. Sa main allait, légère et experte, et faisait son office sans hésitation. Elle ne semblait pas en être à sa première exploration du genre. La main s’engagea sous le tissu, alla trouver mon sexe, le jaugeant de ses doigts avant de le libérer tout à fait. Je lui présentai une queue dure comme fer et droite comme i, j’aurais voulu qu’elle la voie dans toute sa majesté. J’étais fier de bander ainsi. On ne sait jamais, on peut toujours avoir un excès de timidité mal placé. Mais, là, non, rien de tout ça : j’étais gonflé et gorgé comme jamais.
Elle se dégagea un peu, approchant la tête de sa main caresseuse et m’emboucha d’un coup. Je ne m’y attendais pas. D’habitude, ça ne va pas aussi vite. (Ne parle pas d’habitude, Mathias, ça n’a pas de sens avec nous). Le signal était clair. Elle n’avait pas plus que moi envie d’attendre cent sept ans avant de faire connaissance.
Sa bouche était fraîche, presque froide. Comme si elle avait déjà joui (je peux confirmer, peut-être n’as-tu pas aperçu le petit jouet sur le chevet, à côté de la bougie). Je sentis sa langue enrouler ma bite et la faire aller d’une joue à l’autre : elle était joueuse, ce n’en était que mieux (oui, Mathias, je sais comment elle est dans ces moments-là, mais crois bien qu’elle sait varier les plaisirs : une queue n’est pas l’autre et une pipe non plus, tu serais bien étonné…). Sa main enveloppa mes couilles, les malaxant doucement. Je les avais rasées de près et, au soin qu’elle mettait à la caresser et à passer doucement de l’une à l’autre, je fus content de constater qu’elle appréciait l’attention que j’avais eue.
Sa langue vint remplacer ses doigts et tandis que je me fichais à genoux sur le lit pour qu’elle puisse prendre ses aises, Juda entra dans la pièce. Ainsi eut-il droit comme première image à sa belle soulevant délicatement ma queue pour s’en aller gober mes couilles, l’une après l’autre, les faisant elle aussi rouler sous la langue, les accueillant dans son palais. Rien à dire, ça partait fort. J’étais proche de l’apoplexie, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, ça allait tellement vite. Je n’avais pas encore eu le temps de faire le moindre geste vers son pubis et vers sa chatte. Tout ce que j’avais fait, c’était de lui mordiller les seins… Et voilà qu’en retour, j’avais mes couilles dans sa bouche.
Juda souriait en se déshabillant (tu parles, c’était un bien trop joli tableau…). Il fut nu en quelques secondes, dévoilant une érection intéressante. Une belle queue courte, mais épaisse (merci à toi, mais t’es pas mal foutu non plus, si je peux me permettre) qu’il se mit à caresser doucement jusqu’à ce que, quittant mes couilles et relevant la tête, elle l’appelle d’un mot. Il vint se placer à sa bouche, elle le prit. Et là, tout en pompant son Juda et en jouant à le faire enter jusqu’à la garde, elle dénoua son bandeau, m’offrant alors des yeux pétillants qui disaient certes l’appétit et l’impudeur, mais qui, surtout, me fixaient sans lâcher mon regard. Effrontée, la belle. Sûre d’elle.
L’image était forte, là aussi. La voir en train de sucer son mec m’excitait étrangement au plus haut point. Je me demandais jusqu’où nous irions dans ce week-end. Cette fille était décidément splendide. Juda se retira, dit quelques mots comme quoi il allait poursuivre tout seul, quitta le lit, ouvrir le tiroir de la commode, en sortir un préservatif qu’il me tendit. Puis il prit place sur un siège large et confortable que je n’avais pas remarqué.
Je n’ai pas dit que, dans nos échanges, le nom de code de la belle était Sylvia. Je m’enfonçai entre les cuisses de Sylvia et donnai quelques coups qu’elle accompagna immédiatement, faisant chalouper son bassin en cadence. Juda se branlait, en rythme lui aussi. Ça ne dura pas bien longtemps. Je me sentais venir. Elle s’en aperçut immédiatement et le « Maintenant ! » qu’elle prononça me parut suffisamment impératif et catégorique pour que je me retire d’elle sans attendre.
Je me souvenais des conversations que j’avais eues avec Juda sur le Net. Je me dépêchai d’enlever mon préservatif et me répandis tout de suite en longues giclées sur son ventre et ses seins. Elle poussa un petit cri, son ventre tressaillit. Elle jouissait à sa manière de cette éjaculation empressée. Je gémis à mon tour au moment de rendre la dernière goutte. Les respirations s’apaisèrent alors peu à peu. Je m’affalai à côté d’elle, cherchant le répit. Elle paraissait heureuse et détendue. Juda m’avait dit le plaisir qu’elle prenait à être aspergée de sperme, combien elle adorait ça. Aussi, je ne fus pas étonné de le voir à son tour se répandre sur le ventre de sa femme, hâtant son mouvement et finissant de se branler de façon un peu précipitée pour mêler son foutre au mien. La respiration de Sylvia mit quelques secondes à s’apaiser, de longues coulées blanchâtres roulaient vers son pubis, elle était bien. (Tu ne le dis pas, mais je te rappelle qu’elle nous a remercié tous les deux). Elle étendit ce qu’il restait de foutre sur ses seins, attendit quelques instants, se leva, me donna un baiser sur la bouche et me dit :
- — Bonjour, je suis Sylvia.
Bon, je ne pense pas qu’il soit vraiment utile que je vous raconte la suite dans le détail. Pourtant j’en meurs d’envie. Je suis un vieux routier de ces rencontres libertines. J’aime faire le troisième ou baiser une femme en l’absence du mari. Mais là, j’ai eu plus que mon compte. Quand j’ai repris le train, le lendemain, j’étais sonné. Je n’avais jamais autant baisé en un aussi court laps de temps.
Faire baisser la tension, c’est comme ça qu’elle m’a expliqué pourquoi nous avions pris le plus court chemin vers le plaisir et pourquoi elle ne s’était pas offusquée de mon empressement à jouir, la première fois que je la pris ce week-end-là. Pour autant, j’aurais même pu exploser plus tôt, c’est pour cela qu’elle m’avait aussi rapidement amené à sa bouche. La première giclée de l’excitation lui semblait un passage obligé et très souvent nécessaire pour calmer les ardeurs mâles, m’avait-elle dit. Elle aimait ça, faire jouir vite son amant. Et profiter rapidement aussi de son premier abandon, toujours le plus abondant et les plus odorants d’après elle. J’avais une joueuse en face de moi, mais une joueuse qui aimait bien calculer un peu aussi… Elle m’avait fait tourner autour de son petit doigt et je n’avais rien remarqué. Mais si c’est comme ça qu’on joue, je veux bien tourner ainsi toute ma vie, parole de scout. (Bien vu, Mathias. Tu ne peux pas savoir comment je savoure les premiers instants avec un nouvel amant ! Elle est toujours magnifique à les sucer et à les gober pour les faire aboutir au plus tôt. Chapeau à toi, soit dit en passant, tu as tenu plus longtemps que bien d’autres…).
Juda nous a laissés seuls. Quelques instants plus tard, j’ai entendu la voiture démarrer. Où allait-il ? Il n’avait rien dit. Mais cela ne semblait pas étonner Sylvia (rien n’étonne Sylvia…).
- — Si tu es prêt, je suis prête, dit-elle.
Elle se dirigea vers la fenêtre comme pour vérifier que Juda n’était plus là puis revient vers le lit où elle s’allongea, ouvrant et pliant les jambes sans aucune sorte de réserve ni de gêne. Je n’étais pas certain d’être bien vaillant déjà, mais j’avais l’occasion de lui rendre la monnaie de sa pièce et d’aller à mon tour fourrer mon nez dans son jardin secret. Je ne me fis pas prier, trouvai rapidement une vulve encore béante de mon passage de tout à l’heure et remontai jusqu’au bouton dont la sensibilité était, comment dire… audible. Je l’avais à peine pris sous ma langue qu’elle s’arc-bouta en poussant des gémissements explicites. Elle jouissait rapidement, la belle. Trop peut-être. Et elle parlait aussi.
- — Va doucement, fais-moi attendre.
J’adore les femmes qui disent où elles en sont et où elles veulent arriver. Et de ce point de vue, Sylvia n’avait pas sa langue dans sa poche. Et ma langue à moi se retrouva donc assez rapidement à filer droit vers son vagin, la dardant comme une bite, la pointant comme un doigt. Sa demande avait été claire, peut-être voulait-elle ralentir le tempo, son bouton était explosif, j’avais déjà pu le remarquer. Je le laissai donc un peu de côté, le négligeant pour d’autres explorations. Puis reprenant doucement la cadence, tournant lentement autour du clito érigé, je revins au point culminant de notre cérémonie, posant les lèvres sur le capuchon. Elle jouit alors d’une façon fulgurante, complètement inattendue, un plaisir sonore à peine précédé de quelques halètements discrets. Cette fille était décidément terrible. J’étais aux anges et rebandais comme un jeune taurillon impatient avant l’entrée dans l’arène. J’allais prendre sur le chevet un préservatif que Juda avait laissé, quand elle me dit :
- — Baise-moi dans la bouche, s’il te plaît.
Ses yeux étaient perdus. Elle semblait ailleurs, loin, très loin. Elle m’adressait cette demande comme si elle m’implorait. Ou peut-être était-ce un ordre, mais alors un ordre tellement doux aux oreilles que je l’ai pris pour une prière… Elle me regardait, redressant doucement l’oreiller, se mettant en position. Décidément. Où étais-je ? Qui était Sylvia ? Et Juda, pourquoi n’était-il pas là pour assister à ce moment déconcertant ? De toute ma vie libertine, je n’avais jamais vécu un tel emballement. Cela dépassait de beaucoup ce à quoi je m’attendais. Cette proposition explicite était une première. Et là, j’aurais donné beaucoup pour avoir un témoin… (Oui, Mathias, d’autant que ce n’est pas exactement ce que Sylvia m’a raconté de ces moments où je vous ai laissés, j’avoue que j’hésite : est-ce un pieux mensonge par omission de sa part ou est-ce ton imagination qui te joue des tours ? Mais tu as raison, comme j’aurais adoré être là ! Quelle situation excitante tu as vécue, si tout cela est vrai. C’est une chose que Sylvia n’avait jamais partagée avec un autre que moi, veinard. J’avoue que je suis très troublé par ce passage. Le reste, je l’ai vécu ou elle me l’a partagé, mais ça… Avec Sylvia, il y a parfois des moments carrément pornographiques lors de nos rencontres, mais celui-là, il est magnifique. Je t’avoue, ça me travaille profondément).
Je ne bridai pas mes mouvements une fois dans son palais. J’allais loin et ne mesurais pas mes va-et-vient, cambré que j’étais par-dessus sa poitrine, me jetant sans calcul ni modération. J’y allais franchement, disons, et touchais profond. Je sentis alors sa main fouiller mes fesses et ses doigts s’ouvrir doucement le chemin avant qu’un majeur décidé ne franchisse d’un coup la porte. Qu’est-ce qu’elle faisait, là ? Où allait-elle me chercher ? Je sentais mes mouvements s’affaiblir, j’étais tout rendu à cette nouvelle jouissance. Mais où cela s’arrêterait-il ? (Tu es sérieux là, Mathias ?). Je ne pus faire autre chose que quitter sa bouche et me plonger dans l’attente des flots furieux que je pressentais. J’étais incapable d’autre chose, tout rendu à ma propre jouissance. J’étais au bord, ce quelle comprit instantanément.
M’abandonnant alors, elle prit ses seins dans ses mains et, les pressant l’un contre l’autre comme pour en faire une vasque, elle m’indiqua clairement où elle désirait que je dirige cette fois mon jet. Je dégoupillai sans attendre. Je mouillai une nouvelle fois sa peau de giclées nombreuses et énervées et, une nouvelle fois, ouvrant ses seins mouillés et dégoulinants, elle laissa le sperme tracer un sillon vers ses cuisses, avant d’étaler sur son ventre le foutre qu’elle m’annonça vouloir laisser sécher. (Purée… (si j’ose dire), quelle histoire magique tu as vécue, mon salaud, je sens bizarrement un truc se passer en moi, comme si une lézarde se formait, étrange, très étrange. Cet échange avec ma belle me va loin…)
- — Demain, je prendrai une douche, mais pas avant. Juda aime ces odeurs que je garde sur moi. Et puis, ça ne fait pas bander que lui, tu verras (ça, c’est juste de chez juste !).
Un petit baiser sur les lèvres.
- — Si tu veux, je ne mets pas de culotte, comme ça tu pourras me prendre quand tu voudras.
La voilà qui s’habille. Pas de culotte, mais des bas. Un soutien-gorge ajouré. Une petite jupe noire. Un chemisier. Parfaite. Dans l’entrée, j’entends une voix. Juda est revenu. La question de la culotte était rhétorique, elle comptait bien ne pas en mettre. La suite montrerait pourquoi.
Le plus étrange avec ce texte de Mathias, c’est qu’il se termine comme ça, de façon abrupte. Mais, c’est bien une de nos rencontres qu’il raconte, aucun doute n’est possible. Un peu enjolivée peut-être. Mais, c’est un beau texte, très précis, comme j’aime. Évidemment, cette histoire buccale continue de me poursuivre. D’abord pour la raison que je n’ai jamais vu Sylvia dans cette posture avec un de nos amis de rencontre. Mais surtout parce que j’adorerais vivre cela ! Cette frustration ne me quitte pas. Est-ce un fantasme de Mathias ou bien Sylvia a-t-elle transgressé une règle tacite ?
Avant d’en avoir le cœur net, je termine rapidement le récit d’une journée que Mathias a laissée en suspens.
Lorsque je suis rentré d’avoir été au village voisin faire quelques courses pour le déjeuner, je les ai trouvés tous les deux en train de descendre l’escalier, comme s’ils avaient guetté ma venue. Dommage, dans ces cas-là, j’aime bien surprendre les cris de Sylvia et entendre de loin le remue-ménage des corps. J’avais sans doute tardé trop. La supérette m’avait pris trop de temps. Elle était bien entendu nue sous sa jupe, comme d’habitude. Je constatai de la main le plaisir pris déjà. J’aime cela, trouver ma femme mouillée.
Je me mis au travail pour nous préparer un petit plat léger pendant qu’ils discutaient sur un canapé comme deux vieilles connaissances. C’est ce que j’apprécie dans ces situations : si l’invité est un type bien on a l’impression qu’il a toujours été là et que tout cela est parfaitement normal. Voir la main de Mathias s’insinuer sous la jupe de Sylvia ? Normal, complètement normal ! Sylvia tendre la main vers la bosse du pantalon de Mathias ? Normal, parfaitement normal ! J’intervins à ce moment précis, signalant que la table nous attendait. Les réjouissances reprendraient bientôt, mais là le temps était venu de partager aussi un repas et de trinquer à notre rencontre.
La suite ? Un après-midi de prises diverses. Sylvia appelant son cuisinier préféré pour ouvrir la route à l’invité. Debout, la belle, les mains posées sur le plan de travail, les jambes écartées et, comme l’a précisé Mathias, sans le moindre bout de tissu sous la jupe… Et moi donc de m’enfoncer sans préambule dans son abîme encore béant et de la tringler jusqu’à ce que Mathias réclame son tour, que je revienne après quelques minutes et que nous nous relayions ainsi jusqu’à ce que notre ami finisse d’emmener Sylvia très loin, jutant sur ses fesses alors que je m’étais déjà fini au fond d’elle. S’il y a bien une situation que mon amour aime vivre à trois, c’est celle-là. Quand ses hommes attendent leur tour et se remplacent. Après, elle demande toujours un temps de repos avec l’invité. Ils le passèrent nus à l’étage pendant que je m’occupais de ranger un peu.
J’aime beaucoup laisser le temps de l’intimité à nos hôtes. C’est les yeux dans les yeux qu’on se dit les choses les plus crues, les plus directes, les plus chaudes. Et ça, j’adore qu’elle me raconte, après. Mais de cette partie-là, la plus pimentée de la journée avec notre invité, le moment où sa bouche fut prise, où elle fouilla les fesses de Mathias et où elle réceptionna son jus comme dans une fontaine, elle ne m’a jamais rien dit. J’avoue que la question me travaille depuis le moment où j’ai pris connaissance du texte.
Pourtant, comme vous avez pu le remarquer, je suis assez partageur comme garçon et n’ai pas de propension à l’exclusivité (c’est rien de le dire). Me tourner vers Sylvia serait évidemment la solution la plus évidente. Mais quoi, je n’ai pas envie de lui faire savoir ce trouble qui m’habite, elle pourrait y voir une sorte de régression, comme si un macho jaloux sommeillait en moi et n’attendait que cela pour se réveiller.
Alors, il ne me reste qu’une seule chose à faire. Mathias, si tu me lis, réponds-moi : tout est vrai dans ce que tu as écrit ? Tu veux bien m’enlever ce doute ? Tu veux bien me dire si cela s’est réellement passé ? J’espère que tu trouveras ce message ici, sur Rêvebébé. Et que tu prendras la peine d’y répondre. Tu imagines bien dans quelle impatience et dans quelle excitation je me trouve. Tout ce que je peux espérer c’est que tu les partages, si jamais tu lis ce texte ! J’attends donc ta réponse, je la souhaite, je la désire.
Le pire, c’est que je n’arrive pas à me dire quelle serait la réponse qui m’apaiserait le plus… La seule chose dont je suis certain, c’est que je préférerais, et de loin, que tu viennes m’en informer de vive voix…
Juda