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n° 19042Fiche technique8159 caractères8159
Temps de lecture estimé : 5 mn
19/06/19
Résumé:  Le plaisir de s'offrir, l'abandon à l'autre... pour un plaisir intense et partagé.
Critères:  fsoumise hdomine exhib nopéné fouetfesse -fsoumisah
Auteur : Kyo  (L'écriture : une passion, une évasion, un échappatoire...)            Envoi mini-message
Pour Lui...

La porte s’ouvrit doucement.


Elle regardait vers le sol en respirant à peine. Elle attendait mais rien ne se passait. Le temps paraissait une éternité alors que quelques secondes avaient seulement défilé. Un son lui parvint à ses oreilles, enfin ! Elle entra doucement dans la pièce toujours le regard baissé, mais une fois au milieu de la salle, elle osa jeter un regard alentour. Il n’y avait pas grand-chose : un fauteuil crapaud dans un angle, un tapis persan dessinant des motifs étranges dont elle ne parvint pas à déterminer le sens, une petite table près d’une fenêtre dont elle ne pouvait voir sur quoi elle donnait. Le peu de meubles rendait cette pièce vaste et lumineuse. Elle s’arrêta au milieu, juste sur le tapis. Elle rebaissa rapidement la tête en le sentant venir près d’elle. Elle n’entendait que ses pas, qui d’abord résonnèrent sur le parquet en bois massif et vieilli par le temps, puis feutrés lorsqu’il marcha sur le tapis lui aussi. Elle-même ne s’était pas entendue marcher, concentrée surtout sur ses sensations propres et sur Lui. Chacun de Ses mouvements, de Ses bruits, pour marcher, respirer pénétrait directement dans son ventre. Une décharge d’adrénaline à chaque mouvement d’air dans la pièce.


Tout était démultiplié en elle. Elle vibrait à Son contact, même dématérialisé. Un lien les unissait tous les deux. Impalpable, inexistant pour les autres lorsqu’ils se trouvaient en public, mais bien réel pourtant. Elle se surprit à prendre une goulée d’oxygène subitement. Depuis combien de temps retenait-elle sa respiration ? Les mains derrière le dos, les jambes légèrement écartées, elle patientait, la tête penchée en avant. Elle regardait le sol et distinguait la pointe de Ses chaussures passer devant elle.


Maintenant, elle distinguait son pantalon en tissu noir et ses chaussures vernies. Il s’était posté devant elle sans bouger. Il l’observait mais aucune parole encore. Elle se retint de relever les yeux afin de pouvoir le regarder en face. Elle aurait aimé qu’il se dépêche de faire quelque chose. Elle n’en pouvait plus de cette attente. Excitée mais apeurée en même temps. Pressée mais inquiète. Tout en elle était toujours contradictoire. Une lutte perpétuelle entre son désir et la réalité des actes. Elle aurait voulu être à dix milles kilomètres tout en étant à ses pieds. Le fuir tout en étant auprès de lui. Quel paradoxe ! Voilà tout ce à quoi elle pensait à ce moment si important. Il dut le sentir, comme toujours, et d’un geste doux, lui fit redresser le visage par un léger mouvement de Ses doigts sur son menton. Il l’obligea ainsi à enfin Le regarder. Mais par habitude, elle laissa son regard se diriger vers le bas, refusant ainsi de croiser Ses yeux.



Sa voix était chaude, apaisante. Son estomac ne fit qu’un tour à ce moment-là. Elle avala péniblement sa salive comme pour redonner vie à son corps. Elle ne pensait plus à rien dès qu’Il lui parlait. C’était son médicament, son remède contre tous les tourments qu’elle traversait dans sa vie. Son souffle de vie en quelque sorte. Lentement, son regard remonta jusqu’au sien. Elle dut lever légèrement la tête pour le regarder dans les yeux, malgré ses talons. Il lui tenait toujours le menton. Sa peau chaude irradiait sur son visage. Et quand Il décida de la lâcher, elle ressenti un grand vide en elle. Le touché, Son touché, était vital pour elle. Ce contact lui procurait toujours la sensation d’être vivante. Une manière de se dire que c’était bien la réalité, sinon son esprit lui aurait encore joué des tours.



Le ton était effectivement rassurant. Elle le croyait, malgré ses millions de doutes sur tout. Justement, grâce à lui, son quotidien était devenu beaucoup plus simple, plus calme. La tempête continuelle dans son crâne s’estompait à son contact et même à distance de Lui. Il représentait la sécurité, la force, la bienveillance. Tout ce dont elle avait rêvait tout au long de sa vie. Il lui procurait tout ça et encore plus.



L’ordre claqua comme un fouet ! Son regard avait immédiatement changé en une infime seconde. Son cœur s’affola à vitesse grand V. La respiration coupée, encore une fois, elle fut prise de panique. Ce qu’elle redoutait le plus arrivait. Elle le savait pourtant, s’y attendait bien sûr, mais par pudeur, honte ou on ne sait quoi encore, se refusait mentalement à le faire. Mais ses bras commencèrent à bouger et d’une manière assez rapide, elle ôta tous ses vêtements. Se retrouvant nue devant lui, encore plus affaiblie, trahie par l’image de son propre corps. Son visage s’enfonça instinctivement encore plus sur son buste. La honte l’envahissait. Ses joues s’empourprèrent. Elle s’était forcée à remettre les bras dans le dos, mais sa posture voûtée vers l’avant démontrait son malaise. Cela Lui déplu. Il l’attrapa par les épaules pour la redresser. Son geste ferme mais non brutal lui permis de relever la tête. Elle avait une larme dans le coin de l’œil. Doucement, elle glissa le long de sa joue. Il la toucha de son doigt qui en profita pour caresser sa peau légèrement maquillée.



Leurs regards se croisèrent encore une fois et elle put lire du plaisir dans Ses yeux. Elle se sentit mieux et se laissa guider par Lui. La seule pensée de Lui, de Sa voix, de Son odeur la rassurait toujours surtout quand ils étaient séparés. Elle reprit une assurance en basculant ses épaules en arrière, ce qui accentuait la courbure de sa poitrine lourde. Il en profita pour passer derrière elle. Et voilà encore qu’il allait la déstabiliser. À croire qu’il était maître en la matière ! Mais elle décida de ne pas se laisser démonter encore une fois. Au contraire, elle voulait renverser les rôles. C’est Lui qui serait troublé cette fois. Juchée sur ses talons, seul élément qu’elle avait autorisation de garder, elle cambra son cul avec fierté. Voilà une bonne manière de le provoquer gentiment. Son stratagème avait fonctionné quand elle sentit Son doigt arrêter sa course le long de son échine. Son but était atteint !


Une claque retentissante fouetta son fessier. Elle en émit un cri, non pas de douleur mais surtout de surprise.



Il avait lâché ça sur un ton sarcastique.



Elle s’exécuta, non par habitude de l’ordre, mais plus comme une capitulation. De toutes les manières, Il arrivait toujours à l’ébranler quoiqu’elle fasse. Elle se rendait à Lui, toujours. Mais toujours, elle essaierait de le troubler. C’était sa façon de se convaincre qu’Il l’aimerait toujours. Quand elle se retrouva à genoux, Il repassa devant elle, à pas lents, comme pour lui laisser le temps de bien comprendre sa position.



Elle l’écoutait, s’imprégnant de Ses paroles. Les buvant jusqu’à la lie. Son cerveau s’emplissait de Lui, rien que de Lui. Sa tête avait basculé vers l’arrière, comme pour s’offrir encore plus à Lui. Ses jambes écartées, s’ouvrant sur son intimité maintenant la propriété de son Maître. Elle s’offrait. Détruisant toutes les barrières qu’elle avait mis si longtemps à construire…