Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 19034Fiche technique27842 caractères27842
4793
Temps de lecture estimé : 20 mn
12/06/19
Résumé:  Un autre incident vint confirmer que j'étais la cible de quelques mafieux. Le deuxième jour, j'avançai dans mon enquête et Monsieur Duval m'invita à dîner chez lui. Là, je tombai sur une autre surprise : sa fille Carole.
Critères:  #policier fh jardin hotel fellation pénétratio
Auteur : Zahi  (Informaticien et branleur. Adorateur de Houellebecq.)      

Série : Mission à Ouaga

Chapitre 03 / 05
Le point de vue de Carole

Résumé des épisodes précédents :

C’était ma première mission en Afrique. Je devais faire un audit sur des transferts douteux dans une banque d’Ouagadougou. Dès mon arrivée, Ibrahima, le chauffeur du directeur général de la banque m’amena faire un tour dans Ouaga puis me ramena Mélissa avec laquelle je passais une première nuit bien chaude. Le lendemain, je fis connaissance de monsieur Duval, le PDG, et mademoiselle Leroy, directrice à la banque. Elle me donna les premiers éléments pour ma mission. Il s’agit d’enquêter sur les comptes de monsieur Farina, un riche homme d’affaires burkinabé qui avait disparu en même temps que quelques millions d’euros. En fin de journée mademoiselle Leroy me proposa ses charmes. De retour à l’hôtel, je découvris qu’on avait fouillé dans ma chambre.






Cette nuit-là, j’eus du mal à m’endormir. Me revenaient alors sans cesse quelques réminiscences d’un cours de philosophie sur Nietzsche que j’avais eu en faculté. Je n’y avais pas retenu beaucoup de choses, mais une seule idée m’avait marqué et je l’avais inscrite quelque part dans un coin lointain de ma mémoire. Cette idée, aussi vague soit-elle, prétend qu’il n’y a pas de vérité et qu’il n’y a que des interprétations et des points de vue. Je me demandais pourquoi cette idée me revenait à ce moment précis. Mélissa et mademoiselle Leroy ne seraient-elles que des points de vue ? Des points de vue que j’ai triturés, malaxés, et pénétrés. Comment peut-on pénétrer un point de vue, et jouir dedans en sus ?


Je déconnais, j’allais dans tous les sens. N’arrivant plus à retrouver le sommeil, je me levai à deux heures du matin, cherchai dans ma valise une bouteille de whisky que j’avais acheté au duty free et en pris au goulot une grande gorgée qui m’arracha le gosier. Je la sentis glisser le long de ma trachée comme une boule de feu avant de me réchauffer tout le ventre. Je m’assis sur un fauteuil, sortis de mon sac à dos le dossier de l’affaire et me remis à réexaminer les pièces une à une. C’était un tas de papiers divers et variés que j’avais déjà parcouru en long et en large, puis j’avais demandé d’autres documents que mademoiselle Leroy devait me fournir le lendemain. Je lus et relus les notes, fouillai dans les chiffres, vérifiai les comptes. L’entreprise de monsieur Farina menait doucettement des opérations d’import couvrant un large éventail de produits de luxe. Elle manipulait beaucoup d’argent et la banque se rémunérait grassement sur les transactions. Mais jusque-là, rien ne me parut soupçonneux, mis à part les banques étrangères par lesquelles passaient les transferts. Mais, là aussi, l’entreprise ne choisit pas les comptes de ses fournisseurs. Beaucoup de ces derniers veulent se faire payer quelque part dans le monde pour leurs besoins de trésorerie ou encore pour minimiser les impôts et les taxes.


Dégoûté, amer, je commençais à suer. Il faisait chaud et je ne voulus pas mettre l’air conditionné. Je décidai alors de prendre un peu d’air dehors. Je m’habillai en hâte et quittai ma piaule. À l’accueil, je trouvai deux jeunes hommes qui se battaient contre l’ennui et qui, quand je les croisai du regard, me firent un petit salut sympathique. Dehors des étoiles brillaient au firmament dans un silence de ténèbres. De loin brillait l’enseigne lumineuse d’un restaurant ou un bar-tripot dans lequel je pensai trouver quelqu’un avec qui je pourrais prendre un verre histoire de rompre la triste solitude qui m’avait pris en grippe. Je longeai la rue, les mains dans les poches et tentai de penser à autre chose que monsieur Farina.


Petit à petit, Mélissa me remplit la tête et les sens. Je sentis son parfum et revis des détails de son corps, ses chuchotements et ses mots tendres se mirent à résonner dans mes oreilles. Soudain elle me parut d’une perfection jamais atteinte par une autre fille. J’eus alors une véhémente envie de la revoir ici et maintenant, de la tenir dans mes bras et de lui dire je t’aime. Le ronronnement grave d’une accélération qui venait de derrière me sortit de mon songe. J’eus juste le temps de me retourner pour voir une grosse voiture noire qui me fonçait dedans. Par miracle, je pus plonger sur la chaussée, culbuter deux ou trois fois jusqu’au trottoir opposé, me relever et me mettre à courir dans l’autre sens jusqu’à l’hôtel. La bagnole n’insista pas, elle continua sa route et s’évapora dans la ville. Pour peu, j’aurais pris l’avion de retour les pieds devant. Je me ressaisis avant d’entrer à l’hôtel et pensai un instant s’il fallait aviser les jeunes hommes à l’accueil de ce qui venait de m’arriver. J’époussetai mes vêtements avant de passer le sas d’entrée et je me faufilai directement dans ma chambre.


Une fois dedans, je calai le fauteuil contre la porte et mis dessus ma valise et toutes les choses que j’ai pu trouver. Je remis mon pyjama et me couchai, mais l’émotion encore vive de la bagnole qui voulut m’écraser et les souvenirs des deux dernières journées me rongèrent le sommeil. Je pris encore du whisky pour me calmer. Puis je repris le tas de papier et je revoyais les pièces une à une. Une petite anomalie commençait à poindre, un début de quelque chose de pas très précis.

Puis soudain, j’eus envie de Mélissa. Je l’appelai alors qu’il était trois heures du matin passées.



Sa voix était moelleuse, délicieuse à souhait. C’était certainement un point de vue. Miellé point de vue. Je l’attendis une demi-heure, peut-être plus. C’était interminable, douloureux. Mon cœur battait la chamade et manqua rompre lorsqu’elle frappa à la porte. Dès que je la vis entrer en petite jupe et chandail fleuri, je lui pris la bouche et la serrai fortement contre moi. Elle pleurait, de vraies chaudes larmes ruisselaient sur ses joues. Je lui lapai ce chaud liquide qui courait au menton et descendait jusqu’à sa gorge.



Elle s’abandonna complètement et je la pressai plus fort. J’avais besoin de la sentir contre moi et de la contenir. Je la serrai encore plus fort. Elle comprit que j’étais dans un état de folie et qu’il fallait faire avec. Pour enlever son chandail, elle mit difficilement sa main derrière et j’entendis les cliquetis du bouton pression qui lâchait. Avec peine, elle fit glisser l’étoffe sur ces hanches puis ses jambes et la fit traîner par terre. Elle fit de même pour la jupette, c’était un peu plus commode. Elle ne portait pas de soutien-gorge, ses seins vinrent taper contre ma chemise. Tout ça alors je ne lui lâchais pas la bouche. Un à un, les boutons de ma chemise sortaient de leurs trous et ma chair retrouva le soyeux contact de ses seins. Je tendis mes bras derrière, elle me débarrassa de la chemise. Elle, il lui restait la culotte, moi, le pantalon. En un instant, tout disparut, et il n’y avait plus que moi et elle. J’étais prêt et elle aussi et il ne nous restait plus que nous emboîter l’un dans l’autre. Chose pensée, chose faite. C’est ça la joie des points de vue, c’est lorsque la pensée ne trouve aucune résistance des corps. C’est ainsi, en ce parfait enchevêtrement que nous ne marchâmes pas à pas vers le lit, à la manière des danseurs étoile. Elle gémit et je sévis jusqu’à une heure tardive de la nuit.


L’accueil de l’hôtel me sonna à sept heures du matin et je me retrouvai avec une tête gonflée comme une pastèque avariée. Tout y était tellement confus qu’il ne subsistait plus qu’un liquide amer qui mugissait entre les tempes. Mélissa avait disparu, et, n’eusse été les traces de son rouge à lèvres sur le blanc de l’oreiller, j’aurais pensé que j’avais vécu le songe d’une nuit d’Ouaga. L’idée de ranger mes affaires et prendre le premier avion pour Tunis me cajola ce qui me restait de cervelle pendant quelques minutes. C’était ce qu’il y avait de plus raisonnable à faire. À tout considérer, j’allais perdre une affaire et en contrepartie gagner ma vie. C’était aussi simple que ça. Mais c’était mal me connaître. Je savais que j’étais têtu. Tout le monde savait que j’étais têtu, à part cette bande de Français expatriés à Ouaga. On ne me la joue pas aussi facilement pour me faire plier bagage. Ceux qui me cherchaient devraient me trouver.


Comme petit-déj, je pris trois grandes tasses de café puis j’attendis Ibrahima qui me ramena au bureau. Je retrouvai Mélissa et lui demandai d’appeler Mamadou, le directeur commercial. Elle était splendide, fraîche comme un jus d’ananas. Son sourire lumineux ressemblait à une lune de trois jours. Je devins romantique. Simple point de vue. Elle partit appeler le zouave. J’étais triste.


Mamadou frappa à la porte et entra. Il faisait un peu moins de deux mètres et les muscles rebondis de son torse paraissaient vouloir faire éclater sa chemise et sa veste. Il avait de longs doigts minces et soignés. Des doigts classes. Aurais-je des penchants pervers, ou bien simple de point de vue. Lorsqu’il parla, ses dents avaient brillé comme une collection de pépins phosphorescents d’un fruit coupé dans une coupelle sur un plateau de service sur une table dans un ravin dans une jungle au cœur de la nuit. Rien de grave, c’était un enchaînement des points de vue. Il ne manquait plus que la cambrousse et le piaillement de pies pour me rendre à l’évidence que j’étais devenu fou. Heureusement qu’à ce moment, Mélissa nous amena deux cafés et ce n’était qu’après avoir ingurgité le mien que je me sentis revenir à un degré acceptable de sérénité.



Le téléphone sonna, Mamadou se tut. C’était monsieur Duval qui m’appelait dans son bureau. Mamadou prit un papier, je lui remis mon stylo. Il nota un numéro, me fit un clin d’œil et disparut.

Monsieur Duval m’accueillit avec un grand sourire et me proposa un cigare. J’acceptai son offre.



Il sonna l’assistante et lui demanda deux whiskies. Une minute après, on est servi par une jolie nénette en minijupe. Il alluma nos cigares, prit un souffle infini du sien et souffla un stratocumulus qui se fit avaler par un aspirateur de fumée. Puis il goba son whisky d’un trait.



Ses yeux clairs prirent un ton de douceur et d’amertume. Il parut sincère. Est-ce simplement un point de vue ?



Ses paroles étaient sensées, j’en avais déjà vu des patrons qu’on faisait souiller en fin de carrière, mais je pensai à la bagnole qui voulut m’écraser et il me sembla bizarre qu’on eût tenté de m’assassiner pour des brouettes. Monsieur Duval était soit un grand acteur, soit un grand truand. Et certainement les deux à la fois. Je ne dis rien.



En revenant à mon bureau, j’appelai Mélissa.



Sa moue changea d’un coup et se coloria d’un petit sourire contraint qu’elle eut du mal à cacher. Quelque chose ne lui plaisait guère.



Carole Duval. Comme ça, sorti de la gorge de Mélissa, ça ne sonnait pas creux. Et ce n’était pas que la voix de Mélissa qui me faisait aborder ce point de vue. Il y avait autre chose, mais encore une fois j’avais du mal à définir.


Je remerciai Mélissa et appelai mademoiselle Leroy. Je lui demandai les papiers manquants. Elle voulut me voir, mais je lui signifiai que je n’avais plus de temps à perdre. Quelques minutes après, son assistante m’amena un tas de cinquante centimètres de documents.


À dix-sept heures pile, monsieur Duval m’appela. J’étais complètement plongé dans le dossier et j’aurais préféré disposer d’une heure supplémentaire, mais il ne me laissa pas le choix. Ibrahima nous conduisit à sa villa. D’ailleurs, l’appeler villa c’était certainement un point de vue euphémistique. La porte cochère était gardée par deux vigiles de la taille de Schwarzenegger, et une fois ouverte, elle dévoila une longue voie goudronnée qui serpentait entre d’énormes pelouses arrosées par des tourniquets. La voiture s’y engagea à grande allure, passa devant des boulingrins où scintillaient des milliers de fleurs et de couleurs avant de s’arrêter devant une grande bâtisse avec de grandes fenêtres et d’énormes baies vitrées. Deux limousines argentées stationnaient sous un abri, attendant paresseusement l’heure de se dégourdir les jantes. On descendit et Ibrahima rebroussa chemin.



La porte était ouverte, nous entrâmes et je vis que de l’autre côté de la maison les jardins continuaient autour d’une grande piscine. Et là aussi, c’était de l’euphémisme. Un étang siérait mieux.



Nous traversâmes la maison et marchâmes vers la piscine. La silhouette d’une jeune femme qui était allongée sur une chaise longue se relava. Elle se précisa petit à petit. Elle était en maillot deux-pièces. Je vis de loin que c’était un tout petit bikini. En nous voyant nous rapprocher, elle noua un châle de plage autour de ses hanches. Elle était blonde et ses lignes étaient harmonieuses. Un doute commença à me tarauder. Je reconnus cette nana, c’était pas possible.



On se fit la bise, alors que monsieur Duval semblait ne rien comprendre. Carole prit le soin de tout lui expliquer.



Elle nous guida sous une tonnelle et nous prîmes place dans sur de grands fauteuils en osier. Une table de service à étagères dorées était déjà prête avec champagne, liqueurs et glaçons, amuse-gueules dans des petits récipients nacrés.



Elle nous servit puis prit place à côté de moi et nous nous regardâmes longuement. Nous évoquâmes différents souvenirs. Je triturai ma mémoire pour en tirer le plus possible de ces années d’études à Paris, et elle en fit de même. Nous parlions des profs, de quelques amis, et des cours d’économie et de philosophie. C’était tellement attachant et émouvant que je ne vis pas l’heure défiler. Après cinq ou six verres, nous nous aventurâmes dans des points de vue plus intimes. C’était elle qui donna le coup de départ.



Elle éclata de rire et remonta pour une énième fois son soutien-gorge. Je manquai lui suggérer de le laisser tomber une fois pour toutes.



Pendant ce temps, le téléphone de monsieur Duval n’arrêta pas de sonner et il parla fric et dollars et euros avec trois ou quatre personnes avant de se tourner vers nous.



À ce moment, monsieur Duval, qui suivait avec attention nos échanges sur Farina et affichait clairement son désaccord avec sa fille, nous interrompit :



On changea de place, on alla sous une autre tonnelle où l’on avait installé une table et trois chaises. Deux jeunes filles en costume de service nous servirent à boire et à manger jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Monsieur Duval parut euphorique lorsqu’il ouvrit un grand cru et me fit goûter. Je fis mine d’avoir la même euphorie bien que je ne sache trop juger les vins et de mon point de vue c’était juste un bon vin, aussi bon que celui que j’avais bu la veille avec mademoiselle Leroy. Alors qu’on n’avait pas encore servi le dessert, monsieur Duval quitta la table pour répondre à un autre appel qui prit plus de temps que d’habitude. De loin, on le voyait enveloppé par le halo de fumée de son cigare. Profitant de son absence, Carole s’était laissé aller un peu plus loin et son soutien-gorge ne cachait plus ses tétons excités. Les deux filles qui nous servaient à manger disparurent derrière les pelouses. Lorsque monsieur Duval revint, Carole se leva, recouvrit ses petits bouts roses et nous proposa de l’accompagner. Je la poursuivis, alors que monsieur Duval se fit encore importuner. Elle alla s’allonger sur une chaise longue au bord de la piscine. Je m’allongeai près d’elle. Il faisait chaud, mais agréable. Une légère brise amenait de temps en temps des effluves de jasmin. Monsieur Duval vint enfin nous voir.



Il partit et je me retrouvai seul avec Carole. L’une des deux voitures qui somnolaient sous le préau démarra et l’on entendit de loin son ronflement gras qui disparut petit à petit dans les églantiers. Lorsqu’enfin le silence reprit, la main droite de Carole vint se poser sur la mienne. Elle me regarda en même temps et me fit un sourire d’ange. Je ne bougeai pas. On resta ainsi un moment.



Je n’avais jamais envisagé la situation de ce côté-là. Encore un point de vue. Zarathoustra n’avait pas tellement tort. Depuis un moment déjà, je pensais à cette histoire de point de vue et cela commençait à me tourmenter. Par là où je me retournais par le corps ou par l’esprit, je ne voyais plus que des points de vue. Carole Duval, à tout hasard une ancienne copine de classe, allongée à côté de moi, n’était plus qu’un point de vue, comme les palmiers, la tonnelle et l’eau froissée de la piscine. Je fermai les yeux, histoire de chasser les points de vue qui fusaient comme les raies d’une torche de flic dirigée sur ma gueule. Je sentis sa main qui venait cajoler la mienne. S’agissait-il aussi d’un point de vue ? Et cette peau soyeuse, tiède, légèrement mouillée, pleine de tendresse et de désir, qui vient tracer des longs chemins sur mon bras, encore un point de vue ?


Je demeurais les yeux fermés, de peur de m’éblouir. Mais les points de vue ne tarissaient pas pour autant. Une main déboutonna ma chemise, une autre dégrafa la braguette. Un petit bout de chair molle vint tapoter sur ma queue. Les points de vue deviennent de plus en plus stimulants. Mais que dire de mes sensations ? Seraient-elles aussi des points de vue ? Et mon corps et mon âme ? Et mon être propre ? Tant qu’à faire, je laissai défiler les points de vue, n’opposai plus aucune résistance. Ma queue glissa bientôt entre ses lèvres, baigna dans sa salive, coulissa sur sa langue, buta contre se gorge. Elle voulut la faire pousser plus loin, elle voulut en arracher un morceau. Il faisait chaud, très chaud. Elle geignit, grogna, balbutia des choses incompréhensibles. Puis ma queue sortit à l’air libre, je respirai un coup. Elle se mit à branler et à cracher.



Salope, pensai-je. Simple point de vue. Lorsque nous étions étudiants, j’avais tenté de la draguer. C’était la bourgeoise de la classe. Elle s’habillait rue de Montaigne, laissait traîner par terre des sacs Hermès à mille euros pièce. Elle ne m’avait pas laissé la toucher. Je n’étais pas le seul, d’ailleurs. On pensait qu’elle était lesbienne. Depuis, elle avait certainement changé de point de vue.


Puis ce fut sa vulve qui vint se refermer sur mon sexe. C’était un fourneau plein de mouille. Je ne fis rien, elle se chargea de tout. Elle s’appuya sur mes bras et envoya ses hanches coulisser sur ma bite. Des points de vue qui accéléraient et décéléraient au rythme de Carole. Elle gémit et gémit et gémit. Elle paraissait vraiment en manque. Je contrôlai ma respiration pour lui faire durer le plaisir. Et puis il fallait renforcer ses regrets, en rajouter une couche, elle qui n’avait jamais voulu sortir avec moi. Elle haleta jusqu’à l’étouffement, puis relâcha un peu sa prise, puis repris ses mouvements saccadés et sa langoureuse jérémiade. Lorsqu’elle n’en pouvait plus, elle vint m’achever par sa bouche. Je me relâchai alors et lui explosai dans le gosier. Elle but tout, ne laissa rien échapper ; j’ouvris enfin les yeux et lui souris. Elle s’essuya la langue, cherchant une dernière goutte de sperme qui s’était réfugié à la commissure.



Nous y plongeâmes nus comme des anguilles. Elle m’embrassa. Elle me raconta tout ce qu’elle savait sur monsieur Farina. Enfin, son point de vue. Et sans surprise, ce n’était pas grand-chose. Mais je devinais déjà qu’elle me cachait beaucoup de choses. Je pensais déjà à Mamadou. Il était aigri et était prêt à tout me raconter. Je n’avais plus de temps à perdre, je décidai de le rappeler dès mon retour à l’hôtel.


Nous quittâmes la piscine lorsque nous entendîmes le bolide de monsieur Duval qui rentrait.