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n° 19025Fiche technique58257 caractères58257
Temps de lecture estimé : 34 mn
07/06/19
corrigé 06/06/21
Résumé:  Une belle rencontre au Pays du Sourire.
Critères:  fh voyage trans massage fellation hdanus -amourpass
Auteur : JC Martin      
L même

Cette histoire commence il y a quelques années, lors d’un de mes séjours en Thaïlande.


J’évitai l’hyper centre, (KaoSan) les manifs des « si daeng » (chemise rouge) ne facilitaient pas le séjour. Je descendis un peu plus bas, sur Sumkumvit, l’une des grandes artères de la ville, desservie par le Skytram, pas sur les premiers blocks – nana, asok –, relativement chers, mais plus bas, dans les quartiers populaires, au-delà Ekamai où je découvrais un tout autre Bangkok, populaire, plus « si heluang » (jaune) ambiance plus thaïe… de nombreux petits marchés aux fruits au goût sans pareil, des échoppes de nourriture. J’aimais cette ambiance, voir la vie passer, les petites thaïes adorables, le vendeur ambulant, une vie simple, agréable, dans la chaleur du soir de la ville des anges…


J’avais repéré un salon de massage à proximité de ma GuestHouse. Je demande un massage « djep djep » (douloureux), pas un de ces massages pour touriste, mais un vrai, fort, limite douloureux, qui vous donne l’impression que l’on vous incruste dans le matelas, mais dont vous ressortez léger et revigoré.


On me désigne une masseuse. Elle doit avoir la trentaine, une tête de moins que moi, fine. Elle me guide dans la pénombre de la salle, alignement de matelas posés au sol, séparés par des rideaux. Elle me désigne une couche, me tend un pantalon léger, sort en tirant les rideaux afin je puisse me changer.


Je m’allonge, la masseuse revient, entrouvre le rideau pour qu’il n’y ait pas d’équivoque. Elle commence à me manipuler les jambes, appuie sur les points le long des méridiens. J’entrouvre les yeux et détaille ma masseuse. Elle n’est pas d’une beauté renversante, mais a beaucoup de charme, un mignon petit minois triangulaire, pommettes hautes, de mystérieux yeux noirs, fortement tirés, une large bouche aux lèvres fines aux commissures de laquelle apparaissent deux minuscules fossettes quand elle sourit et un petit nez mutin.


Une silhouette mince, gracile, mais tonique, je devine une petite poitrine sous son chemisier, une chevelure noire, coupée court, sans recherche, une frange lui barrant le front. Sa finesse de corps et de visage, ses yeux plus tirés que la plupart des thaïs, elle doit avoir du sang japonais. Je me dis qu’elle est très mimi, mais qu’elle ne se met pas en valeur, comme si elle cherchait à se faire oublier, à se cacher d’elle-même.


Malgré sa finesse, elle développe beaucoup de force. Au-delà du massage lui-même, il émane d’elle une douceur supplémentaire, une sensualité inhabituelle, de petits sourires, un rire léger et chantant, gestes subtilement caressants… un échange de regards, de sourires…


Cependant des dérives existent, des filles « patentées » qui se vendent pour quelques billets, ou « finissent » manuellement le client pour gagner du temps et un gros pourboire… Mais les vrais massages thaïs n’ont rien de sexuel. Si les mouvements peuvent entraîner des contacts involontaires sur des parties intimes, il est de bon ton de faire mine de rien. Je profite de l’instant, n’attends rien de plus que ce qu’il m’est offert, appréciant ce petit plus, pour ce qu’il est… un petit cadeau sans lendemain. Le massage terminé, traditionnel remerciement, « kop kun krrap », « kop kun kaaa », un pourboire plus que généreux. C’était tellement bien vendu.


Le lendemain soir, j’y retourne, demande si possible la même masseuse, « Lilo », « L », le massage commence normalement, mais rapidement L a l’air un peu mal à l’aise, le massage reste pro, mais quelque chose doit la gêner. Assise en tailleur devant moi, L positionne ma jambe entre les siennes et la plie sur le côté, elle travaille l’intérieur de la cuisse. Suite à un faux mouvement, mon pied entre en contact avec son pubis, je sens très nettement à travers son fin pantalon une excroissance chaude, palpitant. Le temps s’arrête, L blêmit, le regard tourné vers le sol, elle n’ose esquisser le moindre geste, évite mon regard et se mordille nerveusement la lèvre.


Passé la surprise, je la regarde avec douceur, fais de petit mouvement du pied pour mieux apprécier ce qui est dessous, et qui grossit un peu plus encore… Je lui souris avec tendresse, elle finit par oser affronter mon regard, mon sourire la rassure. Rapidement la tension s’envole, je vois la voit se détendre. L’instant de gêne passe, L se décontracte, son visage s’illumine.


L reprend ses gestes, avec plus de sensualité, laissant son entrejambe en contact avec mon pied, puis ne loupe pas une occasion de me le faire sentir, m’enjambant pour se frotter à moi, elle me fait sentir ses attributs. Ce que je devine m’excite énormément. Je tends la main pour essayer de caresser le haut de ses cuisses. Une petite tape sur le bras, un froncement de sourcils amusé, d’un geste léger et discret, elle me désigne les couches adjacentes séparées par de légères tentures à moitié ouvertes.


L ne perd pas une occasion de frôler mon sexe tendu et humide. Finalement elle me glisse à l’oreille, dans son anglais approximatif, que je suis son dernier client, qu’elle aimerait, si je veux, me rejoindre à mon hôtel. Inutile de dire que je le veux, que je le souhaite, que je n’attends que ça. Mes rêves les plus fous prennent vie…


Le massage se termine, je me suis retenu à grande peine, L tire les rideaux pour que je me change, mais, contrairement à l’habitude, reste avec moi avec un petit sourire narquois. Elle s’agenouille, descend mon pantalon humide et sourit de l’état de ma queue. Elle prend le gland à deux doigts, la tourne et la considère sous tous les angles puis, sans prévenir, elle dépose une grosse léchouille sur la pointe du gland qui déclenche en moi une décharge de plaisir.


L se lève, m’embrasse sur le coin des lèvres et semble satisfaite. J’essaye de glisser ma main entre ses cuisses, je veux lui rendre la pareille. Encore ce petit froncement de sourcil amusé, elle me glisse à l’oreille « wait baby, wait, be patient », L passe le rideau comme une brise légère, comme un rêve qui s’évapore, me laissant là, stupide, à moitié nu.


Je finis de me rhabiller, descends à l’accueil et me pose le temps du traditionnel thé. L arrive à son tour, l’air de rien, je lui glisse un pourboire. Elle m’accompagne à la porte, je la regarde interrogateur, un petit roulement de ses yeux sombres, un sourire amusé, son doigt me montre discrètement le coin de la rue. Elle me chuchote d’un souffle :



Je rejoins le croisement, patiente, comme je peux, enfin je l’aperçois, un t-shirt blanc avec un grand cœur rouge entourée d’un « love me baby » de bon augure, un short en jean très short, un geste du revers de la main qui dis, avance !, ses lèvres forme muettement « pay pay pay » (va, va, va), je bouge en direction de mon logement. Je l’aperçois du coin de l’œil quelques pas derrière moi. J’arrive à l’hôtel, la réception est vide, je déverrouille la porte, L glisse, féline, derrière moi… Je l’attrape, lui passe la main dans le dos, sur les fesses, elle me pousse vers l’étage, une urgence qui rejoint la mienne « pay pay reo reo » (va, va vite, vite).


On monte quatre à quatre, comme des collégiens à leur « grande première ». J’ouvre la porte de la chambre, chichement éclairée par la lumière montant de la rue. L me pousse à l’intérieur, m’arrache mon t-shirt, comme je la débarrasse du sien, pas de soutien-gorge, un ventre plat et ferme, une marque de naissance au-dessus de la hanche gauche, deux adorables petits seins haut perchés, ronds comme des pomme d’amour, sans marque ni cicatrice, naturels, les aréoles un peu foncées, de petits tétons durs, pointés vers moi, je les sens griffer mon torse, alors que nos bouches se cherchent, huumm…


Quand L lâche mes lèvres, j’attrape l’un puis l’autre de ses seins de la bouche, les léchouille, les honore, je devine leur sensibilité aux frisons que je déclenche en elle. Mes mains descendent dans son dos, arrivent sur ses fesses douces et fermes plutôt petites, même pour un gabarit mince comme le sien. Je les palpe, elle me rend la pareille. Je passe une main devant, déboutonne son short en jean, y introduis la main, huuuumm…


Son sexe à travers le coton de la culotte paraît doux… chaud… tendre… promesse de mille plaisirs… pas aussi petit qu’il me semblait… de moins en moins petit en fait… Je tombe à genoux, entraîne son short vers le bas, avec quelques dernières léchouilles sur sa poitrine, sur son petit ventre ferme aux muscles souples. Je goûte au sel de sa peau, un parfum de jasmin, sa carnation caramel me fait penser à un bonbon. Mes mains descendent de ses épaules à son cul, détaillent les formes de son dos, de ses hanches, la souplesse irréelle de sa musculature, le grain de sa peau.


J’adore mordiller l’os de la hanche qui « ferme » le ventre et guide vers le point chaud, des bisous sur le haut de son entrejambe, sur son sexe à travers le tissu. Ses mains enserrent ma tête, je caresse l’extérieur de ses cuisses, ses fesses, j’attrape de part et d’autre l’élastique de sa petite culotte imprimée de cerises rouges sur fond blanc et commence à la rouler vers le bas. Dans la faible lumière je devine le haut de son pubis, quelques poils d’une toison taillée en fine bande verticale. La racine d’une belle tige tendue accroche l’élastique, tente de retenir le dernier rempart de sa pudeur… centimètre par centimètre se dévoile, longue, mince, légèrement tordue vers la gauche, parcourue de belles veines, plus que quelques millimètres le gland…


Son sexe ne me laisse pas le temps de finir, bondit à ma rencontre, s’exposant fièrement, révélant toute sa splendeur, fin, long, une grosse fraise d’un rose clair qui contraste avec le teint foncé de la tige, le gros gland en forme de pointe, en partie recouvert du prépuce. La brillance du méat, ouvert comme une petite bouche avide, prouve son excitation. Un trait de peau plus épais scinde en deux son entrejambe, remonte de son anus à la moitié de la queue, traversant le minuscule sac enserrant deux adorables petites noix de cajous qui lui tiennent lieu de testicules. Cette magnifique bite fine, aux couilles atrophiées, semble dotée d’une vie indépendante, mi-bestiale, mi-éthérée, un rêve dont on ne veut pas se réveiller.


Un dernier regard vers le haut, ses yeux sombres en amandes, son ventre plat, ses adorables seins, son sourire complice, son incroyable féminité me rassurent, me confirment que je suis avec une très belle femme… pourvue d’une très belle bite, une magnifique « Katoye ».


L me regarde avec la même urgence, la même fièvre qu’elle doit lire dans les miens. Sans qu’elle ait besoin d’un geste, je lape d’un coup la pointe de ce beau gland, elle sursaute, le goût est légèrement salé, doux, musqué, à son image discrète, mais présente. Sa verge est dure, mais garde une douceur magique, une souplesse irréelle, des mouvements réflexes la font bondir contre son ventre. L ferme les yeux, jette la tête en arrière dans un long gémissement. J’appuie d’autres coups de langue, tourne autour du gland, lèche la hampe, aspire ses petites boules, remonte la colonne de chair , insère ma langue entre le prépuce et le gland, tourne autour pour mieux le découvrir, puis d’un coup engloutis enfin cette merveille au fond de ma bouche, la tète, la lèche, la poussant au fond de ma gorge, mes mains ancrées entre ses fesses, les siennes sur ma tête donnant la cadence.


Après un temps irréel, L me tire vers le haut, « my turn », mais je ne suis pas prêt à lâcher cette belle sucette. Une fois encore, sa force me surprend, je cède à contrecœur. L nous attire sur le lit, celui-ci grince horriblement, ça nous fait rire, on tire le matelas au sol, je la jette dessus, mais elle m’attire avec elle. On chute ensemble, emmêlés, roulant sur le lit, cherchant à abolir la frontière entre nos deux corps, fusionnés. Elle me débarrasse de mon pantalon, me mordille la poitrine déclenchant des flashes de plaisir dans mes neurones enfiévrés. Sa main, ferme, m’attrape la verge à l’intérieur de mon pantalon… il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi dur !


L descend, me mordille le ventre à son tour, me débarrasse de mon short, me lèche, arrive à mon pubis, et prend directement possession de mon gland. L se déchaîne, lèche et suce tout ce qu’elle peut, avale mes testicules, l’un puis l’autre. Je l’attrape, la retourne au-dessus de moi, son beau sexe à portée de mes lèvres, ses mains passent autour de mes cuisses, titillent mes couilles et ma raie, alors que mes mains sur ses globes fessiers la tirent à moi.


Je gobe sa verge, l’engloutit comme elle gobe la mienne, caresse ses fesses fermes, ses couilles. J’adore sentir ses deux petites boules, coincées, dans leur sac trop petit. Lui rendant coup pour coup… un doigt mouillé appuie sur ma rondelle, la caresse avec tendresse, elle lâche ma bite, me regarde :



Bien sûr que j’aime ! J’aimerais tout venant d’elle qui poursuit :



L se déchaîne, me tète la bite comme un bébé affamé, me mordille le gland, la tige, m’introduit un, puis plusieurs doigts, me mange les couilles, lèche mon anus, toujours avec force. J’ai beau m’activer, je n’arrive pas à suivre, on roule sur le lit, tour à tour sur et sous. Ma verge durcit plus encore, une sensation d’urgence, quelque chose qui remonte le long de ma tige, j’ai beau serrer tout ce que je peux, la pression monte dans mon gland. Elle le sait, le sent, en joue. D’une dernière aspiration, dernière intrusion dans mon anus, je ne peux plus tenir, me lâche dans sa bouche. Elle n’arrête pas ses caresses, pompe jusqu’à la dernière goutte, sa bouche me tétant comme si elle cherchait à m’aspirer tout entier.


Je suis vidé, je me laisse tomber sur le lit, sans force. L me domine comme une panthère sa proie, d’un air amusé :



J’esquisse un petit oui de la tête. L me roule une pelle au parfum de ma jouissance, parfum salé du plaisir qu’elle m’a donné.


Avec un sourire tendre, elle me retourne sur le ventre, s’assoit sur le bas de mes reins, me masse délicatement le dos. Une main s’échappe, passe sur mes fesses, dans la raie, descend sur mes couilles, tire ma verge, à nouveau dure, en arrière, promène ses doigts de mon gland à mon anus, faisant crisser la peau sous ses ongles, insiste sur ma rondelle, et enfin se recule. L tire mes hanches, à quatre pattes, quelques caresses entre mes fesses, des coups de langue. De son autre main, elle caresse ma bite, la tordant pour passer mon gland sur mon anus, mon propre sperme lubrifiant mon trou, des doigts inquisiteurs, une langue. D’un coup, je perçois une fraîcheur différente, mon anus se détend, ses doigts glissent en moi sans mal, je jette un œil, j’aperçois un flacon clair, L avait prévu le coup…


Lové sur mon dos, son ventre épouse mes reins, la pointe dure de ses seins « griffant » délicatement mon dos, une petite morsure sur ma nuque, son gland appuyé sur mes sphincters, ses mains caressent mes bras, elle me susurre a l’oreille :



L ne va pas à trois, elle se contracte d’un coup, tire mes mains en arrière, enfouissant ma tête dans l’oreiller, alors que son bassin, d’un brusque coup de reins, propulse sa verge dans mon intimité. Son bas-ventre claque sur mon cul, un râle incontrôlé sort de mes lèvres. Sensation de brûlure et, en même temps, une impression de plein, une agréable chaleur en moi. Aussi vite entré, aussi vite sorti, laissant à peine la pointe de son adorable bite dans mon anus, après la longueur qui était entrée, étrange sensation de vide.


Ne notant pas de rejet, elle repousse le basin, doucement. Je sens son gland se frayer un passage en moi, tous les reliefs de son sexe jouant avec mon anneau, quelque chose de long, ferme et doux qui n’en finit pas d’entrer, de m’envahir, déclenchant des sensations inconnues.


Enfin L butte contre mes fesses, me plie sous elle, ce petit gabarit me possède me maîtrise comme si j’étais un enfant, son souffle dans mon cou.



Elle commence des va-et-vient, tour à tour, tendres et violents, légers et profonds, faisant parfois sortir sa fraise de mon anneau. Je passe une main le long de ma bite, de mes couilles, finis par rencontrer ses adorables noisettes, ses mouvements proposant à mes doigts tour à tour son gland, sa tige, ses bourses, une sensation étrange de « plein », une pression inconnue qui m’emplit délicieusement.


Elle chasse ma main de nos sexes, la remplace par la sienne qui me branle au rythme de ses coups de reins. La pression augmente, picotements qui parcourent mon dos, décharge électrique qui fuse d’un seul coup, de mon périnée, de ma bite, de mon cul, qui se propage dans ma colonne vertébrale pour venir éclater dans mon cerveau, éclairs de jouissance, flash dans mes yeux… Je m’affale, son sexe fiché en moi.


Elle me laisse reprendre mais, sans libérer mon anus, repose sur moi, je tourne autant que je peux la tête :

esprits



Je me dégage, le passage du gland, toujours un mélange de sensations déroutantes, je me retourne, bascule au max le bassin. Elle comprend, attrape un coussin le glisse sous mes reins, mes jambes relevées sur ses épaules, ouvert à son sexe. Je lis une tendresse sur son visage puis, d’un coup, elle revient au plus profond de moi, me pilonne. Je caresse ses seins, ses hanches, ses bras, ses mains crispées sur mes hanches. Son souffle s’accélère, son regard se perd dans le vide, j’ai toujours aimé voir une femme jouir, ses yeux ne sont plus que deux fines fentes énigmatiques, sa bouche se crispe en un rictus indéchiffrable, les muscles de son cou se tendent, ses mains s’incrustant presque douloureusement dans mes chairs. D’un coup, sa bite agitée de soubresauts, son sperme remonte de ses reins et se déverse en flot dans mon cul, ses contractions déclenchant une nouvelle explosion en moi, une nouvelle extase, sensation de ne plus m’appartenir, de n’être que l’excroissance de son sexe, mon cerveau disjoncte…


L s’effondre, à bout de souffle, sa tête sur ma poitrine, elle reprend ses esprits, redescend lentement, quand enfin elle se relève. Je devine dans la pénombre le grand sourire qui illumine son visage, elle est fière d’elle, du traitement qu’elle vient de m’infliger. Sa bite toujours en moi, elle jette un œil entre nos deux ventres collés :



Ce n’était pas une question, plutôt une félicitation…


L repose sa tête sur ma poitrine, joue avec les poils de mon torse, je sens son sexe dégonfler doucement en moi, son sperme s’écoule, une sensation de vide. Elle redevient femme, se blottissant sur son mâle, elle m’embrase presque chastement, apaisée, elle commence à me parler. La voix un peu étranglée, elle me remercie du plaisir que je lui ai donné, de l’avoir laissée guider, de n’avoir pas cherché à la contrôler, de lui avoir fait confiance. Que cela faisait plusieurs mois qu’elle n’avait pas eu de rapports, que les autres la pliaient à leur volonté comme une fille facile, qu’elle ne prenait aucun plaisir à ces rapports et qu’habituellement, elle dissimulait son sexe. Ce soir, elle n’arrivait pas à le faire tenir en place. Même si les « Katoyes » étaient acceptées, elle préférait rester discrète. Elle se sentait mal à l’aise avec les autres trans, comme avec les hommes, seule sa patronne était au courant, à condition qu’il n’y ait pas de scandale.


Habituellement elle se « le » scotchait entre les jambes, mais elle avait commencé à bander, un « peu » à cause de moi, et elle n’arrivait plus à le maintenir en place. Quand j’avais découvert « sa vérité », elle avait eu horriblement peur que je fasse un esclandre et que je la fasse virer. Mon sourire l’avait rassurée et avait fini par faire remonter des désirs refoulés, des envies de tendresse et de sexe, car je suis le premier à l’avoir acceptée comme elle est. Aussi timide et discrète qu’elle soit dans la vie, elle aime avoir le contrôle au lit et je lui ai offert son plus bel orgasme. Je lui ai redonné confiance en sa nature, en elle-même. Et pour cela, elle m’en sera toujours reconnaissante…


Elle n’en finit pas de parler, vidant un sac contenant plusieurs années de frustrations, de solitude, les yeux humides, un voile dans la voix. Elle me raconte qu’elle ne s’est jamais sentie garçon, mais pas plus femme. Son physique androgyne est naturel, à peine quelques hormones. Elle me parle de ses parents qui l’ont rejetée, mais à qui elle continue d’envoyer de l’argent tous les mois, de sa vie de solitude, qu’elle n’a jamais trouvé sa place avec les autres.


Je l’écoute avec affection, lui caressant tendrement le dos, la laissant déposer son sac d’amertume, j’en suis presque à m’excuser d’avoir eu une vie si facile, je me sens un imposteur. Je l’admire d’être restée humaine, debout, de ne pas avoir tourné le dos à la vie, malgré toutes ses blessures. Je suis touché par sa sincérité, sa capacité de résilience, si j’en avais subi la moitié, je me serais probablement effondré. J’ai le cœur gros, une boule dans la gorge, des picotements dans les yeux, je ne peux que la serrer dans mes bras, l’écouter, là, l’aider à se décharger de ses ombres, caressant sa peau douce, l’envelopper de tendresse pour la protéger du monde. On finit par s’endormir comme ça, elle sur moi, les yeux emplis de larmes de soulagement, toutes ces années d’écorchures allégées d’un coup.


J’avais déjà eu des rencontres du « troisième type », de ces terrestres extra, à l’opposé des anges (poitrine d’homme, pubis plus lisse qu’une fillette), modernes succubes, voués au plaisir physique. Courbes du corps féminin, peau douce et parfumée, poitrine ronde et accueillante et une belle corne qui pousse entre les jambes, queue animale tendue vers l’avant, licorne de légendes perdue dans les rêves… mais mes précédentes rencontres étaient tarifées, aussi consciencieuses et douces furent-elles, ce n’était jamais aussi doux, aussi sincère…


Le matin pointe à travers la fenêtre, L est lovée au creux mes bras, petite fille réfugiée dans un cocon protecteur. Je sens son sexe recroquevillé, au repos, une idée me traverse. Je me dégage doucement, faisant très attention de ne pas la réveiller, j’approche ma bouche de son sexe, deux légers coups de langue sur ce petit animal rétracté, puis je l’avale, l’aspire, le lèche. D’abord flasque, il se réveille doucement, je le sens grossir entre mes lèvres, le prépuce libérant le gland à mesure que celui-ci grossit, une magnifique fleur éclose devant mes yeux, dans ma bouche. L gémit, je la sens se tendre, je connais les sensations qui la traversent, entre rêve et réalité, le plaisir se mêlant à son rêve, je finis par sentir une main plaquer ma tête contre son bassin. Son ventre donne des coups de reins, pris de soubresauts irrépressibles. Dans un râle, L m’emplit la bouche, n’en finit pas de jouir, crachant sa semence salée et douce. Je ne lâche pas son gland, elle finit par se calmer, le flot se tarit, elle retombe sur le lit la main qui me tenait m’attire maintenant.


Couchés face à face, je lui pose un bécot qui devient un patin. J’avais gardé de son nectar, on le partage avec délice. Quand enfin le baiser finit, je lui glisse :



Elle se positionne d’elle-même à quatre pattes, m’offre son postérieur que je lèche, lape, parcours de la pointe de son pénis au haut de sa raie. Elle ondule du bassin comme une chatte en chaleur, sa bite retrouve vigueur, je mouille son petit trou de salive au parfum musqué, flatte sa verge de la main, je lui demande sa « bouteille magique ».



Effectivement son œillet s’épanouit rapidement sous mes coups de langue, les caresses de mes doigts. Elle se retourne sur le dos :



Elle m’offre son postérieur, mais là, peu habitué, j’avais besoin d’un coussin. Elle noue direct ses jambes autour de mes reins, je n’ai rien à faire, son postérieur vient à la rencontre de mon sexe qu’elle guide de deux doigts, même là, elle dirige. Elle s’empale sur moi, m’attirant au fond d’elle d’un coup de reins, mon membre avalé instantanément. Elle contracte ses muscles rythmiquement sur ma tige, me faisant découvrir de nouvelles sensations, comme une main chaude et douce me masturbant, je lui mordille les seins, bouge en elle, viens à la rencontre de son cul.


Pris dans l’étau de ses cuisses, mes mouvements sont limités. Elle conduit, m’attirant et me repoussant à son gré. Elle me repousse d’un coup de cul et je me retrouve assis, les mains tendues derrière moi, elle assise sur moi, nos regards face à face, un air de défi, mêlé de plaisir. Position très érotique, mais qui m’empêche d’utiliser mes mains, alors qu’elle noue les siennes autour de mon cou. Je finis par me laisser tomber sur le dos, l’attire avec moi, à califourchon sur mes cuisses, tout ça sans déculer. Je vois sa tige s’agiter, là où aurait dû être la mienne, vision délicieusement perverse. Je reprends mes caresses sur sa poitrine, ses hanches, son sexe. Elle assure les va-et-vient, parfois se soulève, sortant presque ma bite de son cul, fait quelques mouvements de rotation des hanches puis se la renfonce d’un coup.


Elle se penche sur moi, ses mains fines m’enserrent les poignets, les plaquent au-dessus de ma tête, à sa merci. Elle m’embrasse, cherche ma langue, sa salive se mêlant à la mienne. Elle me glisse à l’oreille :



Les contractions de son anus sur ma teub, les soubresauts de sa bite, crachant plusieurs jets de sperme chaud, épais, odorant, certain m’atteignant au visage, déclenchent mon plaisir. J’emplis son cul de plusieurs jets, nos plaisirs se répondant, son jus faisant une petite flaque dans et autour de mon nombril, sur mon torse, mon visage. Elle se laisse tomber sur moi.




On reprend nos souffles, je suis toujours planté en elle. On commence à papoter. Quand je lui annonce que je dois rentrer en France, trois jours plus tard, elle a un soubresaut, me regarde avec une profonde tristesse.



Je lui explique que je n’ai pas le choix, que j’ai du travail qui m’attend, que je ne peux pas faire autrement même si cela m’attriste autant qu’elle, que je reviendrai vite pour elle, que l’on restera en contact, que l’on s’écrira, s’appellera. Elle est nichée contre mon épaule, je sens des gouttes chaudes et salées perler sur ma poitrine, elle essaye de ne pas montrer ses larmes… je la serre contre moi pour la consoler, lui susurrant des mots doux. Elle finit par se lever, les yeux rougis, me dit qu’elle doit aller travailler, se prépare, va sous la douche, je la rejoins, la savonne :



Je la savonne quand même, insistant sur sa verge, son postérieur, lui déclenchant des frissons de plaisir en parcourant son dos. Je la sèche, elle me dit :



Son regard mélange défi, interrogation et un peu de froideur.



Elle comprend sans que j’aie besoin de traduire.



Puis elle se sauve sans un regard en arrière.


Je ne sais comment occuper la journée. Rien ne compte que d’être avec elle, le temps passe avec lenteur, je vais faire un tour à MBK, monte au plateau cinéma, vais voir un film, un autre, même ainsi cela paraît interminable. Finalement, début de soirée, je croyais ne jamais le voir arriver. Je me rends au carrefour de la veille, attends, attends encore, enfin le téléphone vibre, me dit qu’elle en a encore pour quinze à vingt minutes, plus interminables que les autres… enfin je la vois… Une expression sur son doux minois que j’ai du mal à décrypter : indécision ? nervosité ? doute ? résolution ? Elle me fait son petit signe « pay pay », je me dirige vers l’hôtel. Elle me rejoint, je la sens derrière moi. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la porte, qu’elle me pousse en avant, « reeo reo » (vite, vite).


On monte l’escalier, j’ouvre la porte, elle se retourne, me prend la tête entre ses deux mains douces, plonge ses yeux au fond des miens, au fond de mon âme. Elle me demande si je veux vraiment être son mec, si je lui promets de revenir pour elle, si elle est vraiment ma copine, au moins quand je suis en Thaïlande. Je sens son impatience, ses doutes, ses espoirs, ses craintes. Je ne doute pas qu’elle partirait sans se retourner si la réponse était négative, qu’elle rechargerait son sac d’amertume sur ses frêles épaules et reprendrait sa vie…


Je l’attire a moi, l’embrasse tendrement, elle n’a même pas besoin que j’ouvre la bouche, mes yeux parlent pour moi, elle se détend :



Ses tensions disparaissent, notre baiser devient langoureux. Elle jette son sac de tristesse, au loin, elle se décolle et me dit qu’elle a pris trois jours de congé. Si je dois partir, elle ne veut pas perdre une miette de moi… dans un clin d’œil « first cum loses ? » et on repart pour une nuit de plaisir, quelques heures de sommeil, avant de se redonner encore du plaisir de nos corps.


Elle adore frotter son sexe sur mon buste, l’imposer à ma bouche, assise sur moi, ou le promener sur mon ventre, tirer mon bras entre ses cuisses pour masser son sexe dessus, frotter verge à verge, son magnifique gland frottant sur le mien. Elle prend plaisir à branler ce gros sexe né de la fusion de nos deux verges. Un moment, alors que je suis à cheval sur elle qui me prend le cul, elle se penche en avant, lèche la pointe de mon sexe et arrive à me faire jouir dans cette position. D’autres fois, elle se fait chatte, minaude, me léchouille de sa petite langue, se plie à mes désirs. C’est une magicienne du sexe, cherchant toujours plus de plaisir à offrir à son partenaire.


Matinée bien avancée, L me demande :



Je lui réponds :



On se douche, s’entre-savonne, je caresse son adorable bite, son dos, son cul, ses seins, rendus encore plus doux par le savon… Hhuummmmmmm. On parvient à rester « sages », nous nous habillions, et descendons manger dans un des restos de rue. Une autre L s’offre à moi, enjouée, amusante, plaisantant d’un rien, gourmande des choses de la vie, me taquinant dès qu’elle en a l’occasion. On mange côte à côte, de petites caresses discrètes sous la table, quand enfin « himm reo » (calée, plus faim), elle me propose de nous balader.


On prend un tuktuk jusqu’au fleuve (nouvelle occasion de caresses), de là nous prenons un bateau-bus jusqu’au terminus nord, Suan Yai, un adorable petit quartier paisible : beaucoup de promeneurs, un musée au bord de l’eau, un marché. Elle me dit venir souvent ici, quand elle a besoin de calme, de se retrouver elle-même, loin de l’agitation. À l’écart de la foule, le regard perdu sur le fleuve, elle tourne son adorable frimousse, vers moi. Je lis un doute, l’espoir, un fond de tristesse, tous ces sentiments tournent dans ses yeux. Elle me demande :



Elle me dit que si je lui promets de revenir, que je m’y engage, qu’elle m’attendra, qu’elle veut être ma copine, mon amante, même si on se voit peu, qu’elle veut être à moi, rien qu’à moi. Elle est proche des larmes, les émotions la submergent à un rythme effréné. Je pose mon doigt sur ses lèvres, remplace mon doigt par ma bouche et l’embrasse, ce qui semble l’apaiser. Je lui dis que je l’aime comme elle est, qu’elle doit pas s’inquiéter, que je l’adore… Elle fond dans mes bras, son regard se calme, mais je sens toujours sa poitrine hoqueter, elle est à fleur de peau…


Trois jours passent trop vite, nous baisons dans toutes les positions, autant que l’on peut… comme à son habitude « first cum loses », et elle est douée, très douée. Elle me laisse gagner de temps en temps, mais garde le contrôle et je lui laisse volontiers. Cela la rassure et elle me le rend en plaisir. Elle est insatiable, ne se lasse pas de me prendre, de me lécher, et réciproquement, comme si elle voulait faire des réserves de jouissance jusqu’à mon retour. On sort aussi, elle me fait découvrir des lieux magiques de sa ville, et tout est occasion à caresses discrètes, à amusements.


Enfin le soir de mon départ arrive, le sac bouclé, une dernière séance de baise pour garder le goût de nos peaux réciproques. Pas le temps d’une dernière douche, on doit sentir le foutre et le plaisir, je m’en fous, j’en suis même fier, l’odeur de mon amour pour elle. On saute dans le skytram et nous arrivons à l’aéroport juste à temps… Je m’enregistre… l’opératrice m’annonce que je dois faire vite, que l’embarquement a commencé. Un dernier baiser déchirant, je sèche ses yeux de mes lèvres, mais n’en mène pas plus large qu’elle, l’escalator fini par arracher nos mains l’une de l’autre, je passe la sécurité… le cœur gros.



Paris, la grisaille, le métro, les… Parisiens… Mon taf, plus de boulot que je ne m’attendais, tant mieux pas le temps de penser ! Je ne cherche pas à voir mes potes, ne garde contact qu’avec une ou deux copines… pour « l’hygiène », mais le cœur n’y est pas. Les seuls moments de plaisir sont ses mails, nos appels, on passe souvent en vidéo, quand elle peut, elle se dénude devant l’objectif pour mieux me faire regretter de ne pas être à ses côtés…


Finalement je n’ai pas tenu l’année, même pas six mois. Mon taf était tellement complexe, me prenant tellement de temps, que j’accumulai récups, RTT et grosse prime. Je l’appelle, lui annonce que je suis à Bangkok dans une poignée de jours, que j’aurai un mois plein… Son cri de joie résonne encore dans mes oreilles, un pur ravissement, sincère et franc, explosion de joie…


Fatigué du vol, la tête dans le cul, à peine passé la douane qu’une tornade me saute au cou, je ne l’avais même pas vue arriver. Elle a failli me renverser, elle m’embrasse follement, j’ai beau essayer de suivre :



Elle me pousse dans un taxi, après quelques dizaines de minutes de circulation, on s’arrête dans un quartier populaire du sud-Bangkok. On monte dans un immeuble un peu décrépi, une petite pièce, un lit, un placard bon marché, une vieille télé posée sur une commode, dans un coin, un réchaud à côté d’un petit évier, au fond, la porte de ce qui doit être la salle de bain, une autre qui donne sur un petit balcon. Les murs sont en béton recouverts d’une couche de peinture, un ventilateur au plafond brasse l’air chaud et moite, c’est petit, mais décoré avec goût. Cela lui ressemble bien, c’est à son image.



Elle me pousse sur le lit, me désape rapidement, se dénude à son tour, vient frotter son beau sexe sur ma poitrine, devant ma bouche. Je la lèche comme je peux, elle me caresse la verge, me suce en 69, me pompe la bite avec ardeur, passion. J’essaye de lui rendre la pareille, mais elle ne m’en laisse pas temps, je jouis vite dans sa bouche, elle se couche à côté de moi, se pourlèche les lèvres de sa petite langue.



Puis avec un grand clin d’œil :



Elle me serre dans ses bras, ne me laissant d’autre choix que de céder à Morphée.


Je me réveille, le soir est tombé, la douce moiteur de la nuit, les bruits de la rue, elle est allongée à mon côté, ne me lâchant pas du regard avec ce doux sourire affectueux. Elle me roule une pelle.



Elle me fait un bisou sur la pointe du sexe et disparaît rapidement. Je me lève, fais le tour de son antre, passe au toilette, une petite douche, farfouille dans ses affaires, regarde ses vêtements, m’arrête sur ses sous-vêtements, principalement du coton, des petits soutiens-gorge de sport, une garde-robe simple, discrète, qui lui ressemble. Elle rentre alors que j’ai encore le nez dans ses petites culottes.



Son rire amusé qui m’a tant manqué.

Elle a des sacs plastiques à la main, déballe dans des assiettes à même le sol quelques brochettes de poulet, une mangue sur un lit de riz recouverte de sa crème coco (ce liquide épais et blanc me rappelle autre chose…) de l’ananas, d’autres mets qu’elle verse dans des plats.



Je m’assois au sol, plus ou moins en tailleur, elle s’assoit sur moi, m’utilisant comme dossier. Elle attrape des aliments, croque dedans ou les présente à mes lèvres… plaisir du palais qui prépare au plaisir des corps. Le repas terminé, elle se retourne, saisit ma tête entre ses mains, me roule une pelle dont elle a le secret.



Et elle tint parole et me fit perdre. La nuit fut l’une des plus folles que l’on ait vécues, rarement on partagea autant de plaisir…


Elle avait pris un mois de vacances, on passa deux jours à Bangkok, puis on prit le bus, première étape Pattaya, ville à la sulfureuse réputation. On loua une petite moto, on se baladait, le jour, aller à la plage (elle aime autant que moi se baigner, et je ne parle pas des jeux coquins sous le niveau de l’eau), les soirées sur le cours, toutes ces filles (et pas toutes « fendues ») dénudées qui racolent pour tel ou tel bar, danses lascives dans la moiteur de la nuit, bières bon marché, ambiance festive.


Les nuits passaient à nos extases, à nos corps.

Les matinées, on les voyait pas, endormis dans les bras l’un de l’autre

On baisait plusieurs fois par jour : matin, midi et soir… on rattrapait nos six mois d’absence. Parfois quand on se baladait autour de la ville, à moto, elle glissait une main dans mon pantalon, caressant mon sexe alors que je conduisais, ne le lâchant pas avant de sentir un début d’humidité, voire plus, à la pointe. Elle prenait plaisir à jouer de moi, m’amenait au bord de la jouissance, puis me faisait attendre. Même si elle aimait bien que je m’occupe de son sexe, de son cul, elle adorait encore plus s’occuper des miens, me faire jouir dans sa bouche, dans sa main, ou m’enculer doucement, longuement. Elle prenait son plaisir en m’en donnant.


Après Pattaya, on descendit à Ko Chang, charmante petite île à quelques centaines de kilomètres plus loin. On trouva une guest tranquille, juste au bord de la plage. À peine sorti de la chambre, les pieds dans l’eau, on passait du temps à se baquer, à s’exciter l’un l’autre. Une nuit particulièrement calme, on baisa dans les vagues (l’eau salée, c’est pas idéal !), le ressac nous berçant, nous évitant l’effort de remuer nous-mêmes.


Elle n’était jamais à court d’idées, inventant des jeux, des jeux de sexe, des jeux de plaisir, des façons de nous exciter réciproquement. J’avais jamais eu d’amie aussi imaginative, aussi fantasque, aussi attentive à l’autre, j’avais beau essayer de lui rendre la pareille, j’étais toujours en dette.


Après Ko Chang, la campagne, une grosse journée de vip-bus (je vous laisse deviner pour quelle raison elle s’arrangea pour que l’on ait les places du fond, sous les couvertures…)


À Chang Mai, on trouva un petit motel sympa. Après passage à la réception, le bungalow de l’autre côté de la rue, dans une petite cour, au bout de quelques minutes, on frappe à la porte. L est allongée sur le lit, pour la sieste. J’ouvre, je vois le réceptionniste accompagné de deux charmantes demoiselles, L relève la tête, le réceptionniste la voit, bloque. Tout le monde a un petit rire gêné. Je réalise enfin, le réceptionniste se répand en excuses et part accompagnée des deux filles, L était morte de rire, le son d’une cascade fraîche qui sort de sa gorge. Je la rejoins et nous nous livrons à la magie des corps…


Les bonnes choses ont une fin… le mois commence à être bien avancé… je me livre à elle, lui dit à quel point le retour en France me fait horreur, à quel point devoir encore la laisser derrière moi m’arrachait le cœur. Il nous reste une petite semaine, elle me propose de rentrer sur Bangkok, me présente des connaissances et, de fil en aiguille, de pote en pote, de discussions, il en ressort qu’il y aurait moyen de faire quelque chose. On me présente à un chef d’entreprise qui serait client pour mes compétences en informatique. Le projet avance bien, il me garantit pouvoir m’avoir le fameux sésame : l’autorisation de travail si difficile à obtenir.


On peaufine le projet. À mon retour en France… bien moins triste que le précèdent, je liquide tout ce que je peux, présente ma démission. Brade mon appart’, solde mon crédit, disperse mes rares biens, dis adieux aux derniers ami(e)s qui en valent le coup. En moins de trois mois, retour au pays, mon nouveau pays, L me saute dessus avec encore plus d’entrain que la dernière fois, nos retrouvailles magiques. Je remarque qu’elle se laisse pousser les cheveux, elle le reconnaît, me remercie de le remarquer, me dit qu’elle se trouve plus jolie et que ça lui va bien… ce que je ne peux qu’approuver. (Aujourd’hui, ils lui arrivent aux reins, presque aux fesses, parfois je m’amuse à lui lier les mains avec, ce qui a l’art de la faire râler.)


Je commence mon travail, mon approche « exotique » à leurs yeux apporte un plus à l’équipe. On cherche un condo (appart) sympa et plus grand que son petit studio, pas dans un quartier trop moderne, à proximité du skytram, un bel appart, étage élevé. On emménage. Elle change de salon de massage pour en trouver un plus prêt de notre nid d’amour.


Elle apprend vite ma langue (pas seulement celle avec laquelle je la lèche), mais le français, en échange elle m’apprend le thaï, mais j’ai plus de mal, certaines accentuations me font perdre la tête : « Kay Kay- Kay/ », entre autres. Heureusement l’anglais est très pratiqué, ses progrès rapides lui permettent de trouver un poste de réceptionniste dans une chaîne hôtelière française, travail plus facile et mieux rémunéré. Depuis, elle réserve ses mains pour mon seul plaisir.


Elle est la meilleure des femmes, et le meilleur des hommes, la compagne idéale, même si vivre avec elle n’est pas de tout repos. Plus elle prend confiance en elle, plus elle accélère le rythme, passant tour à tour de petite fille taquine, femme active, femelle lascive, amante chaude, copine complice, amie confidente, copain joueur. Elle m’a remis au sport, me traîne souvent dans les bars, ou en boîte le soir quand on ne travaille pas trop tôt le lendemain. Elle adore me taquiner, toujours à chercher le petit truc pour me faire râler (je lui rends bien). Parfois, remontent des moments de doute, les fantômes du passé, elle se blottit alors entre mes bras et me mendie de l’affection, de la rassurer tendrement.


Il y a aussi des désaccords, mais comme dab’, réglés au « first cum loses », à ce jeu elle est redoutable, rares sont les fois où je gagne, elle aime tellement s’occuper de ma verge, me lécher comme une petite chatte, caresser la zone sensible entre la hampe et le gland, introduisant langue ou ongle sous le prépuce, remonter aussi loin qu’elle peut dans le méat. Elle a un art consommé pour s’occuper de mes testicules, elle les aime, sincèrement, physiquement. Il n’y a que quand je la réveille avec une douce fellation que je suis sûr de gagner, ne lui laissant pas la possibilité de réagir. Elle aime me prodiguer cette caresse et, comme à son habitude, elle excelle, comme pour tout ce qui touche au sexe.


On ne fait plus l’amour trois ou quatre fois par jour comme au début, il peut se passer plusieurs jours où on se contente de petites caresses très douces et érotiques sans aller au bout. De s’endormir nus dans les bras l’un de l’autre. On devient un « vieux couple », mais cela n’en est pas moins agréable, juste un plaisir plus doux, plus tendre. Une complicité qui n’a plus besoin de la jouissance des corps pour se manifester, souvent un simple regard suffit à nous comprendre, au-delà des mots, au-delà du physique. Le simple fait d’être dans les bras l’un de l’autre nous coupe du reste du monde, nous renforce, nous ressource, faisant de nous deux, un seul être plus fort que l’addition de nos deux individualités.


Notre plus grosse crise, c’est le jour où elle me dit qu’elle voulait se faire opérer, finir son chemin vers la femme. Je lui explique que je peux comprendre, mais que je trouve ça dommage, même si je l’aimerais toujours sa queue me manquerait, que l’on ne sait pas toujours ce que l’on gagne, mais qu’on sait ce que l’on perd, qu’elle est plus qu’une femme, mais qu’après elle perdrait cette originalité, cette chose en plus, qui la rend unique.


Je lui rappelais qu’elle n’aimait pas quand les hommes la traitaient en femme, que son sexe faisait partie d’elle, de sa personnalité, de son être. Elle me fit la tête plusieurs jours, peu à peu elle se calma. Finalement un soir, elle se colla dans mon dos et me dit :



Je m’applique comme jamais. La peur de perdre ce beau sexe que j’aime tant avoir en bouche, en moi, le combat est rude, elle sort tout son savoir-faire, je résiste tant bien que mal. Je me retiens, sors le grand jeu en avalant son sexe jusqu’à la garde, léchant tout ce que je peux, mordillant la hampe, glissant ma langue sous le prépuce, massant son cul, introduisant des doigts en elle. Elle n’est pas en reste, elle aussi se déchaîne, que ce soit les jours d’abstinence, la tension nerveuse qui se dissipe, elle aussi se donne à fond, ne m’épargne rien, et d’un coup… vient dans ma bouche. Elle lâche prise, m’emplit de son sperme comme rarement, au vu du plaisir liquide qu’elle m’offre, elle devait être excitée comme rarement… Je n’ai jamais su si j’avais vraiment gagné, ou si elle avait cherché une échappatoire, me laissant gagner, pour garder ce beau membre, pour rester cette créature différente, un reste de testostérone qui lui disait de rester entière…


Après s’être remise, elle remonta au niveau de mon visage, un sourire mi-figue mi-raisin.



J’avoue quelques incartades occasionnelles, d’avoir retrouvé le parfum d’un minou, une fragrance de passage, une Thaïe cherchant l’exotisme du cul-blanc… je croyais avoir été discret, mais pas assez. Elle l’avait deviné, peut-être une pointe de parfum sur ma verge ? un cheveu sur mes vêtements ? Elle n’en avait rien dit, peut-être est-ce que ces petits accrocs l’ont fait envisager l’opération, lui ont fait croire que je l’aimerais plus en « fendue ».


Elle me surprend souvent par sa prescience, sa compréhension du monde, des autres, et ça me fait l’aimer encore plus fort. Je lui promis, même si une partie de moi le regrettait un peu. Je ne voulais pas la décevoir, pas perdre son amour.


On s’est fait des amis des expats’, des Thaïs, à part quelques-uns qui l’ont reconnue pour ce qu’elle était, souvent vivant des aventures similaires, sinon personne n’est au courant. Grâce au « mariage pour tous », je pus l’épouser, lui offrant la possibilité de m’accompagner lorsque je rentre au pays pour voir mes parents. Je crois que ma mère n’est pas dupe, elle me connaît mieux que moi-même, contrairement à mon père qui ne se lasse pas de se vanter de sa magnifique belle fille… s’il savait !


Un jour, je rentre du taf, trouve L au salon, en train de discuter avec une amie que je ne lui connaissais pas.



Sous l’eau, j’entends la porte s’ouvrir, même si elle aime bien me rejoindre, je m’étonnai qu’elle abandonne son amie. Je l’entends aller et venir sans qu’elle ne me rejoigne. Je sors de la douche, la trouve là, une serviette à la main, je ne vois plus mes frusques. Elle me sèche, me glisse dans son français hésitant :



Elle m’attrape fermement par la queue, m’amène dans le salon dans le plus simple appareil, et me pousse dans les bras de sa copine. La nuit qui suivit a été très chaude et magique. C’était la première fois que je la voyais s’occuper d’une chatte, prenant autant de plaisir que moi à goûter ce jus de femme. On l’a léchée en duo, j’eus aussi le droit à une fellation de leurs deux langues jointes, sur mon gland où l’une s’occupant de ma tige, l’autre de mes testicules. On prit la fille en sandwich, intervertissant nos places. L s’amusait à me téter les boules, léchant tout ce qu’elle pouvait pendants que je prenais le minou de notre invitée.


Heureusement que l’on ne travaillait pas le lendemain, on n’est pas sortis du condo de la journée, trop occupés à nos plaisirs, on n’était pas trois, on était un et notre invitée qui nous apportait une fraîcheur nouvelle.


Ces petits jeux nous ouvrirent de nouvelles perspectives, cela ne devait pas être la dernière fois. Régulièrement elle ramène une, ou des « amie(s) », mais forcement toutes des filles, d’autres katoye aussi, je n’aurais jamais cru avoir l’occasion de voir une telle diversité de minous et/ou de verges, certaines petites, pas plus grosses qu’un pouce adorable à sucer, d’autres énormes à côté desquelles ma verge paraît minuscule, des larges, des fines, d’étroites, serrées, larges, douces, salées, sucrées… Ça l’amuse beaucoup de me voir pris par d’autres verges que la sienne, de me lécher, me branler alors que mon cul est occupé, ou me mettre la sienne dans la bouche alors que l’autre me ramone, mais elle ne laisse pas sa part et garde le contrôle…


La vie s’égrène comme cela, chaudement, tranquillement dans le grand royaume du Siam.


Cela faisait plusieurs jours que j’avais envie de vous raconter mon histoire, NOTRE histoire.

Aujourd’hui on est de repos tous les deux, je me suis réveillé tôt, alors que je termine ce récit, ces quelques lignes me font remonter tout un tas d’anecdotes sur L sur NOUS, à chaque fois que je repense à tout cela mon amour pour elle grandit, se renforce.


Je jette un coup d’œil par la baie vitrée, le soleil se lève sur la ville. J’entends du bruit dans la chambre, elle doit s’éveiller… la machine à café (« mauvaise » habitude que je lui ai donnée). Je la sens derrière moi, son menton appuyé sur mon épaule, sa tête contre la mienne. Elle essaye de déchiffrer ce qu’il y a sur l’écran. « Quoi tu faire ? » (la grammaire, c’est toujours pas ça ! Ça ajoute au charme de son accent miaulant, qui me fait toujours autant craquer).



Ses bras m’enserrent plus fort… une main descend le long de mon torse. Je la sens dénouer ma ceinture… Je crois que je vais devoir vous laisser… Je crois que Lelo a besoin de moi…