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Temps de lecture estimé : 38 mn
18/03/19
Résumé:  « Mon arrière-grand-mère avait un carnet de recettes à concocter avec des plantes du coin... »
Critères:  fh photofilm fmast fellation préservati sorcelleri -occasion
Auteur : Gus-solo            Envoi mini-message
La bergerie



Je ne suis plus sur Facebook depuis trois ans, ce site m’a écœuré, j’y ai juste appris ce qu’était le point Godwin et l’étendue de la connerie humaine. Bref, ça m’a vite gavé… Mais ma chérie y est toujours, elle me dit qu’à condition de ne rien forwarder et de ne pas prêter attention aux polémiques, c’est supportable… et puis c’est un moyen pour elle de rester en contact avec sa famille…


Un jour, en parcourant son fil d’actualité, elle lit qu’une « amie » qui vient de déménager cherche quelqu’un qui pourrait réinstaller son home-cinéma, et comme je suis régisseur de spectacle (technicien son et lumière quoi…), elle me demande si ça pourrait m’intéresser…


Ici, une petite parenthèse : je ne suis plus actif dans le domaine depuis quelque temps, j’ai attrapé la maladie occidentale du 21e siècle : un « burn-out ». Je ne rentrerai pas dans les détails, mais pour résumer, je ne suis pas indestructible et après un an d’insistance de mon médecin, j’ai fini par accepter un congé de maladie… le souci, c’est qu’on sait quand ce genre de congé commence, mais c’est très difficile de savoir quand ça s’arrêtera… Depuis, je végète en râlant et j’essaye de tourner la page. Mais là, puisque c’est ma chérie qui me demande si ça m’intéresse, j’y réfléchis quand même un peu sérieusement.


Ici, une deuxième parenthèse : ma chérie, mon amour, ma femme à moi est une fille extraordinaire au sens propre du terme, elle est très ouverte d’esprit et presque aussi branchée « cul » que moi… Nous sommes des jeunes quinquas et nous nous sommes rencontrés il y a une bonne dizaine d’années, nous avons tout de suite eu beaucoup de complicité et nous veillons amoureusement au bonheur de l’autre, y compris bien sûr sur le plan libidineux, mais sans pour autant attendre d’exclusive.


Sur un plan théorique, nous étions libertins dans l’âme depuis toujours, mais nous n’attendions que d’être ensemble pour passer à la pratique… depuis, nous avons rencontré un bon nombre de couples libertins et comme mon amoureuse est bisexuelle depuis toujours, nous rencontrons exclusivement des couples dont la dame est bi… Rassurez-vous, je ne m’étendrai pas plus sur notre exploration des chemins de traverse, cette parenthèse n’avait d’autre but que de vous présenter la particularité du lien qui nous attache… et aussi pour glisser parmi ces mots que cette fille a été essentielle à ma survie…


Quand vous allez au boulot avec l’envie de vous y pendre et qu’on vous arrête juste avant le passage à l’acte, vous avez tout intérêt à avoir près de vous quelqu’un qui vous soutient, sinon il n’y a aucune chance de « guérison »… Donc, attentive comme elle est à ma petite santé mentale, elle veille régulièrement à me tendre des perches pour me sortir des sables mouvants dans lesquels je sombre régulièrement… s’occuper gracieusement d’un problème technique domestique permet de se revaloriser facilement et de se retrouver un peu d’utilité. Enfin, quand le cœur y est.



Re-parenthèse (oui, c’est la troisième, et alors ? Si mon style vous gêne, vous n’avez qu’à lire un autre texte, vu ?… Parenthèse donc) : je n’ai pas mon permis de conduire, je suis trop « contemplatif » (comprenez « distrait ») pour arriver à me concentrer sur la route, et puis y’a trop de véhicules sur les routes, et pas que des petits, et puis c’est dangereux… voilà !



Je parcours en diagonale le profil d’une trentenaire en couple et qui ne montre que des photos de son visage… quand on a l’expérience des sites de rencontres, on comprend très vite que quand une personne, et singulièrement une fille, ne met que des photos de son visage sur son profil, c’est qu’elle n’aime pas son corps, et en général ça veut dire qu’elle se trouve grosse… mais je m’en fous, « tronche-bouquin » n’est pas un site pour adultes et je ne suis pas à la recherche de partenaires de jeu… par réflexe machiste je me dis que son mec pourrait bien s’en occuper et puis, en me rappelant les dizaines de bricolages hasardeux que j’ai dû corriger, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal qu’il n’y touche pas, il y a quand même un tas de mecs qui ont deux mains gauches…


Mais avec un schéma ? … J’ouvre la messagerie :



Ma chérie, qui lit par-dessus mon épaule, me fait remarquer que je suis limite agressif, elle me suggère de me calmer, cette nana ne m’a rien fait…



Elle a une jolie répartie, j’aime bien les filles qui ont du répondant…



On s’arrange pour l’adresse et pour l’heure du rendez-vous, on s’échange nos numéros et la conversation s’arrête là… on en discute avec Patricia.



En lui ouvrant la porte le surlendemain, je ne la reconnais pas tout de suite. Sans doute parce que je m’en étais fait une idée plus « volumineuse »… En réalité, elle est petite, assez jolie sans être mon style et toute souriante dans sa très sage robe à fleurs. J’avise la hauteur des talons, la transparence de ce qui doit être un panty et je crois que si je ne m’étais pas rappelé notre rendez-vous, j’aurais pu la rembarrer comme une vulgaire témoin de Jéhovah.


Elle entre dans le salon et au passage regarde longuement les images que j’expose chez moi. Je ne suis pas narcissique au point de regarder mon travail à longueur de journée, mais ces quelques tirages-là ont été exposés et bien que ça soit des nus fétichistes, ces images restent socialement acceptables…



Je lui propose le divan et Pat nous rejoint. Les filles entament une longue conversation… ça se raconte des souvenirs de leur dernière rencontre à une fête d’entreprise… et puis des collègues de l’ex-mari… et des enfants et du déluge, etc. Je me sens un chouïa invisible… je propose un verre, mais Lucia refuse, elle est vite pompette et on a une petite heure de route… je suggère un café, mais je n’arrive plus à faire valoir ma proposition dans ce déballage enthousiaste de souvenirs divers… alors je me fais un café que je bois tout seul.



On sert deux tasses de plus et puis on arrive enfin à parler à trois, elle est divorcée depuis un an, mais son mari « campe » dans leur maison, pour lui il n’est pas question de la lui laisser… alors qu’en fait il ne l’a pas choisie, n’a pas arrêté de la critiquer de la cave au grenier et n’y a jamais rien foutu, même pas tondre une seule fois la pelouse… Bref, c’était la guerre et Lucia se félicitait qu’ils n’aient pas fait d’enfant… s’écharper pour des briques, c’est déjà grave, mais pour des enfants c’est carrément pathétique…


Étant donné mon expérience personnelle, je ne peux qu’abonder dans son sens, la procédure de divorce de mes propres parents a duré plus longtemps que leur mariage, et justement pour une question de briques… Depuis, je n’ai jamais réussi à croire que « amour » puisse rimer très longtemps avec « toujours », donc je n’ai pas fait d’enfants et j’ai acheté ma maison tout seul… C’est peut-être une modeste bicoque, mais je n’aurai jamais à la disputer à personne… C’est aussi la leçon qu’elle avait tiré de son divorce puisque finalement elle avait décidé de vendre la maison et de se racheter une petite chaumière à la campagne pour elle toute seule… elle est très heureuse de sa « bergerie » comme elle l’appelle, et elle se réjouit de finir de s’y installer.


La conversation dure un bon moment, si bien que les heures passent et que le temps imparti à l’installation du système audio de la Lucia se réduit comme peau de chagrin… on décide de prendre la route et les filles se disent au revoir et se promettent de se revoir très vite. Je saisis ma boîte à outils pour la suivre dans sa voiture, mais ma chérie me retient le bras, arbore son sourire du dimanche et me dit :



On se quitte et elle me suit du regard pendant que je descends les escaliers pour rejoindre Lucia…

Porte fermée : check !… Ceinture attachée : check !… Le moteur démarre et nous voilà partis, on fait coucou à Patricia en passant…


Je n’ai peut-être pas mon permis de conduire, mais ça ne m’a jamais empêché de faire des kilomètres. Je suis sûr que j’ai fait plus d’une fois le tour de la terre en voiture sans jamais avoir touché un volant… de la voiture sans les mains, quoi… Il faut dire que quand on est régisseur et qu’on travaille avec des groupes un peu intéressants, on a vite l’occasion de faire pas mal de tournées. J’ai donc pu admirer les paysages d’une belle partie de l’Europe et je connais certaines routes de France presque par cœur… sans compter qu’avant toutes ces tournées, j’avais déjà pas mal voyagé en stop… Bref, tout ça pour dire que malgré ma phobie du volant, j’aime la route. Quand on ne conduit pas, c’est très relaxant et c’est l’endroit idéal pour faire connaissance. Vous avez l’excuse de la brièveté de la rencontre pour pouvoir être indiscret et parfois vous pouvez mieux connaître un automobiliste en une heure de route que votre voisin en dix ans…


Mais là, je regarde un paysage mille fois vu et revu et je ne dis rien, je me sens vaguement de mauvaise humeur… J’ai un peu l’impression d’aller travailler or, pour le moment, je suis psychologiquement allergique au mot « travail » et alors que je n’aurais sans doute rien fait chez moi aujourd’hui, tout d’un coup, puisque je « dois » aller « travailler » je pense à toutes ces choses que j’aurais pu faire à la place… vous avez dit contradictoire ?


Pour une fois, c’est l’automobiliste qui pose les questions…



Elle me regarde fixement et un peu trop longtemps à mon goût, j’aime bien la route, mais pas les fossés qui la bordent, je préférerais qu’elle regarde la route…



Lucia ne répond rien, elle regarde la route, apparemment très concentrée…



Elle me regarde de nouveau fixement… c’est tout à fait inutile puisque je n’ai rien changé depuis la dernière fois… la route, par contre, change tout le temps… j’aimerais bien qu’elle regarde la route…



« pulpeuse », je trouve que c’est un compliment appétissant… ça donne envie de se faire manger… hihi.



On quitte la route pour un petit chemin de pierres enfoncées par les tracteurs et puis les pierres laissent place à la terre battue et puis à l’herbe et enfin la voiture s’arrête devant une bâtisse en pierres du pays… l’endroit est magnifique, je n’ai encore rien vu, mais je suis déjà sous le charme. C’est une sorte de clairière carrée d’une cinquantaine de mètres de côté bordé par un petit ruisseau dont une partie de l’eau est captée à l’arrivée sur le terrain, fait un détour par ce qui devait être un grand abreuvoir et puis retourne au ruisseau. Des arbres fruitiers occupent presque tout le terrain sans trop encombrer les abords du bassin… Tout autour, une sapinière très dense ne laisse passer aucune vue. La vieille bergerie est si bien cachée par la forêt que si on ne sait pas exactement où elle est, on ne peut pas la trouver.


À l’origine, la bergerie devait être une étable, une grande pièce de dix mètres sur huit et quelques dépendances, un tiers de la surface de la pièce est surmonté d’une mezzanine dont le garde-fou est encombré de toutes sortes de vêtements et de dentelles… l’endroit avait été aménagé bien avant l’arrivée de Lucia, mais on aurait dit que c’était pensé pour elle, ça lui correspond parfaitement… ça ne fait que deux semaines qu’elle est là et elle n’a pas encore eu le temps de tout déballer, il y a encore un peu de désordre et quelques caisses entassées dans les coins… Tant mieux pour moi, je déteste les maisons trop propres et rangées, ça me fait penser à la mort. Je remarque vite les goulottes en plastique qui courent le long des murs, je n’aurais jamais osé en rêver… je vais pouvoir tirer mes câbles sans enfoncer un seul clou… comble du bonheur pour le perfectionniste que je suis, le large écran Oled est placé idéalement au centre d’un mur, j’en suis ravi, il n’y a aucun risque de déséquilibre dans l’espace sonore, pour une fois mon boulot ne va pas être de la confiture aux cochons…



Elle me sourit sans répondre, empoigne quelques babioles et les emmène ailleurs. Je me mets au boulot, ça va aller les doigts dans le nez, jamais eu un taf aussi facile, j’aurais pu me contenter de mon seul Laetherman et d’une bobine de câble pour faire l’affaire. Dans une demi-heure, grand maximum, j’ai fini…



Le temps de servir deux petits ballons, son téléphone sonne, elle fait de grands yeux en voyant l’appelant et décroche tout de suite… Elle a bien dû dire dix fois « oui » avant d’utiliser un autre mot, de temps en temps, elle m’envoie un regard amusé et, en bon paranoïaque, je me sens à peine visé… Je prends mon verre et retourne au boulot.


Je place les baffles aux endroits qui me semblent les plus appropriés, je tire mes câbles, les dénude, les branche dans l’ampli, etc. Tout le toutim, quoi… pendant ce temps-là, elle a vidé son rosé tout en gardant le téléphone à l’oreille, la conversation n’était ponctuée que de « oui ? oui ! ouiiii ! » entrecoupés de quelques rires très aigus… après avoir raccroché, elle monte et j’entends l’eau couler dans la salle de bain… ça m’arrange bien qu’elle me laisse bosser tranquille, je déteste avoir quelqu’un sur le dos… Le boulot se fait presque fait tout seul et en une petite demi-heure tout est en place. Je suis en train de pousser un DVD « maison » dans la PS4 quand elle redescend…



Et puis j’écrase le bouton « play » juste au moment où elle dit :



Trop tard… En un éclair électronique, c’est tout le vice de la dame qui s’étale sur l’écran, enfin pas vraiment son vice à elle, mais plutôt un ersatz de son vice… sous la forme très arrondie d’un magnifique cul en gros plan qui oscille d’avant en arrière… le plan suivant montre la bouche gourmande d’une jolie blonde, qu’on suppose propriétaire du cul susmentionné, envahie d’une énorme bite noire qui essaye d’y rentrer toute entière… la blonde n’est manifestement pas contre, mais une bite de cinéma, ça n’a pas l’air d’être facile à avaler… Surtout que les deux mains de la bite (oui, vous avez bien lu) attrapent la blonde par les cheveux et l’éloignent juste assez de la queue pour que celle-ci effleure à peine les lèvres pulpeuses de l’affamée qui n’a que le temps de lever un bref regard suppliant avant qu’un jet blanc et épais lui inonde le visage, elle ouvre la bouche en tirant la langue, ferme les yeux et trois nouvelles giclées l’éclaboussent… après quoi, elle sourit, s’écrase la bite sur la bouche et s’en sert pour étaler la semence épaisse sur toute la surface de son visage souriant… elle est maculée de sperme, mais elle rayonne de bonheur… je me tourne vers une Lucia livide et assez mal à l’aise :



Emballée dans son peignoir en satin, elle s’essuie nerveusement les cheveux sans que je puisse voir aucune expression de son visage… c’est quand même pratique les cheveux longs…

Bon, et maintenant, qu’est-ce que je fais ? Je finis mon verre et elle me propose immédiatement de nous resservir…



Je me balade dans la clairière, inspecte les arbres, apprécie la douceur de l’herbe et finis au bord du bassin. J’avise un parasol… ben oui, je n’aime ni me baigner ni lézarder au soleil, quand je reviens de vacances je suis évidemment un peu halé, mais je suis loin d’accumuler autant d’ultra-violets que la plupart de mes congénères… juste ce qui faut pour une bonne dose de vitamine D, plus que ça, c’est du vice… Je n’ai rien contre le vice, mais depuis quelques brûlures au deuxième degré sur une certaine plage de Grèce, j’ai compris que le soleil n’était pas vraiment un copain, quand on joue trop longtemps avec lui, il vous prend en traître… Ma réticence à bronzer arrange bien ma chérie, elle n’aime pas trop le soleil non plus, mais elle, c’est parce qu’elle a une peau de rousse, elle cuit avant de bronzer et ça n’est vraiment pas drôle… Au cap d’Agde, on doit être les seuls à bien rester juste sous le parasol… aux yeux des autres vacanciers, on a toujours l’air d’avoir débarqué la veille, même si on est là depuis deux semaines… Quant à me baigner, je n’y consens qu’en Guadeloupe. Ailleurs, l’eau est trop froide et je ne vois pas pourquoi je devrais souffrir pendant mes vacances…


Donc je suis là, au bord d’un sympathique bassin d’une eau bien propre, naturellement descendue de sa colline natale et chauffée au soleil de la journée… ce n’est pas une piscine, il n’y a ni chlore ni d’autres désinfectants, c’est juste un bassin peu profond avec quelques nénuphars et quelques insectes volants… c’est vraiment charmant… je me déshabille et je m’allonge sur une espèce de transat extra large pour siroter mon petit rosé… je n’aime pas me baigner, mais j’adore être à poil, et puisqu’on m’en prie presque, j’en profite.


Je vide mon verre au moment où Lucia arrive tout emballée dans un grand foulard et les bras chargés de bonnes choses… en moins d’une heure, on a vidé une bouteille quasi pleine et on entame la deuxième…



Elle rit… j’aime bien quand elle rit… l’alcool arrive à me faire croire que je suis drôle… saloperie d’alcool…



Je la laisse un instant pour aller chercher mon sac photo et quand je reviens, elle a de nouveau rempli mon verre… je ne sais plus si j’ai bien compris qui devait être « remonté »… c’est elle ou moi ? Jusque-là je pensais qu’elle devait un peu se pochetronner pour se lâcher, mais je commence à me demander si le but n’est pas plutôt de me faire oublier les photos.



On discute d’un peu de tout, on en vient à parler de nos métiers respectifs et de la forte probabilité qu’on n’a rien inventé ou découvert en pharmacie depuis vingt ans sauf bien sûr, le viagra… et évidemment, de fil en aiguille, elle en vient à essayer de savoir si j’en ai déjà pris… (Bon, encore une petite parenthèse : si je vous dis qu’à plus de cinquante ans, dépressif, burnouté, antidépresseurisé et fumeur de longue durée, je bande encore comme au bon vieux temps, vous me croyez ? Bien sûr que non ! Je dois bien admettre que même si j’envisage les sombres desseins de l’industrie pharmaceutique avec beaucoup de circonspection, je dois reconnaître que pour l’aspirine et le viagra, on ne peut pas se plaindre…) J’ai le choix entre faire mon vantard et garder ma dignité ou avouer ma faiblesse et avoir l’air minable… (je vous ai dit que j’étais dépressif ?) Je choisis évidemment d’avoir l’air minable et j’avoue ma déchéance… de toute façon, je ne comptais pas vraiment sur son admiration.



Et nous voilà partis dans une dissertation sur la séduction, l’emprise du cul et puis les aphrodisiaques, les vrais et les faux, les coups de pouces de la nature et ceux de la science… Et puis on évoque notre essence primate et surtout les bonobos avec lesquels nous partageons la pratique du sexe « social »… on dévie sur la remise en question du modèle standard du couple… on glisse sur le libertinage, les sites de rencontres, les jeux érotiques, les décors et les ambiances « fetish » dans la photographie, et puis ce que j’aime faire comme image et puis enfin on arrive au fond des verres… elle me relance :



Elle court dans la maison et revient avec un petit baluchon et des escarpins noirs cabrés sur des talons d’au moins dix centimètres. Elle monte dans ses chaussures et essaye un moment de ne pas perdre l’équilibre et puis voyant mon air admiratif, elle m’adresse son plus grand sourire.



Mon menton tombe, elle est bonne-à-mort, à damner un messie, une déesse antique sur une paire de talons… Bonheur suprême, je suis instamment invité à la contempler tout mon saoul, à y promener mon regard sans vergogne, à suivre n’importe quelle courbe ou embranchement de ses douces rondeurs… elle n’est vêtue que d’une très fine nuisette qui lui encadre les seins dans un décolleté très ouvert, un lacet un peu élastique resserre le tombant de la jupe juste sous sa poitrine et plus bas, le reste de la minuscule robe effleure son petit ventre avant de s’arrêter juste sous son pubis… elle est presque entièrement découverte, mais en plus, en pivotant avec grâce elle laisse voir par les indiscrétions de sa nuisette qu’elle ne porte rien d’autre… je reste interdit pendant de longues secondes…



Je suis là comme un con, tout nu devant un ange de volupté et je ne sais pas quoi dire… et puis, vous n’allez pas me croire, c’est mon corps qui répond… En quelques secondes, je bande comme un âne… Mais je ne m’en rends pas compte tout de suite, mon esprit cherche toujours les mots pour traduire mon impression quand je capte son sourire et son regard fixé vers le bas de mon ventre… je comprends le grotesque de la situation… ça ne s’était plus présenté depuis longtemps, mais là, pour une fois que ça arrive, ça met les pieds dans le plat… je suis ridicule, je ne sais pas quoi dire…



J’essaye de me concentrer sur autre chose, je me décide à sortir mon appareil photo. Mais quand j’ouvre le sac, une enfilade d’emballages carrés en tombe… Une fois au sol, on peut lire tout au long de la bandelette :



Lucia se fend la poire et moi, je ne sais plus où me mettre… C’est fou ça ! Autant je me sens à l’aise à poil sur une plage naturiste ou dans un club libertin, autant je ressens un malaise presque standard dans la même situation avec des moldus… (euh… à la réflexion, on se trouve rarement dans un club libertin avec des moldus…) Je suis sûr de ne jamais avoir caché des préservatifs dans cet étui… le temps que je comprenne le pourquoi du comment, elle s’esclaffe :



Je sors un réflecteur pliable et le positionne au mieux, mais il est tard et le soleil fatigue déjà, elle me regarde faire en souriant de toutes ses dents… je bande encore… Quand la lumière me semble potable, je lui demande de se lever, de bouger un peu pour que je trouve de bons points de vue… Je tourne un peu autour d’elle, je rampe à ses pieds pour une belle contre-plongée, je monte sur une chaise mieux sombrer dans son décolleté et je suis tellement captivé que je manque quelques fois de tomber dans l’eau… elle se tord, elle se cabre, se déhanche, pivote et se plie en tous sens… Je bande toujours… Elle redescend au sol, joue de la gravité sur ses volumes, tend la poitrine à l’appareil, ouvre les cuisses ou pousse ses fesses toutes rondes dans mon petit objectif…


Je suis aux anges, on ne parle pas et pourtant c’est comme si elle devinait ce que je veux capter, elle anticipe le cadre, se donne sans réserve et pense même à tourner la tête ou laisser ses cheveux masquer ses traits quand la posture est trop indécente et difficile à assumer. Dans ces poses-là, elle montre juste un regard aguicheur, une moue sensuelle ou un sourire éclatant… je bande encore et toujours et je commence à trouver ça bizarre, c’est limite gênant dans certaines positions et je n’ose pas m’approcher d’elle…


Je propose une pause et elle propose un autre style… je m’assois au bord de la piscine, la queue toujours en obélisque, j’allume un boulon et elle file se changer… quand elle revient je bande toujours intensément… j’en suis sûr maintenant que ça n’est pas du tout normal…


Elle revient dans un ensemble encore plus sexy… En redresse-seins, serre-taille et bas résille dans un peignoir tout à fait transparent… Elle ressemble à une « Milf » de film porno qui motive un jeunot très bien monté en vue d’un ramonage dans les règles… encore mieux même, puisque chez Lucia tout est naturel… j’ai une veine de pendu d’avoir un tel modèle… tiens, il paraît que les pendus bandent aussi… décidément ce n’est pas normal… ça fait même un peu mal, il faudrait que je me soulage…


Elle est sublime, mais il est tard et la lumière du jour faiblit, je peux compléter avec un flash déporté, mais le temps entre les prises enfle en fonction du cube du nombre d’accessoires (Règle empirique ! Aucune valeur scientifique !) et on ne peut faire que quelques clichés… quand on décide de rentrer, je bande toujours aussi fort…


Elle propose qu’on continue dans son salon, mais je suis gêné par l’écran au mur et le reste de la décoration, ça ne fait pas très joli… alors elle me propose sa chambre et on monte à l’étage… il y a du bordel, mais c’est un bordel de fille, personne ne se plaindra jamais de voir de la lingerie qui traîne… elle reprend la pose, monte sur le lit, tombe le peignoir et se roule langoureusement… ma bite est si tendue que j’accroche des fringues au passage, ça la fait rire… on fait une petite pose et je m’affale dans un petit divan d’un coin de la chambrée… Je suis encore un peu ivre et ma queue tire toujours la langue… ça n’est même plus drôle…


Lucia descend du lit, façon chatte en chaleur et me rejoint dans le divan…



De fait, je n’ai jamais eu les couilles si remontées qu’à l’instant, si c’est de là que vient l’expression, c’est très parlant et j’en mesure précisément la signification.



… je lève les sourcils…



… j’ai toujours la même expression débile…



Je ne vois pas où elle veut en venir, je ne sais pas à quoi elle joue, est-elle sérieuse ou non ?

Elle se rapproche encore, colle sa cuisse contre la mienne en tournant sa poitrine vers moi… et prend doucement dans ses mains mon mandrin endolori, il est tellement gonflé que j’ai l’impression qu’il a grossi… elle me regarde par en dessous et continue son histoire



Elle me masse tout l’organe et ça me fait un bien fou… Popol bondit entre ses doigts comme un diable à ressort, il est manifestement très content…



Je la regarde d’un air mi-moqueur, mi-dubitatif.



Elle finit sa phrase en chuchotant presque et en abaissant la tête pour me glisser entre ses lèvres et m’envoyer dans les étoiles… elle joue quelques minutes avec mon bois, l’embrasse, le lèche et l’embouche encore… et puis elle me vise de nouveau avec son regard par en bas en murmurant :



S’en suit un des meilleurs « massages » de ma vie, de ceux qui vous laissent raplapla pendant des heures… C’est qu’elle aime ça, la bougresse ! Elle y met tellement d’enthousiasme qu’on croirait qu’elle n’a « fauté » que pour le plaisir du pardon… je n’ai jamais connu de filles qui salivent autant en suçant, je suis luisant et glissant du gland à l’anus !


Entre deux embouchades, elle me dit que ça booste les filles aussi et c’est pour ça que je ne peux pas toucher longtemps ses mamelons ou son clito, la sensation devient assez vite désagréable… elle dit que c’est sa punition… mais elle me pousse quand même les doigts au fonds de ses orifices où je sens des contractions d’une fabuleuse force…


Manifestement, le sirop de l’aïeule a un deuxième effet notable, il remonte le point de non-retour… En d’autres termes, je n’ai même pas besoin de me retenir… Sans vouloir me qualifier d’éjaculateur précoce, en temps normal, je ne suis pas très « endurant », je fais ce que je peux, mais je ne peux pas pistonner comme un marteau piqueur pendant des heures (ça va hein ! vous non plus !) c’est plutôt de l’ordre de la dizaine de minutes, et encore, avec des pauses pour calmer le jeu… Mais là, j’ai l’impression d’avoir une bite de concours, la puissance et l’endurance faites queue…


Cela dit, je suis quand même aux prises avec une maîtresse bouche, une virtuose labiale, une langue ballerine… et comme je ne suis pas de taille, quelques longues minutes de merveilleuses sollicitations suffisent pour que je sente poindre les prémices de la délicieuse décharge… j’enfonce mon pouce encore plus loin dans son cul et mes quatre autres doigts dans sa grotte inondée, je tire sur ses cheveux pour lui éviter une mauvaise surprise, mais elle m’envoie un regard hargneux et recommence à m’engloutir aussi sec…


Le décompte est parti, je ne peux plus rien y faire et très vite je déverse dans sa bouche une bonne année de foutre d’un coup… j’ai des contractions dans l’abdomen et les cuisses qui sautent… j’enfonce ma queue tout au fond de sa bouche… elle crie, mais la bouche pleine… Je n’entends qu’une longue plainte aussi langoureuse qu’étouffée, son cul part dans tous les sens et elle éjacule à grands jets… je me sens repu, vidé, comblé, j’ai le gland encore sensible, mais je suis détendu… Elle respire très fort par le nez, sa bouche est toujours encombrée de ma chair et de ma semence qui, vérification faite, est effectivement plus abondante que d’habitude… troisième effet du sirop d’aïeule sans doute…


Je suis un peu pensif, vaguement coupable, mais je souris à l’idée que « sucer n’est pas tromper » et puisque c’est un coup monté, tout va bien… j’espère qu’elle voudra bien me laisser un échantillon de sa potion magique, histoire que ma cochonne d’amour en profite aussi…


La pause n’est pas très longue, sans même être retournée tout à fait à l’état de repos, ma queue raidit de nouveau, mais ça fait nettement moins mal… Lucia se rallume aussi, me demande de la prendre en photo dans ses pauses les plus chiennes, elle se roule sur le lit, ouvre grand les cuisses et se masturbe sans gêne en regardant droit dans l’objectif. Elle sort de sa table de chevet un godemiché d’une belle taille et un vibromasseur monstrueux avec lesquels elle se fait jouir un nombre incalculable de fois…


Je cadre sa passion au plus serré, ses mimiques, ses spasmes, sa tête qui roule et ses giclées de plaisir, je suis devant, derrière, sur ses flancs, je n’ai plus peur de la toucher et ma queue frôle assez souvent sa peau sensible… Soudain, elle me saisit par le membre et se l’enfonce au fond du gosier… elle en a assez de poser, maintenant elle veut sucer… mais moi je cadre encore… ma bite luisante entre ses lèvres ? Clic ! un filet de bave qui luit entre sa langue et mon gland ? Clic ! Je n’ai même pas assez de lumière et la plupart des images seront inutilisables, mais j’essaye quand même… à un moment je n’en peux plus, je n’arrive plus à cadrer ou j’oublie de déclencher… mon âme se déconnecte et je flotte dans les limbes…


Je dépose mon appareil et ses lèvres quittent ma queue pour m’embrasser à pleine bouche, mais sans interrompre son tendre branle… mes doigts curieux courent sa vulve toute luisante et se laissent avaler sans vergogne… elle me lance un regard de folle, s’agenouille, lève le cul, enfonce sa tête dans un coussin, et guide fermement mon membre vers ses fesses tendues… il y a des capotes sur le lit, j’en enfile une et je plonge dans son ventre, elle hurle dans son coussin et je la pistonne comme dans un rêve… ça gueule pendant des heures, je retapisse l’intérieur de je ne sais combien de capotes, j’explore tous ses trous et parfois avec le soutien du sympathique gode-scout toujours prêt à rendre service…


De nombreux soupirs plus tard, sa pauvre dentelle est maculée de sperme, de bave et de sueur, ses bas ont lâché les jarretelles et pendouillent tristement sur ses cuisses, elle est débraillée, ses cheveux sont bataille et son maquillage traverse en dehors des clous… elle a l’air de la dernière des putes et j’en fais certains de mes plus beaux portraits…


C’est grand matin, le soleil perce par deux fenêtres de toit et inonde la chambre… les yeux encore clos, je sens ma bite glisser entre des lèvres amoureuses, je bascule sur le dos et aperçois dans le divan du coin de la pièce, Lucia qui se touche et me regarde en souriant… Elle ne peut pas me sucer de là-bas… mais alors qui ? Entre mes doigts je reconnais ses cheveux… et puis sa façon de faire… J’amène ses lèvres aux miennes et j’embrasse à pleine bouche la femme de ma vie qui vient de nous rejoindre… j’ai de nouveau le bois… ça va être une belle journée… mais aussi une autre histoire.



Merci à Patricia, ma chérie dans la vraie vie, pour l’aide au peaufinage du texte et Merci à Sandra pour m’avoir encouragé à écrire et inspiré la plastique de Lucia (smiley clin-d’œil)