| n° 18873 | Fiche technique | 22956 caractères | 22956Temps de lecture estimé : 14 mn | 05/03/19 |
| Résumé: Je ne pensais pas, en faisant un détour dans le centre sportif de mon fils, que ma vie allait en être bouleversée... | ||||
| Critères: fh fplusag fsoumise cérébral voir confession | ||||
| Auteur : Elodie S Envoi mini-message | ||||
Le conseiller pédagogique a été clair. Pour canaliser l’énergie débordante de mon fils Téo, 8 ans, il lui faut pratiquer un sport où il apprend à se contrôler. Si ses résultats scolaires proprement dits sont corrects (mais en dents de scie), son comportement à l’école m’a valu plusieurs convocations par sa maîtresse. Rétif à la discipline et bagarreur, il multiplie les incartades, dont la liste est surréaliste : il a pendu une de ses camarades par son manteau à une branche d’arbre, renversé les poteaux de foot, lâché une souris blanche dans la salle de cours, cassé le doigt d’un copain, etc. Si, au cours de la prochaine année scolaire, son comportement ne change pas, il m’a été signifié que je devrais l’inscrire à l’école publique.
Je l’ai donc inscrit à la rentrée scolaire suivante le mercredi après-midi au cours de judo au centre aéré municipal. La mairie a en effet développé un vaste complexe sportif après avoir acquis un manoir. Dans le parc, de nombreux terrains de sport ont été réalisés (foot, basket, rugby, hand) ; et le bâtiment de quatre étages réservés aux sports d’intérieur. C’est une bâtisse du XIXe, un peu lourde et sans charme, mais qui est parfaitement adaptée à sa nouvelle utilisation.
J’ai été étonnée de l’effet quasi immédiat des cours de judo sur Téo. Non seulement, lorsque je viens le chercher vers 19 heures, il est « vidé », mais il est beaucoup plus calme les jours suivants. En plus, il voue une véritable passion à son prof et attend avec impatience la séance suivante.
En ce mercredi d’octobre, je suis arrivée en avance pour le ramener à la maison. C’est une belle soirée d’automne, la température est agréable. Je flâne donc dans le parc en profitant des rayons du soleil. Longeant le bâtiment, je suis tout à coup interpellée par des cris et des chants qui s’en échappent. Ils semblent provenir du sous-sol du centre. Par curiosité, je franchis le petit fil de fer qui protège le jardin anglais qui entoure l’édifice et m’approche. Il y a un vasistas semi-ouvert dont s’échappe un nuage de vapeur. J’y jette un œil et demeure pétrifiée : ce sont les douches du centre ! J’ai sous les yeux plus d’une douzaine d’hommes, entièrement nus, qui se chamaillent et plaisantent.
L’angle ne me permet pas d’apercevoir leurs visages, mais leurs bas-ventres, oui ! Même lorsque nous avions passé, avec mon ex, un week-end au Cap d’Agde, je n’avais jamais vu autant de sexes masculins à la fois. Une certaine excitation me saisit. Il y en a des tout petits, des gros, des fins, des longs, des blancs, des noirs. Ils ballottent au gré des mouvements de leur propriétaire. Certains d’entre eux se caressent négligemment. Je suis hypnotisée par cet étonnant spectacle et ai du mal à contrôler mon souffle. Je profite de cet incongru défilé de virilités en liberté, sans bien comprendre les paroles des chansons que les joueurs entonnent. Je me dis qu’ils ont dû gagner leur match ! Je me demande quelle musique pourrait accompagner un tel ballet !
Je réalise que la taille d’un homme n’est pas liée au volume de ses organes génitaux, sujet soigneusement omis lors de nos leçons d’anatomie lorsque nous étions adolescentes et contraire à nos supputations. Certains ont les bourses qui pendouillent de manière grotesque et ballottent à chacun de leur mouvement ; pour d’autres, elles sont enfouies dans leur toison pubienne et à peine visibles. Du bout du doigt, je tente d’effacer le voile troublant la précision du spectacle que la vapeur a déposé sur la vitre. Peine perdue, elle est à l’intérieur…
C’est alors qu’apparaît, de l’autre côté, tout près de moi, un visage. Un beau visage, nez busqué, abondante chevelure bouclée ruisselante, lèvres épaisses, joues rongées par une barbe naissante, et surtout de grands yeux noirs au regard profond qui me fixent avec une profonde intensité. Je suis hypnotisée, proie devant son prédateur, biche devant un loup. Je reste immobile, lui aussi. Je devine cependant une lueur croissante au fond de ses prunelles. Nous restons, face à face, ainsi un long moment. Puis, très lentement, son regard descend sur mon corps puis se fige à nouveau. Je réalise que, dans ma position accroupie, je dois lui révéler mes cuisses bien au-delà de la frontière de mes dims-up, et même mon petit shorty de dentelle noire. Pourtant, je ne bouge toujours pas, comme si, pour le remercier de m’avoir laissé profiter de sa nudité, je devais moi aussi lui révéler en partie mon corps. Un beau sourire éclaire son visage, et ses yeux reviennent se noyer dans les miens. J’y lis de la gratitude, de l’envie, du désir…
Je sursaute en regardant ma montre. L’heure de la sortie de Téo est passée ! Alors, comme à regret, lentement, presque théâtralement, je me relève. Il me fait un petit signe de la main. Je cours vers l’entrée du centre. Téo, impatient, m’y attend.
À plusieurs reprises, dans les jours et surtout les nuits qui ont suivi, les images de ces jeunes hommes intégralement nus m’assaillent, malgré moi, presque obsessives. Étonnamment, je cherche lequel parmi les nombreux sexes masculins que j’ai vus est celui du garçon qui m’a si longuement regardé ! À la fois frustrée et excitée, je n’arrive pas à échapper à ces troublants souvenirs.
La semaine suivante, lorsque je vais chercher mon fils au centre sportif, j’évite soigneusement de contourner le bâtiment et de passer devant le soupirail du vice. Mais, en l’attendant près de l’accueil, dans le brouhaha de la foule qui rentre et sort, tout d’un coup, un visage en émerge. C’est lui, en survêtement ! Il fait deux pas vers moi, me fixe, me sourit. Honteuse, je fuis, recule, me précipite vers les toilettes pour m’y réfugier. Je ne retrouve mon calme qu’après un bon moment. Et Téo, surpris de me voir arriver derrière lui, me dit :
De retour chez moi, je m’en veux de mon comportement. J’ai agi comme une collégienne ! Il doit avoir au moins dix ans de moins que moi, et je suis incapable d’affronter son beau regard, son charmant sourire… Même au cœur de mon adolescence, je ne me suis pas comportée ainsi. Et pourtant, comme beaucoup de filles, j’y ai vécu des périodes irrationnelles. Je médite longuement sur ma conduite ridicule, et finalement je prends la décision de retourner le mercredi suivant devant le fameux soupirail.
Étrangement, je porte plus d’attention que d’habitude à ma tenue ce mercredi-là. Un maquillage un peu plus appuyé, une jupe assez courte, un joli corsage un brin transparent… J’arrive avec une bonne demi-heure d’avance, et me glisse furtivement vers mon observatoire après avoir pris soin de ne pas être remarquée. Déception, pas de lumière, personne dans les douches. Je me sens frustrée. Je fais une petite promenade dans le parc, je vois des grappes de sportifs regagner le centre. En m’approchant de mon observatoire, j’ai le cœur qui bat : la lumière est allumée et de la vapeur sort du vasistas entrouvert.
Je m’accroupis, et ai droit à nouveau à mon ballet naturiste. J’ai beau me pencher, l’angle ne me permet pas de voir les visages, ils sont trop éloignés de l’ouverture. L’ambiance me paraît moins joyeuse que la fois précédente, je me dis qu’ils ont dû perdre le match aujourd’hui. Je me repais de toutes ces virilités qui tressautent. Je remarque que certaines sont semi-bandées, et que souvent les mains de leur propriétaire viennent les toucher, comme pour les flatter. Il y a un des joueurs, que je devine métis à la couleur de sa peau, qui me paraît particulièrement gâté par la nature. Son sexe a un volume impressionnant. Je frémis en l’imaginant excité.
Tout d’un coup, je sursaute. Sur chaque épaule, j’ai une main qui s’est posée et qui me serre sans douceur. J’évite de crier mais essaie de me relever, il me maintient fermement accroupie. Je tourne la tête. Dans la pâle lueur des douches, je reconnais le jeune homme qui m’avait dévisagée la dernière fois.
Il enfonce ses doigts presque méchamment dans mes clavicules pour m’obliger à rester immobile. J’essaie de maîtriser tant bien que mal mon souffle, ma poitrine se soulève malgré moi. Je constate que ma jupe s’est relevée, dévoilant une bonne partie de mes cuisses. Je l’implore :
Ignorant ma prière, il colle ses genoux contre mon dos. Je suis immobilisée. Et, peu à peu, contre ma nuque, je sens croître un objet dur dont j’imagine facilement la nature. Ce contact est aussi troublant que la vue des jeunes éphèbes qui s’ébrouent sous mes yeux. Je suis dans un état second. J’ai des fourmis qui partent de ce sexe bandé contre mon crâne et descendent dans ma nuque, mes seins et plus bas. Une forme de courant électrique…
Je soupire. Un court instant, j’ai cru devoir lui faire une fellation forcée. Je lui donne mon numéro, qu’il note soigneusement sur le téléphone qu’il a sorti de sa poche ; sa pression se relâche, je me relève, il me retourne et m’attire contre lui. Il se penche et dépose un fougueux baiser sur mes lèvres. Je m’échappe en courant, non sans avoir senti contre mon ventre la rigidité de sa virilité lors de notre brève étreinte.
Évidemment, Téo est déjà sorti de son cours, et me lance :
Je ne lui réponds pas.
Le jour suivant, j’attends avec une appréhension mêlée d’une excitation que je juge malsaine que mon rugbyman m’appelle. Je réalise que je ne connais même pas son prénom ! Il ne me contacte que le vendredi en fin d’après-midi par texto :
Rendez-vous samedi vers 18 h à la fin du match stade Jean Bouin.
Le message est pour le moins lapidaire. Mon premier réflexe est de refuser ce rendez-vous. En plus, je trouve que le stade est un curieux lieu de rencontre. Il se trouve que ce week-end, les enfants sont chez leur père, et que j’avais prévu d’en profiter pour une séance de shopping avec les copines. Puis, réflexion faite, je me dis qu’il vaut mieux que notre rencontre ait lieu dans un de mes espaces de liberté familiale…
Je lui réponds donc :
OK pour stade Jean Boin samedi 18 h. Élodie.
Sa réponse me laisse perplexe :
Je savais qu’une femme qui a une réputation à protéger accepterait ma proposition. Fais-toi belle. Kamel.
Me menace-t-il de révéler mes écarts de conduite ? Se faire belle, pour aller au stade, étrange idée ! Une fois avec lui, comment dois-je me comporter ? Joue-t-il au rugby le mercredi et le samedi ? Je suis dans le brouillard…
Néanmoins, le samedi après-midi, je me prépare pour mon étrange rendez-vous. Je me décide pour un look BCBG un poil sexy, petit tailleur gris, corsage grège, escarpins mi-talon. J’arrive au stade largement en avance, comme pour mieux préparer notre rencontre. Les joueurs s‘affrontent déjà sur le terrain, j’ai du mal à comprendre toutes les règles du rugby mais suis impressionnée par leur engagement physique. Il y a peu de monde en tribune, surtout des filles, un fan-club qui crie et vocifère. Je mets un bon moment à reconnaître mon tourmenteur au milieu des mêlées.
Je me demande quels sont ceux parmi les joueurs qui m’ont dévoilé à leur insu leur virilité. Un doute m’assaille, je vois des drapeaux agités par les filles à côté de moi avec la mention BURC. Je demande à ma voisine :
Elle me regarde comme si j’étais demeurée et me dit :
Cela n’avait rien d’évident pour moi, malgré tout.
Les joueurs me font penser à des gladiateurs. Ils sont couverts de boue et se plaquent sans arrêt. Tout d’un coup, le fan-club explose. Je comprends qu’ils viennent de marquer un essai. J’exulte à mon tour. Ma voisine me jette un regard plus sympathique ! Le combat perdure une bonne demi-heure, puis l’arbitre siffle et les joueurs rentrent au vestiaire. Les filles autour de moi exultent, leurs mecs ont gagné. Je les suis lorsqu’elles quittent la petite tribune pour rejoindre l’entrée des vestiaires.
Un à un, les joueurs sortent, et à chaque fois, une des groupies se précipite vers lui. Lorsque Kamel sort, je n’ose cette manifestation de complicité. Il regarde les supportrices, me reconnaît, me lance un beau sourire et vient vers moi.
Une fois installé dans ma voiture, il me lance cette remarque qui me fait piquer un horrible fard :
Il m’explique que nous allons fêter la troisième mi-temps dans une taverne pas trop éloignée. Je sens qu’il m’observe du coin de l’œil tout en me guidant. Le visage, la poitrine, les cuisses. Je me sens mal à l’aise.
La fête a lieu dans une vaste cave aménagée au sous-sol de la taverne. Il y a déjà une vingtaine de couples, qui chantent, dansent et se trémoussent. Kamel me tient par la hanche et me présente au bar à ses copains. J’ai droit à quelques remarques du genre pas mal ta nouvelle copine ou elle est gironde, ton Élodie , mais aussi tu fais dans la couguar, maintenant ! À sa manière de poser une main de propriétaire sur ma hanche, je devine chez lui une certaine satisfaction de s’afficher avec moi. Est-ce à cause de notre différence d’âge ?
Il est vrai que mon tailleur chic détonne avec la tenue des autres filles, en jean et t-shirt, et me vieillit alors qu’il me semble déjà être la plus âgée de la fête ! Mon cavalier m’entraîne sur la piste de danse. A-t-il deviné que j’adorais danser, et que depuis la naissance de mes enfants, je n’avais guère pratiqué ? Le DJ est super, et les mouvements de foule m’éloignent par moment de mon jeune partenaire. Qu’il est bon de laisser son corps vibrer au son de la musique !
La soirée bat son plein, il est déjà deux heures du matin, la cave est maintenant pleine à craquer ! Visiblement, l’alcool coule à flot (sangria, whisky), et les rugbymen ont soif. Me connaissant, je me limite à deux verres de sangria, malgré de multiples sollicitations de la gent masculine. Je réalise que certaines des filles n’ont pas ma retenue, et l’une d’entre elles, passablement saoule, ébauche un effeuillage, encouragée par les garçons. Ceux-ci se sont désinhibés, et j’ai droit à des mains baladeuses, des frottis ou des propositions salaces sans que Kamel réagisse. J’ai du mal à me défendre sur la piste de danse. Mais je suis assaillie lorsque je rejoins le bar. Le seul havre de tranquillité c’est les toilettes bien qu’il faille faire la queue pour accéder à un miroir.
Le bruit est tel que je n’ai pu échanger que quelques mots avec mon cavalier. Je l’observe du coin de l’œil. Il est visiblement plus à l’aise sur un terrain de rugby ou derrière un comptoir de bar que sur un rythme disco. Je suis comme dans une bulle, ayant rejoint un homme qui m’avait surprise devant le soupirail d’un stade, et me retrouvant avec lui dans une soirée sans même savoir de lui autre chose que son prénom ! Dans quel guêpier me suis-je fourrée ? Je commence à fatiguer et informe mon compagnon de mon souhait de rentrer chez moi. Il me demande d’attendre un peu, va saluer quelques potes avec moi et me rejoint.
Une fois assis dans la voiture, je lui demande :
Sa proposition me fait sursauter. D’abord, depuis mon divorce, j’évite de recevoir mes rares partenaires chez moi, domaine réservé à mon univers de maman. Ensuite, je me demande s’il est bien raisonnable de coucher avec ce garçon, si jeune, que j’ai connu dans d’étranges circonstances. Cependant, je sors d’une longue période de chasteté, et Kamel me fascine étrangement. Son look de mauvais garçon, l’autorité qu’il a manifestée, l’aura qu’il dégage me troublent. Je lui réponds : « juste pour un verre » en me doutant de l’ambigüité d’une telle proposition.
Je l’interroge sur son identité. Il a tout juste 24 ans, il est né près du centre sportif. Son père est fils de harki, sa mère bretonne de Quimper. Il a trois sœurs aînées. Une fois chez moi, je lui sers un whisky pendant qu’il regarde les photos des enfants. Lorsque je le rejoins dans le salon, il m’ordonne :
Je sursaute, et, sans trop savoir pourquoi, j’obtempère. Avec lenteur, j’ôte ma veste, déboutonne mon chemisier, fais glisser ma jupe, et me retrouve en dessous devant lui, le narguant du regard.
Mes dim-ups roulent sur mes jambes, mon soutien-gorge est dégrafé, mon shorty glisse au sol. Je continue à fixer son incroyable regard noir. Il m’attire contre lui, ses mains partent à la découverte de mon corps. Elles sont douces, lascives, sensuelles. L’une m’enserre le cou comme pour s’assurer de ma docilité, l’autre empaume un sein. Je suis un peu tendue. Ses doigts jouent avec mon téton, le tirent, le font rentrer, puis rouler. Sa bouche vient s’y poser, il me tète comme un bébé. Je frissonne sous ses caresses, je suis bien, je me blottis contre lui. J’aime la caresse de ses vêtements contre ma peau nue. Soudain, il me repousse, éloigne son visage, fixe mon buste et me susurre :
Puis il m’attire à lui et pose ses lèvres sur les miennes. Sa langue me pénètre comme un petit sexe. Il embrasse particulièrement bien, lèche mon palais, mélange nos langues. Je craque, tant d’hommes ignorent l’art du baiser. Il se rend compte de mon abandon progressif, mon corps se ramollit. Sa main descend lentement vers mon ventre, il taquine les poils de mon ticket de métro. J’ai envie de ses doigts en moi et tends le bassin vers lui. Mais il a décidé de me faire languir et part explorer mes fesses. Il les empaume, les écarte, les soupèse. Je suis comme une poupée de son, assise sur ses genoux, face à lui. Étrangement, il remonte dans mon dos, en décrivant de troublantes arabesques. J’en ai la chair de poule, et je sens sourdre en moi une douce humidité. Il saisit mon cou, et le serre délicatement, comme pour me faire comprendre qu’il a la maîtrise de mon corps. Je n’en peux plus, il a l’art de contourner ma féminité sans la toucher vraiment.
Agacée, je lance une main polissonne vers sa braguette. Il est dur, très dur dessous. Je lutte avec la fermeture éclair, tendue par son érection. J’y glisse la main, m’infiltre dans son boxer et touche enfin au but. Il se cabre et soupire.
La dureté de son pieu contraste avec la douceur de la peau qui l’enrobe ; il me paraît particulièrement épais. À mon tour de faire courir mes doigts sur son anatomie. Mais il ne m’en laisse guère le temps, me repousse et arrache ses vêtements. Il est debout, devant moi. Sa virilité se dresse orgueilleusement, son gland, décalotté et circoncis, ressemble à un gros champignon. D’une petite pression sur la fesse, il m’entraîne vers ma chambre. C’est la première fois depuis mon divorce qu’elle accueille un homme ! Je ne peux m’empêcher d’admirer son corps massif dont les muscles se dessinent sous sa peau. Deux gros hématomes rouges, l’un sur le thorax, l’autre sur la cuisse, témoignent de ses combats sportifs. Il me culbute sur le lit. Je m’ouvre à lui.
Il est six heures du matin. De garde toute la journée de samedi il vient de me quitter. Comme il me l’a demandé, je lui ai préparé café et tartines entièrement nue. Notre étreinte sur le pas de ma porte a été torride. Mon lit ressemble à un champ de bataille, une odeur musquée s’en dégage. Mon corps est ankylosé, mes reins sont douloureux. Par quatre fois, il m’a conduite au septième ciel. Et si sa vigueur juvénile ne m’a pas surprise, son souci du plaisir de l’autre m’a subjuguée. Ma tête se révolte : comment, moi, la mère de famille attentionnée, l’assistante de direction modèle, ai-je pu me livrer ainsi à un jeune beur de dix ans mon cadet ? Certes, mais mon corps, lui, est apaisé, rassasié comme il ne l’avait été depuis bien longtemps.
Je crois que je retournerai devant le soupirail du centre sportif…