| n° 18869 | Fiche technique | 15183 caractères | 15183Temps de lecture estimé : 9 mn | 03/03/19 |
| Résumé: Il y a quelque chose d'électrisant à caresser une femme quand on est une femme. | ||||
| Critères: ff inconnu intermast cunnilingu fist init | ||||
| Auteur : MarieDesaix Envoi mini-message | ||||
Les premières fois sont toujours marquantes ; je voulais que ma première femme soit un souvenir qui m’exciterait encore vingt ans après. Je l’avais donc choisie mature, féminine, absolument indécente, irrémédiablement incandescente. Difficile à trouver, car les sites libertins ne regorgent pas de femmes prêtes à se lancer dans des initiations homosexuelles ; parmi celles-ci, peu sont à peu près saines et il y en a encore moins qui fournissent la promesse de délices lubriques sans vulgarité. Une recherche longue et ardue, mais elle était enfin là, cette perle qui correspondait à tous mes critères et plus encore. Elle m’avait donné accès à son album privé : une suite de photos qui auraient pu figurer sur un site porno. Ô délicieuse et licencieuse Anne dont la réalité a surpassé de loin mon imagination et dont je me délectais depuis des jours pendant mes masturbations nocturnes dans l’attente de ce jour.
J’ouvris la porte. Elle était là, s’offrant à ma vue, le sourire aux lèvres. Une belle grande blonde bronzée aux formes élancées s’inscrivant dans la quarantaine, moulée dans une robe beige qui montrait avec précision ses courbes prononcées et avantageuses. Un bassin bien rond d’ancienne mère nourricière qui invitait les mains à s’y agripper, une poitrine balancée, imposante et ferme, des jambes longues et musclées, un corps de bonne chère destiné à être savouré pour le plaisir des chairs. Un parfait visage de femme au foyer aimante dont il se dégageait tant de respectabilité qu’il semblait impossible de deviner qu’il dissimulait une audacieuse libertine s’adonnant à des jeux scabreux pour le commun des prudes de la bonne société.
Dans une voix chantante et fraîche, elle dit bonjour tandis que ses yeux pétillaient déjà d’excitation en m’observant. Loin de la fébrilité propre aux premiers instants, très à l’aise même, je l’invitai à s’installer sur un canapé en cuir comme si je la connaissais depuis longtemps et lui servis une coupe de champagne tandis que je prenais un grand verre de café glacé. Étonnée par ma boisson, elle me posa la question, certainement pour faire la conversation afin de briser tranquillement les conventions.
Certainement, nous voulions rejoindre cette « ambiance » assez rapidement, car elle vida d’un trait sa coupe et je posai en même temps qu’elle mon verre sur la table basse, tout en nous souriant mutuellement. Pendant ces quelques minutes où je la dévisageais, je ne faisais que penser à l’humidité de sa chatte et à ma langue qui se poserait dessus incessamment sous peu. Je ressentais un étrange mélange qui remuait mon intimité. L’envie de la punir et de la récompenser pour être si sexuellement libre alors que son apparence l’enfermait dans l’honorabilité publique.
On s’embrasse. Chaleur. Salive. Succion.
Un baiser long, savoureux qui préfigurait une excellente entente physique. Nos langues se mélangeaient sans le moindre accroc, nos lèvres se dévoraient dans une sulfureuse symbiose. J’avais affaire à une bouche passionnée et mordante, joueuse et accueillante, soumise et extravagante. Bien différente des bouches masculines possessives, à la recherche déjà de la performance, qui tournent leurs langues dans une rapidité foudroyante. Son corps commençait à épouser le mien, à onduler légèrement sous mes mains qui prenaient lentement possession de sa silhouette. Ses fesses semblaient bien fermes et ses seins étonnamment ronds et durs.
Il y a quelque chose d’électrisant à caresser une femme quand on est une femme. Une sensualité décuplée, une érotisation intense de chaque geste, une complicité immédiate. Une douceur incroyable. Un vice infini. Sans jamais douter du plaisir qu’on procure. Parce qu’on sait exactement ce qui plaît.
Elle ne portait pas de soutien-gorge. Un petit détail qui précipita mon envie de la déshabiller. Je fis glisser la fermeture Éclair dans le dos de sa robe, très lentement pour le plaisir de ce son qui signifiait qu’elle allait bientôt être nue devant moi. Je me détachai de ses lèvres pour contempler sa nudité progressive. J’effleurai ses contours pendant que j’abaissai les bretelles de la robe, observant avec minutie le grain de sa peau qui se dévoilait petit à petit. Dans mon esprit, elle m’appartenait déjà, elle était mon jouet de plaisir et j’allais en profiter de façon absolue. Je ne ressentais aucune hésitation, tout était fluide et évident. Mon jouet blond.
Nue. Rasée. Blanche.
Plus que jamais, j’avais envie de l’entendre crier, elle qui avait consenti à me laisser son corps pour découvrir les joies des plaisirs saphiques. De la souiller et de l’aimer. Dans ses yeux, elle m’attendait. Ivre de désir.
Ses seins étaient refaits. Bien ronds, bien durs. La déception s’éloigna bien vite. Je les soupesais doucement, traçant des cercles qui en suivaient le contour avec mes doigts. Et puis, j’ai posé ma bouche sur ses tétons qui pointaient. Je n’ai pu m’empêcher de penser à la mère qu’elle était en la tétant, à l’enfant que j’avais été se nourrissant. Une sensation infantilisante si érotique. Le retour à l’enfance et à l’innocence désormais perdue. Ses seins faisaient la taille de ma main, si lourds et si présents. Je ne cessais de les empoigner. De les malaxer. Elle gémissait. Plus fort quand je pinçais, plus rauque quand je mordais, plus doux quand je suçotais. Ses gros seins ont fini par m’obséder. Je ne les ai pas lâchés ni de la bouche ni des mains jusqu’à ce que je l’entende jouir. Jouir des seins. Une douce chaleur sur le haut du corps, une petite décharge imprévisible. Elle m’a regardé avec envie et étonnement.
Comme une sirène échouée, sur le canapé en cuir, elle me laissait manipuler son corps. J’écartais ses cuisses pour qu’elle soit totalement ouverte, mon visage ne se trouvant plus qu’à quelques centimètres de son intimité féminine. Ses lèvres vaginales légèrement fripées n’étaient pas très développées. Je les ai écartées, si curieuse de découvrir ce qu’elles cachaient. Une grotte rosée légèrement humide, odorante comme la rosée du matin qui s’échappe des fleurs écloses. Pas de patience. Je l’ai goûtée de ma langue.
Elle n’avait pas d’odeur prononcée. C’était étonnant. Sentir ses lèvres s’écarter, sentir son vagin remuer, sentir son bassin onduler, tout contre mon visage me donnait l’envie de l’exciter toujours plus pour la faire réagir toujours plus fort. Sa mouille commençait à être abondante. Lécher une femme, c’est comme percer une pêche bien juteuse. Vous sentez sa chair distinctement dans ses moindres recoins. Et plus vous pressez votre langue contre sa chair, plus le jus s’écoule. On en devient assoiffé. Il en faut plus. L’avidité naît.
Ce contact entre ma bouche et sa vulve m’a fait vibrer intérieurement. Un endroit si doux, humide, qui semble glisser trop facilement. Un endroit où surgit la vie. Peu à peu, alors que les soupirs se transformaient en petits cris, que les mouvements de son bassin accompagnaient les marées montantes, je me sentis submergée par ses flots intérieurs. Son parfum devenait entêtant et particulièrement galvanisant.
Ses gémissements… Je voulais qu’ils deviennent des cris. De grands cris. Ma langue la fouillait de toutes les manières possibles. Avec mes mains, je gardais ses jambes bien ouvertes. Elle bougeait tellement. Je pensais à la manière dont j’aimais être léchée et je décidais de rentrer un doigt dans sa chatte. Dieu que c’était mouillé. Elle devenait plus langoureuse dans ses soupirs au bout de quelques allers-retours. Un deuxième ne serait pas de trop. Ça rentrait si facilement. Ses mouvements essayaient d’échapper au titillement de la pointe de ma langue sur son clitoris. Ma hardiesse me fit mettre un troisième doigt. Ils allaient et venaient comme si l’endroit leur appartenait. L’entendre jouir devenait mon obsession. L’entendre jouir fort. Mes assauts frénétiques ne tardèrent pas à me donner le fruit de mes efforts. Elle poussa un long râle qui plafonna vers l’aigu, elle arqua son dos.
Une intense crispation de son corps. Un rétrécissement de ses chairs. Une chaleur iridescente. Elle jouissait.
La regarder dans l’orgasme, une délectation pour la vue. Une fierté importante à savoir donner du plaisir. Je comprenais alors à quel point cela devait flatter la virilité de certains hommes. Un corps qui tremble de désir. D’un désir qu’on a procuré.
Je la laissais reprendre son souffle doucement, mais je ne pouvais m’empêcher de l’embrasser. Qu’elle sente le goût de sa chatte sur mes lèvres. Qu’elle s’en recouvre la bouche. Et lui poser la question :
Je l’invitai à se relever et l’emmenai dans la chambre. La poussa doucement pour qu’elle s’allonge dans le lit. Je matais son corps avec délice. Qui réagissait sous chacune de mes caresses. Autour des seins, sur son ventre, dans son entrejambe. Elle souriait de mon exploration physique. J’aurais pu passer des heures à simplement la contempler pendant que mes mains dessinaient son corps.
Je fis une première petite tape sur son vagin en ciblant bien son clitoris. Elle soupira immédiatement, son corps se rétractant légèrement. Une deuxième. Elle me susurra d’y aller plus fort. J’ai augmenté l’intensité de mes claques. Et j’ai continué de plus en plus vite. Sa mouille imbibait mes doigts. Elle adorait ça. Cela ne semblait créer aucune douleur. Pourtant le son ressemblait à s’y méprendre à celle des gifles qu’on donne. Il est étrange de voir tant de plaisir se manifester au travers d’une petite violence qui n’inflige aucun mal. Je l’ai emmenée à nouveau jusqu’à la jouissance. C’était une technique surprenante, mais clairement amusante. Je l’avais bien choisie, cette licencieuse Anne.
Elle avait envie de me faire découvrir plein de choses. Elle me posait plein de questions sur mon expérience sexuelle. Je l’ai à nouveau léchée avec soin, doigtée avec finesse, devant, derrière. J’aurais pu tout aussi bien avaler son corps pour étancher ma soif d’elle. Elle me souffla de lui faire un fist entre deux autres jouissances.
Véritablement licencieuse, cette Anne.
Je lui fis confiance et recommençai à la doigter progressivement, ajoutant un doigt puis un autre. Jusqu’à ce que je finisse par rentrer toute ma main. Elle me guidait avec assurance et retira ainsi toute appréhension de la blesser. Lorsque ma main fut entièrement avalée, j’avais l’impression qu’elle se trouvait dans un cocon. Si chaud, si fermé et pourtant si souple. Vivant. Je tournais ma main légèrement à l’intérieur de son vagin, je remuais lentement mes doigts et j’étais à l’affût de toutes ses expressions du visage. Mes gestes ne pouvaient être moins rapides. À la fois effarée et fascinée d’avoir ma main engloutie par son entrejambe, je prenais mon pied avec elle rien qu’en l’observant. Elle semblait se trouver dans un autre monde, le regard perdu vers un horizon lointain. Le temps paraissait suspendu pendant que je jouais à l’intérieur d’elle. Elle jouit à nouveau bruyamment.
Après un court repos, elle me montra son expertise des délices et des vices. Je savourai toutes les sensations qui parcouraient mon corps. Sa langue était amoureuse et ses doigts audacieux. Je n’avais jamais autant embrassé une personne pendant un acte sexuel. Elle, si libertine et vicieuse sur ses photos, déployait tant de tendresse pour m’emmener vers des plaisirs bruts. Elle me parlait avec tant de douceur, elle me regardait sans jugement. Pourtant, chacun de ses gestes ne connaissait pas le moindre interdit. Elle violait toute la moralité sans une once de brutalité.
Elle s’allongea à nouveau dans le lit, face à moi. Je mis mes jambes entre les siennes de telle sorte que mon vagin put toucher le sien. Ils se collèrent l’un à l’autre. Nous nous frottions l’une à l’autre comme si on se pénétrait. Avec nos jambes de part et d’autre, nous paraissions complètement emboîtées. Nos chattes glissaient si rapidement sans pouvoir se décoller. Les mouvements étaient fluides. Les sensations devenaient plus fortes. Je ressentais sa chatte comme un trou béant que j’aspirais totalement et qui m’aspirait également. Je distinguais la sueur sur son front, sa respiration irrégulière, ses muscles tendus, ses veines qui se gonflaient, sa peau qui rosissait. Ses seins se balançaient en harmonie avec son bassin. Je baisais une femme. J’avais l’impression d’être face à un miroir, face à ma propre chair qui réagissait. Je percevais tout le plaisir qui ondulait en elle pour parvenir jusqu’à moi, traversant chaque parcelle de mon être, et que je lui renvoyais, décuplée. Un aller-retour incessant, qui devenait chaque fois plus brutal, plus violent sans qu’il ne soit possible de détruire le pont qui le permettait. La félicité de nos cris se répondait en échos. La lubricité de nos regards encourageait nos mouvements provocants. Sans la quitter des yeux, j’ai joui avec elle. L’orgasme fut tout aussi ravageur que si j’avais eu une pénétration avec un homme.
Alors que je contemplais le plafond tout en reprenant mon souffle, je songeais c’est ainsi qu’on fait l’amour à une femme… quand on est une femme.