| n° 18864 | Fiche technique | 19056 caractères | 19056Temps de lecture estimé : 12 mn | 28/02/19 |
| Résumé: Romain ne pensait plus pouvoir aimer, jusqu'à ce qu'il rencontre Laura. | ||||
| Critères: fh couleurs caférestau amour cérébral cunnilingu préservati pénétratio | ||||
| Auteur : Tendre amour (Un peu, beaucoup, énormément de tendresse) | ||||
C’était la nuit de Noël, le moment de l’année que Romain détestait le plus, avec peut-être la Saint-Valentin. Chaque année, il se remémorait cette soirée de Noël de 2011 où il avait rencontré Cassandre dans une boîte de nuit où ses copains l’avaient entraîné, lui le garçon timide et réservé. Cassandre lui avait immédiatement plu, elle avait vingt-deux ans comme lui, était grande, belle, avec un sourire éclatant et des formes généreuses difficilement cachées par ses vêtements. Prenant son courage à deux mains, il l’avait abordée et elle lui avait très vite donné son numéro, preuve qu’elle n’était pas insensible à son charme.
Ensuite, tout était allé très vite. De rendez-vous en rendez-vous, les deux jeunes gens avaient vite senti qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Sauf que Cassandre ne constituait pas du tout la belle fille idéale aux yeux des parents de Romain. Elle venait d’un milieu assez modeste alors qu’ils étaient tous les deux héritiers de familles d’industriels richissimes. Malgré son intelligence et sa culture, elle leur semblait manquer d’éducation et surtout elle était noire comme l’ébène, fille d’immigrés maliens venus chercher du travail en France vingt-cinq ans plus tôt.
Romain se révolta contre ses parents qui faisaient preuve d’intolérance envers celle qu’il aimait passionnément et il prit la grave décision de couper les ponts avec eux. Ça faisait à présent presque six ans qu’il ne leur avait plus adressé la parole et les rares contacts qu’il conservait avec eux se faisaient par l’intermédiaire d’une tante et d’un cousin qui ne lui avaient pas tourné le dos. Renonçant à reprendre l’entreprise de son père Guillaume, il avait arrêté ses études d’ingénieur et suivi Cassandre en fac de lettre se destinant, comme elle, à devenir prof de français. Les deux jeunes gens vécurent ensemble après seulement six mois de relation, passant une bonne partie des week-ends chez les parents de Cassandre qui avaient immédiatement accepté Romain et le considéraient comme leur fils. Le jeune homme travailla pour payer ses études et vécut infiniment moins confortablement que lorsqu’il était chez ses parents, mais il ne regretta pas son choix.
Romain et Cassandre vécurent heureux pendant plus de deux ans, jusqu’à ce jour de juin 2014 où la jeune femme se fit renverser par un chauffard alors qu’elle traversait simplement la rue pour rentrer chez elle. Cassandre avait vingt-cinq ans et, comme Romain, avait réussi le CAPES de lettres et se préparait à assurer ses premiers cours de français dès le mois de septembre. La nouvelle désespéra Romain qui fit des efforts surhumains pour ne pas sombrer dans une grave dépression. Il tint la tête hors de l’eau grâce à l’amour de son métier et au sentiment d’être utile à ses élèves. Mais il avait le plus grand mal à s’attacher à une nouvelle femme et menait une vie de veuf alors qu’il était un jeune homme séduisant de vingt-neuf ans. Il n’osait plus toucher un corps de femme, car il était certain qu’aucune n’avait la peau aussi douce et chaude que celle de Cassandre, il n’osait même plus embrasser de filles de peur d’oublier le goût des lèvres de son grand amour perdu.
Romain vivait solitaire dans le petit appartement qu’il avait autrefois partagé avec Cassandre. Mis à part les parents de sa défunte fiancée, qu’il voyait toujours régulièrement, son seul véritable ami étant son voisin, Maurice, un homme de quatre-vingt-quatre ans qui s’était pris d’affection pour le jeune couple dès qu’ils étaient arrivés dans l’immeuble. Maurice se désespérait de voir Romain se refuser toute vie affective et vivre dans les souvenirs alors qu’il avait toute la vie devant lui et que Cassandre n’aurait certainement pas voulu voir son amoureux vivre comme un ermite. Maurice vint voir Romain ce soir de Noël 2018 avec un grand sourire.
Après quelques minutes, Romain estima que Maurice avait raison. Il était bon qu’il sorte et qu’il s’aère un peu sinon il allait devenir fou. Une heure plus tard, ils étaient devant une brasserie et la serveuse les accueillit chaleureusement. Romain resta quelques secondes éberlué avant d’entrer dans la salle de restaurant. La serveuse lui rappelait Cassandre comme aucune jeune femme ne le lui avait rappelé. Il sentait que c’était un signe du destin. Ce n’était pourtant pas son sosie. La jeune femme était nettement plus petite que Cassandre, dix ou quinze centimètres de moins et elle avait les cheveux soigneusement lissés alors que Cassandre préférait les garder crépus. Mais la forme du visage, les yeux, le sourire étaient exactement les mêmes et Romain entra dans un flash-back. Lorsque la serveuse s’adressa à lui, Romain remarqua à l’accent, bien reconnaissable, qu’elle ne venait pas d’Afrique, mais certainement des Antilles.
Romain avait répondu à Maurice d’un air assuré, mais, au fond de lui, il savait qu’il mentait. Depuis la mort de Cassandre, il n’arrivait plus à être heureux et il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu’il avait ri. Il se dit qu’il n’avait rien à perdre et qu’il fallait qu’il séduise cette fille, ou du moins qu’il essaye. Il commença par un compliment bateau sur son sourire lorsqu’elle leur apporta le foie gras qu’ils avaient pris en entrée. Romain se trouva complètement ridicule, mais la jeune femme sembla apprécier l’attention puisqu’elle le remercia d’un sourire plus éclatant encore. Au cours de la soirée, Romain fit quelques autres compliments à la serveuse qui les accueillit toujours avec plaisir. Maurice s’aperçut vite que la jeune serveuse regardait fréquemment en direction de Romain et qu’il ne lui était pas indifférent. Au moment de tendre la note aux deux hommes, la serveuse ajouta une petite feuille de papier avec son prénom, Laura, et son numéro de téléphone. Romain était sans voix d’avoir si facilement réussi à séduire la jeune femme et Maurice jubilait, son jeune protégé n’avait pas perdu son pouvoir de séduction.
Le surlendemain, Romain appela Laura, au téléphone, la jeune femme semblait ravie qu’il ait si vite pensé à elle et lui fixa un rendez-vous dès le lendemain après-midi entre les deux services. L’après-midi était très froid et Laura, habituée aux températures de la Guadeloupe, beaucoup plus douces, grelottait lorsque les deux jeunes gens se rejoignirent. Romain l’avait prévu et lui proposa son écharpe ce qu’elle accepta avec son sourire qui avait charmé le jeune homme dès qu’il l’avait vue. Les jeunes gens firent connaissance devant un chocolat chaud et Laura, méfiante, demanda à Romain s’il avait l’habitude de draguer les filles comme il l’a fait avec elle.
Romain eut peur de lui dire la vérité, pensant que Laura le prendrait pour un mec faible et pitoyable, mais il estima qu’il ne pourrait garder le secret bien longtemps et choisit d’être honnête. Il lui parla de Cassandre et lui dit que c’est sa surprenante ressemblance avec son ancienne amoureuse qui l’avait incité à la séduire, car il avait cru à un signe du destin. Contrairement à ce que craignait Romain, Laura se montra touchée par l’histoire qu’il lui raconta et comprit le coup de foudre soudain qu’avait eu le jeune homme.
Les jeunes gens passèrent un long moment ensemble une belle complicité se formant entre eux. Quand le moment fut venu pour Laura de reprendre le travail pour le service du soir Romain la raccompagna jusque devant la brasserie et ils s’embrassèrent au moment de se quitter en se promettant de se revoir très vite. Les lèvres de Laura étaient douces et chaudes et le baiser fut long et délicieux. Romain, qui s’était juré de ne plus jamais tomber amoureux, s’attachait de plus en plus à cette jeune femme qu’il connaissait à peine. Prétextant de vouloir qu’elle lui rende son écharpe, il l’invita à venir chez lui dès le lendemain où elle avait un jour de congé.
Cette soirée-là, Romain ne fut que peu concentré sur le livre qu’il lisait tant il pensait à Laura, il se demandait s’il avait le droit de remplacer Cassandre. Il jeta un œil sur la photo de sa fiancée qu’il conservait précieusement depuis des années et il imagina ce qu’elle pourrait lui dire. Maurice avait finalement raison, Cassandre voudrait qu’il soit heureux et il pouvait tout à fait refaire sa vie. Il était environ une heure et demie du matin et Romain était encore perdu dans ses pensées quand il entendit qu’on sonnait à la porte de son appart. Qui donc pouvait venir le voir si tard dans la nuit ? Peut-être que Maurice faisait une insomnie et avait entendu qu’il ne dormait pas.
Lorsque Romain ouvrit la porte, il découvrit Laura, adorable dans une tenue parfaitement choisie qui mettait admirablement ses formes en valeur. Elle était maquillée, habillée comme pour aller en soirée et il se sentit absolument ridicule avec son caleçon et son vieux t-shirt.
Même dans sa tenue très peu soignée, Laura trouvait que Romain était beau. Il était grand, raisonnablement musclé, avec de beaux yeux clairs et un teint très blanc qui contrastait avec sa peau d’ébène. Le jeune homme étant encore gêné par la situation, ce fut elle qui se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser doucement. Leurs lèvres, qui s’étaient découvertes quelques heures plus tôt, semblèrent se reconnaître avec délices et leurs langues s’entremêlèrent dans un gracieux ballet où chacun pouvait goûter la salive de l’autre. Combien de temps s’embrassèrent-ils ainsi, trente secondes, une minute, cinq minutes ? Ils n’en savaient rien, mais ce baiser leur avait semblé être un moment hors du temps et ils n’avaient qu’une envie, recommencer encore et encore. Romain prit Laura dans ses bras et elle s’y blottit tendrement. Il l’embrassa dans le cou et put s’enivrer de son parfum fleuri et fruité, très féminin. Pour sa part, elle remarqua qu’il avait la peau très douce et que c’était bon d’être dans ses bras.
Surexcitée, Laura se déshabilla en vitesse pour se retrouver, comme Romain, en sous-vêtements. Le jeune homme s’aperçut soudain qu’il n’avait pas de préservatif, mais la serveuse avait pensé à tout et en sortit un de son sac à main. Romain conduisit Laura dans la chambre où un grand lit les attendait. Les deux jeunes gens s’admirèrent dans la lumière tamisée et Romain trouva Laura plus excitante que jamais. Il lui dégrafa le soutien-gorge et fit apparaître deux gros seins triomphants qui se dressèrent comme des obus et à qui il rendit les hommages qui leur étaient dus. Il commença à les embrasser et à lécher les mamelons, provoquant des soupirs d’aise chez Laura qui s’allongea sur le lit, alanguie et offerte. Romain caressa les seins de Laura puis se mit à les malaxer doucement. Ils devenaient de plus en plus durs et, sous la culotte, le sexe de la jeune femme était à présent humide de désir.
Romain obéit aux ordres de sa douce et continua ses caresses puis ses baisers descendirent de plus en plus bas sur le ventre provoquant des gémissements plus forts et plus aigus à mesure qu’il se rapprochait du sexe de la jeune femme. Il retira la culotte en hâte et trouva une belle chatte avec de grandes lèvres apparentes. Il commença à lécher et à doigter, le clitoris faisant presque immédiatement son apparition. Laura mouillait et commençait à crier son plaisir de plus en plus fort. Elle n’en pouvait plus, c’était trop bon.
Romain leva alors la tête du sexe et Laura l’embrassa doucement dans le cou pour faire retomber la pression. Le jeune homme, qui bandait dur, relâcha quelque peu son excitation et se laissa aller à un doux bien être sous l’effet des baisers et des caresses de sa partenaire. Elle avait les mains chaudes et les lèvres douces. C’était terriblement agréable. Soudain le sexe de Romain se raidit brusquement, Laura venait de le mettre dans sa bouche et le léchait comme une glace à l’eau. Il était aux portes de l’extase et commença à grogner de plaisir. Il caressait les longs cheveux bruns de sa partenaire d’un mouvement qui suivait le rythme de la fellation.
Lorsque Laura sentit que Romain était prêt de jouir, elle enleva le sexe de sa bouche et lui fit un sourire coquin. Tous deux savaient d’ores et déjà que leur compatibilité sexuelle était parfaite et qu’ils allaient faire l’amour comme des dieux. Il ne pouvait en être autrement. Romain mit son préservatif en hâte et, après l’avoir embrassée fougueusement, il leva les jambes de Laura et la pénétra. Il ressentit immédiatement une immense jouissance. L’harmonie sexuelle était aussi parfaite qu’avec Cassandre. Les premiers va-et-vient provoquèrent chez la jeune femme des cris de jouissance qu’elle ne chercha pas à réprimer. Tant pis si l’immeuble tout entier l’entendait, elle prenait son pied comme jamais elle ne l’avait pris. Les deux corps des amants frissonnaient de désir et tous deux savaient que l’extase était proche et serait parfaite. Romain oubliait enfin tout son passé, plus rien ne comptait plus que Laura, dont il tombait de plus en plus amoureux au fur et à mesure qu’il lui faisait l’amour. Soudain, tous les deux hurlèrent leur plaisir à l’unisson d’une voix grave et rauque venue du plus profond de leurs êtres.
Les deux amants, ravis, passèrent ensuite une nuit blanche à s’embrasser, se câliner et se raconter leurs vies. La joie de vivre de Laura faisait un bien fou à Romain qui reprenait peu à peu goût au bonheur. Il se demanda même si, d’où elle était, Cassandre ne lui avait pas envoyé cette nouvelle chérie pour le consoler. C’est au petit matin que les deux amoureux s’endormirent paisiblement dans les bras l’un de l’autre. Laura se réveilla un peu avant Romain et vit la photo de Cassandre dans le salon. Elle comprit alors pourquoi Romain avait été si surpris quand il l’avait vue, la ressemblance était flagrante. Comme elle avait trois ans de moins que Romain, Cassandre aurait pu être sa grande sœur.
On était le 27 décembre, Romain tenait à nouveau dans ses bras une jeune femme qu’il aimait et il crut à la magie de Noël puisque c’est ce soir-là qu’il avait rencontré ses deux grands amours. Quelques heures plus tard, il croisa Maurice et lui dit qu’il avait conclu avec Laura, sans rentrer dans les détails intimes et le vieil homme fut ravi que son jeune ami ait réussi à retrouver le bonheur.