| n° 18832 | Fiche technique | 38586 caractères | 38586Temps de lecture estimé : 23 mn | 09/02/19 |
| Résumé: Une femme et un homme se retrouvent, 30 ans après s'être perdus de vue. | ||||
| Critères: fh couple extracon amour fellation anulingus pénétratio -amourdura | ||||
| Auteur : Rv382A Envoi mini-message | ||||
Prologue
Trente ans. Cela faisait trente ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Et là, dans quelques minutes ils allaient se retrouver. Il n’y avait plus qu’à attendre que l’avion de ligne intérieure se range au parking et crache son chargement de quelques touristes perdus au milieu de cadres en déplacement professionnel. Chacun de leur côté, les cœurs des deux amants battaient fort dans un mélange de hâte, d’excitation et de peur de se revoir après si longtemps.
Ces derniers jours ils avaient souvent repensé à leur histoire conjointe et peu commune :
Amis d’enfance, ils avaient partagé la même classe à l’école primaire pendant de nombreuses années, puis les deux premières années de collège. Ils avaient pendant cette dizaine d’années, partagé énormément d’amitié à l’école, de jeux dans la cour et d’activités sportives après la classe et pendant les vacances.
Puis ses parents à elle ayant été mutés dans une autre région, ils furent séparés. Définitivement pensaient-ils.
Tout en faisant leurs vies chacun de leur côté ils n’avaient chacun pas pour autant totalement oublié leur amitié d’enfance. Mais aussi agréables soient-ils, les souvenirs d’enfance sont une chose et la vie courante en est une autre. Or, la quarantaine sonnée, la mode des réseaux sociaux a permis leurs retrouvailles un peu par hasard.
Prise de contact un peu timide puis franchement amicale, chat, mails, téléphone, échanges de photos de la famille et de soi, leur relation a vite évolué vers quelque chose d’inattendu. Les photos se sont faites plus personnelles, les formules de politesse de plus en plus gentilles et les questions de plus en plus intimes. Au fil des mois, les aveux de sentiments réciproques furent échangés, ainsi que des photos et vidéos intimes ne cachant ni leurs sentiments ni leurs désirs pour l’autre.
Mais là, ça y était. Ils allaient enfin pouvoir se revoir en vrai, se toucher, s’embrasser.
Profitant chacun d’obligations professionnelles de leurs conjoints et/ou usant de mensonges ils avaient pu se libérer pour passer quatre jours et deux nuits en secret.
Il était venu en voiture l’attendre à sa descente d’avion, à une petite heure de route d’une maison en bord d’océan prêtée sans demande d’explication par un ami.
Les portes de la zone de débarquement s’ouvrirent enfin. Les premiers voyageurs sortirent, pressés, filant vers les agences de location de véhicules ou se dirigeant vers un panneau portant leur nom.
Il était mort de trac. Sa bouche est toute sèche et il s’essuyait les mains sur son jean toutes les trente secondes craignant d’avoir les mains moites pour la première fois de sa vie. Elle n’était pas encore sortie. Elle récupéra lentement son bagage puis se dirigea doucement vers la sortie où elle savait qu’il l’attendait. Son cœur faisait un raffut du diable dans sa poitrine, ses jambes tremblaient et sa raison lui criait de faire demi-tour en courant.
Elle était la dernière. Il ne restait presque plus que lui dans le hall d’arrivée du petit aéroport et elle marcha seule, les autres passagers étant déjà loin. Ils ne pouvaient pas se rater.
La porte automatique s’ouvrit sur elle. Leurs cœurs atteignaient des fréquences inouïes…
Il était là…
Elle était là…
Les retrouvailles
Elle s’avançait vers lui en tirant sa petite valise anthracite.
Qu’est-ce qu’elle était belle !
Elle portait une petite robe noire, assez légère. Ses jambes fuselées et bronzées étaient posées sur de sages chaussures à talons qui lui donnaient une classe folle. Tous les deux avaient oublié leurs cœurs battants, leurs angoisses coupables et souriaient en se regardant l’un l’autre. Ils se dirent un bonjour timide puis s’embrassèrent sagement, sur les deux joues, comme une bise d’amis ordinaires, peut-être à peine plus appuyée.
Le voyage se déroula paisiblement. Durant une petite heure de route, ils échangèrent quelques banalités sur leurs vies, leurs enfants et leurs conjoints respectifs à qui ils avaient menti pour se retrouver ainsi.
La petite maison était simple, mais confortable. Étant arrivé quelques heures plus tôt, il avait eu le temps de passer l’ouvrir pour aérer avant d’aller la chercher à l’aéroport. Il lui fit faire le tour du propriétaire, poser ses bagages dans la chambre, puis ils se retrouvèrent l’un en face de l’autre dans le salon, un peu bêtes et empruntés. Il s’était promis d’être fort, de faire « le mâle » et de la laisser venir à lui, mais sa timidité à elle et son désir à lui étaient trop forts. Il lui tendit les mains pour enfin la toucher. Leurs doigts se croisèrent comme pour augmenter la surface de contact entre leurs peaux et le rapprochement se fit tout doucement. Enfin ils s’embrassaient. Enfin leurs bouches se touchaient sagement par petits baisers bruyants. Puis doucement ils s’enlacèrent et leurs langues se mélangeaient. Enfin. Quel bonheur. Quel soulagement. Une éternité qu’ils attendaient ce moment. Se pressant tendrement l’un contre l’autre, leurs salives se mêlaient. Ils se goûtaient amoureusement. Leur étreinte se faisait de plus en plus serrée et leurs bassins se touchaient, frottant doucement l’un contre l’autre. Arrêtant un instant leur câlin, ils se regardèrent dans les yeux et eurent un petit rire gêné.
Ils n’avaient qu’une envie : foncer se glisser nus sous la couette qui semblait si accueillante, mais aucun n’osa le proposer.
Elle se changea rapidement pour un petit haut de laine fine, un jean qui lui faisait des fesses superbes et des baskets citadines légères puis ils sortirent. Tout le long de leur promenade, ils ne se lâchèrent la main que pour se prendre par les hanches, le temps d’échanger quelques baisers amoureux. Ils avaient l’impression que tout le monde les regardait avec l’air entendu de celui qui a compris que ce couple-là était illégitime. Sauf qu’en cette saison quasiment personne ne traînait sur la plage mis à part quelques locaux promenant leurs chiens. Ce goût d’interdit les amusait comme des gamins en train de préparer une bonne blague. Mais comme il l’avait prédit, le vent se renforça vite et ils rentrèrent à la maison avant la pluie.
Là, le chauffage au sol mettait une douce température et permettait de se promener pieds nus. Il lui fit ainsi observer qu’elle était belle jusqu’au bout des pieds, ce qui la plongea immédiatement dans le déni. Le vent ayant emmêlé ses cheveux elle alla prendre une douche « pour se rafraîchir après le voyage », dit-elle. Pendant ce temps, il en profita pour préparer un dîner léger.
Quand elle sortit de la salle de bains, elle était encore plus belle. Elle avait remis sa petite robe noire, mais restait cette fois-ci pieds nus. Elle se sentait plus à l’aise ainsi et puisqu’il lui avait dit qu’il aimait ses jolis pieds, autant lui faire plaisir… Elle sentait bon.
Il prit lui aussi une douche rapide avant de passer à table pendant qu’elle regardait la pluie tomber, perdues dans ses pensées.
Il glissa un disque de Gotan Project dans la platine, servit deux verres de Pouilly Fuissé et la rejoignit sur le canapé.
Tout en grignotant, ils se rappelaient leur enfance commune et se racontaient leurs vies ces 30 dernières années. Ils étaient détendus, comme des amis qui se seraient quittés la semaine passée.
Le disque était terminé. Il se leva pour mettre quelque chose de très calme, un peu plus jazz : Erik Truffaz.
À genoux entre la table et le canapé, il servit deux nouveaux verres de vin, lui tendit le sien et resta assis par terre au pied du canapé, mais surtout, à ses pieds à elle. Plus personne ne parlait et aucun n’osait faire quoi que ce soit, de peur de casser la magie de l’instant. La tension montait doucement. N’y tenant plus, il posa ses lèvres sur sa cuisse pour l’embrasser et caressa son mollet. La tension monta encore d’un cran. Il posa son verre de vin sur la table basse, la débarrassa du sien et vint s’asseoir à califourchon sur elle pour lui prendre la bouche. Le baiser était fougueux et partagé. Ils sentaient tous les deux que le point de non-retour était atteint et n’aspiraient plus qu’à une chose : l’autre, intégralement.
La découverte des corps
Ce baiser dura de longues minutes. Elle lui caressait le dos tandis qu’il avait des doigts dans ses cheveux à elle. Ses mains lui massaient le cuir chevelu. Il attirait sans cesse sa tête contre la sienne pour que leurs bouches restent soudées l’une à l’autre. Leurs langues se battaient, jouaient l’une autour de l’autre. Leurs dents s’entrechoquaient et leurs lèvres ne se séparaient que pour reprendre leurs souffles, se regarder droit dans les yeux sans rien dire, et recommencer de plus belle. La fougue de ce baiser était celle que deux adolescents mettraient en œuvre pour leur première pelle. La maladresse en moins, la sensualité en plus. Ils se mordaient tendrement les lèvres l’un de l’autre. Leurs bouches étaient mouillées de cette salive échangée et glissaient jusque sur les joues. Ce baiser était torride, d’un érotisme troublant, celui de deux êtres s’aimant encore timidement et n’osant pas aller plus loin pour le moment.
Petit à petit, elle glissa sur sa joue pour revenir bien vite au tendre contact de ses lèvres. Il en fit de même et s’aventura à lui sucer le lobe de l’oreille et le prendre doucement entre ses dents. Il revint vite sur sa bouche, mais la découverte était lancée. Sans y prendre garde, leurs baisers s’étendaient dans le cou de l’autre, sur les yeux, le front, les oreilles, puis encore le cou pour revenir à chaque fois étouffer la bouche de l’autre. Aucun n’était en reste et ils se transmettaient tout le désir dont ils étaient gorgés pour que l’autre craque et aille plus loin. Les mains se faisaient de plus en plus joueuses et passaient de la tête au cou, au dos de l’autre, pour l’instant assez sagement. Sauf que le désir pur était trop fort et sans vraiment s’en rendre compte, les deux amants se tordaient le bassin, plein de fourmillements, à la rencontre d’un contact de plus.
Toujours assis sur sa maîtresse, il poussa ses baisers un peu plus avant sur ses épaules. De ses deux mains en même temps, il fit glisser les bretelles de sa robe juste assez pour découvrir ses épaules et les couvrir de baisers. Puis sa gorge, puis le haut de sa poitrine. Du coup, elle n’était plus aussi libre de ses mouvements, mais s’en accommodait fort bien et pressait la tête de son amant contre elle pour bien lui faire comprendre qu’il avait le droit (mais surtout le devoir) de continuer dans cette direction. Il n’était pas en état de résister et tira plus bas la robe, dévoilant la naissance des seins. Elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Cet « oubli » le rassura, car il avait peur que son désir à lui ne soit pas complètement réciproque. Alors il prit cela comme une marque de désir, une volonté d’afficher sa sensualité de femme. De toute façon, elle n’en avait guère besoin, car sa poitrine était très belle. Elle arborait un volume appréciable et une tenue qui aurait pu rendre jalouse plus d’une femme. Le tissu de sa robe s’accrocha sur les tétons. En tirant un peu vers le bas, les pointes dressées lâchèrent l’étoffe pour se dresser fièrement vers lui, arrogantes et tendues par le désir.
Son petit sourire en coin était très coquin. Elle avait les yeux qui brillent et respirait lourdement. Il posa un petit baiser sur sa bouche. « Tu vas voir », répondit-il en glissant entre ses jambes. Il se mit à genoux par terre et sans la toucher, la caressa de son souffle du cou jusqu’entre les seins puis porta sa bouche en face du téton gauche. Celui-ci semblait encore plus dressé. Il se tendait désespérément comme pour chercher à se faire attraper. La bouche grande ouverte, il s’approcha si près qu’une partie du sein se trouvait presque gobé. Pourtant, il ne la touchait pas encore, mais elle sentait la chaleur humide lui irradier la poitrine. Là, elle se cambra à l’extrême en soufflant tout l’air que ses poumons contenaient. On aurait dit un début d’orgasme. Satisfait de son effet, il se recula un peu et en la regardant droit dans les yeux, il effleura à peine le téton dur et brûlant avec la pointe de sa langue.
Sa langue touchait à peine le bout du sein…
C’est lui qui avait maintenant un sourire coquin sur la bouche. Elle, elle n’était que fièvre et brûlante de désir.
Tout d’un coup, il empoigna doucement les deux seins de sa belle. Sa main gauche engloba le sein droit et il pinça légèrement le téton entre le pouce et l’index. La main droite pressait le sein gauche pour en faire ressortir le bout. Sa bouche se précipita dessus, le pinça en les lèvres et l’aspira puis le relâcha dans un bruit de succion indécent. Surprise par la soudaineté du ce plaisir qu’il lui procura, elle poussa un cri grave.
Ses beaux yeux de biche étaient fermés, sa tête en arrière, arc-boutée, sur le dossier du canapé. La bouche grande ouverte elle ne put apporter d’autre réponse qu’en lui passant les mains derrière le cou et lui planquant de nouveau la bouche sur le sein. Fier de son effet, il reprit de plus belle. Tandis qu’un téton était roulé entre ses doigts, sa langue jouait avec l’autre, en faisait le tour, tentait de l’enfoncer dans le sein. Ses dents mordillaient le bout sensible et ses lèvres l’aspiraient d’autant plus fort qu’elle se cambrait.
Dans une ultime secousse, elle se cambra si fort qu’il en fut désarçonné. Les doigts de sa maîtresse étaient plantés dans son cou le maintenant contre ce sein si doux. Reprenant doucement ses esprits, elle relâcha la pression et les yeux humides de reconnaissance, elle attira la tête de son amant pour lui prendre la bouche.
En se levant, elle fit passer sa robe noire par-dessus sa tête pour se retrouver presque nue, ne portant plus qu’un joli string blanc en dentelles qui lui remontait légèrement sur les hanches. Elle était d’une beauté sensuelle qui lui fit tourner la tête. Face à lui, elle l’embrassa de nouveau. Comme il portait ses mains sur ses hanches nues, elle les lui retira et allongea ses bras le long du corps. Elle prenait clairement le contrôle. Quoique… l’empressement qu’elle montrait à lui déboutonner la chemise prouvait qu’elle n’arrivait plus guère à se retenir. Elle défit la boucle de sa ceinture, dégrafa les premiers boutons de son jean et sans prendre le temps de le baisser, plongea sa main dans son boxer. Elle trouva immédiatement ce qu’elle cherchait : un sexe bandé comme un arc dont le bout était déjà humide. Elle le masturba un peu puis baissa complètement le pantalon et repoussa son homme sur le canapé, les chevilles encore entravées. Se jetant sur lui elle se mit à l’embrasser partout sur le torse puis à suçoter ses tétons à lui. Comment savait-elle ?
Les seins libres caressaient le bas de son ventre et touchaient parfois le bout de son sexe. Les doigts crispés dans les longs cheveux noirs il articulait à peine :
Elle se précipita sur le bout turgescent en le prenant d’un coup entre sa langue et son palais.
Il était en effet tellement excité par les caresses que sa jouissance était proche. Trop, pensa-t-il. Il avait envie d’honorer sa Belle à la hauteur de l’amour qui lui portait, c’est à dire de façon immense. Pourtant, le désir entretenu depuis des mois au travers de leurs messages et photos envoyés par email le mettait dans un état proche de celui d’un adolescent puceau qui se retrouve sans prévenir dans un lit avec l’actrice porno sur laquelle il fantasme toutes les nuits. C’est à dire éjaculateur précoce. Pour parer à cette honte annoncée, il prit la tête de sa maîtresse et tenta de la dégager de son mandrin au bord de l’explosion. Sauf qu’elle résistait. Non seulement la femme continua de le sucer avec passion, mais elle le fit en plongeant ses yeux dans les siens. La langue si douce lui caressait le frein, et faisait doucement des tours de gland. Bien que sa bouche fût déformée par la bite qu’elle gobait, il la vit lui adresser un sourire gourmand avant d’absorber son sexe en entier. Doucement, elle s’enfonça jusqu’au bout, jusqu’à ce que le fond de sa gorge bute contre le bout, que son front tape contre le bas-ventre de l’homme. Enfoncée jusqu’à la garde, elle pressa la bite palpitante avec sa langue.
Là, c’en fut trop pour lui. Il poussa un cri rauque en essayant de retenir sa jouissance au maximum. Cela la rendait plus intense encore, mais surtout laissait le temps à sa chérie de se retirer. Sauf qu’elle n’en fit rien. Elle recula juste un peu sa bouche afin que les jets de sperme brûlant ne lui giclent pas directement dans la gorge. Les yeux fermés, une main sur le pubis de l’homme et l’autre pressant doucement ses couilles, elle reçut chaque coulée de cette lave avec plaisir et les avala au fur et à mesure. Il gicla de nombreuses fois dans la bouche de sa divine suceuse. Beaucoup plus que ce à quoi ils s’attendaient tous les deux. Ce fut comme un hommage adressé à celle qu’il chérissait et attendait depuis si longtemps.
Complètement épuisé par la fulgurance de l’orgasme, il s’affala sur le canapé dans une sorte de coma conscient. Les yeux fermés, il sentait juste son amante lui lécher doucement le sexe pour en nettoyer toute trace. C’était fait avec douceur et amour. Lentement, elle remonta le long de son corps en le parsemant de petits bisous et finit par le lover contre lui. Elle mourrait d’envie de l’embrasser, mais sentant encore le goût du sperme dans sa bouche elle hésita. Ce fut lui qui vint cherche ses lèvres, puis sa langue. Le baiser était long, passionné et tendre. Leurs langues se mêlaient et leurs salives se mélangeaient. La pièce était maintenant plongée dans la silence, le dernier disque était terminé.
Brisant le silence, il lui proposa d’aller au lit, où ils seraient installés encore plus confortablement. Comme les amants ne voulaient pas se séparer, c’est enlacés l’un contre l’autre, leurs bouches soudées et en marchant maladroitement qu’ils se dirigèrent vers la chambre. En chemin, ils bifurquèrent naturellement vers la salle de bains. Toujours enlacés, il fit couler l’eau pendant que leur étreinte se poursuivait et c’est seulement quand elle fut très chaude qu’ils se mirent sous le jet fumant. Se séparant à regret, ils entreprirent de se savonner mutuellement, sans échanger le moindre mot. Les mains glissantes de savon, elle lui caressait maintenant les couilles et lui lavait le sexe en même temps. Il était toujours pendant, mais elle prenait plaisir à le masturber doucement. Ce fut lui qui prit la parole :
Il se sentait tout penaud.
Ils coupèrent la douche et se roulèrent dans des serviettes avant de se brosser les dents dans l’atmosphère vaporeuse de la salle de bains. Ils rigolaient bruyamment, se taquinaient en se faisant des chatouilles, se bousculaient gentiment et se moquaient de l’autre, ridicule avec la brosse dans la bouche et un peu de dentifrice au bord des lèvres. On aurait dit deux ados. Ils se rincèrent rapidement la bouche et coururent en même temps vers le lit pour être le premier à s’y jeter. Match nul ! Et pour célébrer cette victoire commune, ils entreprirent à nouveau de mélanger leurs salives…
Il ouvrit la serviette de bain qu’elle avait pudiquement nouée autour de sa poitrine et fit de même avec celle qu’il avait autour de la taille : la bête commençait à se réveiller, il ne fallait pas la contraindre dans un linge. Il admira alors les si belles et si douces jambes de sa Chérie. Caressant du bout du doigt l’intérieur des cuisses, il remontait vers ce sexe parfaitement épilé qu’il ne connaissait qu’en photo. Il avait hâte d’en découvrir le goût et l’odeur. La femme ouvrir lentement ses cuisses et l’objet de sa convoitise lui apparut enfin à portée de langue.
En se glissant à plat ventre entre les jambes bronzées, il approcha sa bouche du sexe qui s’ouvrait, laissant deviner un intérieur rose et déjà humide. Ses mains d’homme posées sur l’intérieur des cuisses il respirait profondément pour s’enivrer de son odeur douce puis souffla doucement sur les lèvres cramoisies. Il mourait d’envie d’y plonger sa langue tout entière, mais pour ménager son effet, il commença d’abord par poser de tous petits baisers dans les creux de l’aine et sur ce pubis tout doux qu’elle avait soigné pour lui. Elle ne savait comment occuper ses mains. Tantôt crispées sur les draps, elle caressait sa tête quand il n’était pas trop bas. Rapidement, il embrassa de nouveau les lèvres de ce sexe de plus en plus humide. Il fut surpris de leur chaleur. Comme pour en apaiser le feu, il continua ses baisers en appuyant de plus en plus, parcourant toute la hauteur de la fente.
Elle soupirait plus qu’elle ne parlait. Quand il posa un baiser à peine appuyé sur le renflement du clitoris, il eut l’impression qu’elle tressaillit un peu. Il recommença pour s’en assurer et appuya dessus du bout de sa langue. Le frémissement était bien réel. Poussant son avantage, il fit quelques allers-retours rapides sur la petite bosse avec le bout de sa langue et jugeant qu’il l’avait suffisamment fait attendre, débusqua le clitoris pour le rouler et le mouiller davantage encore. Nouveau soupir… plus fort que les précédents. Elle posait maintenant ses mains sur son crâne comme si elle avait peur qu’il s’en aille. Lui, satisfait de son effet, continua de la lécher de plus en plus profondément. Sa bouche embrassait l’entrée du sexe, trempé, rendu disponible par les petites lèvres écartées de part et d’autre.
Avec sa langue, il léchait avec avidité de haut en bas, de bas en haut, tentant de l’introduire au plus profond puis revenant au contact du bouton brûlant. Sans maîtriser ses gestes, elle accompagnait la tête de son amant et la pressait contre son sexe de façon inconsciente, comme son plaisir lui commandait. Ses jambes s’ouvraient toutes seules pour faciliter l’accès. Il en profita pour les relever très haut sur sa poitrine. Ainsi, le sexe devient béant et l’anus plissé de sa maîtresse se découvrit. Il jouait de sa langue comme un affamé, procurant d’innombrables vagues de plaisir. Bien qu’incertain des réactions de sa Chérie, il tenta de lui lécher le petit trou. Cette nouvelle caresse ne sembla pas la gêner le moins du monde et des grognements remplaçaient maintenant les soupirs. N’ayant pas oublié sa promesse initiale, il mettait de plus en plus de fougue à agacer le clitoris.
Elle appuyait de plus en plus sur sa tête, la dirigeant partout sur son sexe, entre ses fesses et revenait toujours en haut, sur la partie la plus sensible. Accompagnant la montée en puissance des râles, il ne se consacrait maintenant qu’à ce point précis. Bientôt, il la sentit plaquer sa tête avec force et se cambrer d’un coup. L’espace d’un instant, elle ne bougea plus et brusquement, elle se tordit dans tous les sens en criant de plaisir. L’orgasme était puissant et chaque muscle de son corps était tendu par les flots d’adrénaline.
Là, au fur et à mesure qu’elle reprenait ses esprits, elle desserrait son étreinte sur la tête de l’homme dont la bouche avait été plaquée contre son sexe. Passé un instant, il rampait lentement vers sa Belle en parsemant son corps de bisous au fur et à mesure de sa remontée. Arrivé en haut, elle serra ses bras autour de son corps pour l’attirer à elle. Puis, les yeux pleins de reconnaissance, elle l’embrassa goulûment pour goûter le goût que son sexe avait répandu sur le visage de son amant.
Ils s’esclaffèrent, heureux de la réciprocité de leurs bonheurs. Elle murmura un « merci », puis vaincue par la fatigue du trajet et les émotions de la soirée, elle sombra doucement dans le sommeil. Lui, gêné par une forte érection, mit un peu plus de temps à s’endormir. Mais le bonheur de l’avoir dans ses bras finit par l’apaiser et il perdit pied à son tour.
L’union
Lentement elle se réveilla. Ne voyant pas de lumière filtrer à travers les volets, elle supposa qu’on était au milieu de la nuit. Aucun bruit ne parvenait de l’extérieur non plus, si ce n’est le vent et la pluie sur le toit. Sans faire de bruit, elle se leva et alla dans la cuisine. Elle avait soif. Dans le frigo, elle trouva une bouteille de Perrier. Elle se servit un verre, le but lentement, appuyée contre le meuble, en repensant à la soirée qu’elle venait de passer. Un doux sourire se dessina sur son visage et elle se disait qu’en cet instant, elle était heureuse. Follement heureuse.
Elle posa son verre, garda la bouteille et retourna se coucher. La pendule du four indiquait 2 h 53. Elle posa la bouteille au pied du lit et se glissa sous la fine couette. Il ne faisait pas froid et son amant avait repoussé les draps dans son sommeil. Elle le regarda, nu, et ne put s’empêcher d’articuler un « je t’aime » silencieux. Parcourant son corps du regard, elle s’attarda sur son sexe. Ses yeux s’habituaient à la pénombre, mais elle préféra vérifier ce qu’elle devinait : il bandait dans son sommeil ! Du bout des doigts, elle caressa ce sexe alourdi, posé sur le ventre de l’homme qui respirait toujours calmement. Elle profita de ne pas se sentir vue pour le saisir tout doucement dans la main et en apprécier le poids. Avec une infinie précaution, elle le serra à peine et fit quelques lents va-et-vient. Le sexe semblait de plus en plus gros, de plus en plus dur. Ses mouvements découvrirent le gland qui apparut, visiblement gonflé.
Alors s’agenouillant à côté, elle commença par poser de petits baisers dessus en jetant des regards furtifs pour vérifier que son Chéri dormait toujours. Là, ne pouvant résister à la tentation, elle finit par le prendre dans la bouche. Là, l’homme remua un peu, et sa respiration changea. Elle, comme prise en plein pêché de gourmandise, n’osa plus bouger. Elle resta penchée sur lui, son sexe dans la bouche. Elle profita juste de la chaleur du membre contre son palais et sentit une légère palpitation sur sa langue. Après quelques secondes de calme, elle recommença le sucer, aussi lentement que son désir lui permettait. Elle était terriblement excitée. Ce sentiment de faire un truc cochon sans être vue mettait ses sens en ébullition. Du coup, elle le suçait de plus en plus profondément, salivant abondamment en le prenant de plus en plus loin au fond de sa bouche. Sans oser se l’avouer, elle espérait qu’il finisse par se réveiller même si elle aurait bien aimé savoir si elle pouvait le faire jouir sans le réveiller.
Dans un bruit de succion, elle retira sa bouche du sexe de l’homme, le laissant retomber sur son ventre. Toute souriante, car elle était contente de son effet, elle vint l’embrasser à pleine bouche.
Il avait les yeux à peine ouverts, mais un sourire radieux. Tout en continuant de l’embrasser, elle pivota et l’enfourcha comme une moto. D’une main habile, elle prit le sexe bandé et le dirigea vers l’entrée de son vagin ruisselant de désir. Sans hésiter, elle descendit dessus, s’empalant d’une traite.
Elle posa ses mains sur la poitrine musclée et commença à onduler du bassin. Ainsi, elle se frottait le clitoris sur lui tout en se pistonnant le sexe. Les mains sur les cuisses de sa Chérie il referma les yeux pour savourer le plaisir qu’elle lui donnait. Elle était en train de lui faire l’amour et de se donner du plaisir sur lui. Il adorait rester passif en cet instant. Elle alternait à sa guise les mouvements, tantôt se frottant le clitoris, tantôt remontant pour sentir glisser le sexe en elle. Bientôt il fallut se rendre à l’évidence : elle avait raison. Il ne pouvait plus dormir. D’ailleurs, il n’en avait pas la moindre envie.
Alors il remonta un par un les genoux de sa Belle, afin qu’elle vienne s’asseoir sur son sexe, un pied de chaque côté de ses hanches. Ainsi positionnée, elle s’empalait de tout son poids sur le sexe dressé. Il n’était pas possible de le rentrer plus loin et la sensation était intense. Elle se sentait remplie, pleine. L’exercice demandait alors de faire travailler les cuisses, mais la pratique de divers sports lui permettait cette fantaisie. Elle prenait un plaisir immense à se relever, jusqu’à sortir complètement le sexe de son vagin puis à se rasseoir dessus. À chaque fois bien à fond (bien au fond), elle alternait selon son bon vouloir les mouvements lents et rapides. Plus le temps passait, plus les empalements étaient rapides. Le claquement de ses fesses sur le bassin de l’homme l’excitait de plus en plus, à moins que ce soit la sensation de sentir le mandrin buter brutalement au fond de son vagin… Mais elle ne cherchait plus à savoir d’où venaient ces vagues de plaisirs et se contentait d’en profiter pleinement en les accentuant dans si c’était encore possible.
Suivant le rythme de ses mouvements, ses seins se balançaient, les pointes gonflées de façon arrogante. Il n’en fallait pas plus à son amant pour s’en saisir. Tour à tour il les pétrissait gentiment ou en pinçait les tétons. Voyant que les pincements n’étaient pas sans effet sur la femme, il finit par ne s’occuper plus que des pointes. Un dans chaque main, il les pinçait, les tournait, tirait dessus.
Tout en restant attentif aux réactions de son amante, il augmentait progressivement l’intensité de ces douces tortures, car il sentait bien que ça lui plaisait. Et ça lui plaisait tellement que ses soupirs se transformaient peu à peu en râles et grognements. La fin était proche pour tous les deux alors il amplifia les pénétrations en levant son bassin à chaque fois qu’elle redescendait sur lui. Les mouvements s’accélérèrent en rapidité et en intensité. Sentant la fin venir, il gémit lui aussi de plus en plus fort, manière de signaler à sa Chérie qu’il allait rendre les armes bientôt. Alors la tête rejetée en arrière, elle poussa un long cri signalant qu’elle jouissait elle aussi. Dans le même temps, il explosa alors qu’elle s’était assise profondément sur lui. La vive chaleur du sperme se répandant dans son ventre augmenta encore son orgasme et à bout de force, elle s’écroula sur son homme.
C’était la première fois qu’il jouissait en elle. Ce partage si intime comblait les amants de tant de bonheur que c’en était étourdissant. Ils ne trouvèrent pas tout de suite la force de faire autre chose que de rester l’un sur l’autre. Elle déplia ses jambes doucement afin de retrouver une position plus confortable. Ces légers mouvements expulsèrent le sexe qui se ramollissait doucement. Un peu frustrée de cette sensation de vide, elle sentit le sperme couler le long de sa fente. Elle voulut basculer sur le côté pour ne pas écraser son amant, mais il lui dit :
Tout moites de sueur, ils échangèrent encore leur salive dans de longs baisers et finirent par se rendormir, repus, satisfaits de vivre ce moment avec l’autre.