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n° 18794Fiche technique42799 caractères42799
Temps de lecture estimé : 25 mn
23/01/19
corrigé 06/06/21
Résumé:  Cette année pas de Nouvel An entre amis, à la maison. Mais dans un château avec une soirée à thème : Les Comics.
Critères:  fh fplusag hotel fête vengeance cunnilingu préservati pénétratio confession
Auteur : Faustine      

Série : 2018-2019

Chapitre 01 / 02
Réveillon

Les temps changent. Il n’y a pas si longtemps, nous aurions été plusieurs couples à lever la main pour répondre à la question :



Il y a quelques années encore, nous organisions une soirée chez l’un d’entre nous, regroupant nos enfants dans une autre maison sous la surveillance d’une baby-sitter ou de leurs aînés. Les enfants ont grandi et sont devenus indépendants, nous libérant de cette charge. Mais, paradoxalement cela a sonné le glas de ces fêtes mémorables, les parents voulant profiter de cette liberté pour, aller à la montagne, faire une croisière, aller dans les pays chauds, etc.


Pourtant je garde des souvenirs extraordinaires de ces soirées. Libres pour quelques heures de la pression familiale, nous revenions l’espace de quelques heures des adultes insouciants. On buvait pas mal, on dansait, on plaisantait, on faisait des jeux débiles, parfois coquins. C’était comme une sorte de « respiration ». On se draguait gentiment, on éteignait les lumières pour quelques dizaines de secondes, laissant chacun libre de se laissait peloter ou de peloter soi-même. C’était drôle lorsque la lumière revenait, parfois plus vite que le décompte du temps prévu et nous surprenait dans des situations souvent bien hasardeuses. Mais c’était bon enfant. Excitant autant par le regard des autres que la réalité de la situation. Cela n’allait pas plus loin. Enfin pour moi et pour Max. Pour d’autres, nous avons entendu dire que la soirée pouvait se continuer entre certains. Mais à ma connaissance rien qui ne déclenche de drames ou de divorces, même si parfois il y a eu de l’orage.


Max me satisfaisait totalement et je pense que moi aussi. Je ne vois pas pourquoi aller voir ailleurs. Notre sexualité a progressé tout au long de notre mariage avec, il est vrai, une sorte d’explosion après le départ des enfants. Certains tabous sont tombés. De nombreux gadgets sont venus apporter leur contribution. La lingerie coquine s’est invitée. La parole s’est libérée, permettant d’avouer à l’autre que l’on aimerait bien… que de cette façon… que…


Mais cette année, à part nous, seul un autre couple répond présent. Comme je le disais, les autres ont pris des engagements ailleurs. Le plus drôle, c’est que nous ne connaissons pas très bien Armelle et Julien. Ce sont des voisins de nos amis. Cela fait trois fois qu’on se rencontre lors de nos repas de copains. Ils sont très sympas, mais tranchent par leur âge. Alors que tous, nous évoluons plutôt vers la cinquantaine eux doivent à peine atteindre les trente ans.


Alors que nous nous demandons comment annuler sans froisser, Julien nous dit :



Nos regards se croisent entre les « anciens ». Nul doute que la plupart pensent à nos propres jeux.



Tout le monde sourit.



Quelques secondes et la réponse arrive :



Pendant un bon moment, chacun y va de sa remarque. Max et moi on se regarde. Il est comme moi, dubitatif. On a passé l’âge. On va refuser. Il faut juste trouver une bonne excuse.



Merde, on est coincés. Si on dit non, on va passer pour des « dégonflés ».



C’est Armelle qui d’une certaine façon nous met le coup de grâce.



On a pris une seule voiture.

Nos chambres sont côte à côte, au dernier étage, probablement un grenier réaménagé. Elles sont confortables, sans ostentation, mais avec des poutres apparentes magnifiques. Les chiens assis donnent sur le jardin. La campagne avec tout le confort !


On a décidé d’un commun accord qui porterait quoi. La Batgirl, c’est moi, l’héroïne légèrement plus dénudée, c’est Armelle. Du coup, Batman c’est Max et Superman, c’est Julien.

Ils sont rigolos nos hommes avec leurs habits qui les moule, en particulier le… chut, il ne faut pas se moquer.


Moi, je me trouvais pas mal lors de mes essayages à la maison. Mais moins fière en descendant les escaliers qui mènent au grand salon. Il me faut quelques minutes et la présence de nombreuses congénères dont la plupart sont comme moi pour comprendre que le ridicule ne tue pas, surtout lorsque personne ne peut vous reconnaître. Finalement avec les cuissardes et la jupe à mi-cuisse, il ne reste pas trop de peau dénudée. Pour Armelle, si le bas est du même genre, le corset met en valeur ses épaules et le haut de sa gorge qu’elle a généreuse. Elle est plus à l’aise que moi. Elle est déjà venue. Elle connaît les lieux, les codes.


Heureusement le bar est plus que bien garni. Le champagne, une denrée qui coule à flots et je ne connais rien de mieux, si ce n’est le mojito, plus traître, pour décontracter un peu.


Très vite je me retrouve perdue parmi la foule. On doit être au moins deux cents personnes. Petit à petit l’ambiance s’échauffe. L’animateur se charge de nous donner le tournis. Les danses s’enchaînent. Je me sens bien. Par moment je pense croiser mon mari ou nos amis, mais eux comme moi jouons le jeu de l’anonymat et ne nous abordons pas.


Emportée par la foule qui nous traîne nous entraîne…

Emportée par la foule qui s’élance et qui danse…


C’est un peu moi, sauf que dans la chanson, il y a un homme et que moi, il y en a des dizaines. Certains, un peu ridicule, d’autres que le costume met en valeur. C’est comme les femmes. Certaines sont mises en valeur, comme Armelle, d’autres moins.


Et moi ? Eh bien, je n’ai pas à rougir si je juge le nombre de « Superman ou de Batman » qui cherchent ma compagnie.

Il faut reconnaître que les critères ne sont pas la conversation, car, à part un « vous dansez ? », on ne parle pas beaucoup. D’ailleurs le bruit ne le permettrait pas.


Est-ce que c’est l’alcool qui me susurre à l’oreille que peut-être, malgré mes cinquante ans, je peux encore plaire. Ce ne sont pas les plus moches qui m’invitent.

Mais minuit approche et je ne suis pas saoule au point d’oublier notre accord : nous retrouver sous cette voûte, pour nous souhaiter une bonne année.


Les autres sont là aussi. Douze coups. D’abord gros baisers à mon époux chéri, puis bisous à nos amis et enfin à une multitude qui déferle. Une farandole endiablée se déploie, me happe au passage et m’entraîne. Je cherche Max. Je cherche Armelle. Personne.



C’est Julien qui me tient par la main. Je me sens soulagée.



Personne. Le temps passe. Les serveurs ne cessent de nous proposer des coupes de champagne. Qui, sachant que tout est inclus n’a pas forcé la dose, avec l’idée « d’amortir » sa dépense ?



On avance. Julien est plus grand que moi. Lui peut les voir, pas moi qui n’ai comme horizon que des Comics anonymes.

On se retrouve au bas de l’escalier.



Il part en montant les marches quatre à quatre. Quelques minutes plus tard, il revient.



Un silence. Et puis Julien dit :



Je commence à me poser des questions.



Il sort un mobile, appelle, mais…



Je décide :



Nous arrivons devant la porte de leur chambre.



Il s’immobilise, semble tendre l’oreille. Se penche contre la porte.



Je m’immobilise. Il colle son oreille. Je me penche, mais je n’entends que la musique qui vient d’en bas. Il se relève.



Ma question est juste un prétexte. Je sais de quoi elle parle. Julien a dit la même chose de sa combinaison pendant l’essayage.

Je ne réfléchis pas longtemps. Déjà Max dit :



Aussitôt dans ma chambre il se précipite vers la cloison de séparation en enlevant son masque et se colle l’oreille contre.

Il me fait un signe de la main, du genre « viens ». Je m’approche après avoir enlevé la cagoule. Un grand bol d’air. Je colle moi aussi mon oreille contre la cloison de plâtre, une cloison qui relie le sol à la charpente et les poutres qui bordent le mur.


Oui, j’entends quelque chose. Plutôt un bruit, et puis très clair un « oui », puis un silence enfin je veux dire toujours ce bruissement et un « oh qu’elle est belle, tu devais être serré là-dedans ».


Lucien se relève. Moi aussi. On se regarde. Il pense la même chose que moi, c’est évident.



Son sourire me surprend, sa façon de le dire aussi. Rien de dramatique. Juste une constatation ! Je ne peux m’empêcher de dire :



Je me sens bien « vieille et ringarde »à côté de cet homme, bien plus jeune que moi et qui parle de l’infidélité comme d’une chose normale. Mais je ne vais tout de même pas inventer pour paraître moi « sotte ».



Et j’ajoute pour ne pas finir par être classée dans la catégorie des « vieilles coincées » :



Un silence.



C’est pour moi, la solution évidente.



En effet on entend distinctement une voix de femme qui dit « oui… oui ». Le ton est évident. Pas nécessaire d’avoir de l’imagination pour mettre une action sur ce qu’elle sous-entend. Mon mari soit la lèche, soit la possède.



Julien change d’attitude. Il me faut quelques secondes pour réaliser qu’il parle de moi, de nous…

Il est tout près de moi. Il est si grand que je dois lever la tête pour voir son visage. Mon dos est contre le mur. Il appuie une main contre cette cloison, me fermant un chemin de fuite.



Son autre main referme le passage de l’autre côté. Je suis prisonnière.



Il avance son visage vers le mien. Je ne dois pas… J’aime mon mari. Jamais je ne l’ai trompé. Mais le « Viens ! Viens » de l’autre salope qui s’envoie en l’air avec mon mari me fait changer d’avis.


Ses lèvres touchent les miennes. Un baiser tendre, un effleurement. J’apprécie cette délicatesse qui ne me force pas. Ce sont mes bras qui l’enlacent qui apportent mon consentement.


Alors tout change. Le baiser devient fougueux et son ardeur rencontre la mienne. Son corps se plaque, une main enveloppe ma nuque et son contact déclenche un frisson. Déjà je sens qu’il tire sur les épaulettes de mon déguisement pour les faire glisser le long de mes bras. Je ne résiste pas, pire, je le laisse faire.


Ses lèvres me quittent. J’aime le « oh », lorsque son regard tombe sur ma poitrine dénudée. Le soutien-gorge faisait un pli disgracieux sous le mince tissu du vêtement et j’ai décidé de ne pas en mettre. Je suis fière de mes seins. Encore fermes. Entre « Pommes vertes et Abricots » comme dit mon mari, l’enfoiré, celui qui baise juste à côté.


Des mains brûlantes les enveloppent. Des paumes câlines flattent mes tétons, les excitant tout en douceur. Des lèvres les remplacent. La langue enveloppe mes pointes qui s’érigent encore plus, la bouche aspire, aspire. Ma poitrine gonfle. Ma peau frissonne. Son souffle m’excite. Je voudrais que cela ne cesse jamais.


Pourtant il les abandonne et se redresse. Il revient quémander un baiser. Voilà jeune homme, votre récompense. Mais je sens ses mains qui cherchent la chaleur de mes fesses. Elles trouvent une culotte, qui, sans être de grand-mère, est tout de même de bonne taille. Je n’allais tout de même pas me mettre en string avec la jupette de la Batgirl. Oh, ces femmes héros, si fortes, si puissantes, mais si sensuelles, sexy, calibrées pour les grands Messieurs et non pas pour les enfants. Elles n’ont pas froid aux yeux et habillées ainsi ne leur arrive-t-elles pas d’avoir froid aux fesses ? À moins que dans la discrétion de leur cachette certains admirateurs se chargent de leur mettre le feu aux fesses… Le feu au cul.


Il me soulève. Me voici, fétu de paille qu’il dépose sur la commode juste à côté. Assise ainsi il ne s’attarde pas. Jusqu’à maintenant il semblait garder son calme, mais son impatience apparaît. Est-ce les bruits que l’on entend à côté ? D’accord ce n’est pas la première fois qu’il est cocu, mais tout de même, nos conjoints sont en grande forme si on en juge par tous ces bruits.


Je sens la fraîcheur du marbre. La culotte est partie et je ne me suis pas rebellée. Au contraire je me suis soulevée pour aider mon…

À partir de quand peut-on parler d’un amant ?


Faut-il appliquer la doctrine de ce cher Bill pour qui, même avec un cigare il n’y a pas possession ?

Ou celle bien plus restrictive de la religion pour qui une « mauvaise pensée » est déjà un péché ?

Ou bien dès la première caresse ? Le premier attouchement ? Sur la poitrine ! Sur les cuisses ! Sur son minou.


Oh, qu’importe la sémantique. L’homme, Julien, plonge sa tête sous ma jupette qui ne protège plus grand-chose. Son souffle chaud est une fraîcheur alors qu’il se propage sur mon pubis humide. Ses mains ont saisi mes chevilles et font poser mes pieds sur ses épaules. Il m’ouvre. Le mouvement me fait partir en arrière et le mur devient le dossier de ce siège improvisé.


Tout est de ta faute ! Oui, Max, c’est de ta faute ! Il ne fallait pas me faire cet affront. Séduire ou te laisser séduire en si peu de temps, par une femme que tu connais à peine, par une jeunette qui pourrait être ta fille. Oui, de ta faute, et les cris de ta jeune putain me donnent la force de…


Ahhhh. Moi je me retiens de crier ce plaisir que me procure son mari.

C’est de ta faute…


Ohhh. Il plonge sa langue dans ma fente, mêle sa salive à ma mouille. Oui, ma mouille que je n’ai jamais offerte à quelqu’un d’autre que mon mari depuis mon mariage.


Ohhh. Il aspire mon petit bouton. C’est bon. Je sais qu’il se gonfle, qu’il s’extrait en partie de sa gangue, verge modèle réduit, mais pas si réduit que cela pour le mien.


Ohhh. Des doigts me pénètrent. Ils entrent sans résistance, s’activent un moment et soudain semblent se crisper, se courber pour venir…


Ohhh. Jamais on ne m’a fait cela. Enfin je veux dire jamais Max ne me l’a fait. Mon clito est bloqué entre une bouche avide et des doigts qui frottent sa base. C’est surprenant… non… très bon… très, très bon.

Je vais hurler mon plaisir. Tout le monde va savoir. C’est trop bon. Je sens que ça monte, monte, une jouissance qui…


Non, il ne faut pas, sinon mon salaud de mari va savoir. Je me mords les lèvres au sang. Même cela est bon.


Max se relève. Malgré les larmes de plaisir qui mouillent mon regard, je vois autour ses lèvres les traces de ma liqueur. Mais il a une autre envie. Il descend ce slip ridicule, rouge vif, taillé comme un slip kangourou d’une autre époque. Dessous un zip dans la combinaison. Son déguisement est mieux pensé que celui de mon mari qui doit descendre le collant si moulant comme la putain d’à côté le disait…


Le tissu est déformé, moulant lui aussi, mais moulant autre chose qu’une cuisse ou un mollet. Cette chose que Julien dégage, qui apparaît au grand jour, son sexe en érection. J’en ai vu des queues tendues. J’en ai vu des hommes afficher leur désir. Bien souvent ces hommes sont bien montés et savent durer avant de lâcher leur semence.


Oui j’en ai vu, avec ou sans Julien dans des vidéos pornos. Avec Julien, pour partager cette excitation si particulière d’être des voyeurs même si le spectacle est artificiel, sauf parfois dans les vidéos dites « Amateurs ». Seule, en quête de nouveautés afin de ne pas sombrer dans le quotidien. Une scène, une position, un fantasme, de la lingerie, des jouets sexuels, des scénarios, etc. Enfin tout pour que j’apporte ma contribution à notre vie sexuelle, surprenant ainsi mon mari qui a pourtant aussi ses propres sources d’inspiration.


La bite est vite recouverte de latex. Je n’ai pas le temps de m’étonner qu’un homme marié se balade avec des capotes, que Julien est déjà entre mes cuisses et cherche le chemin de ma fente. Il le trouve. C’est si facile, mon pubis n’est qu’un toboggan qui mène à elle et je défie quiconque de pouvoir se retenir aux parois glissantes de mouille et de salive.


Il est en moi. Il est gros, long, imposant, à moins que ce soit mon imagination de femelle qui se laisse baiser sous prétexte que son mari…


Peu importe. Maintenant, même le Sénat américain serait obligé de reconnaître l’adultère. Il bouge. Il bouge. Il pénètre si profond que j’en gronde.


Chut. Pas de bruit. Il ne faut pas qu’il sache. Que moi… moi aussi… Mais moi, c’est par vengeance… mais personne n’a dit que la vengeance devait être douloureuse.


De toute façon, il est trop tard. J’enlace mon amant avec mes jambes. Mes bras s’accrochent à son cou. Ma bouche cherche la sienne. Nous sommes collés l’un à l’autre.

Il me soulève. Le lit est si doux comparé au marbre. Il est sur moi. Je le fais tourner pour le chevaucher.


Non ! Pas seulement femme cocufiée qui se laisse baiser, mais aussi femme libérée qui veut prendre sa part. Je le chevauche. C’est moi maintenant qui guide le mandrin, qui me baise dessus, qui me torture les tétons.


Oui, mon Chéri, moi aussi je veux ma part de plaisir. Je me baise sur mon amant. Sa queue me remplit. Mes fesses claquent sur ses cuisses et de là où je suis, je peux voir le plaisir que je lui donne.


Je n’entends plus ta salope de maîtresse. Quoi tu ne lui donnes plus de plaisir ? À moins que tu lui fasses bouffer ta bite et, pourquoi pas, te vider dans sa bouche, comme la pute qu’elle est.


Putain que c’est bon ! Au moins ton infidélité m’aura donné l’occasion de goûter à une bite. Je la sens en moi, gonfler, respirer se tendre pour mieux me remplir.


Mais on ne vous entend plus !


Julien, d’un coup de rein, se relève, m’entraînant avec lui, me reposant sur la commode. Elle est à son niveau. Debout, il lui suffit de donner des coups de reins.


Encore… encore… Le mur est mon oreiller, le marbre me rafraîchit. Je le regarde. C’est beau de voir un homme en pleine action. Son visage reflète ses mouvements, son plaisir, ses sensations. Il est si jeune. Il pourrait être mon…


Non, ne pense pas à cela ! Laisse-toi emporter. Oui, passe tes mains sur ses hanches. Il comprend que tu en veux plus. Qu’il le possède avec plus de force, de brutalité, de bestialité. Après tout ma vengeance n’en sera que plus…


Hypocrite ! Hypocrite ! hurle une petite voix dans ma tête.

Tu n’étais pas obligée ! Tu aurais pu choisir la première solution.

Quoi, que dis-tu ? … L’alcool ! Depuis quand l’alcool te fait perdre tes moyens ?


Je la chasse cette petite voix de culpabilité et c’est d’autant plus facile que ma jouissance arrive. Je coule. Le bruit de la bite qui me prend change. Mon jus est particulièrement généreux, signe d’une excitation particulière.


C’est bon d’être infidèle.


Julien jouit juste après moi, comme s’il avait attendu ce moment pour se libérer. Je ne sens pas son foutre m’inonder et c’est frustrant. Il remplit sa protection…


On n’entend plus rien à côté. Ils sont peut-être déjà partis.


Julien se retire. Il tire sur la capote pour se libérer et d’un geste me montre la salle de bain. Il s’y dirige. Je le remplace quelques minutes après. Rapide toilette.

Chacun vérifie que l’autre est « présentable ». Je tire sur le couvre-lit pour cacher notre passage.

Dans le couloir, Julien me souffle à l’oreille.



Quel culot. L’hôpital qui se fout de la charité. Voilà que mon salaud de mari me questionne. Et si je lui répondais : « Mais dans la chambre à côté, pendant que tu baisais Armelle, moi je me faisais enfiler par son mari… »


Heureusement Julien est plus diplomate. Et quelle meilleure défense que l’attaque :



Chacun retrouve sa chacune. J’hésite entre culpabilité et colère. Max fait comme si rien ne s’était passé. Il est vraiment bon comédien. Le salaud. Je vais tout balancer…


À quoi bon ! dit la petite voix. Tu seras bien avancée. Il te faudra reconnaître que toi aussi… Silence !


Les slows s’enchaînent. Je retrouve une certaine quiétude dans les bras de mon mari. Il m’enveloppe avec tant de tendresse.


Nous remontons dans notre chambre. Un signe de la main aux autres qui dansent encore.

J’ouvre la porte. J’ai la peur, irraisonnée, que dès que nous serons entrés, Max va savoir.

Mais non. Tout est normal. Je commence à me déshabiller. Lui aussi. Il bataille avec le haut. Moi, je suis déjà nue, heureuse de me débarrasser de mon déguisement que je dois associer à ce qui s’est passé. Max tire sur le bas. Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’a entendu Julien dans le couloir, le « difficile à enlever » que sa salope de femme venait de dire.

Il a du mal. Je le laisse faire. Bien fait ! Mais il titube, cherche un appui pour éviter de tomber, les jambes empêtrées par le collant. La commode le sauve. Voilà, il est en slip. Mais je le vois regarder sa main, chercher vers la commode.



Il me montre le marbre. Regarde le plafond.



Il regarde vers le bas, semble découvrir quelque chose, se penche.



Je le vois porter un doigt vers son nez. Il semble perplexe. Je découvre alors qu’au pied de la commode il y a comme une tache sur le parquet de chêne, une tache encore humide, tache informe et pourtant avec une consistance.


Mon sang ne fait qu’un tour. Je comprends.

Oui je comprends l’humidité ! Je comprends la tache !

Mon jus et du foutre tombé de la capote lorsque Julien l’a enlevée.


Je suis paralysée. Je cherche une explication plausible : une femme de ménage qui est passée… un produit de ma trousse de toilette qui a fui…


Mais Max se dirige vers la salle de bain. Je l’entends tirer des mouchoirs du distributeur, manifestement pour s’essuyer la main. J’entends distinctement le bruit de la poubelle dont le couvercle se lève, puis le couvercle retomber.



Mais il ne répond pas. J’entends juste un : « Mais c’est quoi ce… » Avec à nouveau le bruit de la poubelle.

J’insiste.



Je ne termine pas ma phrase. Ce n’est plus nécessaire. Max revient :



Il revient et tient entre ses doigts une capote… La capote…

Je n’avais pas du tout pensé à ce truc. Loin de moi d’imaginer que Julien l’avait posé dans la poubelle et non pas jeté dans les toilettes. Le Con…



J’essaie de faire diversion, mais il me tue par un…



Le silence et son regard me tuent.



Il continue sarcastique :



Mais son regard change. Fini le ton sarcastique.



C’est comme si j’entendais le « tu me déçois », mais il n’a pas le temps de terminer sa phrase.



Alors la fureur me prend.



Je sais. Je n’aurais pas dû. Il y a une différence entre « se venger » en baisant avec un autre et « rabaisser » son mari, un homme en le comparant indirectement avec son amant.

Heureusement Max ne retient pas cette injure.



Un silence.



Il a l’air sincère, mais je ne suis pas folle, j’ai bien entendu la salope. Et comme il reconnaît ne pas l’avoir quitté ! Cela ne peut être que lui.



Max s’approche de moi, me prend dans ses bras.



Je commence à avoir conscience de mon erreur. Que peut-être avec l’alcool j’ai imaginé cette voix, bâti tout un scénario, poussé par Julien trop content de l’aubaine.



Je suis dans les bras de Max. Il ne me repousse pas, pourtant je viens d’avouer que j’ai couché avec Julien, cette capote en est la preuve. Et je ne parle pas de cette humidité qu’il peut comprendre comme la mienne, preuve d’un plaisir maintenant coupable, mais si fort sur le moment…



Il réfléchit. Il me relâche.



Avant d’entrer dans notre chambre ?



Un silence. Je sens son regard.



Soudain je comprends.



Un long silence.



Il sourit en regardant la commode.



Un silence où chacun prend conscience que l’autre a pris du plaisir dans cet adultère organisé par d’autres. Un silence vite troublé par des bruits dans la chambre à côté. Ils sont rentrés.

Je demande.



Un silence. À côté plus de bruit. Ils ont dû se coucher. Les enfoirés ont dû bien rire en parlant de nous. Ils ont dû comparer leur expérience :

Il est comment lui. Et elle ? C’est un bon coup ? Elle est chaude ? À cet âge, les femmes deviennent des cochonnes…



Il m’embrasse. Déjà il me caresse. Et alors qu’il me pousse contre la cloison, il me dit à l’oreille.



On l’a fait. Jamais je n’avais été aussi exubérante. Pas besoin de crier pour que toutes les chambres nous entendent. Il a suffi de parler assez près pour que le son passe dans les interstices mal bouchés entre plâtre et poutre de bois. J’ai même demandé à mon mari :



Et vlan pour le mec. Tu es passé à côté de mon petit trou. Ce n’est pas parce que je suis fidèle que je n’apprécie pas la gaudriole. Et encore tu n’as pas idée.


Le lendemain, tout le monde a fait comme si rien ne s’était passé.

On s’est quittés bons amis ! Hypocrites que nous sommes.



À suivre…