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n° 18784Fiche technique15296 caractères15296
Temps de lecture estimé : 10 mn
16/01/19
Résumé:  Surpris, mais heureux, Éric apprend à aimer la frustration.
Critères:  fh travail
Auteur : Curieux            Envoi mini-message
Sous le choc

Le jour se lève, timide dans une lueur blanchâtre. Je charge mon matos pour me rendre sur mon chantier du jour : un muret en pierres sèches qu’il faut remonter dans un jardin. C’est un travail pas déplaisant, mais qui nécessite de porter beaucoup de poids. Je m’apprête donc à déguster tout au long de la journée. Quand les heures s’accumulent, le corps finit par s’anesthésier. La fatigue alors envahit même le cerveau.


Je n’en suis pas encore là et d’un geste enthousiaste, le dernier outil valdingue dans le coffre du fourgon. En route vers de nouvelles aventures, radio en marche, bonne humeur de rigueur, me voilà parti pour une journée de travail.


Arrivé devant la résidence secondaire de madame Bérangère, je constate que les volets sont clos. Personne ne semble encore réveillé. Il est pourtant 8 h passées, une heure raisonnable pour se présenter devant ma cliente. Pour lui laisser un peu de temps, je commence à installer mon chantier. Passé une demi-heure, toujours pas de mouvement. Il va falloir que je me décide malgré mon caractère timide à signaler ma présence.


« Toc toc ». Je finis par toquer à sa porte. Toujours rien. Je retoque, pas un bruit puis une voix ensommeillée me répond de loin. Bon. Patience. Attendre que tout ce petit monde se réveille et je m’y remets. Des pas se rapprochent, la porte s’entrouvre. Emportée par son élan et le battant de la porte, madame Bérangère s’immobilise à deux centimètres à peine de ma tenue de travail. J’ai peur de la gêner avec mes mains pleines de terre et mes chaussures lourdes de glaise. Pas le temps de me poser plus de questions. Tout en me serrant la main, ma cliente avec un franc sourire m’invite à rentrer.



Quant à moi, les yeux rivés sur mes chaussures, je suis de plus en plus mal à l’aise. J’ai peur d’avoir commis un impair en ayant toqué.



Décidément, je me conduis toujours comme un attardé dès qu’une femme montre un tant soit peu d’intérêt pour mon travail ou ma personne. C’est le cas encore ce matin. Blonde, fine, pétillante et surprenante, elle est plutôt d’une compagnie charmante, cette madame Bérangère. Elle m’a toujours déstabilisé, intimidé. Pourtant ce matin, je sens bien qu’il y a autre chose en plus qui me chiffonne.


Pour la première fois, je ne la vois plus tout à fait comme une cliente, mais comme une femme. La quarantaine épanouie comme ses seins. L’allure dynamique et volontaire comme ses tétons que je vois parfois poindre sous ses chandails très BCBG. Bref, une bombe qui est sous mon nez depuis trois ans, date de mon premier chantier chez elle. En la voyant pour la première fois au saut du lit, toute cette sensualité me saute aux yeux, comme une évidence. Elle est belle à en mourir.


Il faut impérativement que je me ressaisisse, je suis là pour gagner ma croûte, pas pour batifoler.

Je me saisis de la masse et taille mes premières pierres pour monter le mur. La sueur commence à poindre sur ma peau. L’énergie et l’envie de bâtir me font oublier un instant le regard mutin de ma cliente.


Peine perdue, la voilà qui m’appelle pour prendre le café. Elle a fait diablement vite pour prendre sa douche, s’habiller et se pomponner. Arrivé au seuil de la porte, je comprends mieux comment elle a fait son tour de passe-passe. Elle est encore en petite tenue, au naturel avec sa culotte de soie couleur ivoire, une courte serviette nouée autour du buste, des bracelets aux chevilles pour toute parure. Oups, je ne m’attendais pas à pareil spectacle.



Elle arrive derrière moi. Une odeur de café se répand dans la pièce. Je sens sa présence dans mon dos. Présence accompagnée d’un parfum de sommeil et de peau tendre. Ses bras passent par-dessus mes épaules et viennent déposer une tasse fumante sur la table basse à hauteur de mes genoux. En même temps, je sens ses seins appuyer délicatement sur ma nuque. Cette simple pression électrise tout mon dos des épaules au bas des reins. Ses cheveux coupés mi-court avec quelques mèches rebelles se mettent aussi de la partie et viennent chatouiller mes joues. Il est temps que je me réveille, car ses bras sont deux ailes d’ange qui, en m’enveloppant, créent une intimité inhabituelle dans nos relations. Je ne suis plus du tout sûr de moi et ne sais pas comment interpréter autant de familiarités.



Ce sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit. Un peu court comme conversation. La situation s’éternise et un silence troublant s’installe. Madame Bérangère ne se décide toujours pas à se redresser. Bien au contraire, il me semble que le poids de son corps se fait de plus en plus lourd, comme si elle cherchait encore plus de contacts.



Perdu dans mes pensées, je ne sais quoi répondre.



Elle se déplace avec légèreté et revient me tendre le sucrier avec une cuillère. Au lieu de venir s’asseoir en face de moi, elle reste debout et, le plus naturellement du monde, se rapproche jusqu’à venir toucher mon épaule avec sa hanche. Ce contact, aussi impudique, confirme ma crainte. Me voilà embarqué dans une drôle d’histoire. D’autant qu’en pivotant légèrement, ce n’est plus sa hanche, mais son sexe renflé que je sens appuyé sur mon corps.


À ma grande surprise, madame Bérangère continue à papoter comme si de rien n’était, sa chatte soyeuse tout contre mon épaule se frotte imperceptiblement. Je rêve peut-être mais j’ai l’impression de sentir sur mon tee-shirt, sur ma peau, le renflement de son sexe et une légère humidité. C’est doux, c’est chaud, puis plus rien. Madame Bérangère s’est déportée sur ma droite et j’entends sa voix comme dans un songe me demander si j’ai fini.


Pas le temps de répondre, elle est déjà penchée pour récupérer la tasse. Sa nuque dégagée passe sous mon regard désabusé, je regrette déjà le contact de sa fente qui m’attire comme un aimant. Pourtant je ne perds pas au change. Quand on voit sa nuque, la première envie qui vient à l’esprit est de l’effleurer, juste l’effleurer pour s’approcher un peu de sa peau qu’on imagine savoureuse comme une viennoiserie. S’approcher et puis respirer les effluves de croissant fraîchement sorti du four qui entourent son cou, ses épaules, ses seins, son ventre tout en rondeur, ses hanches indécentes et ses fragiles chevilles.


Tout ça défile dans ma tête et me revient comme un boomerang dans le cerveau. Mes neurones déversent dans tout mon corps des décharges d’adrénaline, de désir. Le résultat ne se fait pas attendre. Sous l’épais tissu de mon pantalon de travail, ma queue fait des bonds. Aucun renfort, aucune couture ne peut cacher mon trouble. Je me retrouve dans une situation bien embarrassante avec une bite raide comme jamais. Dissimuler cette émotion est mission impossible.



Pour ma part, Je crois que mon cœur n’a jamais battu aussi fort, je reste muet en attente, un peu pétrifié. Ses doigts en remontant se posent sur la bas de mon ventre et se glissent sous mes vêtements. Je la sens hésiter. Je mets ma main sur la sienne pour l’empêcher de changer d’avis. Surtout l’inciter à continuer ce petit jeu, sinon je meurs. Ses phalanges remontent le long de mon torse jusqu’à ma gorge qu’elle caresse par petites pressions.


Au moment où je me décide à parler pour lui confier mon trouble et mon excitation, son index se pose sur mes lèvres. Elle me fait face maintenant. De sa bouche sort un timide et sensuel « chuuut », comme une invite à me taire. Ses lèvres gourmandes se rapprochent avec lenteur, se posent sur les miennes. Un goût de fraise des bois envahit tout l’espace. Sa langue se faufile entre mes dents, c’est divin. Je la veux, je la veux toute à moi. Mes mains partent en expédition sur sa nuque puis ses épaules. Toujours plus bas, elles frôlent la naissance de son dos et glissent dans son shorty pour aller à la rencontre de ses merveilleuses petites fesses. Ça y est ! je les tiens dans mes paumes. Je suis le roi du monde. Elle s’est assise sur mes genoux dans un face à face vorace. On se bouffe plus qu’on ne s’embrasse. Nos salives se mélangent dans une frénésie insatiable, nous haletons, nous grognons de concert.


Subitement elle se recule, étire ses bras, me regarde droit dans les yeux et me déclare en riant :



Son visage se blottit dans mon cou et sa langue tout humide part à la découverte de ma gorge. À bout de souffle, je déglutis avec difficulté et me laisse submerger par une vague de plaisir. Ces suçons langoureux me laissent présager une fête des sens dans les secondes à venir. À califourchon sur mes genoux, je la contemple et remarque sur son visage deux petites fossettes qui lui donnent un air rieur. C’est comme une invitation à jouer. Elle ne me quitte pas du regard et fait passer sa main entre ses jambes. Très, très lentement, ses doigts remontent de ses fesses au nombril. Ils s’enfoncent dans les chairs pour mieux les pétrir, les palper, les écarter. Je devine sous son épaisse toison blonde, son clito tendu à l’extrême. Il vibre sous la pression de ses doigts. Drôle de jeu.


La belle éveille en moi un petit côté animal qui n’est pas pour me déplaire. J’ai envie de la posséder, de dominer sa jouissance, d’en être le maître. Mon bras s’élance vers le compas de ses jambes et y trouve la terre promise. Elle mouille en abondance, mais je veux plus de la part de ma cliente. Plus de… plus d’indécence. Du coup, j’écarte peu à peu mes jambes, la forçant ainsi à s’ouvrir davantage. Elle a toujours son shorty, mais j’aimerais bien voir son sexe en pleine lumière sans défense, grand ouvert à tous les abus. À croire qu’elle lit dans mes pensées. À ma grande surprise, madame Bérangère s’empresse de déchirer sa culotte de soie, basculant ses hanches en avant, poussant et écartant ses grandes lèvres sous mon nez. C’est vraiment la tentation du diable.


Allons en enfer avec délicatesse. Ma main vient frôler l’intérieur de ses cuisses pour se poser telle une plume sur son clito. Ne plus bouger. Savourer l’instant. Attendre le rythme de sa propre jouissance. Imperceptiblement tout son corps se lève et retombe. Se lève et retombe comme une vague sans fin. Je n’y comprends plus rien. C’est elle qui se caresse toute seule sur mes doigts.


Elle plante son regard dans le mien. Je peux y lire la jouissance qui monte et la déborde. C’est violent, d’autant plus violent que je ne veux surtout pas qu’elle s’arrête, je l’accompagne tout au bout de son orgasme, ma queue tendue, piaffant d’impatience. Je la sens fondre, se reposer lourdement sur ma main. De légers tremblements parcourent ses cuisses. Elle les écarte encore plus, plaque sa fente sur mon poing et avale un doigt, puis deux, puis les quatre à la fois. Je ne sais pas si c’était prévu, mais je me retrouve maître du jeu. Je la remplis tellement que le moindre mouvement de mon poignet provoque des gémissements.


Une fois de plus je me fige, à l’écoute des ondulations de son bassin. Sous l’impulsion de son cul, je me laisse entraîner dans un rythme de plus en plus rapide. Mon pouce, resté à l’extérieur, se place fermement sur son bouton ruisselant de désir. Je le sens gonfler sous ma peau. Mon bras gauche contourne son corps pour palper le haut de ses adorables petits globes. Il s’arrête puis descend jusqu’à la naissance de sa raie des fesses.


Oserais-je aller plus loin ? Timidement, ma main avance millimètre par millimètre. Au bout d’un temps qui me semble infini, mon index finit par toucher son œillet. Je n’irais pas plus loin, me sentant attendu, espéré comme une délivrance. Une simple pression devrait la faire décoller. Juste accompagner son orgasme avec cette tentation du diable à l’entrée de ses fesses.



Sa bouche s’entrouvre, un bref instant muette. Ses sourcils se froncent, ses yeux se ferment comme concentrés pour aller chercher la jouissance tout au fond de son con. Elle est belle à en gicler.



Elle s’effondre comme une poupée de chiffon.


Immobile, ma cliente gourmande savoure la profonde détente que lui a procuré son orgasme. Quant à moi, je retire délicatement mes mains et essaie de me donner un peu de contenance pour la suite des évènements.


Je me risque à briser le silence :



Sur le coup, elle ne me répond pas, se recule, se relève tout en sensualité. Je suis suspendu à ses lèvres, attendant de nouvelles réjouissances. Mon cœur bat la chamade. Pourtant il semble s’arrêter quand je l’entends le plus naturellement du monde me dire :



Fin du rêve ou début d’un festin encore plus excitant ? C’est quoi cette volte-face de dernière minute qui me laisse dépendant, la queue ardente avec son désir inassouvi ? Je ne sais qu’en penser, mais l’image de son pubis ouvert à tous les vents et à toutes les caresses ne va plus me quitter de la journée. Les heures à venir vont me paraître une éternité.