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Temps de lecture estimé : 6 mn
08/10/18
Résumé:  Un jeune homme invite ses amis à une partie-galipettes autour d'un seau de bière.
Critères:  fff hhh jeunes jardin exhib délire humour -groupes
Auteur : Louise Amandine  (Auteur de Des câlins sous les plumes : roman de nouvelles)            Envoi mini-message
La tête au-dessus des bulles

Olivier était un amateur de foot, de bières, et de situations bizarres. Ses parents, propriétaires d’une jolie brasserie de style Art nouveau, étaient partis au Mexique pour quinze jours, et il avait décidé de profiter de l’opportunité pour faire une énorme « fiesta de la mousse » dans le bistrot attenant à sa maison. Il avait réussi à inviter une soixantaine de nanas pour une quinzaine de gars seulement.


Exploit de maître ! Il était beau gosse aux mains baladeuses, et baratineur. Mais nous ne pensions pas qu’il parviendrait si bien à décider les plus jolis bruns, de poulettes à la chair tendre et délicate que nous nous réjouissions à l’idée même de pouvoir plumer.


Il y avait… la ravissante Margot dont les yeux de saphir rayonnaient au-dessus de son sourire orné de petites moustaches soigneusement épilées pour l’occasion. L’élégante Claudine dont le corps de mannequin ondulait sous les yeux rêveurs de tous les charmeurs faisait aussi partie du lot, tout autant que, l’adorable Agnès avec ses jambes exquises de danseuse professionnelle lui donnant un déhanchement de déesse dont la grâce nous éblouissait tous… bien qu’elle soit un peu garce… D’autres encore, plus craquantes les unes que les autres, ne s’étaient déplacé rien que pour nous… et pour la fête.


Au milieu de ces déesses, il avait bien fallu qu’on accepte quelques malheureux petits thons, copines des copines, petites boulettes rondelettes roulées en boudins, il faut toujours qu’il y en ait… mais elles se colleraient au mur comme elles en avaient l’habitude. Et puis il y avait Nadine… notre petite rouquine… Elle promettait d’être câline, car on disait d’elle, que derrière ses petites lunettes d’intello, se cachait une véritable coquine !


Hervé et Ludovic qui avaient eu l’honneur de pouvoir l’initier, nous avaient joyeusement expliqué comment elle aimait regarder danser les pantalons avant d’en libérer leurs trésors, pour les cajoler de sa langue frétillante, laissant ses jolies boucles rousses et soyeuses glisser sur les prunes bien mûres. Tandis que ses yeux verts captaient les regards, que ses mains malines captivaient les pines, tout ça pendant que ses lèvres rouges capturaient les dards…


Tout ce petit monde s’était vêtu pour l’occasion en robes de satin et petits escarpins.

Nous ne rentrions pas tous à l’intérieur… Heureusement, c’était bientôt l’été, il y avait le jardin… Nous avions pris soin de laisser les filles à la cuisine tandis que nous nous chargions d’occuper le terrain pour une petite partie de foot avant d’aller se rincer la tête et le gosier dans la bière. Oui, vous m’avez bien entendu ! Au lieu de verser le précieux liquide blond dans des chopes, comme il se doit, Éric, qui était le malin intelligent de la bande avait eu l’idée géniale de le verser dans des vases à champagne placés le long du mur du bistrot, côté pelouse privée.


Chaque fois que nous avions soif, nous devions positionner nos mains dans le dos et siffloter le liquide du bout des lèvres la tête au-dessus des bulles. Immanquablement, évidemment, une main se pressait derrière notre crâne pour nous tremper le nez et le menton dans la mousse au-dessus de laquelle le soleil réfléchissait pour nous.


Les filles, voyant la tournure un peu machiste que prenait notre affaire, semblaient assez déçues, et la plus grande partie décida de nous planter là pour se faire une virée chez Natacha, dont les parents pharmaciens détenaient une villa avec piscine un peu plus loin. Toutes les petites pétasses que nous rêvions de nous enfiler nous avaient filé entre les bites… et il ne nous restait plus que les joueuses de foot, les garçons manqués, les sales pisseuses de bière salée, et les grosses chieuses de hamburgers sucrés au ketchup. Une sorte de sélection « naturelle » s’était opérée sans que nous ayons pu maîtriser quoi que ce soit de la situation.


Les circonstances laissaient peu de place aux perspectives romantiques, et si l’idée de cuisiner de la nouille au thon ne m’émoustillait pas vraiment, certains d’entre nous semblaient s’en lécher les babines, prêts à se faire sucer la pine par de vigoureux petits et gros derrières garnis de visages modestement alléchants.


Denis était un grand gringalet robuste aux oreilles décollées, toujours le sourire aux lèvres et les points noirs sur le nez. Son corps faisait penser à un tronc d’arbre noueux tordu par la nature, son esprit aussi. Il avait pris la ferme décision de s’en coincer une avant la fin de la soirée. Annabelle était palpable à souhait, et lui roulait des prunelles à faire gicler ses mirabelles ! Avec la chtouille moulée dans du 52, elle ne faisait craquer que son jean. Pourtant, il avait fermement décidé de la faire fondre, l’entraînant sur le terrain de foot avec les gars.


Il découvrait à quel point elle pouvait occulter la balle avec ce qui entourait le trou du même nom. Il ratait même les penalties… Le pire c’était quand elle avait soif ! Tous les gars s’arrêtaient pour la voir tremper le museau dans le vase, en espérant que son jean se fende autant qu’eux. Pour une fois qu’on se rinçait les billes tandis qu’elle se mouillait, elle n’allait pas rater les occasions de se faire mousser… et la couture du pantalon finit par céder, découvrant quelques poils sombres partis à la recherche de lumière que cette journée ensoleillée leur promettait. Ils avaient dû traverser la dentelle rouge qui recouvrait le point de mire de ses admirateurs. L’alcool et la popularité lui donnant l’énergie de l’été, Annabelle repartit de plus belle sur le terrain, faisant gagner son équipe. Heureux, les jeunes gens l’empoignaient, chacun s’imaginant se l’envoyer par terre en tentant de la propulser dans les airs. Tous cherchaient à pénétrer de leurs doigts irrespectueux et maladroits l’origine du monde de cette petite boule ronde.


Denis semblait comblé rêvant de mêler ses os d’affamé à la chair pétrissable de la reine de la journée. Annabelle était prête à tout pour expérimenter des délices dont les jolies filles se privaient. Elles avaient bien raison… de préserver ainsi une réputation que les vers du cimetière, friands de cette délicatesse, pourraient sucer avidement d’ici quelques décennies… donnant naissance ensuite à de séduisantes mouches aux yeux verts et brillants… qui ne manqueront jamais l’occasion de boire aux robinets de tous les pisseurs de bière.


Notre gloutonne avait encore soif, les copines mal fichues, crispées, et jalouses regardaient en riant et se susurraient à l’oreille quelques critiques peu folichonnes, avant de se déniaiser en allant l’imiter. On déplaça les vases au centre du terrain, on alterna gars et filles pour se pourlécher les babines. Tout ce petit monde était bien saoul. Les mecs bandaient pour chaque citadine, puis soulevant les jupes des plus câlines… ils fantasmaient sur les babines de ces petites lapines.


Dix têtes circulèrent tout autour des bassines, dix culs serrés comme des sardines dansaient en cercle gonflant les pines et les poitrines. Les gars palpaient les fesses à la peau fine pour faire rire les copines. Les braguettes grinçaient, et les slips craquaient pour les frangines. Les dards faisaient gicler l’urine sur la glycine avant d’aller cracher leur mousse sous la mousseline. Les gars tournaient autour de leurs coquines aux belles lunes de libertines,… tendres et tendues, prêtes à se faire prendre.


C’est presque main dans la main en formant une ronde que ces jeunes types s’enfilaient les filles rondes, la tête au-dessus des bulles et les bulles dans la tête.

Et quand vint Natacha entourée de sa bande de blondes bandantes, trop mortifiées d’ennui, leurs talons s’enfoncèrent dans la terre, puis elles tombèrent. Leurs robes se souillèrent, leurs petits culs se mouillèrent… ensuite la bière fit son effet, elles se placèrent autour des pots, et… un coup dans la bouche, suivi d’un autre ailleurs… elles finirent par se fendre un peu plus, puis s’éclater, le popotin à l’air, la croupe tendue, la bière coulant dans leur rigole. Les gars étaient dépenaillés, et toutes les filles s’offraient à eux. Ils purent soulever toutes les cochonnes à coup de trompes entre les jambes.


La belle Margot prit un cageot qui lui mit l’auriculaire dans son derrière… eh bien il s’en mordit les doigts, car la jolie qui était fière n’aimait pas trop les trous du cul. La somptueuse Claudine en bleu marine cacha entre ses lèvres anodines un petit crachat de bite à pacha. La ravissante Agnès qui aimait les fesses risqua son nez dans celles d’Hervé. Et puis Nadine goûta la grosse pine du très beau Jules farcie aux bulles, celle de Yanis pleine de pastis, puis celle de Pierre pissant de la bière !


Ensuite on roula tous sur la pelouse jusqu’à ce que plus personne ne bouge. Les petites cochonnes godichonnes avaient chacune un godichon dans les nichons. Les mouches voltigeaient sur cet énorme tas de cochons, jetant leur dévolu sur le sexe des goulues, et les moustiques plantaient leur dard… en se prenant un gros panard !


Dans un coin sous un prunier, Annabelle avait posé sa tête sur le cœur de Denis qui lui pompait les tétons, tout en rotant, de temps en temps, béat. Elle roulait dans ses doigts deux bonnes truffes exquises qui ne tarderaient pas à fondre dans sa bouche pour le plus grand plaisir des amoureux, tandis que lui se remplissait les mains, tantôt d’une fesse, tantôt d’un sein.