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Temps de lecture estimé : 22 mn
18/09/18
Résumé:  Le dîner permet à Isabelle et François d'explorer de nouveaux terrains de jeux. Le retour à l'hôtel sera l'occasion pour la jeune femme de laisser libre cours à sa passion pour la jeune stagiaire tout en assurant un peu plus son emprise sur son amant.
Critères:  h fh ff fbi hplusag extracon collègues hotel voyage toilettes amour cérébral voir exhib noculotte cunnilingu pénétratio
Auteur : Francois77  (Librement inspiré des fantasmes des unes et des autres)            Envoi mini-message

Série : Business à Barcelone

Chapitre 06 / 07
Business à Barcelone - 6/7


Résumé du Chapitre 1 : François, coureur invétéré, doit signer un important contrat au Mobile World Congress de Barcelone. Pour cela il demandera la collaboration d’Isabelle, jeune juriste apparemment sage et prude en quête du mari idéal. Mais elle cache un passé sulfureux.


Résumé du Chapitre 2 : Isabelle est séduite par la personnalité de François, complexe et troublante. Obligée de travailler sous pression, sa rigueur est soumise à rude épreuve et elle se voit submergée par des pensées inavouables, qu’elle essaye tant bien que mal de justifier.


Résumé du Chapitre 3 : Les préparatifs d’Isabelle pour le dîner la font basculer dans des travers qu’elle pensait révolus. François devient une obsession. Les imprévus du dîner leur permettront d’insinuer leur attraction mutuelle. Mais Isabelle n’idéalise-t-elle pas François ?


Résumé du Chapitre 4 : À l’issue de leur dîner en tête-à-tête, Isabelle succombe enfin à François et finit par libérer sa vraie sexualité. Leurs corps n’auront plus de secrets l’un pour l’autre.


Résumé du Chapitre 5 : Une fois la glace définitivement rompue, Isabelle et François continuent à découvrir leur sexualité respective, avec des vues sur d’autres partenaires de jeux. Isabelle n’en oublie pour autant ses intentions premières.




**********




Pour le dîner, Isabelle avait encore laissé à François le soin de choisir le restaurant et elle était curieuse de découvrir le résultat. Le court trajet à pied depuis l’hôtel dans les rues piétonnes de Barcelone avait suffi à mettre la jeune femme en émoi, car elle se sentait délicieusement indécente. C’était un peu comme si elle eut porté un grand écriteau avec un « Je suis nue sous ma robe » écrit dessus. Et alors ? Avait-elle envie de répondre par défi aux regards qui de temps en temps se posaient sur elle, sans arrière-pensées ? Mais Isabelle était une jeune fille bien élevée et elle sut se contrôler.


François avait cette fois-ci délaissé le côté bling-bling destiné à impressionner les futurs clients, et opté pour quelque chose de plus intime et romantique. Bon choix, pensa Isabelle, se gardant bien de poser plus de questions. Elle n’avait surtout pas envie de savoir combien de secrétaires l’y avaient précédée lors d’antérieurs voyages d’affaires… Elle se contenta de profiter de la magie du lieu, et du moment… et de l’homme merveilleux qu’elle avait face à elle.


Le repas se déroula paisiblement et permit à Isabelle de retrouver le gentleman cultivé et raffiné du dîner de la veille. Rien, dans ces moments-là, ne pouvait la détourner de la conviction profonde et intime que François était l’homme de sa vie et que, même s’il l’ignorait peut-être encore, elle était la femme de sa vie. Elle se laissa faire, bien entendu, à chaque fois qu’il lui fit du pied, même lorsqu’il tenta maladroitement de le remonter le long de son mollet ou de sa cuisse. Car bien entendu, il avait choisi un restaurant où les longues nappes permettaient aux amants de s’adonner à ce genre de jeux coquins. Ne voulant pas se donner en spectacle, elle se contentait de lui sourire, stoïque. Mais avec persévérance, François ne cessa son petit jeu que lorsqu’elle se mordit la lèvre en fermant les yeux…


Toutes ces émotions lui avaient donné chaud, et Isabelle éprouva le besoin d’aller se rafraîchir aux toilettes. Elle pensait y être tranquille et se mouillait tranquillement le visage lorsque soudain, relevant la tête, elle vit dans le miroir l’image de François derrière elle. La lueur dans son regard ne laissait pas la place au moindre doute quant à ses intentions et la jeune femme se contenta de lui lancer un sourire coquin.


Sans un mot, il l’entraîna vers la cabine handicapés, referma la porte et l’instant d’après elle était plaquée face au mur, enlacée, troussée et… enfilée sans autre forme de procès. L’épisode plus tôt à la chambre l’avait visiblement excité. Ils haletèrent rapidement en harmonie, tandis que chaque coup de reins de son amant la soulevait pratiquement du sol. C’était bon, délicieusement bon, leurs soupirs s’intensifiaient, au point que François eut peur qu’ils se fassent prendre. Il choisit donc de la bâillonner de sa main sur la bouche. La rapidité de son action et la peur de se faire surprendre décuplèrent leurs envies. Isabelle fut emportée par un orgasme puissant, suivi peu après par celui de son homme. Elle voulut s’agenouiller pour à nouveau lécher son sexe, mais François refusa et s’éclipsa. Il la laissa peu à peu reprendre ses esprits : François était à elle, elle ne le laisserait pas s’échapper. Elle hantait son esprit, elle en était persuadée, au point de lui faire faire des choses incroyables et insensées. Combien de femmes avait-il prises comme cela dans les toilettes d’un restaurant dans sa vie ? Et aussi violement dans leur chambre ? Combien savaient lui offrir ce plaisir ? Et en prendre beaucoup aussi ? Oui, je suis unique, s’auto persuadait-elle, c’est moi qu’il lui faut !


Quand elle fut tout à fait remise, elle constata que son homme avait laissé sa petite culotte au sol. Docile et lubrique et s’empressa de l’enfiler, bien entendu ! Et lorsqu’elle le retrouva à table il n’était même décoiffé et l’accueillit avec un grand sourire. « Gentleman en toutes circonstances… » pensa Isabelle, telle la midinette devant sa star de rock…


À peine installée à table, la jeune femme éprouva le besoin de reprendre l’initiative :



Elle avait lancé cette dernière phrase avec le regard innocent et offusqué d’une première communiante, ce qui eut le don d’exciter François au plus haut point… Ça le rendait fou ce talent qu’avait Isabelle pour switcher sans transition du mode BCBG vers le mode Lolita, et réciproquement. Elle est joueuse, la demoiselle, pensait-il. Ça tombe bien, on va jouer…


Isabelle lui tendit son téléphone :



Il avait résisté à la tentation d’aller regarder si elle ne garderait pas des photos cochonnes sur son téléphone. Quand même, il était un gentleman…



Ils quittèrent et en profitèrent pour faire un peu de Barcelona by Night. Comme souvent en Espagne, la ville était très animée et semblait prendre une autre personnalité dès la nuit tombée. Ils déambulaient sans but dans les rues piétonnes, passèrent devant la Cathédrale, puis retournèrent au Passeig de Gràcia pour y retrouver les maisons de Gaudí. Avec l’éclairage nocturne, elles prenaient un tout autre aspect, formant un jeu d’ombres et de lumières fascinant. Mais François finit par se rendre compte qu’Isabelle ne l’écoutait que d’une oreille distraite et consultait sans cesse son téléphone.



Isabelle ne voulait pas vraiment se l’avouer, mais François avait vu juste : elle se sentait excitée comme une lycéenne à l’approche d’un rendez-vous galant… Car cette stagiaire lui résistait malgré tout, en refusant sans cesse ses pourboires. Du coup, elle craignait toujours de la voir lui échapper au dernier moment, elle ne parvenait pas à cerner sa personnalité.


Pour se retrouver dans une zone de confort rassurante, Isabelle alluma la télé dès leur arrivée dans la suite et chercha compulsivement les chaînes pour adultes. Lorsqu’elle en trouva une à son goût, elle sembla s’apaiser, bercée par un bruit de fond rassurant. Laissant François à son journal financier, elle alla prendre une douche rapide, voulant être parfaite pour son rendez-vous. Elle enfila un peignoir et se mit à chercher dans sa garde-robe la tenue de circonstance, mais hélas, elle dut rapidement se rendre à l’évidence :



François consulta sa montre, vit que l’heure approchait, et décida d’aller prendre une douche et se mettre à l’aise lui aussi. Après tout, même si la stagiaire préfère les filles sait-on jamais, sur un malentendu… Isabelle l’embrassa rapidement alors qu’il filait à la salle de bain et s’installa sur le lit pour regarder son programme télé préféré. C’est alors qu’on sonna à la porte.


Isabelle sursauta et son cœur s’accéléra. Le moment était venu… Elle est en avance, pensa-t-elle, il manquait quinze minutes. Elle se leva pour aller ouvrir et la vit, de l’autre côté de la porte, portant un plateau avec une bouteille d’eau. Maline, pensa-t-elle, elle s’est inventé un service d’étage pour trouver un prétexte pour venir sans éveiller de soupçons… Cette petite est débrouillarde et sait prendre des initiatives, parfait !


La porte s’ouvrit, mais Isabelle resta derrière, cachée. Un peu intimider la jeune stagiaire finit tout de même par entrer et avancer lentement dans le couloir, jusqu’à la chambre. Elle entendit François chantonner sous la douche et ça la rassura, ce n’était pas lui qu’elle était venue voir. Finalement elle posa le plateau sur la table basse et, se retournant, se retrouva face à Isabelle qui avançait vers elle.



Les deux jeunes femmes ne bougeaient plus, ne parlaient plus, soudain un peu intimidées par une tension autant sentimentale que sexuelle. Les seuls bruits qu’on entendait dans la pièce provenaient de la télé, un mélange de gémissements obscènes et de musique de film pornographique. La stagiaire n’osait pas prendre d’initiative et ce fut Isabelle, finalement, qui d’un geste nonchalant défit la ceinture de son peignoir avant d’en dégager ses épaules et le laisser glisser à terre. Impudique, elle dévoila son corps dans toute la splendeur de sa nudité, sachant qu’il était sa meilleure arme. Elle se sentait forte, et libre…


C’était la première fois que la stagiaire voyait totalement nu ce corps tant désiré que jusqu’alors elle n’avait fait que deviner. Une peau claire, des courbes harmonieuses, une poitrine menue aux tétons rose nacré, à ce moment tendus de désir, un sexe lisse qui semblait si pur… Ce fut plus que ce que la jeune fille pouvait supporter et dans un geste de déni, elle ferma les yeux. Isabelle trouva cette réaction attendrissante, craquante, et s’approcha d’elle.



François, pendant ce temps, avait fini de se doucher et se trouva en sortant de la salle de bain devant un tableau dont il perçut immédiatement tout l’érotisme. Bien qu’entièrement nue, c’était Isabelle qui contrôlait la situation, et la p’tite stagiaire était à sa merci. Elle va en faire son quatre heures, elle va n’en faire qu’une bouchée, pensa-t-il, alors que son sexe se redressait jusqu’à se retrouver au garde-à-vous. Isabelle l’aperçut à la limite de son champ de vision et par des gestes silencieux lui intima l’ordre de passer une serviette autour de la taille et d’aller s’installer silencieusement sur le fauteuil. Il obtempéra sans broncher, trop conscient que son intérêt, à ce moment-là, était bien de jouer les hommes discrets…


Ses mains s’approchèrent des joues de la jeune fille. Oh, sa peau était si douce, le grain si fin, si tendre… Elle se revoyait au même âge, le bac à peine en poche, à peine adulte, croyant tout savoir alors qu’en fait elle avait tout à découvrir de la vie. S’approchant encore, leurs lèvres se touchèrent avec une douceur infinie. À peine un effleurement, mais qui les fit tressaillir toutes les deux, les plongeant dans une sorte d’état second qui aiguisait leurs sens.



Isabelle poursuivit par des petits baisers, légers, sur sa bouche, son menton, son nez… Hmmm, enfin, elle avait tellement attendu ce moment-là… Les petits baisers se transformèrent en petits mordillements, sur une lèvre, sur l’autre, elle prenait tout son temps. À sa plus grande satisfaction, sa protégée lui répondit de la même manière, yeux toujours clos. Ses mains descendirent des joues vers le cou de son amie, toujours aussi légères, pour la plus douce des caresses. Et les langues se hasardant enfin hors de leurs bouches, le baiser se fit plus précis, plus intense, plus intime. Isabelle humecta d’abord les lèvres de sa partenaire, avant d’aller se promener sur ses dents, et finit par s’enfoncer délicatement, mais profondément dans sa bouche. Lèvres collées elles purent enfin échanger le plus doux des french kiss.


La jeune stagiaire semblait enfin succomber à la passion qui l’habitait et après la bouche, partit timidement à la découverte du corps d’Isabelle. Ses mains se posèrent sur ses hanches nues, remontèrent sur sa taille, sur ses flancs, lui procurant de délicieux frissons. Oh, comme elle aurait voulu qu’elle lui saute dessus, pensait l’initiatrice… Mais sa jeune disciple n’osait pas, et se contenta de la serrer tout contre elle en continuant à caresser son corps, sur sa nuque cette fois-ci, puis son dos, jusqu’à sa chute de reins. Hmmm… L’intensité de son baiser, qui devenait de plus en plus fougueux et passionné, trahissait sa passion grandissante.


Isabelle se dégagea légèrement de cette étreinte, juste ce qu’il fallait pour pouvoir dégrafer un à un les boutons du chemisier de sa partenaire. Ce n’est qu’alors qu’elle réalisa qu’elle ne portait pas de soutien-gorge… et que sa poitrine était plus généreuse que ce qu’elle avait pu imaginer. Des seins comme j’aimerais en avoir, songea-t-elle en pensant à sa poitrine plus menue, avec un léger soupçon de jalousie. Emportée par l’excitation de sa découverte, elle s’attaqua à la fermeture Éclair de la jupe de son uniforme. La stagiaire, passive, se laissait faire, mais son émoi grandissant se manifestait au travers de l’accélération de sa respiration. La jupe glissa au sol.



Isabelle eut alors l’agréable surprise de découvrir que sous la jupe, point de lingerie… Entre ses cuisses, rien qu’un sexe blond, soigneusement taillé. La fille aux cheveux roses avait donc bien préparé son coup, songea-t-elle avec une pointe de malice. Serait-elle donc moins innocente que je ne le pensais ? Toujours est-il que c’était son tour, maintenant, de partir à la découverte de ce corps généreusement offert. Elle fit donc rapidement glisser veste et chemisier au sol, laissant sa victime consentante nue face à elle. Isabelle s’approcha à nouveau, pour pouvoir coller leurs petits corps l’un contre l’autre et mieux l’embrasser.


Bouche contre bouche, seins contre seins, ventre contre ventre, hanche contre hanche, sexe contre sexe… Elles avaient toutes deux besoin de ce contact charnel à la fois direct et pur, presque innocent, pour trouver une harmonie, une fusion émotionnelle, à la hauteur de l’étreinte qu’elles s’apprêtaient à partager. Sous ses doigts, Isabelle ne trouvait qu’un grain de peau jeune, tendre, doux, et des frissons aussi, surtout, partout où elle allait se promener. François bandait dur, subjugué par le spectacle. Isabelle croisa son regard et sut qu’elle venait de marquer mille points… Et leur relation ne faisait que commencer… Il allait voir ce qu’il allait voir… Elle serait sa drogue dure, sa Salope, sa Maîtresse, sa Muse, sa Douce, sa Femme, la Mère de ses enfants. Pour la vie…



Isabelle se sépara de sa protégée et, la prenant tendrement par la main, l’attira vers le lit. La jeune fille se laissa guider et c’est naturellement qu’elle s’y retrouva allongée, avec sa partenaire penchée sur elle. Elle rouvrit alors les yeux et lui sourit avec confiance, abandon, tranquillité. Mais c’est alors qu’elle perçut, à la limite de son champ de vision, François qui changeait de position sur son fauteuil. Elle sembla alors prendre conscience de sa présence et instantanément elle se crispa. Son regard allait d’Isabelle à François, de François à Isabelle, et cette dernière put y lire l’effroi d’un petit animal craintif au moment d’arriver à l’abattoir.



Isabelle posa sa main sur les yeux de la stagiaire, qui se calma. Puis elle se pencha sur elle à nouveau, main sur sa joue, nez contre nez, et lui murmura des mots doux.



La jeune fille ne comprenait pas le sens de ces mots, mais au travers de leur intonation elle en percevait toute la tendresse. Elle se détendit à nouveau, lui sourit, avant de prendre sa bouche pour un nouveau baiser.


Sans lâcher sa bouche, Isabelle put alors s’allonger aux côtés de sa partenaire et se coller tout contre elle, l’enlacer, parcourir librement son corps. Sa bouche était tendre, fraîche, sa langue douce tout contre la sienne, alors que son corps s’enflammait peu à peu sous les caresses. Elle s’aventura donc enfin du côté de sa poitrine, pour en parcourir les contours, les reliefs, y dessinant du bout des doigts des arabesques imprévisibles. Elle s’approchait du sommet des seins, en cercles toujours plus serrés, jusqu’à aller frôler ces tétons tendus, érigés, qui n’attendaient qu’elle. Ce contact arracha à sa protégée son premier soupir de volupté étouffé, bientôt suivi par d’autres à mesure que la torture que lui infligeait Isabelle se précisait.



L’initiatrice se réjouissait de la manifestation de plaisir de sa partenaire et, gourmande, se laissa glisser le long de son menton, son cou, sa poitrine. Empoignant délicatement un sein, elle en saisit le sommet entre ses lèvres et l’embrassa, le lécha, le titilla du bout de la langue. La bouche maintenant libérée de la jeune stagiaire pouvait maintenant s’exprimer à son aise et elle ne s’en priva pas, tandis qu’elle prenait sa tête entre ses mains pour en caresser les cheveux et l’encourager à poursuivre, encore, et encore, à ne surtout pas s’arrêter. Isabelle ne se fit pas prier et alterna tranquillement entre un sein et l’autre, souriante, heureuse, coquine, tandis que l’amplitude des ondulations du corps de sa partenaire s’accentuait.



Mais elle ne comptait pas en rester là, bien sûr. Sans lâcher les seins de la bouche, sa main partit d’abord en éclaireur pour parcourir la peau toujours aussi douce de son ventre, sa hanche, sa cuisse… Elle la descendit, avant de remonter, sur l’intérieur cette fois-ci, sentant les jambes se séparer pour lui ouvrir le passage à mesure qu’elle avançait. Arrivée au sommet de la fourche, elle évita d’abord son sexe, le contourna, pour aller d’abord caresser, masser, titiller, agacer le nombril. Isabelle s’était attendue à y trouver un piercing, mais en fait, non. Cette jeune fille ne cherchait donc à exprimer sa rébellion que vis-à-vis du monde extérieur, pensa-t-elle, mais dans l’intimité elle redevenait classique, tendre, romantique. Tu as eu de la chance de tomber sur moi, et j’ai eu la chance de tomber sur toi…


Ce n’est qu’alors qu’Isabelle, après une dernière descente, s’aventura sur le pubis de la jeune fille. Sa toison en était douce, fine, claire, légère, et la jeune femme se plut à la caresser sans la brusquer, sans l’agresser. Sa partenaire s’abandonnait, lui laissait le champ entièrement libre, et ce fut sur ces nouvelles courbes, pentes, qu’elle partit s’aventurer. Elle explora un bord, puis l’autre, descendant loin entre les cuisses, jusqu’à aller frôler ses fesses, avant de remonter. Puis elle parcourut le sillon entrouvert, sans chercher à le forcer, juste pour le plaisir d’écouter les soupirs de la jeune stagiaire qui lançait son ventre en avant, comme pour la supplier. Tout juste Isabelle consentit-elle à finalement aller masser, au sommet de ce sillon, le bouton de plaisir dont elle sentait parfaitement les volumes. Un bouton qu’elle se plaisait à masser au travers des chairs intimes de sa protégée, lui arrachant un soupir de volupté après l’autre.



L’appétit d’Isabelle n’était pas rassasié et délaissait la poitrine de la jeune fille aux cheveux roses, elle continua à glisser le long de son corps. Elle n’avait plus le temps, maintenant, de s’attarder sur son ventre, ou sur son nombril, et sans autre forme de procès elle s’installa directement, sa tête entre ses cuisses, pour mieux se consacrer à ce sexe blond qui l’attirait maintenant comme un aimant. Toujours aussi consentante, la jeune fille ouvrit les cuisses en grand, à la fois impudique, mais trop intimidée pour oser regarder. Elle ferma donc à nouveau les yeux tandis que sa partenaire profitait du plaisir des yeux tout en soufflant le chaud et le froid, au sens propre du terme, en orientant sa respiration sur tel ou tel endroit de son intimité si sensible.



Isabelle en profitait maintenant pour s’imprégner du parfum de cette fleur éclose pour elle. Un parfum à la fois familier pour ses notes de fond, mais si personnel et particulier pour ses notes de tête et ses notes de cœur… La jeune femme n’en connaissait pas deux semblables, mais ils avaient une caractéristique commune, l’ivresse était toujours au rendez-vous. Elle se savait, ne voulant y résister et suivant les conseils d’Oscar Wilde, succomber à la tentation. Approchant son visage, elle frôla, du bout des lèvres, l’intimité de la jeune fille aux cheveux roses. Cette dernière était incapable de résister à une nouvelle torture de frôlements. Le soupir qui s’ensuivit exprimait toute la plénitude de la délivrance.



Isabelle ne fut qu’à moitié surprise de la réaction de sa partenaire. Depuis le temps qu’elle l’excitait, qu’elle la chauffait, il fallait bien qu’elle exprime, démontre toute l’intensité de son désir… Elle ne chercha pas à se dérober ni à résister et s’employa dès lors à la satisfaire. Jouant tantôt avec ses lèvres, tantôt avec son nez, tantôt avec sa langue, elle parcourut, stimula, excita les moindres recoins de ce sexe maintenant ouvert en grand, qu’elle put explorer en profondeur, allant étancher à la source sa soif de délicieuse intimité féminine.


Elle savait que sa partenaire ne résisterait pas bien longtemps à pareil traitement, et elle ne chercha pas non plus à la faire durer. La jeune stagiaire avait déjà donné à Isabelle suffisamment de pistes pour que cette dernière sache où insister, et à quel rythme, pour la rendre folle. L’agrippant par la taille elle s’activa donc là où il fallait, comme il fallait, pour la faire succomber. Sa protégée comprit que l’inéluctable allait arriver et que rien ne servait de lutter, elle s’abandonna donc totalement à cette bouche de plaisir, uniquement concentrée sur elle-même. Ses soupirs s’intensifièrent, ses hanches ondulaient, sa tête roulait d’un côté et de l’autre sans contrôle, jusqu’à ce que finalement son corps s’arc-boute et qu’un tremblement convulsif répande l’orgasme dans tous ses membres.


La jeune fille retomba inerte et haletante sur le lit, telle la marathonienne en ayant fini avec son marathon, et Isabelle la laissa reprendre ses esprits sans chercher à prolonger son supplice.


Elle chercha le regard de François… et découvrit un homme qui finissait d’éjaculer de longues rasades de sperme sur l’épaisse moquette. Son sourire machiavélique éclata, ravie d’avoir fait craquer son Homme et lui avoir offert ce plaisir-là. Et surtout, ravie d’y avoir elle-même trouvé son compte. Car Isabelle se connaissait : jamais elle ne pourrait abandonner ces relations saphiques. C’était trop ancré en elle, depuis qu’elle était tombée dans la marmite de la potion magique… Alors son Homme, il devrait faire avec. À la vie, à la mort. Et c’est pour l’éduquer qu’elle venait de lui offrir ce tableau digne du fantasme de tous les mecs…


D’un petit signe discret, elle invita François à venir sans bruit auprès d’elle. Elle déplaça ses jambes vers le bord du lit et les écarta, yeux embués d’envie. François comprit ce qu’elle attendait de lui et s’agenouilla pour venir lécher son petit sexe juteux, tout chaud. La stagiaire avait ouvert les yeux et les regardait faire, avec un mélange d’effroi, de perplexité, d’étonnement… et de jalousie.



Isabelle frissonnait de partout et se tendit quand François inséra ses doigts en elle. Ces doigts qui l’avaient fait tant rêver… Ces doigts d’homme plein de force, puissants. Se laissant aller en arrière, elle s’abandonna rapidement à eux, emportée par un orgasme trop longtemps retenu. Et, telle une féline, elle se retourna pour aller blottir sa tête au creux du cou de la fille aux cheveux roses, qui avait besoin d’être rassurée.


Sentant que le spectacle n’était pas terminé, François s’en retourna sur son fauteuil, serviette remise autour de sa taille. Isabelle pendant ce temps sentait comment sa partenaire l’enlaçait avec tendresse, lui caressant le dos, les cheveux, comme pour la remercier du plaisir qu’elle venait de lui procurer. Elle se laissa aimer sans réagir, et lorsqu’elle sentit sa compagne apaisée, reprit l’initiative. Calant une cuisse de la jeune fille entre les siennes, elle s’y frotta, d’abord lentement en en douceur puis plus intensément, puissamment, savourant à sa juste valeur le plaisir qui s’épanouissant dans son ventre.



Elle prit appui sur ses coudes pour se redresser un peu, voir le visage de sa partenaire et, surtout, lui permettre de voir le sien propre. Car Isabelle voulait non seulement jouir, mais en plus offrir à cette jeune fille aux cheveux roses le spectacle du plaisir explosant dans son regard au moment suprême. La stagiaire comprit ses intentions et la laissa faire, se laissa faire, complice. Leurs yeux ne se quittaient plus, exprimant un tourbillon d’émotions violentes, intenses. Le point de non-retour approchait, Isabelle le sentait proche, tout proche, et c’est l’instant que choisit sa partenaire pour saisir son téton érigé entre pouce et index et le faire délicatement rouler entre ces doigts. C’était plus que ce qu’elle ne pouvait supporter et avec des étoiles plein les yeux elle s’abandonna à l’orgasme dans une longue et langoureuse plainte. Un voile blanc passa devant ses yeux et lorsqu’il disparut, elle retrouva face à elle le visage de sa compagne qui la regardait toujours paisiblement, radieuse de bonheur.


Isabelle roula sur le côté, rassasiée. Elle flottait, dans un état second, et sa jeune compagne ne se lassait pas de la regarder en caressant distraitement son ventre qui montait et descendait. La stagiaire semblait surveiller sa respiration qui peu à peu s’apaisa, et à ce moment-là elle s’approcha pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres closes. Puis elle se redressa et, sans un mot, se leva pour aller chercher ses affaires, restées par terre, et s’habilla en silence.


Eh oui, les meilleures choses ont une fin, pensa Isabelle. La parenthèse se referme maintenant, et la vie reprend son cours. Cette petite stagiaire va redescendre, terminer pour de bon son service, remettre sans doute tous ses piercings et s’enfoncer dans la nuit de Barcelone. Quel dommage… Elle se redressa à son tour et alla prendre sur la table la facture qu’il fallait signer. Elle la tendit à la jeune fille puis commença à chercher son portefeuille, dans son sac. La jeune fille l’interrompit et lui dit avec une voix triste :



Puis elle fila, sans demander son reste…


Isabelle resta interloquée l’espace d’un instant puis elle tourna un visage interrogatif vers François, qui n’avait rien perdu de la scène.



Cette révélation surprit la jeune femme, les plaisirs saphiques n’étant pour elle qu’un passe-temps agréable, jouissif, secret, dans lequel elle respectait certes ses partenaires, mais où elle ne se voyait pas s’investir sentimentalement. Et dans ses nuits de débauche londoniennes, elle n’avait croisé que des personnes qui s’adonnaient à la débauche et à la luxure, mais sans le moindre soupçon d’amour. Qu’une jeune fille tombe amoureuse d’elle était pour Isabelle une expérience nouvelle. Dommage que je ne sois pas lesbienne, pensa-t-elle, je ne voudrais pas la faire souffrir. Puis une idée germa dans son esprit. Elle savait que François la trouverait saugrenue, mais elle décida quand même de la partager avec lui, histoire de le tester :



François avait senti qu’il commençait à perdre le contrôle de la conversation et qu’elle partait en vrille, alors il préféra botter en touche. Mais Isabelle était très contente de son coup, car elle avait pu exposer son « plan de carrière » sans se jeter ouvertement à son cou, mais avec suffisamment de sous-entendus pour que l’idée de se trouver à la place de mari élu commence à faire son chemin dans sa tête. Elle préféra ne pas insister pour ce soir-là et « changea de sujet » en se jetant sur son Amant, telle la tigresse sur sa proie.


S’en suivit une nouvelle étreinte fougueuse, charnelle, passionnée, qui permit à Isabelle de faire étalage de sa souplesse, tandis que François la retournait dans tous les sens sans ménagement. C’était un peu comme si chacun des deux attendait que l’autre crie grâce pour s’arrêter. À ce jeu-là, la jeune femme avait beaucoup d’endurance et de répondant, mais comme pour anticiper le comportement d’une future bonne épouse, elle estima convenable de ne pas mettre son Amant en défaut et finit par le « supplier » de s’arrêter, car elle n’en pouvait plus, il l’avait achevée…


Son ego surdimensionné satisfait, François libéra enfin sa Maîtresse et ils purent s’endormir d’un sommeil bien mérité. Isabelle s’endormit d’autant plus facilement qu’elle songeait déjà au bon coup qu’elle avait préparé, le lendemain matin, pour son Amant…