| n° 18493 | Fiche technique | 57224 caractères | 57224Temps de lecture estimé : 33 mn | 30/07/18 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: Pourquoi, à 40 ans passés, un homme en pleine forme se retrouve-t-il impuissant ? Mystère du subconscient. | ||||
| Critères: fh hh fhh cadeau cocus voisins amour fellation cunnilingu 69 pénétratio hsodo confession | ||||
| Auteur : Faustine | ||||
Le changement est infime, le silence à peine différent, uniquement troublé par nos respirations, celle de Céline à peine marquée. Le drap bouge un peu. Elle doit se déplacer. Je me fige, tous les sens en éveil. Il fait nuit noire dans notre chambre, mais le réveil qui projette l’heure au plafond marque 8 heures.
Elle est réveillée mais simule le sommeil. C’est à ce genre de détail que je vois combien nos relations ont changé. Avant, elle serait venue contre moi avec un « Tu dors ? » qui signifiait « J’ai envie ! Pas toi ? » Maintenant c’est un plaisir solitaire auquel elle doit se résoudre. Un plaisir que je fais mine de ne pas entendre, et pourtant :
– Une respiration qui change…
– Un bruissement de draps…
– D’infimes petits mouvements du matelas…
– Le drap qui se soulève : elle a plié ses jambes tout en les écartant afin de libérer l’accès à son intimité…
– Un soupir peut-être dû à sa main qui caresse un sein, roulant un téton entre ses doigts…
– Une respiration qui s’accélère et qui accompagne un bruissement plus rapide et qui doit être sa main qui caresse son petit bouton…
Le matelas transmet une onde, vibration du clitoris qu’elle frotte de plus en plus vite. Une respiration qui s’arrête. Une tension palpable. Et puis le plaisir qui arrive, plaisir qu’elle veut garder muet, personnel, non pas par égoïsme mais pour me protéger. Céline est une femme remarquable. C’est ma femme. Mariés depuis vingt ans. Vingt années de bonheur, à part que nous n’avons pas d’enfants. C’est ma faute, mais jamais un reproche, et encore moins de proposition de corriger cette erreur de la nature en utilisant la médecine par le don d’un autre.
Quand je réfléchis, je cumule les problèmes : mari stérile, et maintenant mari impuissant.
Ça m’est tombé dessus sans prévenir. Enfin, presque. Moi qui m’honorais de conserver mon envie de sexe malgré l’âge qui passait – envie que je partageais avec Céline, qui ne crachait pas sur la chose – j’avais quasiment du jour au lendemain cessé de bander.
Au début, on ne s’inquiète pas. On accuse la fatigue, le stress. On consulte. En attendant, pour tout de même assurer un minimum auprès d’une épouse – certes compréhensive, mais dont les besoins ne suivent pas votre courbe décroissante – j’ai compensé. Compensé par de nombreuses caresses du genre cunni. Compensé surtout par tous les jouets sexuels que nous avions achetés au fil des années.
Mais tout cela a un temps. Ce genre de pratiques a un côté "technique" qui déshumanise et enlève au sexe ce côté amour et passion qui fait que le plaisir est si fort.
J’ai oublié d’ajouter à "stérile et impuissant" une maladie cardiaque qui n’avait pas de conséquences, sauf qu’elle empêchait l’utilisation du Viagra. D’ailleurs, pour le Viagra, il faut tout de même du désir ; et moi… je l’avais perdu.
Quel minable je fais! C’est sûr que chez Revebebe vous avez rarement les confidences d’un gars comme moi. D’habitude c’est plutôt « Je bande. Je bande. J’assure. J’assure. »
Pour en revenir à ma petite personne, j’avais commencé une thérapie TCC (je vous fais grâce des détails), mais les résultats se faisaient attendre. Je souffrais de cette impuissance, pas seulement pour moi, mais surtout pour Céline. Nous avions, avant, une sexualité très riche et qui répondait à ses besoins et aux miens. Des besoins généralement exacerbés par l’été qui approchait, par la chaleur, par les vacances, la plage, les sorties, etc.
Et ce matin, comme souvent maintenant, elle se contentait d’une caresse solitaire.
Cela ne pouvait pas durer ; je risquais de la perdre. D’accord, je n’avais jamais de reproches, mais tout de même je voyais son regard sur ces couples que l’on croise et qu’on sait en préparation de sexe. Après tout, à 40 ans, une femme – surtout belle comme la mienne – n’aurait aucun mal à retrouver un mari en meilleure santé et dont la libido serait à son niveau. Alors cette idée a jailli pendant qu’elle se levait doucement, me croyant encore ensommeillé ; le plus dur était de trouver le bon moment.
* * *
Il fait beau, et après le repas Céline monte sur la terrasse pour profiter du soleil et amorcer le bronzage de l’année. Nous avons la chance d’avoir la terrasse de l’immeuble juste pour nous, et en prime sans vis-à-vis. Ainsi nous bronzons nus, et souvent – mais c’était avant – une bonne baise en plein air, voire deux, nous comblait.
Un impuissant peut encore apprécier le soleil. Je l’accompagne.
Pas nécessaire de préciser : mon impuissance est dans toutes nos pensées.
Je garde le silence un long moment. Cela l’étonne. Elle se soulève sur un coude et se tourne vers moi.
Elle s’assied sur le transat. Son visage montre sa surprise et de l’inquiétude.
Elle me dévisage, cherche si je suis sincère, et puis comme son analyse semble la conforter :
Elle hésite, mais avoue :
Je note que Céline est passée de l’idée à la réalisation, même si elle semble multiplier les obstacles. Après tout, pourquoi n’aurait-elle pas eu cette idée toute seule ? Reprendre sa liaison avec ce collègue… ou un autre… ou une connaissance. Mais une liaison secrète, alors que moi je propose le grand jour, ou tout le moins la complicité entre nous.
Façon de parler… mais aussi façon de penser : l’idée a fait son chemin, trouvant manifestement une piste déjà explorée dans l’esprit de ma femme.
Je souris. Elle sourit aussi.
Je mesure tout le sel de notre entretien : une femme qui pour tranquilliser son mari accepte de prendre un amant ! Mais Céline a raison : ce n’est pas évident de trouver.
Mon psy m’a conseillé de faire du sport pour que mon esprit se reconnecte avec mon corps. Ce n’est pas une punition, j’aime cela. Je nage, je joue au tennis, je cours. Tiens, à propos de courir, il faut que j’appelle Xavier pour demain. « Xavier… Xavier ? Euréka, j’ai trouvé ! »
« Menteuse ! se dit-elle en elle-même. Si tu n’y pensais plus, pourquoi es-tu restée sur la même page de ton magazine ? » Elle bondit soudain :
Un ange lubrique nous survole.
Céline reste silencieuse.
* * *
Difficile de raconter en quelques mots ce qui s’est passé dans nos têtes entre ce moment où je parle de Xavier et le moment où je lui ouvre la porte de notre appartement. Parler des actes est plus facile :
– Inviter cet homme pour un apéritif le soir même de notre jogging : il faut battre le fer lorsqu’il est chaud. Mais juste une invitation sans confidences particulières.
– Choisir ce que va porter Céline. Pas trop sévère, pas trop pute (elle avait des robes et des sous-vêtements qui participaient à notre libido).
– Apprécier que ma femme revisite son intimité pour faire disparaître un duvet un peu laissé en friche par ma faute, même si elle précise que de toute façon ce n’est pas aujourd’hui que cela va se passer. « Si cela doit se passer un jour… » ajoute-t-elle, toujours prudente.
– Veiller à ce qu’elle ne force pas trop sur la vodka pour lui donner du courage avant l’arrivée de Xavier.
* * *
Comme il fait beau on monte sur la terrasse. Je laisse l’homme passer juste derrière Céline que la robe moule délicieusement et qui remonte à chaque marche. J’apprécie qu’il profite du spectacle. Le décolleté n’est pas ostentatoire mais lorsqu’elle se penche pour nous servir, il attire le regard.
Bref, apéritif décontracté où chacun fait preuve de courtoisie et de compliments.
Je n’avais pas parlé à ma femme du subterfuge que je voulais utiliser afin de les laisser seuls ; elle devait penser que ce n’était qu’une prise de contact, mais je savais qu’il fallait aller vite et ne laisser personne trop réfléchir. Aussi bien moi qu’elle ! J’ai simulé un appel de la police : on avait cambriolé nos bureaux, ma présence était demandée. Xavier a proposé de partir. J’ai refusé en regardant Céline. Elle pouvait me faire un signe. Elle ne l’a pas fait.
Mais une fois hors de l’immeuble j’envoie à ma femme un SMS : « J’ai acheté des préservatifs et du lubrifiant que j’ai mis dans le meuble à côté du transat. » On ne peut pas être plus clair. Elle avait carte blanche.
J’ai tourné en rond pendant trois heures jusqu’à ce que je reçoive moi aussi un SMS : « Tu peux revenir. »
En rentrant, j’ai demandé :
C’est fou : il suffit de laisser un homme et une femme seuls et ils baisent ! Heureusement que non. Moi, j’avais discuté un peu avec Xavier pour savoir s’il avait actuellement une liaison ; comme il m’a répondu que non, j’ai blagué de façon un peu lourde en disant « Le monde est mal fait : vous êtes en période de calme, et moi, avec les beaux jours, j’ai du mal à répondre aux besoins de ma femme. » Ce genre de remarque ne s’oublie pas, et j’imagine que si Céline lui a fait des avances, il a tout de suite répondu, sachant qu’elle était limite nympho. Pardon, chérie, pour t’avoir caricaturée.
Je n’ai rien su de plus. Sauf que… à "mari impuissant", vous pouvez ajouter "mari indélicat". J’ai été, discrètement, regarder combien de capotes avaient été utilisées. Deux. Deux que j’ai retrouvées à la poubelle, manifestement témoins d’éjaculations abondantes. Je sais, c’est glauque, mais d’une certaine façon j’étais rassuré.
Rassuré et pas plus jaloux que cela. Je suis étonné de mon manque de réaction, même si c’est moi qui ai tout organisé. Mais c’est comme pendant une bataille, que l’ennemi avance et que vous avez besoin de temps pour regrouper vos forces. Ou bien pratiquer la politique de la terre brûlée avec le risque que, même en cas de victoire, ces terres soient perdues définitivement. Ou bien sacrifier une arrière-garde afin que le reste de la troupe puisse survivre et repartir au combat. La terre brûlée, c’est de fermer les yeux avec le risque que Céline se trouve un amant ; pire, un amoureux. L’arrière-garde, c’est mon amour-propre, mon orgueil de mâle. Sacrifiés !
C’est donc un général conscient de ses faiblesses mais aussi de cette supériorité que donne un amour partagé qui contacte Xavier. Je lui parle sans détour de mon infirmité. Du rôle que je lui ai donné. Rôle qu’il accepte de bon cœur. Le salaud ! Mais qui refuserait pareille offre, même si elle est présentée comme thérapeutique ? L’offre de baiser une femme désirable et que des années de pratiques ont rendue experte pour donner autant que de recevoir.
Nous convenons d’une organisation. Il avait les yeux qui brillaient. Il aurait accepté n’importe quoi, du moment qu’il pouvait baiser ma femme.
Ainsi deux à trois fois par semaine je retrouvais Céline manifestement satisfaite de son traitement. De deux, les préservatifs étaient passés à trois. Mon psy était content de ce que j’avais organisé : « Ainsi, nous pourrons progresser plus vite. » Plus vite… Cela faisait deux mois que ma femme se faisait tringler par un autre, avec mon consentement en plus. Le comble, c’est qu’un jour elle m’a annoncé :
C’est con, mais ce changement me paraissait une étape importante : avant, petite baise de rencontre ; après, petite baise entre amants établis. Or, c’est ce que je voulais éviter. Aussi j’ai pensé avoir la parade imparable en disant :
Que répondre ? C’est moi qui avais introduit le diable dans la maison. Rompre le pacte ? Mon psy, qui sentait que cet arrangement dérangeait de plus en plus, me retint avec un « Soyez patient ; je sens que nous progressons. » Il avait raison : ma femme était particulièrement gentille avec moi ; elle rayonnait.
Mais le pire est arrivé : l’appartement de Xavier a subi un dégât des eaux.
Refuser et passer pour un couard qui a peur de recevoir le mal dans son sein ?
Dès le premier soir, l’ambiance est particulière. Il faut dire que si moi je courais toujours avec Xavier et que ma femme baisait avec lui, nous n’avions pas reproduit une rencontre à trois. Chacun est en porte-à-faux. Eux surtout, dont je vois bien que ma présence perturbe. Ils échangent des regards, et il est évident que je dérange leurs plans.
Le psy avait dit « Encore quelques séances. Vous progressez à pas de géant. Encore une ou deux séances d’hypnose et vous serez de nouveau comme avant. Même mieux, si mon hypothèse se confirme. » J’avais hâte, alors j’étais prêt à tout. Tout, y compris aller dans la chambre d’amis. Surtout que Xavier devait partir dans un mois.
C’est justement Xavier qui propose.
C’est un complot ; à se demander si les deux amants n’ont pas préparé leur coup. Comment refuser ? Ils sont pleins de bonnes intentions, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que plusieurs fois je les ai espionnés. Caché dans l’ombre de l’escalier qui mène à la terrasse ou derrière la porte entrebâillée de notre chambre, j’avais joué le mari voyeur. « Racontez-moi tout. » me disait le psy qui me poussait à ce genre de posture.
Raconter quoi ?
– Céline qui suçait cette bite raide et qui, maintenant que la capote était hors-jeu, n’avait pas peur de boire la liqueur de son amant ?
– Xavier qui léchait ma femme allongée ou à quatre pattes, lui tirant des gémissements de plaisir ? Un de ces plaisirs que j’avais essayé d’entretenir ? Mais moi, après ses cris, je ne pouvais plus la baiser en levrette ou qu’elle vienne me chevaucher comme elle le faisait avec lui. C’est bien moi qui avait dit « À 50 ans et avec toutes ses maîtresses, il doit avoir de l’expérience. » Je ne m’étais pas trompé : il savait y faire, et ma femme en était le parfait exemple.
– Raconter combien Céline criait son bonheur alors que Xavier l’enculait, en appui sur la balustrade ou cambrée comme une chienne sur notre lit conjugal ?
C’est moi qui l’avais voulu, et d’une certaine façon j’avais réussi car Céline était radieuse. Radieuse et câline avec moi, juste retour des choses. Salope, pute et chienne avec son amant.
Le seul point positif était que j’avais parfois un début d’érection. Le psy, qui m’hypnotisait à chaque fois pour fouiller mon esprit, me disait qu’il commençait à comprendre mon blocage.
Je prends l’insistance de Céline comme une preuve d’amour. Qu’a-t-elle à gagner de m’inviter à ses ébats, si ce n’est ma guérison ? À moins qu’elle soit inquiète de se retrouver avec un mari impuissant après le départ de son amant ? Elle a raison. Qu’est-ce que je risque ?
C’est Xavier qui baisse l’éclairage. Le salon est maintenant dans un clair-obscur plus intime. Le couple se constitue. J’ai conscience que ma présence doit les perturber. Céline surtout, car j’ai compris que Xavier n’a pas été qu’un amant, mais aussi un partenaire pour certains couples.
Mon esprit vagabonde. Combien de fois avons-nous fait l’amour dans cette pièce ? Je baissais la lumière. Céline apparaissait en robe coquine ou en petite tenue, et elle venait me séduire, moi le client attardé dans une boîte imaginaire. Une Céline si coquine et perverse que ce n’était plus ma femme mais la rencontre d’un soir, femme improbable fantasmée par les hommes, à la fois sensuelle, tendre, et pute jusqu’au langage. J’entends encore les « Baise-moi, si t’es un homme ! » ou les « Remplis-moi avec ton mandrin. Si tu sais t’y prendre, je te donnerai mon cul. »
Elle paraît bien timide, ma Céline, avec son amant. Lui fait le principal. Il la déshabille. Il se dénude aussi. Ma présence perturbe ma femme car de ce que j’ai vu de leurs rencontres, elle était autrement volontaire. Je vois bien qu’elle ne cesse de jeter des regards dans ma direction. Elle est manifestement gênée. « Ma pauvre chérie, je t’aurai décidément bien compliqué la vie… »
Xavier l’abandonne et vient vers moi.
Je m’exécute. Me voici dans une pénombre qui doit masquer mon visage. Pour le reste, le bronzage de l’été doit me dissimuler un peu.
Xavier retrouve ma femme. Si elle regarde encore vers moi par moments, je vois bien que les caresses de l’homme la troublent. C’est lui qui l’entraîne vers la table et qui l’invite à s’asseoir dessus. J’ai déjà vu pareille scène, mais de loin, pas de si près. Céline est à demi allongée, les jambes pendantes, en appui sur les avant-bras. Xavier se penche entre ses cuisses. Céline, qui me regardait, encore troublée par ma présence, se tourne vers son amant. Lui, agenouillé, s’évertue à lécher ma femme. Il sait jouer de sa bouche. Par moments je vois une langue se tendre pour disparaître dans une fente qu’il lape. Par moments c’est de ses lèvres qu’il joue. Céline s’est allongée totalement. Elle bouge son bassin, et je sais combien elle peut être gourmande de ce genre de caresse.
Et puis l’homme se redresse pour aller embrasser la femme et lui apporter le goût de son intimité. Le baiser est torride. Elle m’a oublié. Déjà elle enserre les hanches de son amant pour qu’il la possède. Céline est passée bien vite de la femme perturbée par la présence de son mari à la femelle qui demande à être prise. Il est vrai qu’une table est autre chose que la délicatesse d’un lit ou d’un canapé. La position en elle-même est un appel à la baise par une approche différente, plus sexe, plus érotique, suggérant une possession plus sauvage.
Mais Xavier ne veut pas. Il desserre la tendre étreinte des cuisses en descendant le long du corps de ma femme, jouant longuement avec sa bouche sur les seins, aspirant les tétons. Céline gémit de ses caresses. Mais pas que. Je vois bien le bras de l’homme tendu et une main caresser la chatte, pousser deux doigts dans une fente qui doit hurler son envie d’être possédée par plus, plus gros, plus long, plus brûlant. Mais non, Xavier prend son temps, et lorsqu’il termine son parcours à nouveau avec sa bouche caressante, alors Céline est vaincue. Elle bouge la tête de droite et de gauche. Elle me voit mais ne me remarque plus. Elle est tout à son plaisir. Elle guide son amant avec ses mains…
Je l’ai déjà entendue avec moi. Je l’ai déjà vue lors de mes séances d’espionnage et de voyeurisme. Mais ils sont justes à portée de main. La scène est encore plus forte. C’est beau. Mais c’est moi qui devrais être à la place de cet homme. Moi qui devrais être comme lui, en érection. Son sexe est beau. C’est beau, une bite d’homme bien raide, alors qu’une verge molle et sans vie n’inspire que tristesse.
Xavier bande, et son sexe est à l’horizontale, montrant sous la table, malgré la discrétion de l’éclairage, un gland bien dégagé, champignon qui pousse vite si la libido le demande.
Céline gronde. Elle a lâché la tête de son amant pour se torturer les seins, tordant ses tétons avec fureur.
Il y a des "Ahhhhhh" qui font mal à ceux qui ne peuvent…
Mais l’homme se redresse. Il s’empare des mollets de la femelle qu’il vient de faire jouir, les tire vers le plafond pour former un V obscène, un V de victoire, un V comme vortex. Elle est écartelée, s’offre sans vergogne à son amant. Lui, dont la queue se place. Lui, dont le gland repousse, et lui dont la queue disparaît comme aspirée dans la fente dégoulinant de salive et de jus.
Je ne peux me retenir de m’approcher, comme hypnotisé. Déjà le conquérant explore et prend possession d’un territoire pourtant de nombreuses fois déjà honoré par lui. Mais chaque fois c’est une découverte. Il la baise doucement, et je vois parfaitement sa queue sortir puis entrer pour disparaître et revenir chargée de liqueur qui l’habille d’un film gras et brillant.
Céline soupire. Le mandrin semble plus grand que le mien du temps de ma splendeur, et elle apprécie. J’ai la pensée un instant que je joue peut-être un jeu dangereux, et que même si je retrouve ma vigueur, Céline aura la nostalgie de cette bite. Les couilles de l’homme se balancent au rythme de ses mouvements. Elles aussi sont belles, peau tendue sur deux belles boules qui se préparent pour le final.
Il accélère. Son ventre claque sur les fesses de ma femme.
L’homme accélère. C’est une force brutale qui prend possession de Céline. Elle s’accroche à la table, enfilée par un braquemart de soudard.
Elle me découvre spectateur plus attentif, plus proche.
Un silence, mais le visage de Céline parle à sa place. Il la baise bien. Elle se tend vers lui. Ses reins touchent à peine la table. Elle est arquée pour encore mieux le sentir. Et lui ne se retient plus. Sa bite est magnifique. Ses couilles se balancent. Et si…
Je fais un mouvement sans vraiment réfléchir. Je passe une main pour aller toucher les deux pruneaux, les enveloppant avec douceur. Je frissonne de ce contact. Mais Xavier aussi. Il s’immobilise, et ma main devient un reposoir pour ses bijoux. Je ne comprends pas ma réaction, mais ma main ne m’obéit plus. Elle vit sa propre vie, apprécie le soyeux de la peau tendue, le poids des boules qui se gonflent de liqueur.
Xavier sourit et reprend ses mouvements. Je l’accompagne. Mon regard ne quitte plus le mandrin qui baise ma femme.
L’amant et ma salope de femme sont littéralement soudés. Lui doit se vider en elle, libérant plus de spermatozoïdes en une seule giclée que moi en toute une vie. Je presse ses bourses comme si j’avais fait cela toute ma vie. Au moins j’aurai servi à cela.
Je libère les boules et fais un pas en arrière. Xavier, littéralement couché sur sa pute, me cachait son visage. C’est celui d’une femme satisfaite. La garce !
« C’est ta faute. Tu étais bien heureux, avant, que ta femme se comporte avec toi comme une cochonne, pute d’un soir, salope toutes les fois. Alors ne lui reproche rien. C’est toi qui l’as mise dans le lit de Xavier. » me dit une petite voix. Justement, Xavier se relève et sourit. « Bon, d’accord, c’est pas mal, mais j’ai déjà fait mieux. » pensé-je en voyant son sourire satisfait.
Mais son regard regarde plus bas. Je le suis, et comme lui je découvre mon sexe en petite érection. Oh, pas le bâton bien dur que je connais, mais une tige un peu plus longue, un peu gonflée, avec un gland qui commence à se découvrir.
C’est comme si je voyais le Paradis. Du calme, du calme : disons un purgatoire, car ce n’est pas avec ce bâtonnet que je vais faire reluire ma femme. Tout le monde a le regard fixé sur mon bout, qui finalement fait son timide pour revenir en position "repos". Et si Xavier avait raison ? Si j’avais besoin du spectacle de Céline en train de se faire baiser ? Mais pourquoi ? Je n’y ai jamais vraiment pensé ni fantasmé. Et puis le résultat n’est pas si parlant…
Elle est brûlante. Elle m’embrasse. Elle me pousse. Je me retrouve assis sur le canapé et elle s’assied à mon côté tout en m’embrassant.
L’humour de Xavier ramène un peu de bon sens.
J’ai dit qu’il y a des "Ahhhhhhhhh" qui font mal car signes d’une jouissance dont je ne suis pas la cause. Mais ce "Ah…" de déception fait chaud au cœur. Céline n’est pas de bois, et elle se laisse volontiers séduire par Xavier, d’autant que c’est mon idée et que manifestement avec lui elle a trouvé un partenaire de jeux qui assure. Mais avec ce "Ah…" de regret, c’est mon retour qu’elle souhaite de tout son cœur.
Céline, assise à côté de moi, attire Xavier qui est encore debout pour s’emparer de sa bite qui se repose de ses exploits. Il se laisse faire, bien sûr. Qui refuserait une telle gloutonnerie ? Qui refuserait de voir sa queue nonchalante mais maculée de foutre et de cyprine gobée par une bouche avide ? Qui refuserait que des mains féminines se plaquent contre ses fesses pour mieux contrôler la fellation ?
C’est une démonstration parfaite :
– D’abord, que la bite alanguie retrouve sa vigueur si rapidement.
– Aussi, que ma femme y mette toute son énergie dans le but de me réveiller.
– Que sa langue lèche le bâton sur toute sa longueur.
– Que ses lèvres gobent ce qu’elle a réveillé.
Moi, je regarde. C’est beau, une pipe. Encore plus beau qu’une possession.
La bite a retrouvé sa vigueur. Les couilles gonflent. En plus, le couple se place parfaitement pour que je profite du spectacle. Mieux, ma femme me regarde du coin de l’œil, m’offrant un regard qui ne montre pas seulement un exercice de séduction. Du vice dans ses yeux. Céline prend manifestement goût à ce que je sois présent. Pire, c’est elle qui va chercher ma main pour la mettre contre les bourses qu’elle vient de gober et enduire de salive. Cette fois-ci je sens une érection. Tous les regards sont centrés sur ma queue. C’est elle la vedette.
C’est Xavier qui vient de se retirer de la gorge qui le pompait et pousse son sexe vers moi. Il a juste à tourner un peu. J’étais déjà si près que le gland est à quelques centimètres de mon visage. Un gland découvert, brillant, rose, avec la peau si délicate et sensible.
J’entrouvre les lèvres. Est-ce moi qui avance ou Xavier qui le pousse vers moi, mais mes lèvres couvrent le champignon. La peau est douce, tiède, souple mais tendue. Mes lèvres se referment. Je sens la séparation entre gland et hampe, sillon aussi délicat et sensible.
Je suce une bite. J’en caresse les couilles. Une impression de déjà-vu, déjà-fait…
La madeleine de Proust peut se cacher dans bien des choses : une forme, une tiédeur, une structure, une odeur, un goût… Tout me revient à l’esprit. J’étais jeune. J’avais chassé cette expérience de ma mémoire car certainement je la jugeais peu valorisante, voire dégradante, mais mon subconscient vivait avec. Pourtant, avec le recul, il n’y avait pas de quoi avoir honte ni d’en faire une source de souffrance.
Je faisais partie d’une équipe de rugby avec des copains du collège et d’autres ados.
Un soir, après l’entraînement, j’attends Rémy, à qui j’ai oublié de demander une info sur un devoir. Il tarde à sortir. Les autres sont déjà partis. Je rentre dans les vestiaires. Il y a encore des affaires accrochées. Personne sous les douches. Pourtant un murmure attire mon attention. Il provient du vestiaire privé de l’entraîneur. À l’époque, les cloisons ne descendaient pas jusqu’au sol, et le murmure était vraiment étrange, comme un gémissement.
Je me penche pour regarder par-dessous. La première chose que je vois, ce sont deux jambes ; me penchant encore plus, j’ai une vue partielle du vestiaire. Et là, c’est un choc : mon copain est à demi allongé sur la banquette dans une position étrange, jambes écartées ; à la façon dont l’autre garçon est placé, je comprends que tous deux se donnent du plaisir. Cela m’était déjà arrivé de me masturber devant un copain qui faisait de même pour éjaculer notre gourme. Là, c’est différent. Celui qui est debout fait plus que se branler : il a glissé sa verge dans l’anus de Rémy, et les murmures proviennent de leurs ébats.
Par-dessous, je ne vois pas bien, en particulier qui est l’autre, mais à la pilosité des jambes je comprends qu’il s’agit de Max. Max, pilier dans l’équipe, à la fois costaud et rapide, et qui fait une tête de plus que nous.
Max a-t-il menacé mon copain pour l’entraîner dans ces jeux de pédés ? Pourtant, Rémy n’est pas du genre à se laisser intimider, et en l’entendant gémir et demander à celui qui l’encule d’aller plus vite, j’ai la réponse à ma question.
Comme ils ont l’air d’arriver à la fin, je me redresse et m’éclipse dans demander mon reste.
Mais la semaine suivante, à la fin de l’entraînement alors que tout le monde se déshabille pour la douche, Max, qui s’est installé à côté de moi, me montre une gourmette.
C’est ainsi que je me retrouve seul avec lui.
C’est ainsi que je suis devenu la femelle de Max. Il a fait de moi sa lopette. Après chaque rendez-vous je me persuadais que je ne reviendrais plus, mais il lui suffisait de siffler et j’accourais. Pas de violence, pas de menaces : il me tenait par le plaisir. Après le sport – mais surtout dans ma chambre – j’étais une Juliette que Roméo venait rejoindre. Sauf que j’habitais au rez-de-chaussée et que la Juliette se faisait enculer ou remplir la gorge.
Max était à peine plus âgé mais semblait tout connaître de la vie. Il savait la puissance de la suggestion, de l’excitation apportée par la peur d’être surpris. Alors qu’il s’activait dans mon cul et qu’il me branlait afin que nous jouissions de concert, je craignais l’arrivée impromptue de mon père ou ma mère, inquiet de ce qu’ils entendraient derrière la porte de leur fils. Heureusement, leur chambre était éloignée. Quelle honte cela aurait été de me faire surprendre ainsi, enculé ou la gorge pleine de cette bite que je devais pomper jusqu’à ce qu’elle crache son jus !
D’ailleurs j’en ai encore le goût si caractéristique en bouche. Ce goût de sperme. Un peu comme lorsque Céline m’embrasse après m’avoir pompé et vidé. J’en retrouve même la texture, la fluidité. C’est comme si je revivais ce moment magique où je lui extirpais son plaisir. Le foutre qui jaillit, qu’il faut canaliser pour attendre les autres giclées. Je le sens me remplir la gorge. Ah, la puissance des souvenirs… Pourtant cela paraît si réel, si réel, même le soupir qui accompagne…
J’ouvre les yeux. Un ventre poilu. Mais c’est la réalité. Ce n’est pas Max, mais Xavier qui vient de juter. Céline est à côté, manifestement ébahie. La voix de Xavier me rappelle vraiment à la réalité :
Sans m’en rendre compte, entre souvenirs et réalité, j’ai pompé Xavier. Pompé avec manifestement assez d’ardeur pour que je le reçoive en bouche sous le regard sidéré de ma femme.
Il ne termine pas sa phrase, mais continue :
C’est ma femme qui réagit la première en s’allongeant.
« Pourvu que je reste comme ça… » je pense alors que je pousse ma queue d’une raideur anormale dans la fente encore grasse du foutre de Xavier. Putain, que c’est bon ! Cela fait… Oh, Céline referme ses jambes sur moi. Elle me veut. Elle me garde. « Mon chéri ! Mon amour ! » me dit-elle alors que, les yeux dans les yeux, je la baise. Une baise qui ne dure pas aussi longtemps que je voudrais, mais je suis comme un ado avec sa première fille qui n’arrive pas à se contrôler. Si Céline attendait mieux, elle ne le dit pas. Au contraire :
Le contrôle viendra plus tard. Pour l’instant je me reconstruis.
Je raconte à ma femme et mon désormais sauveur tout ce qui m’est revenu à l’esprit. On dit que se confier aide à surmonter un traumatisme. Moi, je me suis fait un monde de ce que j’avais vécu avec Max, avec un homme. Pourtant, ni viol, ni contraintes : j’étais consentant et appréciais. Mais lorsque Max est parti, la honte a dû me submerger. À l’époque, les "tapettes" n’avaient pas bonne presse. Maintenant, ce serait vécu comme une expérience comme une autre.
Mes confidents sont parfaits. Pas une moquerie, pas de questions. Juste une parfaite écoute.
Ah si, une question ; celle de Céline, toujours aussi perspicace :
Bonne question. Je ne sais vraiment pas. Je demanderai à mon psy ; après tout, il me coûte assez cher.
Je suis debout face au canapé. J’ai marché pendant mes aveux alors que Céline et Xavier sont restés assis sur le canapé.
Céline fait mine de se lever.
Le sourire qui accompagne cette remarque en déclenche d’autres de mes désormais complices.
Il y a maintenant quelques mois que je disais un peu la même chose en les laissant seuls ; que le temps passe vite ! Xavier va bientôt partir. Il va me manquer. Et j’imagine qu’à Céline aussi. Sûrement encore plus pour elle. Lorsque je reviens, ils me paraissent vraiment complices. Ils se parlaient et se taisent à mon arrivée.
Je plaisante. Ils ne répondent même pas. Je nous sers. Je n’ai trouvé que de la vodka au frais, mais elle fait l’affaire. Nous trinquons.
Nous l’imitons. Xavier, qui s’empare de la bouteille, remplit les verres à nouveau, et levant le bras :
Le deuxième verre secoue en passant. J’en ressers un troisième. Je le brandis comme un triomphe.
Je vois l’étonnement dans les yeux des amants.
Waouh, ça fouette ! Céline a les yeux remplis de larmes. L’émotion, ou l’alcool ? Quelle importance…
Elle se lève, me prend par la main et m’entraîne, suivis par Xavier, dans notre chambre. Aussitôt elle se colle à moi, m’embrasse, me caresse. Elle me pousse, et je sens le bord du lit. Je me laisse tomber. Elle m’accompagne. Elle est sur moi. Une main va vérifier les résultats : découvre que je réagis bien. Alors elle fait ce que lui a fait son amant, tout à l’heure sur la table. Elle me couvre de baisers. Même mes tétons ont droit à se faire sucer ; caresse inhabituelle, mais pas désagréable. Mais – et de loin – c’est lorsqu’elle s’agenouille entre mes cuisses et s’empare de ma verge que je sais que je suis guéri : ma bite se tend dans sa gorge, bâton qu’elle a bien du mal à gober entièrement malgré sa bonne volonté.
En appui sur les deux bras je la regarde. C’est bien ma queue qu’elle pompe. Les filets de salive qui s’étirent, c’est entre ses lèvres et mon gland. Même mes couilles refont connaissance avec ses mains et sa bouche. Putain, que c’est bon ! De spectateur je suis devenu acteur, et c’est Xavier qui regarde. Il bande.
Cela me paraît naturel qu’il s’approche de moi pour me donner sa bite. Sa bite, je vais en faire un moulage et la couler dans le bronze pour en garder des souvenirs qui trôneront dans chaque pièce de cette maison, sans oublier la terrasse. C’est elle qui a servi de déclencheur. En plus, elle est belle, longue, élégante, et…
Je le suce. Il m’aide à bien le gober en plaquant une main derrière ma tête pour me pousser vers lui. C’est bon. J’ai le souvenir de Max qui, dans ma chambre, me faisait allonger, la tête très au bord et lui qui, fléchissant les jambes, me baisait la gorge. Je voyais ses grosses couilles qui avançaient et me chatouillaient le nez lorsqu’il s’était enfilé tout entier. C’était l’époque du Watergate et de "gorge profonde", expression qui avait fait le tour du monde, en particulier chez nous les jeunes. Et Max me faisait une "gorge profonde" à sa sauce. Je pleurais, je toussais, mais pour rien au monde je n’aurais montré une faiblesse. Oh, que non, et lorsqu’il m’avait balancé sa crème il adorait me voir faire des bulles avant de l’avaler. J’avais reproduit cela avec Céline sans me douter que j’avais moi-même été à sa place.
Pendant ce temps elle me pompe. Et puis je la vois se lever, chasser d’un geste Xavier pour venir sur moi en 69. Sa chatte aussitôt m’étouffe. Mon nouvel horizon est limité, mais ô combien goûteux ! Suc de femme, foutre d’homme. De deux hommes : Xavier et moi. Elle adore lorsque je la lèche. J’en sens le plaisir sur ma bite qu’elle vient de reprendre ; c’est fou comme un grondement se transmet par une bite… Je suis revenu. Merci, mon Dieu ! Dieu de luxure et de perversion, mais qu’importe !
La coquine abandonne ma queue pour me lécher l’anus. Mes confidences l’ont rendue audacieuse, elle ne l’avait jamais fait ; il faut dire que je ne lui avais jamais demandé, et si son cul a été l’objet de toute mon attention depuis qu’un journal – statistiques en guise de preuve – a montré que beaucoup de couples pratiquent la sodomie, je ne l’ai jamais sollicitée pour le mien.
Cherchez l’erreur !
Elle me reprend en bouche. Je suis presque déçu qu’elle n’ose pas plus, mais la seconde suivante je comprends. Des mains écartent mes cuisses. Un corps se glisse entre elles. Une main soulève mes couilles. Qui, de Céline ou de son complice ? Céline qui semble se figer en se redressant. La coquine laisse un peu de place, ou bien veut-elle assister au spectacle qui se prépare ? Mes aveux ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd, et Xavier n’a rien d’un sourd !
Je sens sa queue pointer mon cul. Un cul qui a été délaissé pendant tant d’années mais qui n’a pas oublié, même si son propriétaire, lui, avait oublié. Je le sens qui avance. C’est extraordinaire. Tous ces souvenirs qui se bousculent alors qu’il avance, avance et me remplit. Ma queue semble vibrer. Céline la caresse d’une main négligente. Sent-elle cette chaleur qui la gonfle, ce surcroît d’envie ?
Elle est au premier rang. « Combien de femmes ont assisté à ce qu’elle voit ? Ne va-t-elle pas me mépriser après cela ? Serai-je encore son mari, un homme à part entière si je me laisse enfiler par son amant ? »
Xavier obéit. Il se cale au fond de mon cul avant de commencer à bouger. Même s’il n’a jamais enculé un homme, il a l’expérience des femmes, au moins de la mienne que j’ai vue cambrée comme une pute alors qu’il lui labourait le cul. Justement, la pute vient vers moi. Elle se tourne. Elle me chevauche. Elle guide mon dard dans sa fente. Elle s’assied dessus. Elle s’allonge sur moi. Elle tortille du cul pour mieux se prendre.
« Et moi donc ? » pensé-je. Mais je suis tout à mon désir retrouvé. Désir de me laisser chevaucher par une cavalière qui s’empale sur mon dard mais aussi désir de me faire enfiler avec chaque coup de reins qui me ramène vingt ans en arrière.
Que demander de plus ?
Chaque coup de bite de Xavier propage une onde qui se transmet à ma propre queue. Un instant, Céline reste immobile, enchâssée à fond pendant que son amant me sodomise. Un voyeur verrait un méli-mélo de corps imbriqués les uns dans les autres.
Je suis la femelle de Xavier. La preuve : non seulement il m’encule sans retenue, mais comme Céline tout à l’heure il me tire les jambes au ciel, me faisant cambrer pour que mon cul se détache du lit. C’est drôlement bon de se sentir ainsi, disponible pour leur désir. Ils accélèrent. Sans vraiment se donner le mot, ils sont en cadence. Qui est le marteau ? Qui est l’enclume ? Mais moi je sais qui est entre les deux, marteau et enclume de chair. Toujours plus vite, toujours plus fort. La vodka libère de toutes les inhibitions, et le vice, la perversité, la sodomie, le triolisme deviennent des vertus.
Dire que nous jouissons ensemble serait mentir, mais chacun apporte sa contribution à l’orgasme de l’autre. Sentir Xavier se vider en moi me fait libérer ma gourme dans une fente qui a déjà exprimé son plaisir.
* * *
Xavier n’a pas regagné son appart’ ; il est devenu locataire du nôtre. Enfin, si on peut appeler ainsi un locataire qui paie son loyer en nature, passe plus de temps dans notre lit que dans le sien et qui se démultiplie pour répondre à des envies toujours renouvelées.
La veille de son départ il nous a fait deux cadeaux.
Le premier, un gode-ceinture avec tout un assortiment d’accessoires de tailles et de couleurs différentes, y compris un que l’on peut remplir de liquide pour le restituer au moment souhaité. Celui-ci, nous l’avons essayé aussitôt, et pour la première fois je me suis fait enculer par Céline, elle-même sodomisée par notre amant
Le second, un numéro de téléphone. Un couple dont le mari avait besoin de voir sa femme baisée pour bander. « Appelez-les de ma part ; vous devriez vous entendre. »
Tout un programme.
Si nous avons repris une vie de couple, les souvenirs ne cessent de nous hanter et nous avons décidé de contacter ces gens.
Mais la vie est malicieuse.
Nous venons de faire l’amour. Céline m’a longuement enfilé et je me suis vidé dans sa gorge. Nous reposons sur le lit, enlacés comme de jeunes amoureux.
Je reste abasourdi.
Céline rit de bon cœur :