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n° 18491Fiche technique24780 caractères24780
Temps de lecture estimé : 15 mn
29/07/18
Résumé:  C'est les vacances : canicule, trains bondés et retards sont à prévoir. Mais c'est aussi l'occasion de mener d'intéressantes expériences.
Critères:  f fh gros(ses) lunettes vacances train cérébral voir exhib fmast hmast nopéné
Auteur : DrFaustroll            Envoi mini-message
Le train gémira trois fois

35° à l’ombre. Et encore, l’ombre se fait rare. J’arrive en sueur sur le parvis. La grande horloge me signale que mon train part dans cinq minutes. Je n’ai pas la moindre idée du quai que je dois atteindre, encore moins du wagon, et ne parlons même pas de ma place. Et devant la gare, la cohue.


Je prends une grande inspiration et m’engage dans la foule. Je joue de mes sacs pour me frayer un chemin parmi les voyageurs assommés par la chaleur qui, comme moi, cherchent leur place dans ce chaos.



Une voix courroucée m’interpelle mais je n’ai pas vraiment le temps de m’en préoccuper. Un coup d’œil au tableau d’affichage m’a donné la ligne à suivre, en me rappelant au passage que le départ du train était imminent. Pas le temps, pas le temps, pas le temps, je murmure une excuse en m’engouffrant sur le quai.


J’ai à peine le temps d’attraper une porte et de me glisser dans un wagon que la sonnerie retentit. Je sens le train s’ébranler sous mes pieds, prendre de la vitesse tandis que les retardataires s’écharpent avec les contrôleurs qui leur ont bloqué l’accès au quai. Je souffle enfin. Je suis dedans.


Je suis trempé de sueur. D’un geste nerveux, je déboutonne un bouton de ma chemise afin de me laisser un peu d’air. Un coup d’œil dans la vitre me confirme mes craintes : je ne ressemble à rien. Quand je prends le temps de soigner mon apparence, on pourrait me qualifier facilement de charmant jeune homme. Mais aujourd’hui, cela ne vaut même pas la peine d’essayer : mes cheveux en bataille, mes vêtements trempés, le teint rouge, je peine à reprendre mon souffle tandis qu’autour de moi les voyageurs se battent pour ranger leurs imposantes valises.


Je progresse le long de la rame. Je tente de retrouver ma place, située dans le sixième wagon. Je traverse tant bien que mal le cinquième avant d’arriver, penaud, devant la porte du septième. Je dois avoir l’air particulièrement pitoyable, au point qu’un contrôleur de passage m’interpelle.



Le contrôleur me regarde d’un air désolé et m’explique que les passagers du wagon oublié ont été relogés dans un wagon spécial situé en bout de train. Il s’excuse, piteux, tandis que je reprends mon chemin, tout aussi piteux.


Après quelques minutes de progression rendue pénible par la chaleur étouffante, je déboule enfin dans le couloir du wagon indiqué par le contrôleur. On y cuit toujours autant que dans le reste du train, mais c’est un wagon à compartiments, apparemment calme. Je rôde dans le couloir, lorgnant à travers les portes vitrées pour trouver un compartiment qui ne soit pas trop encombré. Visiblement, c’est une denrée rare. Je croise des familles forcées de se partager les minuscules espaces que la compagnie leur a attribués, des enfants qui hurlent, des groupes d’adolescents qui me chassent d’un regard courroucé : la faune habituelle des départs en vacances. Au bout de la rame, je repère un coin tranquille, un compartiment vide, ou presque : seule une jeune femme semble s’être installée là.



Elle lève le nez de son ordinateur et me dévisage, silencieuse. Pris au dépourvu, je fais de même pendant quelques instants avant de détourner mon regard, confus.



Des feuilles de papier et des cahiers encombrent la petite tablette centrale du compartiment ; elle s’empresse de les ranger dans des porte-documents colorés qu’elle extirpe d’une de ses mallettes. Je jette tant bien que mal mes sacs dans les rangements aménagés au-dessus des fauteuils et je m’assois, face à elle. Je profite de l’occasion pour confirmer ma première impression : elle est étrangement jolie.


Elle doit avoir une trentaine d’années, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, je n’ai jamais été doué pour jauger ces choses-là. De grosses lunettes aux montures rondes cerclent son visage tout aussi rond, et ses cheveux sont retenus par un chignon négligé du plus bel effet. Elle porte un chemisier blanc et une jupe noire très sobre ; une veste de tailleur est posée sur le fauteuil à côté d’elle. Très pro. Très sérieuse. Elle ne me jette même pas un regard et continue de ranger ses documents qui semblent envahir le compartiment minuscule que nous devons nous partager. Un voyage d’affaires, probablement : elle n’a pas vraiment la dégaine d’une vacancière, plutôt celle d’une employée de bureau envoyée dans un quelconque salon du sud de la France.



Armé de mon sourire le plus convaincant, je tente d’engager la conversation. Elle lève à nouveau la tête, l’air intrigué.



D’un hochement de tête, elle me montre le hublot ridicule entrouvert sur la paroi du compartiment : ce sera notre seul source d’air frais pour les cinq heures de trajet qui nous attendent, et cette simple perspective manque de me faire défaillir.


Je ne trouve rien de plus intéressant à ajouter, et ma charmante voisine de chambrée profite de l’occasion pour dégainer un imposant casque audio d’un de ses sacs et se replonger dans la contemplation de son écran d’ordinateur. Je n’ai même pas eu le temps de lui demander son nom. Si les écouteurs peuvent laisser croire à certains imbéciles que la conversation va se poursuivre, les casques sont sans appel. Je plonge le regard vers le paysage qui défile maintenant à nos côtés avant de m’assoupir dans la moiteur étouffante, la tête collée contre la vitre.


Un grondement me réveille : le train passe sous un tunnel. Depuis combien de temps est-ce que je dors ? J’ai perdu toute notion du temps. J’ai l’impression que mon corps est encore endormi. Mes membres sont lourds comme si mon sang avait soudainement pris une consistance épaisse et battait au ralenti dans mes veines. J’ouvre à peine les yeux et j’aperçois les joues rondes de ma voisine de compartiment, toujours plongée dans son travail, les yeux rivés à l’écran et le casque vissé sur les oreilles.


Comme elle n’a pas l’air d’avoir remarqué mon réveil, je me prends à rêvasser en observant ses jambes. C’est sûrement un horrible défaut, mais mon imagination ne peut pas s’empêcher de s’emballer quand je suis dans cet état de torpeur abrutissante. Je me surprends à rêver de ces jambes potelées que j’aperçois du coin de l’œil. J’observe sa poitrine comprimée sous son chemisier blanc et je m’imagine embrasser ses seins, la serrer contre moi et lécher méticuleusement la courbe de sa poitrine jusqu’à mordiller les tétons que je devine à peine sous le tissu blanc.


Une nouvelle secousse, plus forte que les autres, me tire de ma rêverie. Le train ralentit soudainement avant de reprendre sa course, juste assez pour envoyer valdinguer nos affaires dans l’ensemble du compartiment. Dans une fulgurance qui me surprend moi-même, j’attrape ma valise avant qu’elle ne s’écrase sur ma nuque. Les porte-documents de ma voisine s’envolent comme une nuée de pigeons tandis qu’on entend un cri de fureur étouffée venant du compartiment voisin, occupé par les deux familles. Le silence retombe, interrompu un bref instant par le crachotement des haut-parleurs pour excuser platement ce « petit coup de frein malencontreux ».


Je lève les yeux au ciel mais quelque chose attire mon attention. Un son, vaguement étouffé, comme un… gémissement ? Je tends l’oreille. Il gagne en puissance, en intensité. C’est une voix de femme qui jaillit là, enfoui sous les porte-documents et les feuilles volantes. Je lève un regard interrogateur vers la femme en tailleur. Elle ne répond pas mais se jette sur son ordinateur et s’empresse de rebrancher le câble de son casque que la secousse avait arraché.


Nous nous rasseyons, en silence. Je tente un sourire gêné, mais elle n’a pas l’air de vouloir affronter mon regard. Et pourtant, j’aurais bien des choses à lui demander. Est-ce qu’elle regardait un porno sur son ordinateur ? Ça serait l’hypothèse la plus plausible, je le sais bien. Et je n’aurais rien à y redire. En 2018, tout de même, j’imagine qu’il est tout à fait légitime de se laisser aller à ses vices, tant qu’on le fait discrètement.


Mais je reste perplexe. Le regard braqué sur la vitre, je guette son reflet. Peut-être a-t-elle cru que j’étais profondément endormi et qu’elle pouvait se le permettre sans risques ? Peut-être ne suis-je pas le seul à qui la moiteur étouffante du wagon donne des idées perverses. Ce qui serait rassurant, après tout. Mais chaque coup d’œil à son reflet ravive mes doutes.



C’est sorti tout seul, sans que je ne m’en rende vraiment compte. Je vois ses yeux se lever vers moi et ses joues s’empourprer. J’imagine que la gêne se lit également sur mon visage : ce n’est pas vraiment le genre de sujet que l’on aborde pour faire la conversation. La preuve, je ne parviens même pas à finir ma phrase.


Elle ne me répond pas, laissant le bruit des rails s’installer à nouveau entre nous. Elle m’a fixé un instant. Mais rapidement, son regard se braque à nouveau sur son écran, et elle me laisse seul à mon embarras.


Peut-être devrais-je changer de wagon ? La chaleur était déjà insoutenable ; la gêne qui s’y ajoute n’est guère mieux. Je remue dans mon fauteuil, mal à l’aise. D’instinct, je tourne à nouveau les yeux vers le hublot et le paysage qui défile derrière. Mais je ne peux échapper à son reflet à elle, concentrée sur son ordinateur, visiblement plus mal à l’aise que moi encore. Et cette vision me rappelle à quel point je suis un imbécile. Après tout, ce qu’elle regarde sur son ordinateur n’est pas mon problème, et j’ai été stupide de laisser cette question m’échapper. Je me morfonds en silence quand soudain… un sourire ?


Est-ce bien un sourire que je crois apercevoir dans ce reflet, ou mon imagination me joue-t-elle des tours ? Elle relève les yeux vers moi et me jette un étrange regard. Elle me fixe. Cela fait une dizaine minutes que nous sommes là, silencieux, depuis que j’ai eu le malheur d’ouvrir ma gueule. Elle n’a pas décroché les yeux de son écran jusqu’à maintenant. Et maintenant, elle me regarde, un sourire aux lèvres.



Je me tourne vers elle, interloqué. Elle chuchote presque, sur le ton de la confidence. Son casque a glissé de ses oreilles et se trouve maintenant posé sur la table basse installée entre nous. Elle le pousse vers moi, en continuant :



Curieuse métamorphose. Cette jeune fille qui me paraissait sérieuse et concentrée sur son travail me regarde maintenant comme si elle s’apprêtait à me dévorer. Elle se délecte de mon désarroi, je crois, et rien ne semble pouvoir l’arrêter.



Elle croise et décroise ses jambes, par jeu. Je reste interdit, pendu à ses lèvres que je ne peux m’empêcher de trouver jolies. J’aimerais l’embrasser, mais c’est une idée stupide : je préfère entendre ce qu’elle a à me dire.



Elle s’interrompt pour jeter un coup d’œil vers la porte. Un contrôleur vient de passer dans le couloir sans nous prêter la moindre attention. Cela a suffi à me faire sursauter, mais voilà qu’elle se lève prestement pour aller fermer la porte du compartiment et tirer les rideaux, puis elle reprend :



Elle s’adosse à la porte close et me regarde, penchant la tête sur le côté. Elle rajuste ses lunettes rondes, un dernier coup d’œil en direction du couloir, puis retourne s’asseoir face à moi et pousse à nouveau le casque dans ma direction.



Je scrute son regard à la recherche d’un quelconque piège, mais je ne trouve rien d’autre qu’une légère appréhension. Sa respiration s’accélère alors que ma main se saisit du casque. La chaleur est maintenant étouffante ; la porte fermée et les rideaux clos n’arrangent rien Je tremble en enfilant les écouteurs sur mes oreilles, mais je suis bien infoutu d’en déterminer la cause exacte : la gêne ? La chaleur ? Ou tout simplement le trouble qui s’est emparé de moi à l’écoute de son petit laïus ? Sûrement un peu de tout ça.


Elle retourne à sa place et lance la lecture, sans jamais me lâcher des yeux. Elle guette mes réactions : je suis devenu, sans même le savoir, son sujet d’expérimentation. Dans quelle situation me suis-je encore fourré ?


Tout d’abord, je n’entends rien. Je lève les yeux vers elle, interrogateur, mais je ne rencontre que son sourire joueur qui m’invite à attendre. Puis je crois entendre une voix, étouffée et lointaine, comme dans un oreiller. Et j’entends à nouveau les gémissements, discrets mais persistants, qui se répètent lentement, s’amplifient et gagnent en volume. Et à mesure que le son de sa voix se fait entendre dans les écouteurs, je vois son sourire qui s’élargit un peu plus. Je ferme les yeux, instinctivement, pour me concentrer sur ces gémissements de plaisir qui gonflent, parfois interrompus par un rire coquin ou par quelques mots susurrés tout contre mon oreille : « Caresse-moi… Encore… Juste comme ça… » À bout de souffle, haletante, sa voix me donne l’impression de parcourir mon corps comme une caresse invisible.


J’ouvre les yeux. Elle a ouvert son chemisier, toujours assise confortablement dans le fauteuil d’en face, et ses doigts courent sur sa chair exposée, ses seins lourds libérés de leur carcan, son ventre rond, son bassin encore prisonnier de sa jupe si sage. Je vois ses lèvres qui murmurent des mots que je ne peux pas entendre, car la seule voix qui occupe maintenant mon esprit est celle qui résonne dans les écouteurs : sa voix.



La voix s’intensifie, gagne en puissance et en intensité. Je sens mon sang bouillir, mon sexe se raidir alors que je la vois retrousser lentement sa jupe. Elle prend son temps, savoure son effet. Ses jambes restent closes tandis qu’elle dévoile centimètre par centimètre ses cuisses généreuses et luisantes de sueur. J’aperçois une mince culotte rose, qui paraît ridiculement petite pour sa taille. On la croirait prête à disparaître soudainement, comme si elle se rendait compte de sa propre inutilité en cet instant. Elle allonge ses jambes nues au-dessus de la table, posant ses pieds sur mes épaules, et entreprend de faire glisser son sous-vêtement Lentement. Toujours lentement. Et toujours sa voix, tout près de mon oreille, qui me torture et me tente, entre deux gémissements.



D’un geste habile de ses pieds, elle laisse tomber la petite culotte sur mes genoux et replie ses jambes contre elle. Elle jette un coup d’œil à l’écran de l’ordinateur et pianote quelque touches. J’entends le volume de l’enregistrement monter par petites touches à peine perceptibles.



Ma respiration se fait de plus en plus difficile. Plus rauque, plus haletante. Je jette parfois un coup d’œil du côté de la porte, terrifié à l’idée qu’un contrôleur ou un voyageur perdu se décide à passer la tête pour voir ce qu’il se passe dans ce petit habitacle de verre, mais chaque fois mon regard retombe sur elle, ensorcelé. Je vois sa main se glisser doucement entre ses cuisse et ses doigts qui vont et viennent sur son entrejambe. Sans aucune pudeur, elle caresse devant moi ses lèvres gonflées et trempées. Elle ne me lâche pas des yeux. Sans même m’en rendre compte, je fais de même. Ma main caresse mon sexe, machinalement, et je crois que ma réaction l’encourage à continuer. Et la voix dans les écouteurs ne s’arrête pas.



Moi, je la vois. Mais sa voix me paralyse. Elle a écarté ses jambes, les pieds posés sur la table, et elle continue de se branler sous mes yeux, un air de défi sur le visage. Et je reste immobile, à ma place, fasciné par ce spectacle indécent qui s’offre à moi sans prévenir. J’aimerais pourtant me jeter sur elle, obéir à sa voix qui me murmure maintenant des mots crus et sans ambiguïté. C’est comme si ses paroles se faisaient de plus en plus chaotiques et décousues. Elle gémit, encore et encore, et je ne parviens même plus à savoir si la voix que j’entends provient de l’enregistrement ou bien de sa bouche à elle, juste là en face de moi. Son visage se tord, elle se mord les lèvres et lutte pour réprimer ses soupirs. Mais dans le casque, je l’entends rugir et supplier comme une damnée :



Sa main accélère frénétiquement. Elle ne prête plus attention à moi, maintenant ; les yeux clos, elle se laisse complètement aller à son plaisir. Son corps est secoué de tremblements, ses muscles se tendent à chaque vague de plaisir qui la traverse et la laisse tremblante. Dans le casque, ses gémissements et ses suppliques se transforment en grognements animaux à mesure qu’elle s’abandonne complètement. Je la regarde s’arc-bouter une dernière fois sur son fauteuil alors que retentit dans mes oreilles un long soupir de satisfaction. Puis un rire. Mutin.


L’enregistrement se termine là-dessus, mais je reste paralysé, incapable de bouger le moindre muscle. Je sens tout mon corps se tendre sous l’effet de l’excitation ; ou bien est-ce la chaleur ? Ma vision se trouble.


Mon inconnue m’observe, attentive Nous restons face à face, en silence pendant plusieurs longues minutes, à nous dévorer du regard l’un l’autre sans pouvoir dire un mot. Moi, au sommet de mon excitation et elle satisfaite et visiblement très heureuse de son petit effet. Elle reprend sa respiration, souriante, quand une sonnerie retentit dans le train, suivie du grésillement des haut-parleurs :



Je tourne la tête et j’entends la grande cavalcade des voyageurs qui se précipitent dans le couloir pour être le premier arrivé au compartiment à bagages. Cela me surprend, comme un retour brutal à la réalité. Je réalise que mon inconnue a récupéré son casque sans même que je ne m’en aperçoive. Elle est déjà debout, jette son ordinateur et ses documents dans un grand sac. Par la fenêtre, je vois le quai qui défile à toute vitesse. J’entends la porte s’ouvrir. Elle a déjà attrapé ses affaires et s’apprête à s’engager dans le couloir.



Elle se tourne vers moi, un sourire énigmatique sur les lèvres. Elle ne dit pas un mot, mais elle fait pivoter sa tête de gauche à droite en signe de dénégation : le message est assez clair, je crois. Elle me jette un dernier regard, presque attendri, complice, avant de s’engouffrer dans la cohue et de me laisser seul dans le compartiment.


Je n’ai même pas eu le temps de lui demander son nom… et c’est peut être bien mieux comme ça. Autour de moi, les voyageurs se pressent vers le quai, rejoignent de la famille ou des amis. Mais tout cela me paraît encore irréel ; j’ai l’impression d’être encore ailleurs. Je regarde la foule sur le quai, cherchant des yeux la silhouette de mon inconnue mais je ne la retrouve pas. Elle a disparu sans laisser d’adresse. J’attrape mon sac. Un coup d’œil à mon reflet m’informe que je ne ressemble toujours à rien.


Avant de descendre sur le quai, je repense à l’expérience inattendue que je viens de vivre. Les vacances s’annoncent étranges. Tant mieux.