En arrivant à Dijon, je sympathise avec Ariane. Rapidement il me semble qu’elle est attirée par les filles, même si elle me dit avoir un copain. Je me dis que cette fille a des pulsions lesbiennes refoulées ou qu’elle est bisexuelle. Cela ne me dérange pas, étant moi-même bisexuelle convaincue, choisissant mes partenaires, non du fait de leur sexe, mais des atomes crochus que je peux avoir avec eux. Je le vis très bien sans pour autant le crier sur les toits.
Aux beaux jours, elle m’invite dans sa maison familiale à la campagne pour le week-end.
- — Tu vas voir, Sibylle, c’est une maison dans les bois. Pour se reposer, c’est l’endroit idéal.
- — Très bien ; après ces dernières semaines, j’ai vraiment besoin de faire une pause.
- — Je suis heureuse que tu aies accepté mon invitation.
- — Nous serons seules ? je lui demande.
- — Oui, mes parents qui vivent à l’étranger n’y mettent jamais les pieds, et mon frangin est absent pour le moment. Je te préviens, ce n’est pas le grand luxe. C’est une maison de campagne, pas un château.
Nous partons avec ma voiture. Pour voyager, je porte une robe d’été légère avec de fines bretelles. Et peu après notre départ, Ariane me dit :
- — Je me trompe ou tu n’as pas mis de soutien-gorge ?
- — Bien vu. Ça se voit tant que cela ?
- — Bah, déjà sur les épaules il n’y a que les bretelles de ta robe, et puis tes seins tressautent lorsque le route et déformée. Remarque, il fait si chaud que tu as bien raison, avec la poitrine que tu as. Moi je n’oserais jamais : mes nichons sont trop lourds.
- — C’est vrai que j’ai une poitrine plus menue que la tienne, mais il est rarement trop tard pour abandonner les soutifs. Ce n’est pas un problème de taille ; la seule chose, c’est qu’il est déconseillé de se lancer dans le mouvement seins libres du jour au lendemain lorsqu’on a de gros lolos, mais d’y aller petit à petit et avoir quelque chose qui maintient les seins au début. Il n’y a que si tu as une ptôse, lorsque le téton regarde le plancher, qu’il est malheureusement trop tard.
- — Non, heureusement, ce n’est pas mon cas. Mais tu dis « abandonner le soutif » ; tu veux dire ne pas en porter du tout ?
- — Oui, car moi, je n’en porte jamais.
- — Quoi ? Tu n’en as jamais mis ?
- — Si, jusqu’à mes 18 ans, il y a cinq ans. Et puis, un été je n’en ai pas mis : le jour en bronzant sur la plage et la nuit je dormais à poil avec mon copain, le reste du temps ça ne me posait pas de problème. Et puis, après les vacances, j’ai eu envie de ne plus en porter du tout. Je le faisais à certains moments de la journée, chez moi. Puis j’ai commencé à sortir sans soutif, mais au début j’en prenais toujours un avec moi, au cas où. Puis ça a été des journées complètes, jusqu’à éradiquer totalement ce sous-vêtement.
- — Mais tes tétons peuvent pointer le bout de leur nez sous ta tenue.
- — J’en ai bien conscience. D’ailleurs, dans les premiers temps, lorsque je n’avais pas l’habitude, le frottement de l’étoffe sur le mamelon le faisait réagir, se dresser, et donc se laissait voir. Cela peut encore m’arriver aujourd’hui ; j’assume. D’ailleurs, je crois que ça va se produire bientôt.
En passant le doigt sur le bout de mes seins, je sens mes tétons durcir et se tendre sous la robe.
- — Pour moi, je continue ; c’est aussi naturel qu’un clignement d’œil. Et puis même avec un soutif, on voit parfois la pointe des seins.
- — Tu n’es pas gênée et tu n’as jamais honte. Comme j’aimerais être comme toi…
- — Lorsque les seins sont en liberté, ils bougent, ils vivent, et je me sens libre. Il n’y a rien d’immoral là-dedans. Aucune loi n’interdit de vivre seins-libres.
- — Mais pour aller au travail, comment ça se passe ?
- — Ma chef de service est au courant ; ma collègue aussi, et elle s’y met progressivement. J’ai un collègue aussi qui a compris, et il n’est pas chiant ; il a simplement dit « Pourquoi pas ? » En tout cas, pour rien au monde je ne reviendrais sur l’option d’avoir redonné leur liberté à mes seins.
- — Et si tu vas chez le médecin ?
- — Alors là, ce n’est pas un argument valable. Ils en voient des vertes et des pas mûres dans leur cabinet, les toubibs. Ça a un peu étonné mon précédent généraliste qui avait plus de 60 ans, mais pas du tout mon nouveau qui est de la nouvelle génération. Quant à mon gynéco, il m’a félicitée.
- — Mais parfois ça se voit beaucoup, comme là par exemple.
- — Mes tétons savent qu’on parle d’eux, C’est pour ça qu’ils réagissent. Là avec toi, je m’en fous, mais on peut vivre seins-libres tout en restant discrète, sans exposer sa poitrine aux yeux de tous. On peut porter un top en tricot ou en tissu épais imprimé. Si tu veux plus de maintien, rien de tel qu’une brassière qui soutient sans emprisonner tes seins. C’est parfait pour les filles qui ont une poitrine proéminente comme la tienne.
Un ange passe dans la voiture. Ariane ne semble pas être choquée par mes révélations. Je lui laisse cependant le temps d’intégrer tout ce que je viens de lui dire. Au bout de quelques minutes, j’estime que c’est le moment d’en rajouter une couche :
- — D’ailleurs, je ne porte pas de culotte non plus.
- — Tu veux dire que tu as le cul à l’air, là ?
- — Oui.
- — Et lorsque je te vois en ville, habituellement, tu ne portes ni soutif, ni culotte ?
- — Parfaitement. Il n’y a que lorsque je suis en pantalon, ce qui est très rare, que je mets une culotte en coton pour que ma vulve puisse continuer à respirer un minimum. Elle n’a pas l’habitude d’être emprisonnée, la pauvre. Par contre je ne mets jamais de culotte avec des dentelles et des fanfreluches ou de string.
- — Ça ne se voit pas.
- — Je suis heureuse que tu me le dises. Remarque, on est toujours nu sous nos vêtements. Après, la question c’est de savoir combien il y a de couches.
- — Et tu es à l’aise ainsi ?
- — Au début, j’avais l’impression que tout le monde me regardait, que tout le monde savait. La première fois, c’était chez mon gynéco. J’étais venue sans soutif, mais avec une culotte. Après l’examen où je m’étais mise à poil, impossible de retrouver mon slip. On a cherché, le médecin et moi, sans résultat. Alors je suis rentrée chez moi le cul à l’air sous ma robe. Un peu plus tard, mon string m’avait irrité la peau par des frottements au niveau de l’aine ; alors pour cicatriser, je n’ai pas mis de culotte. Et puis un jour, sans faire exprès, je n’ai mis aucun sous-vêtement. La sensation a été étrange entre une certaine gêne, le regard des autres comme je te le disais, et le bonheur d’une liberté à nouveau conquise : après avoir libéré mes nichons, je libérais ma chatte et ma vulve.
- — Et ta chef ou ta collègue, elles sont au courant ?
- — Ma chef, je ne crois pas qu’elle le sache ; tout au moins, nous n’en avons pas parlé. Ma collègue oui, mais elle n’est pas prête à le faire. C’est une question de temps. Elle a tout de même essayé, comme 42 % des femmes. Oui, Ariane, 42 % de femmes ont effectivement avoué être sorties sans culotte au moins une fois.
- — J’enlève souvent mon string – je suis très string – lorsque je rentre chez moi, ou je n’en mets pas lorsque je n’ai pas à sortir. Mais jamais je n’ai eu l’idée ou l’envie de me balader dehors sans slip. Tout ce que tu me dis est si étrange…
- — Si tu ne me crois pas, vérifie par toi-même.
- — Non, non, je te crois.
- — Je ne te choque pas au moins ?
- — Non, c’est seulement que j’aimerais avoir ton audace.
- — Tu sais, les mecs adorent avoir accès à mon sexe sans aucune barrière. D’autant plus que je suis du genre open-bar. Une fois, à Paris, dans le métro bondé, mon copain m’a pelotée le cul et m’a planté un doigt dans le con ; il l’a fait tournoyer à l’insu de tout le monde. Moi, je me mordais les lèvres pour ne pas jouir et éveiller l’attention. Malheureusement, à la station suivante, il a dû arrêter.
**********
Lorsque nous arrivons à la maison, il y a une surprise : une voiture est garée devant. Nous ne sommes pas seules. Un garçon sort de la bâtisse ; il est beau, grand, une tignasse brune entourant un visage jeune et jovial. Comme il est torse nu, je peux admirer ses abdos en forme de plaquettes de chocolat.
- — Sibylle, me dit ma copine un peu désappointée, je te présente mon frère Lucas.
- — Bonjour, lui dis-je en lui faisant la bise. Ariane m’avait dit que tu ne serais pas là.
- — Eh bien j’y suis. Oh, je ne vous dérangerai pas trop. Je viendrai coucher ici, mais le reste de la journée j’irai par ci, par là.
- — Tu ne devais pas aller en Angleterre avec ta copine ?
- — Disons qu’elle est partie sans moi et qu‘elle m’a remplacé par un autre mec qui a pris ma place au pied levé. Enfin, je crois qu’il était dans la place – je devrais dire dans son con – depuis un petit moment. Comme je ne suis pas du genre à tenir la chandelle, je suis venu m’isoler ici sans pour autant me morfondre.
Le seul problème c’est que la seconde chambre étant occupée par Lucas, je vais devoir partager celle d’Ariane et également son lit, puisqu’il n’y en a qu’un. Une difficulté qui n’en est pas une pour moi. Alors nous nous installons, Ariane me fait remarquer :
- — Tu as les tétons qui pointent sous ta robe, et avec la transpiration on ne voit qu’eux. Je peux te dire que Lucas ne les a pas quittés des yeux.
- — Eh bien, qu’il se contente. Il se pourrait même qu’il puisse les voir sans aucun voile. Je montre volontiers mes nénés à qui me le demande gentiment. Celui qui me dit « Fais voir un peu tes nichons ! » n’y aura pas droit ; à l’inverse, pourquoi refuserais-je une jolie vision à celui qui me dit « Vous avez une belle poitrine. » ? Ou alors je m’en sers comme arme pour en boucher un coin à des mecs un peu trop collants : « Tu veux voir mes nichons ? Eh bien viens un peu par-là ! » Je peux t’affirmer qu’ils perdent tous leurs moyens ; les mecs n’aiment pas qu’on les domine : ils n’ont plus de couilles après.
Ariane me propose de prendre une douche.
- — Vas-y, me dit-elle, j’irai après toi.
- — Si tu veux, on la prend ensemble.
- — Euh, oui… dit-elle après une petite hésitation, pourquoi pas ?
Je lis dans ses yeux comme une lueur de gratitude. Je sens que ma copine a envie de moi. Je ne suis pas particulièrement attirée par elle, cependant je ne lui résisterai pas, ma vie sexuelle ressemblant actuellement au Waterloo de Victor Hugo : « Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine ! » J’aimerais aborder des terrains plus accidentés. Et puis qui sait, de sauter la sœur me permettra peut-être de me faire sauter par le frère, qui ne m’a pas déplu lors de notre arrivée.
Je fais passer ma robe par-dessus ma tête et suis intégralement nue devant ma copine. Pourquoi devrais-je éprouver de la pudeur à me déshabiller devant une fille ? En plus, si elle doit devenir ma partenaire sexuelle, pourquoi se cacher ? Autant nous mettre à l’aise. Mais Ariane me regarde, médusée.
- — Tu… tu n’es pas épilée ?
- — Non, et je suis très fière de mon minou très poilu. Pourquoi ? Toi, tu t’es soumise aux diktats de la mode en t’épilant ?
- — Oui.
Alors elle quitte sa robe sans plus de pudeur que moi et fait glisser sa culotte le long de ses jambes pour dévoiler une fente verticale allant se perdre entre ses jambes. Il ne reste plus aucun poil. Je ne la sens pas forcément à l’aise dans cette situation où nous observons nos dissemblances face à face.
- — Bon, je lance pour briser toute gêne qui pourrait s’installer, on y va à cette douche ? dis-je en sortant de la chambre pour me rendre dans la salle de bain en face.
- — Attends.
- — Quoi ? dis-je, le visage dans la chambre et le reste du corps dans le couloir.
- — Prends quelque chose pour te couvrir.
- — Pourquoi faire ?
- — Il y a mon frère.
- — Bof, je ne serai pas la première nana qu’il voit à poil. Il n’en perdra pas la vision.
Nous prenons notre douche ensemble, la salle de bain étant pourvue d’une douche à l’italienne spacieuse.
Ariane est très intriguée par ma pilosité. Il faut dire qu’étant très brune, mes poils couvrent tout mon pubis, remontent assez haut vers le nombril, et il y en a même quelques-uns sur le haut des jambes. Elle me demande :
- — Ça fait longtemps que tu ne te rases plus ?
- — Je ne me suis rasée qu’une fois, à la demande d’un mec qui finalement m’a plaquée dans la semaine qui a suivi. Il voulait que je ressemble à une actrice de X ou à une lolita à peine nubile. Il avait pour fantasme de baiser avec une pré-pubère. Je me suis dit « Plus jamais ! » J’ai pris mon mal en patience, et trois mois plus tard j’avais quasiment récupéré ma toison, puis ça a continué à pousser. Parfois, si un poil dépasse un peu trop, je le coupe aux ciseaux.
- — Mais… c’est crade !
- — Comment peux-tu dire cela ?
- — Enfin, je veux dire ce n’est pas hygiénique.
- — Qui t’a dit ça ? Un médecin, un dermatologue ?
- — Non, mais des poils…
- — Si la Nature nous a pourvues de poils ici, c’est qu’il y a une raison. S’ils n’avaient pas d’utilité, ils auraient disparu comme sur les autres parties du corps. Les poils protègent nos parties les plus intimes et évitent l’apparition de boutons, de démangeaisons, de mycoses, de psoriasis ou d’autres réjouissances du genre.
- — Ah ?
- — C’est ton mec qui t’a demandé de te raser ?
- — Non, c’est moi, mais je l’ai fait pour plaire aux mecs. Et c’est super-agréable ; c’est doux comme de la peau de bébé.
- — Je peux ? dis-je en approchant la main de son pubis.
- — Oui, répond-elle sans se défiler.
- — Mais tu sais, ma toison est très douce également. Il faut dire que j’en prends grand soin. Tu peux toucher. Et sais-tu que la pilosité sécrète des molécules de phéromones qui opèrent comme un aphrodisiaque chez les hommes ?
Nous sommes quelques instants à nous caresser, elle mes poils pubiens, moi la peau lisse au-dessus de son sexe.
- — Mais alors, pourquoi les hommes nous préfèrent-ils totalement glabres ?
- — Certains hommes, pas tous, et principalement les jeunes. C’est le porno qui véhicule cette mode de l’épilation totale, alors que jusqu’à la fin des années 70 on cachait les poils dans les revues de charme, dans les films… Une nouvelle ère est apparue où il n’y avait plus d’interdictions. Ce qu’on te cache, tu fais tout pour le voir ; et tout ce qu’on te permet de voir t’intéresse modérément. Aussi, les hommes qui ont connu cette époque ont gardé cette envie de voir des chattes bien fournies. Et les jeunes, qui n’en ont jamais été privés, préfèrent en voir encore plus.
- — Oui, mais ce ne sont que des vieux.
- — La cinquantaine ; la soixantaine au maximum. Justement, j’aime bien baiser avec eux, car ils ont l’expérience, l’endurance, et la pudeur n’a pas de prise sur eux. J’ai même eu une relation sexuelle avec un papy de plus de soixante-dix ans et qui assurait comme un dieu. Il me faisait l’amour bien et longtemps. Très bien et très longtemps, même.
- — Je ne me vois pas aimer un homme qui pourrait être mon père, ou encore plus, mon grand-père !
- — Qui te parle d’aimer ? Là, il ne s’agit que de baise ; les sentiments sont secondaires, voire inexistants là-dedans.
Nous regagnons la chambre d’Ariane sans nous soucier de notre nudité en passant d’une pièce à l’autre. Justement, Lucas est à l’autre bout du couloir et voit deux nymphes passer.
- — Cette fois-ci, il était là, me dit Ariane, et il s’est rincé l’œil.
- — Oui, et alors ? Il nous a vues à poil ? Où est le problème ?
- — Toi, ça ne te gêne pas, mais moi, je suis sa sœur.
- — Ne me dis pas que tu n’as jamais vu ton frère à poil et que réciproquement…
- — Si, bien sûr, mais nous étions plus jeunes. Depuis l’adolescence j’ai toujours évité qu’il me voie à poil, même si cela est arrivé ; lorsqu’on vit dans un espace réduit avec une salle de bain unique, sans loquet pour la fermer, c’est inévitable, à moins de se laver en maillot.
- — Et pourquoi tu es si pudique avec ton frère ?
- — Je ne sais pas. J’éprouve plus de pudeur avec lui qu’avec les autres mecs, je veux dire mes petits copains. Cela me dérange lorsqu’il me surprend en petite tenue. Je me dis qu’il peut éprouver du désir pour moi.
- — Oh, toi, tu associes trop la nudité et la sexualité. On peut être nu devant quelqu’un sans pour autant vouloir baiser avec cette personne. Entre toi et lui, il devrait en être ainsi. A-t-il une seule fois tenté de…
- — Oh non, heureusement. Je pense que tu as sans doute raison : je n’ai rien à craindre de lui ; mais de là à être nue en sa présence, ça non.
Je suis en train de prendre dans ma valise la tenue décontractée que je vais porter. C’est alors que nous sommes encore nues qu’Aurore me dit :
- — Sibylle, j’ai envie de toi. J’ai toujours eu envie de toi, mais avec tout ce que tu m’as dit, une sorte d’excitation monte en moi. Et depuis que j’ai découvert ton superbe corps nu, tes seins parfaits, ta chatte à la pilosité exubérante, je ne peux plus résister. J’ai envie de toi.
- — Pourquoi résister ? lui dis-je en m’approchant d’elle.
Elle vient me rejoindre et nous nous étreignons. Nos seins se pressent, nos ventres se collent, nos cuisses s’entrecroisent. Nous échangeons un long et langoureux baiser. Je la sens tendue, alors je prends la direction des opérations.
- — J’aime faire l’amour avec des hommes, lui dis-je, mais j’adore aussi avec des femmes.
- — Comme moi, même si j’ai peu d’expérience.
- — Alors laisse-toi faire.
Je caresse et couvre de baisers sa poitrine. La douceur de ces seins amples est très agréable et je sens qu’ils durcissent sous mes mains tandis que les tétons se tendent. Je les prends en bouche, suce, aspire et mordille délicatement. Ariane laisse échapper un gémissement.
- — Écarte plus tes cuisses, ma belle.
Je la fais s’étendre sur le lit et me place au-dessus d’elle. Mes doigts s’activent sur ses grandes lèvres, puis rapidement ils passent cette protection pour venir au contact de son sexe. Il est tout luisant, tout humide, et je joue avec les petites lèvres et les chairs sous lesquelles se cache le bouton du plaisir. La respiration de ma partenaire s’accélère. Ma bouche joue la flûte enchantée tandis que mes doigts plongent au plus profond de son intimité.
Ariane gémit ; elle est haletante et je sens, à son corps se cabrant tel un cheval rétif, que les digues de la jouissance vont lâcher et qu’un déferlement va l’emporter.
L’orgasme qu’Ariane exprime en poussant un hurlement est impressionnant !
Quelques instants après, on frappe doucement à la porte. J’entends la voix de Lucas :
- — Tout va bien ?
- — Oui, oui, je réponds, Ariane en étant incapable. Tout va très bien.
Après un petit brin de toilette, nous nous habillons. Ariane a accepté de ne pas porter de sous-vêtements. Donc nous sommes toutes deux nues, elle sous un top et une jupe et moi sous une robe. Nous rejoignons la cuisine où nous attend Lucas.
- — Je ne voulais pas vous déranger, nous dit-il, mais comme j’ai entendu un hurlement, je me suis inquiété.
- — Mon frère est au courant de mes attirances homosexuelles, avoue Ariane, le rouge aux joues.
- — Pourquoi rougis-tu ? je lui demande. Tu n’as pas à avoir honte de ta sexualité, quelle qu’elle soit.
- — C’est ce que je lui dis. Autant te dire qu’elle est bisexuelle par nécessité. Les mecs, ce n’est pas son truc : si elle a un copain, c’est pour la façade, pour faire croire à ses copines qu’elle est une fille qui aime la bite comme les autres.
- — C’est vrai ?
- — Oui. En fait, avec mon copain, lorsqu’on couche ensemble, c’est très chaste. On n’a jamais fait l’amour ensemble. Car si moi je suis lesbienne, lui il est gay.
- — Ma frangine est une brouteuse de minous, ajoute Lucas, et je ne la juge pas. Même si une de mes copines est tombée dans le lacs des amours lesbiennes et a trouvé que c’était mieux avec une fille qu’avec un mec. Et toi, Sibylle, tu es du même bord ?
- — Je suis à voile et à vapeur, comme on dirait.
- — Ah, dit Lucas, c’est intéressant, ça…
- — Tu vas être déçu, frangin. Il n’aime, me dit Ariane à mi-voix, que les chattes bien lisses.
- — Eh bien voyons, dis-je.
Je relève ma jupe en demandant au garçon :
- — Est-ce que la pilosité de ma chatte te pose un problème ?
Lucas observe longuement mon buisson. Le pubis est couvert de poils ; cependant, on peut voir ma fente qui, malgré la forêt vierge, reste apparente. Puis je laisse retomber ma robe.
- — C’est magnifique ! J’ai rarement vu une chatte aussi fournie.
- — Mais, dit Ariane encore sous le coup de mon exhibition qu’elle qualifie d’indécence, tu n’aimes que les chattes glabres.
- — Qu’en sais-tu ? Ce n’est pas parce que tu as vu Joëlle se balader à poil – et sans poils – dans la carrée que tu peux juger.
- — Oh, il y avait aussi l’autre, la Suédoise. Et puis au mois de janvier Nathalie, je crois : elle aussi n’avait pas plus de pudeur que de poils.
- — Tu as loupé les autres. J’ai fait l’amour avec beaucoup de filles, me dit Lucas en s’adressant à moi. De nombreuses avaient le sexe rasé ou épilé. J’aime bien, car en général c’est assez plaisant et très sexy, bien que certaines fentes ne sont pas toujours très gracieuses, On a l’impression d’une vilaine vieille blessure. Mais j’ai connu également des pubis blonds, aux poils fins, dissimulant à peine la boîte à bijoux, d’autres bruns comme le tien, encore que moins exubérants mais aux senteurs musquées incomparables. Enfin, les pubis roux, aux chaudes couleurs de l’automne, je les adore. J’ai d’ailleurs rompu avec une rousse, qui durant la relation tapageuse que nous entretenions a éradiqué sa superbe fourrure : j’ai considéré cela comme un crime.
Alors que nous nous mettons à table pour manger un taboulé et du jambon, Lucas me dit :
- — Il y a un truc qui me turlupine.
- — « Depuis qu’Ève fit pécher Adam, toutes les femmes ont pris possession de tourmenter, tuer et damner les hommes. » écrivait Marguerite de Valois au XVIe siècle, et c’est toujours vrai. Vas-y, qu’as-tu sur le cœur ?
- — Eh bien voilà : avec ta toison pubienne, comment fais-tu lorsque tu mets des strings ou même des culottes, ou encore sur la plage en maillot, pour que les poils ne dépassent pas de partout ? C’est tout de même disgracieux.
- — Je n’ai aucun problème : je ne porte jamais de dessous, ni culotte, ni soutien-gorge. Il m’arrive de porter un porte-jarretelles, mais toujours la touffe à l’air. C’est très sexy, le porte-jarretelles, ça fait fantasmer les mecs. Pour la plage, je ne me mets jamais en maillot. Je veux dire que je n’en mets jamais : je suis 100 % nudiste à la plage. Au bord de la mer, en bordure d’un lac, sur la grève d’une rivière, je me mets à poil. Et si ce n’est pas possible, je reste habillée.
Les yeux de Lucas sont posés sur moi. Je sais qu’il guette la posture où il pourra voir mes nichons libres sous la robe. Alors je lui dis :
- — C’est mes nichons que tu veux voir ?
- — Bah, je dois dire que de les voir se balancer sous ta robe, ça donne envie.
- — Laisse-la tranquille, intervient Ariane.
- — Non, non, il a raison : je l’allume, alors j’assume.
Et je fais tomber les bretelles de ma robe sur mes épaules. Elle glisse sur mon corps jusqu’à mes pieds. Je suis totalement nue devant une Ariane médusée et sous les yeux ravis de Lucas. Tout de suite je me sens mieux, comme libérée. Pour moi, ce sont les vêtements qui sont pesants, non le regard que les autres peuvent porter sur ma nudité, qu’il soit bienveillant, concupiscent ou réprobateur.
- — Merci, dit Lucas. Malheureusement, je ne pourrai pas profiter de ce magnifique corps.
- — Oui, répond crânement Ariane qui semble avoir ressaisi le fil un temps lâché ; elle est à moi.
- — Oh-oh ! je m’exclame ; je n’appartiens à personne. Et je crois que j’ai suffisamment d’ardeur et d’endurance pour satisfaire deux amants. Car oui, Ariane, moi j’aime indifféremment les hommes et les femmes. En plus, ce que j’offre à la sœur, je ne peux le refuser à son frère, surtout lorsqu’il est gaulé comme toi, Lucas.
- — Quoi, tu vas baiser avec mon frère alors que tu ne le connais pas ?
- — Non, pas le premier soir ; cette nuit, je me réserve à toi. Mais demain, je verrai.
- — En attendant, me dit Ariane, rhabille-toi.
- — Pourquoi ? Cela te dérange, Lucas, que je reste nue ?
- — Non, non, absolument pas.
- — Mais, Sibylle, me fait remarquer Ariane, il bande comme un malade !
- — Je sais, ça va passer. D’un autre côté, c’est assez flatteur pour moi. C’est la surprise que j’apparaisse nue devant lui. Pourtant, à bien y réfléchir, le nu est chaste et bien moins excitant que le demi-nu. Les dessous en dentelles rehaussent l’apparence sexuelle de la femme, du genre des leçons d’une fameuse marque. Les robes avec de profonds décolletés où les seins risquent de jaillir au moindre mouvement involontaire (ou volontaire) hypnotisent les mâles. Que dire des strings et autres bikinis minuscules sur les plages alors que les mecs nous semblent plus sexy en short, avec une bosse naturellement. L’homme s’excite devant le corps nu d’une femme lorsqu’il n’a pas l’habitude de cette vision. Pourtant il retrouve vite un calme et une parfaite tranquillité des sens dès qu’il prend l’habitude de voir des femmes nues, et surtout lorsqu’il se met nu en compagnie de ces femmes.
- — Je n’y crois pas, dit Ariane. Une nana à poil devant un mec, s’il n’a pas la trique, c’est que la fille est un cageot ou que le mec est pédé ou impuissant.
- — Non, non, croyez-en mon expérience. J’affectionne les plages et les centres naturistes où tout le monde est à poil, et je vous assure qu’au bout de très peu de temps on se sent libéré de toute gêne. Toutes les pensées malsaines s’évacuent naturellement. Les attributs sexuels ne se cachent plus, tout comme les oreilles, le nez, la bouche. Ils deviennent communs au regard. On se sent pleinement camarades, par-dessus les distinctions sociales et sexuelles. On ne ressent plus qu’une profonde allégresse, physique, une ivresse véritable d’être libéré.
- — Mais toi, demande Ariane, la première fois que tu as fait du naturisme, cela ne t’a pas posé de problème de pudeur ?
- — Je ne sais plus, car du naturisme, j’en fais depuis ma naissance avec mes parents et mon frère. Nous ne fréquentions pas les centres naturistes, mais dès qu’une plage nudiste s’offrait à nous, nous nous mettions nus.
- — Quoi, tu voyais la machine de ton père ?
- — Oui. Je ne vois pas le problème. Mon frère aussi, je voyais sa zigounette et il n’ignorait rien de l’apparence de mon abricot et de mes seins. Il n’y a pas à avoir de pudeur excessive au sein de la famille. Nous étions tous les quatre nus, mais il n’y avait rien de sexuel. Bien sûr, papa et maman forniquaient ; mais là, nous n’y étions pas. J’ai connu les centres naturistes après, lorsque j’ai commencé à partir en vacances sans eux.
- — Mais justement, dans ce cadre, demande Lucas, que reste-t-il de l’attirance humaine, que reste-t-il des relations sexuelles lorsqu’on se retrouve dans l’intimité ? Si on est toute la journée à poil, femmes et hommes mêlés, on doit être blasé et sans envies.
- — Vivre en commun une sexualité saine ne signifie pas abandonner tous rapports humains physiques. Je peux t’assurer que l’activité sexuelle est bien plus puissante après une journée de liberté totale. Lorsque tu te retrouves dans l’intimité avec le partenaire de ton choix, tu niques avec un bonheur décuplé. En plus, la pudeur de se mettre nu devant l’autre n’existe plus ; et ça, c’est super.
Je ne suis pas certaine d’avoir persuadé Lucas et Ariane par mes paroles. Encore que le frère serait plus facile à convaincre que la sœur, car pour m’avoir, je le crois prêt à tout.
**********
Lorsque j’entre dans la chambre quelques instants après ma copine, Ariane a gardé la tenue qu’elle portait ce soir : un petit top et une jupe courte, sans aucun sous-vêtement. Moi, je suis restée nue. Elle me tourne le dos et reste dans cette position. Je m’approche et viens me coller derrière elle. Mes seins viennent se presser sur son dos et mes bras l’étreignent étroitement. Je lui dépose des baisers sur ses épaules, dans son cou, et mes mains s’insinuent sous son haut à la recherche de ses rondeurs. Elles atteignent bientôt deux beaux seins déjà durs ; le contact avec le tissu du vêtement les a certainement mis en émoi. Je sens ma maîtresse très réceptive.
Je retourne Ariane vers moi. Je la regarde avec intensité. Nos bouches se rencontrent, nos langues papillonnent, nous échangeons nos salives. C’est avec délectation que mon amie approche sa bouche de mes seins. Elle lèche leur pourtour avant d’en atteindre la cime tout en les pelotant avec une infinie douceur. Oh, c’est l’extase lorsqu’elle fait rouler entre ses doigts mes pointes érigées. Un torrent de plaisir traverse mon corps par cette simple caresse. Jusqu’à maintenant j’avais tout donné à Ariane sans rien recevoir d’elle. Tout va changer ; nous allons pouvoir échanger.
Je lui ôte son haut, puis sa jupe, pour qu’elle soit aussi nue que moi. Je m’assieds sur le lit et la fais tenir debout devant moi. Son pubis glabre est juste devant mon visage. Sa fente intime bien dessinée et sans poils est très plaisante. J’empoigne ses fesses pour lui faire avancer le bassin, et d’un coup de langue bien ajusté j’entre en contact avec ses lèvres. Bien que je ne fasse qu’effleurer l’entrée de son puits, il s’ouvre comme une fleur à peine éclose. Déjà elle se tortille, et elle n’est pas longue à s’écrouler sur le lit. L’instant d’après, c’est à mon tour d’être à sa merci. Je suis offerte dans une impudeur parfaite, ma vulve s’ouvrant au milieu de ma forêt luxuriante. Ariane écarte mes jambes et son visage s’insinue entre mes cuisses.
- — C’est plaisant aussi avec des poils, dit-elle. Oh, ton odeur m’excite !
Ariane a plus d’expérience qu’elle veut bien le dire car je suis au supplice, mais un supplice divin. Elle me torture avec sa bouche, sa langue et ses doigts qui visitent mon sexe. Je suis comme crucifiée devant elle, mais pour rien au monde je ne laisserais ma place. Car la douceur qu’elle met à m’outrager, à m’avilir, à me posséder, est quelque chose de divin. Je jouis sous l’assaut de ses doigts, je jouis sous ses coups de langue le long de mes lèvres et sur mon clitoris. Après ces jouissances successives et ininterrompues, c’est un tsunami qui s’abat sur moi, une vague qui m’anéantit, qui me pulvérise : un orgasme énorme, phénoménal, extraordinaire.
Lorsque je reprends mes esprits, Ariane me regarde avec des yeux brillants. Sa nudité est absolument magnifique. Je viens toucher ses seins comme une offrande, caresser son abricot humide. Et je me lance pour lui rendre ses caresses. Je joue la petite musique de Mozart sur ses muqueuses et elle jouit entre mes bras bien avant la fin du morceau.
Elle m’entraîne vers la salle de bain où nous prenons une douche ensemble en étalant le gel réciproquement sur nos corps. Durant le reste de la soirée et le début de la nuit, nous échangeons tendres baisers et douce caresses sans nouveaux emportements. Nous nous endormons, nos corps enchevêtrés.
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Le lendemain matin, je suis la première réveillée. La maison est silencieuse. Je vais dans la salle de bain pour un petit pipi, et au moment de rejoindre la chambre pour réveiller sensuellement ma copine, je me dis qu’il y a peut-être mieux à faire. Je me dirige vers la chambre du frère. J’écoute à la porte ; je ne perçois aucun bruit. J’ouvre de façon précautionneuse la porte pour ne pas faire de bruit. Le bel étalon est étendu sur le lit ; aucun drap ne couvre son corps nu qui est d’un attrait certain. Dans son sommeil il doit faire des rêves érotiques car son sexe est bien gonflé. « Pense-t-il à moi ? » je me demande.
J’aime bien le dessin de ses veines, son gland bien apparent d’une couleur plus foncée, ses bourses pleines de bon sperme et sa toison pubienne qui donne au tout un caractère viril. Je crois que j’aurais du mal à baiser avec un mec glabre. Je peux l’observer à loisir puisqu’il dort.
L’occasion est trop tentante. Je m’approche du lit en catimini et je dépose de doux baisers sur la verge. Je ne fais qu’effleurer ce sexe pour ne pas éveiller son propriétaire. Il n’ouvre pas les yeux, mais par contre le vit réagit immédiatement. Je donne de petits coups de langue sur le méat qui a le goût du sperme. Le petit coquin a dû se branler sans se nettoyer la bite dans la nuit. D’ailleurs un magazine de cul sur le bord du lit atteste de son onanisme. Je ne lui jetterai pas la pierre, étant moi-même adepte de la pratique même lorsque je suis en compagnie d’un ou d’une partenaire.
À présent, son sexe tendu tient tout seul au-dessus du pubis ; alors sans le toucher avec les doigts, je le prends en bouche et débute une fellation. Je jette un œil vers le visage du jeune homme qui enfin ouvre les yeux, pour les refermer lorsqu’il croise mon regard. Puis il les rouvre. « Quelle aubaine d’être réveillé d’une si divine façon… » doit-il penser en se laissant faire.
La fellation dure encore quelques minutes alors que sa respiration se fait de plus en plus oppressée. Enfin, lorsque le sperme jaillit, je décide de ne pas avaler son jus. C’est une règle pour moi de ne pas donner tout, tout de suite ; pour garder un homme, il faut lui proposer un « à suivre » pour qu’il veuille continuer, à la manière de Shéhérazade. Par contre je trais cette queue jusqu’à ce qu’elle crache son ultime geyser de foutre. Puis je quitte la pièce en dodelinant ostensiblement du cul.
Je me retire pour aller réveiller ma belle endormie. Naturellement, si Lucas me saisit avant mon départ et qu’il me viole, je ne ferai rien pour l’en dissuader. Mais il n’est pas été assez prompt.
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Au petit déjeuner, je porte un tee-shirt qui descend juste en dessous de mes fesses et dont la transparence ne laisse rien ignorer de ma poitrine et de ma toison.
- — Tu es presque à poil, me fait remarquer Ariane.
- — Ah, tu as remarqué ? Et toi, Lucas, tu en penses quoi ?
- — Je suis d’accord avec ma frangine, mais cela te va très bien.
- — Tu voudrais que j’enfile une robe de chambre en pilou ou que je me mette totalement à poil ?
- — Tu sais très bien ce qu’il va te répondre, m’avertit Ariane.
- — Bah, naturellement, dit Lucas, je te préférerais à poil.
- — OK, mais alors toi aussi tu te mets à poil.
- — Euh, c’est que…
- — C’est du donnant-donnant : si je me mets nue, tu dois l’être également. Et si tu es gêné parce que tu bandes, ne t’inquiète pas ; cela ne me dérange pas du tout, bien au contraire… Et puis ton zob, je l’ai déjà vu.
- — Quoi, tu l’as maté ? demande Ariane ; médusée.
- — Oui ! Ton frère était déjà dans de bonnes dispositions dans son sommeil. Et comme c’était très plaisant de le voir excité dans son sommeil, je l’ai sucé jusqu’à ce qu’il foute, sans pour autant avaler sa liqueur.
- — J’ai rarement connu un si sensuel réveil.
Lucas ôte ses vêtements sans trop tergiverser et j’en fais autant. Ariane ne veut pas voir le sexe de son frère en érection, mais après quelques minutes, la curiosité est trop forte. Elle jette de petits coups d’œil, puis ne détourne plus le regard. Il faut dire que l’érection du membre viril est impressionnante, à la fois en longueur, en grosseur et en rigidité. La verge remonte vers le ciel, le gland décalotté, les veines saillantes et les bourses bien apparentes.
J’ai envie de Lucas et de son bijou d’amour, alors je saisis la première occasion pour qu’il me baise. Je le rejoins dans la salle de bain. Il est beau comme une statue antique, à la seule exception que son sexe est de taille beaucoup plus appétissante. Je le détaille à nouveau sans vergogne.
Je m’approche de lui, et dès qu’il est à portée de ma main, je me saisis de sa belle tige et commence à le branler. Il se laisse faire. Alors je me mets entre ses jambes et je commence une fellation lente, descendant sur le mât, remontant, puis redescendant toujours un peu plus loin. Je sens ses mains se poser sur ma chevelure pour guider mon mouvement. Sa queue est droite comme un « i », presque parallèle à son ventre, et le gland est comme sommet d’un mât de cocagne. Je veux pouvoir goûter à sa semence, mais il ne l’entend pas de cette oreille.
Il me couche sur le sol, remonte mon bassin vers lui et entreprend un cunnilingus digne d’une symphonie de Mozart. Il lèche le sommet des petites lèvres pour faire sortir de son capuchon mon bouton du plaisir. L’ayant trouvé, il le stimule, et l’entrée de mon con s’ouvre. Il plonge deux doigts dans mon vagin naturellement lubrifié tandis que le pertuis étroit de mon anus est investi par un autre doigt. Je gigote en tous sens, je pousse de petits feulements, mais il ne lâche pas prise. Soudain, sans que je puisse faire quoi que ce soit, je lâche tout : j’asperge le visage de mon lécheur de tout mon jus. Ce n’est pas la première fois que je deviens une femme fontaine, mais cela est tellement rare que j’ai tendance à l’oublier.
Bien rares sont les amants qui sont parvenus (volontairement ou non) à me faire jouir de cette façon. Parfois, je sentais monter mon plaisir sans arriver forcément à l’orgasme, et j’avais l’impression que j’allais uriner. Pisser sur le mec pendant l’acte ? C’était l’horreur ! Je me retenais, et par là même stoppais ma jouissance. Et un jour, je n’ai pas réussi à me retenir et j’ai expulsé une quantité impressionnante de liquide. J’étais honteuse, mais le mec était ravi d’avoir pu me faire atteindre un tel niveau de jouissance.
Je voulus savoir comment il avait réussi ce prodige. J’ai appris en lisant des articles, des bouquins et en regardant sur Internet que nous sommes toutes des femmes fontaines qui s’ignorent, et que c’est par une stimulation habile du point G, par les doigts ou pourquoi pas par la queue dans le vagin, que cette éjaculation féminine se produit. Dans un ouvrage d’une Américaine, Deborah Sundahl, il y avait même des exercices pratiques à réaliser seule ou à deux. Malheureusement, les mecs n’accrochent pas, surtout lorsqu’ils comprennent que leur pine ne sera pour rien dans l’orgasme. Mais seule, ça marche.
Je crois que Lucas est parvenu, le petit surdoué, à atteindre mon point G en quelques minutes seulement. Sous l’effet de cette jouissance inattendue, je m’écroule et me trouve ainsi devant son sexe triomphant. Je veux le reprendre en bouche. Je lèche le gland, je lèche les testicules.
- — Il est temps, me dit-il, de passer aux choses sérieuses. Tu ne crois pas ?
- — Tout ce que tu veux.
Il sort de sa trousse de toilette un préservatif, le déroule sur son sexe et me fait mettre à genoux pour me prendre en levrette. Son sexe entre en moi d’une seule poussée ; je pousse un râle de bonheur. C’est si bon… J’ai le con empli de son engin.
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Revenant de la salle de bain où j’ai passé de si doux moments avec Lucas, je rentre dans la chambre que j’occupe avec Ariane. Elle est réveillée, assise dans le lit, les draps ne couvrant que son bas-ventre et ses jambes. Ses seins nus sont exposés comme des œuvres d’art. Je ne peux résister et me jette littéralement sur elle. Je prends possession de son corps, et je malaxe sa belle poitrine avant de profiter de son sexe. Je n’ai qu’un souhait : lui donner du plaisir. Encore une fois elle m’accompagne dans cette copulation, dans nos emboîtements, dans nos jeux lesbiens.
Nous jouissons ensemble. À croire que Lucas ne me suffit pas et qu’il me faut dans la même heure un homme et une femme pour que je sois pleinement satisfaite.
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J’ai pour moi une maîtresse et un amant. Je prends beaucoup de plaisir tant avec l’une qu’avec l’autre. J’aime la douceur des étreintes saphiques, puis les copulations viriles priapiques.
Je parviens à ce qu’Ariane et Lucas soient nus l’un devant l’autre. Pour cela j’utilise la ruse, poussant ma copine dans le plus simple appareil dans la salle de bain où son frère prend sa douche, ce qu’elle ignore. Lorsqu’elle tente de dissimuler sa nudité avec ses mains, je la retiens.
- — Ton frère est nu et ne se cache pas ; je suis nue et ne me cache pas. Il serait trop bête que tu ne profites pas de cette liberté.
Après quelques instants de panique, elle se calme et accepte que son frère puisse la voir nue, mais surtout pas de la contempler. C’est une première victoire qui nous permet de vivre sans vêtements jusqu’à notre départ. J’aurais aimé qu’ils partagent tous deux ma couche, l’un à dextre, l’autre à senestre. J’ai déjà fait l’amour avec un homme et une femme ensemble ; cependant, entre mes deux partenaires, des relations sexuelles existaient tandis qu’ici il n’y en aurait aucune : j’aurais été l’unique objet de leur convoitise. Ariane ne l’aurait jamais accepté. Il lui est inconcevable qu’un homme – à plus forte raison son frère – puisse la voir faire l’amour avec une femme.
Mes joutes sexuelles avec Lucas sont à mi-chemin entre des coïts classiques et des films pornos. Il n’y a aucun intérêt à ce que j’en fasse le détail. Je vous laisse donc imaginer comment il a visité les trois conduits qui pouvaient recevoir son beau sexe et nous prodiguer du plaisir.