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n° 18467Fiche technique11056 caractères11056
Temps de lecture estimé : 7 mn
17/07/18
Résumé:  Deux courtes histoires, sans paroles. Six mains d'hommes, deux corps de femmes.
Critères:  fhh cérébral massage intermast fellation pénétratio tutu -couple+h
Auteur : Dérivant            Envoi mini-message
Histoires sans paroles

Frissons



Tu es debout au centre de la pièce. Nue. Dans l’âtre, le feu de foyer meurt lentement et jette une lumière rouge hésitante sur ton corps.


Tu ne me vois pas, mais tu sens très bien que je suis derrière toi. Nu ? Sans doute, mais tu ne peux pas te retourner ; tu ne veux pas te retourner. Je suis derrière toi et ne te touche pas… Du moins pas encore. Tu sens ma présence. Tu sens bien mon souffle chaud dans ton cou.


Puis, tu sens, tu ressens plutôt un frisson sur tes cuisses, juste en dessous de tes fesses. Tu ne sais pas bien si je t’effleure du bout de mes doigts ou si simplement tu sens la présence de mes mains à quelques millimètres de ton corps. Puis, ce frisson se déplace. Il remonte sur tes fesses et s’y attarde, il caresse longuement chacun de ces petits monticules et passe et repasse, de bas en haut et de haut en bas, sur la vallée entre les deux crêtes. Il s’éloigne et se retrouve sur tes hanches.


Ce n’est toujours qu’un frisson qui te parcourt, pas un toucher. Tu devines bien que ce sont mes dix doigts affolés de ce qu’ils découvrent qui te parcourent le corps, mais tu as du mal à dire exactement où ils sont, ce qu’ils touchent, tant ils ne font que t’effleurer… et ça devient encore plus difficile, puisqu’au frisson de mes doigts s’ajoutent de plus en plus les frissons de ton corps, chatouillé par mes caresses. Tu ne distingues plus mon frisson de tes frissons, et la peau de tes cuisses, de tes fesses et de tes hanches est excitée au possible, espérant ce toucher, cette empoigne qui ne vient pas.


Puis, de tes hanches, le frisson se déplace vers ton petit ventre plat. Il caresse et tourne un peu, puis descend vers la toison douce de ton pubis. Là, sans encore que je ne te touche vraiment la peau, tu sens très bien le mouvement de chacun de mes doigts se frayer un chemin dans ta fourrure. Chacun de tes poils amplifie ces mouvements des dizaines de fois. Excitée, autant par l’attente et l’anticipation que par ces frissons qui te parcourent le corps, tu prends une profonde respiration et laisses échapper un long soupir, presque un râle… Enfin…


Puis c’est ma respiration que tu sens s’approfondir. Tu sens maintenant que mon nez est tout près de ton épaule, de la base de ton cou. Une grande chaleur vient, avec un souffle régulier, glisser sur ton corps. Ma respiration est profonde et devient plus bruyante.


Puis la tienne s’accélère et ton corps s’agite de soubresauts, alors le frisson de mes doigts laisse ta forêt devenue humide pour remonter sur ton ventre, puis sur tes seins. Ces deux petites merveilles blanches, pointées vers l’avant. Ce n’est encore qu’un frisson qui te parcourt, mais tu sens maintenant qu’en plus de mes dix doigts, c’est avec toute la main que je t’effleure, avec les deux mains, une sur chacun de tes seins… ou tellement près de chacun de tes seins. Tes seins sentent la chaleur de mes mains, et tu aurais envie de crier pour que je les empoigne franchement, que je me colle contre toi et remplace ces frissons qui t’envahissent le corps par la chaleur du mien contre le tien… Tu voudrais crier pour que je te prenne… que je m’enfonce profondément en toi, là, debout…


Mais tu ne dis rien et continues d’appeler silencieusement mes caresses. Ta respiration est agitée, ton corps tremble. Ma respiration se fait plus présente dans ton cou, et tu la sens qui remonte vers ton oreille. Comme pour rejoindre mes mains dont ils sentent la chaleur, tes seins se durcissent, tes mamelons se projettent vers l’avant, au-devant de mes caresses. Tu es presque affolée de ce qui t’arrive. Tu sens ton corps bandé comme un arc, prêt à se lancer au galop… Puis, tu trembles. Tu sens un mouvement, une chaleur se répandre de tes reins vers tes seins. Ta respiration, saccadée, s’accélère. Bouche ouverte, tu halètes presque.


Puis, alors que cette excitation est presque devenue insupportable, enfin, tu sens un vrai contact, un vrai toucher. Tu sens très bien le dessus de mon nez presser fermement sur le bas de ta nuque, derrière ton oreille, puis le souffle chaud se faire encore plus présent. Tu sens mon nez te fouiller dans les cheveux et respirer profondément comme pour emmagasiner ton odeur au plus profond de mon être.


Ton corps se raidit et tu jettes ta tête vers l’arrière, pour approfondir ce contact, cet unique contact de mon nez sur ta nuque, dans tes cheveux.


Après tant d’excitation, après s’être exténué en attentes et en anticipations, ton corps est pris de derniers tremblements et laisse enfin retomber la pression. Tu jouis. Oui, tu jouis, sans même que ne te t’aie touché vraiment, autrement qu’avec mon nez dans tes cheveux. Tu jouis…


… et tu sais que ce n’est encore que le début.




Quatre mains



Leur massage était terminé. Depuis plus d’une heure maintenant, leurs quatre mains ont exploré chaque centimètre de sa peau, chaque recoin de son anatomie. Elles ont massé, pétri, caressé son corps, en l’enveloppant d’huile parfumée aux plus doux aromates.


Elle s’était laissé faire. Ils avaient pris bien soin de ne pas trop exciter ses sens, de ne pas réveiller en elle le désir d’être prise, afin qu’elle puisse s’abandonner à la détente la plus complète. Le feu crépitait dans l’âtre et jetait sur son corps des rougeurs dansantes. Une douce musique baignait la pièce.


Leur massage était terminé. Seul en demeurait un léger massage du haut des épaules et du cou qu’il lui faisait doucement. Elle était maintenant assise sur le divan, et lui, debout derrière elle, finissait de détailler les vertèbres de son cou. Avec douceur, le regard absent, les pensées ailleurs. Elle, elle semblait dormir, tout abandonnée aux caresses reçues depuis plus d’une heure.


Puis, elle se retourna. Comme si c’était à son tour de jouer. Elle se retourna sur le divan, y planta les deux genoux et appuya sa poitrine sur le dossier. Elle empoigna la longue et belle queue de son mari, en érection depuis un moment, et l’attira à elle. De son autre main, elle agrippa la fesse de son homme, comme pour éviter qu’il ne recule, comme pour pouvoir contrôler les mouvements de son bassin. Elle empoigna la queue de son homme, et fit quelques va-et-vient de long de sa longue hampe. L’huile qu’elle avait dans la main rendait cette queue luisante, presque brillante.


Elle la connaissait bien cette queue. Elle s’était souvent fait plaisir avec elle. La longue hampe, le gland cramoisi… Elle lui suça un peu les couilles et remonta lentement la langue sur la nervure, jusqu’au contour du gland. Puis, d’un coup, elle lui goba le gland. Pression de la langue, pression des lèvres, ses dents qui détaillaient le gland, aspiration, succion, salive qui se mêle à l’huile de massage et a un petit goût de sperme… Puis, presque sauvagement, elle fait pénétrer cette queue au fond de sa gorge.


Il pousse une exclamation, presque un cri. De surprise ou de plaisir ? De surprise et de plaisir.


Alors qu’elle s’en prenait à sa queue, son dos s’est creusé, ses fesses se sont relevées.


C’est comme si l’autre avait attendu ce signal pour s’approcher. Elle a les genoux plantés dans le divan, jambes légèrement écartées, les pieds dans le vide. Ses magnifiques fesses rondes, huilées et rouges de la lumière du feu, bondissent légèrement alors qu’elle amplifie son mouvement de bouche sur la queue de son mari.


L’autre s’approche et empoigne les hanches de la belle. Ses mains caressent cette croupe glissante. Magnifique sensation. Ses mains se promènent, caressent, lissent, explorent. Les hanches, le dessus des fesses, le haut des cuisses… comme s’il voulait s’assurer qu’il y a de l’huile partout. Puis il promène un doigt entre les deux fesses, s’attarde un instant sur la couronne de l’anus, applique une légère pression circulaire, puis descend entre les belles lèvres jusqu’au clitoris qu’il masse délicatement. Il a les mains chaudes.


Il lui reprend les hanches à pleines mains, fermement cette fois, il s’y accroche presque. Elle sent maintenant sa queue à lui, à l’autre, appuyée sur toute sa longueur entre ses deux fesses. Elle est dure, mais surtout chaude, très chaude, et glisse dans l’huile de massage. C’est doux.


Elle amplifie son mouvement de bouche sur la queue de son mari. Lui ne demande pas mieux. Ce faisant, elle avance et recule le bassin. L’autre suit, amplifie le mouvement, ses mains accrochées aux hanches. Puis, profitant du mouvement, il l’enfile profondément d’un coup sec. (En fait, sec n’est pas le mot juste, tellement la pêche est juteuse.) Elle tente de retenir un cri mais ne peut empêcher un râle profond, guttural de s’échapper de sa bouche. Elle retire de sa bouche la queue luisante de son mari mais continue un mouvement de va-et-vient avec la main. Elle la retire de sa bouche pour se retourner un instant et sourire à cet autre qui vient de lui emplir la chatte. Sans rien dire, d’un seul regard aux yeux mi-clos, elle lui confirme toute son appréciation et l’invite à poursuivre.


L’autre est comblé. La chatte est merveilleusement moite, chaude, douce. Il la visite pour la première fois, mais sait qu’il en redemandera. Mais pour l’instant, il bouge lentement, doucement, puis accélère le mouvement, en guettant le plaisir de sa partenaire.


Elle, elle se jette à nouveau sur la queue qu’elle a entre les mains. Comme pour l’empêcher d’avoir froid, comme pour communiquer une partie du plaisir qu’elle reçoit.


Les coups de bassin de l’autre qui accélèrent, et elle accélère les va-et-vient de sa bouche sur la hampe de chair. Bientôt, les bruits moites de succion se mêlent au claquement sec des cuisses sur les fesses.


Les deux hommes se regardent et se sourient. Ils vont bientôt jouir. Il éjaculera dans sa bouche, l’autre lui emplira les entrailles. Mais pas tout de suite. Comme la belle est merveilleusement détendue, le plaisir monte rapidement en elle aussi. Les deux hommes sentent qu’elle va exploser de plaisir bientôt. Et ils sont d’accord ; sans dire un mot, ils s’entendent pour jouir en même temps qu’elle. Ça ne sera pas long.


Bientôt, après s’être raidis une dernière fois, ils s’abandonneront tous les trois, puis s’écrouleront sans doute sur le divan ou le tapis devant le foyer. Les jambes molles, vides d’énergie, le corps au repos. Ils se blottiront sans doute tous deux contre elle et resteront ainsi quelques minutes. Peut-être dormiront-ils un peu.


Puis, plus tard, ils recommenceront. Puis encore.