Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 18399Fiche technique33552 caractères33552
Temps de lecture estimé : 20 mn
29/05/18
Résumé:  Un écart vertigineux qui n'aura de sens que s'il reste unique.
Critères:  fh extracon collègues fépilée vacances cérébral voir intermast cunnilingu -amiamour
Auteur : Penn Sardin            Envoi mini-message

Série : Les 50 limites de l'amitié H/F

Chapitre 03 / 15
Un franchissement ponctuel de la ligne rouge

Résumé de l’épisode 1 : Stéphane et Véro, deux amis intimes de très longue date, partent en vacances seuls à la montagne. Leur relation forte et naturellement suspecte de dérives a longtemps dérangé leurs conjoints respectifs, mais le temps et la stabilité immuable de leurs rapports ont progressivement prouvé que leur amitié était sincère et sans ambigüité.


Résumé de l’épisode 2 : Au début de leur voyage, ils étaient certains que les bornes de leur relation seraient solides et immuables. Mais l’évènement de la grange du paysan frustré a enclenché un processus qui les emmène presque malgré eux, sous forme de petits jeux, dans des contrées qu’ils ne pensaient jamais explorer.




oooOOOooo




Il se fait tard, nous nous levons tôt demain.

Sans nous concerter nous nous dirigeons vers le parking.



Véronique se serre contre mon bras avec une force inhabituelle et maintient un contact physique avec moi qui témoigne d’un trouble particulier. Bien sûr, elle est nue sous sa fine et courte robe mais une excitation sensuelle construite au long de la soirée et particulièrement par son initiative finale semble l’habiter et la bouleverser.


La robe de Véro est de nouveau remontée sur ses cuisses à cause de la ceinture et Véro n’y prend pas garde, à moins qu’elle en soit parfaitement consciente et trouve amusant de provoquer mon intérêt. Je reprends pleinement conscience de la tenue extraordinairement sensuelle de ma compagne.

Nous n’avons pas vu passer la route, nous sommes arrivés au gîte.



Je prétends une grosse fatigue, mais en vrai je compte bien que Véro me demande à nouveau de partager sa couche, ce que je ne veux pourtant pas lui imposer.

Véro se dirige vers la salle de bain, le temps que j’arrange le feu et peu après, elle se rend dans sa chambre, déjà en pyjama.


Mince, je suis resté les deux pieds dans le même sabot, et maintenant je ne sais plus comment faire ! Je veux laisser à Véro le choix de dormir seule si elle le veut. D’un autre côté, elle n’a rien laissé entendre qui ferait douter du désir qu’elle a affiché hier de m’avoir avec elle toutes les nuits. Je passe dans la salle de bain et je mets mon costume de nuit : mon caleçon et mon tee-shirt, en me creusant la tête. Quand j’entends parvenir de la chambre un :



Je suis rassuré : je vais pouvoir lever l’incertitude discrètement et galamment. J’officie donc et quand le plateau est sur la table basse devant le canapé, j’appelle :



Nous nous installons dans le canapé l’un à côté de l’autre, notre tasse à la main. La chaleur du feu nous irradie, c’est bien agréable. Nous sommes cuisse contre cuisse et épaule contre épaule, on se donne chaud l’un l’autre. Après quelques instants, elle se glisse sous mon bras pour que nous soyons enlacés. Ça y est, j’ai ma réponse, Véronique me veut près d’elle pour la nuit. Les mots ne sont pas nécessaires.

Je pose ma tasse, Véro aussi et je la serre un peu plus contre moi en regardant le feu. Encore un moment qui ne devrait jamais s’arrêter !


Mais je l’interromps pour le sublimer : je me penche vers son visage et j’embrasse ses lèvres. Comme toujours, doucement au début ! Comme pour demander la permission, comme une introduction dans un Kan an Diskan, pour lui proposer sans pression d’entrer dans la danse. Et si elle se donne, alors le bisou deviendra baiser. Et là, elle se donne. Je l’embrasse donc avec passion, je l’enlace de mes deux bras et je la serre fort contre moi. Nos deux corps se couchent autant que le canapé le permet.


L’étreindre dans le lit serait équivoque et donc hors des limites. Je profite donc de ce moment d’intimité devant le feu pour aller de nouveau sur ce terrain que nous avons ouvert aujourd’hui. Je ne déserterai pas cet espace de liberté si émouvant avant la fin des vacances. Bien sûr, et je n’en suis pas fier, elle doit sentir mon vit passablement turgescent sur sa cuisse mais elle sait de quoi il retourne maintenant : je contrôle ma nature même si je ne peux pas l’empêcher de s’exprimer.

Après quelques minutes, elle termine notre baiser par un :



J’utilise encore le prétexte du feu pour ne pas aller avec elle au lit. Je ne veux pas entrer dans la chambre avec elle comme un vieux couple. Je préfère qu’elle s’installe et qu’elle m’accueille, cela fait toute la différence. Je rajoute une grosse bûche qui durera longtemps. Je tisonne un peu. Je passe à la salle de bain une seconde – tout doit être parfait pour ma princesse – et je la rejoins. Véronique est couchée à droite du lit comme hier – nous avons déjà nos habitudes – et elle me sourit en ouvrant le lit pour m’inviter.



Je m’allonge dans son domaine de lit et elle se love contre moi, la tête sur mon épaule. Nous allons dormir vite, mais je voudrais que nous nous endormions sur une communauté de pensées positives :



Je prévois que nous allons nous embrasser encore. J’en ai envie, mais je le crains un peu aussi : il ne faut pas que cela ressemble à du sexe. Étreindre et embrasser passionnément Véro dans un lit, peu habillés, avec la passion de nos étreintes et leurs conséquences « du bas », cela va sacrément ressembler à faire l’amour. Cette équivoque me gêne, Véro ne doit pas avoir l’impression que les choses glissent sans que je les contrôle. Elle n’est pas la seule à garantir le cadre qui est le nôtre, elle doit pouvoir jouer la rebelle, celle qui transgresse et que je retiens. Je ne me sens pas très fort pour la retenir, elle le sent certainement aussi et cela l’empêche de s’amuser autant que moi. Véronique ne semble pas pressée d’écourter notre moment d’intimité tranquille et je ne vais pas la contrarier !

Après plusieurs minutes, l’enchaînement des évènements n’est pas celui que j’attendais : Véro a cessé de caresser négligemment ma poitrine sur le tee-shirt et sa respiration est moins paisible. Son regard s’assombrit, elle a quelque chose à dire mais ne le dit pas.



Elle se tait en prenant un air de boudeuse. J’attends en silence pour que le fil puisse se rétablir comme avant mon intervention malheureuse… et cela paie après quelques minutes :



Elle aimerait peut-être que là, je finisse sa phrase mais j’ai promis de me taire, et surtout, je ne connais pas la chute de cette tirade prometteuse et angoissante.



Et là, elle se tait et attend ma réaction. Réaction qui ne vient pas, j’ai besoin de penser, avant de risquer de briser ce moment délicieux et l’ambiguïté de cette situation. Je n’arrive pas à imaginer si ce qu’elle veut dire est clairement exprimé ou si ce n’était encore qu’une l’introduction.



Alors elle tord ses doigts avec un air timide et elle m’assène sa volonté :



Là, Véro a suffisamment tourné autour du pot, et j’ai définitivement bien compris ce qu’elle voudrait que je fasse, et qu’elle veut que cela vienne de moi. Ce n’est pas le moment de me moquer de ses circonvolutions, elle est trop impliquée, mais cette scène est trop passionnante pour ne pas la faire durer encore un peu.



Véronique me fusille du regard. Mes théories et précisions sans fin sont de trop. Elle se redresse et me donne un baiser tendre mais volontaire et ajoute avec un air fripon :



Il n’est pas possible de refuser une telle injonction. Je lui réponds en acte : je l’enlace et lui rends son baiser plus tendrement encore. Mes scrupules de ne pas étreindre le corps de Véro dans un lit se sont envolés. Je dois à ma tendre aimée une passion digne de son abandon. Nous ne ferons pas l’amour, ou, du moins, pas plus que dans la grange, mais nous démontrerons si l’extase de la grange était due aux circonstances exceptionnelles ou pas… et cette démonstration est bien plaisante à faire. Véro s’est projetée sur moi pour que nos deux corps s’épousent plus fermement. L’heure n’est plus aux paroles mais aux actes passionnés.


Les belles lèvres de mon amante sont douces et voluptueuses, j’y goûte avec délice. Je commence à les caresser de ma langue pendant que mes deux mains explorent largement son dos à travers son pyjama. Si largement, que ses fesses qui m’ont tenté si souvent ne me sont plus interdites et j’en profite enfin. La coquine introduit subrepticement sa langue dans ma bouche et la retire aussi vite. Je sens son sourire se dessiner. Sa langue revient me taquiner et cette fois-ci me possède littéralement. Elle colle un peu plus sa poitrine contre moi et je lui attrape alors les fesses, malaxant cette chair, fraiche, tendre et soyeuse. Apparemment, elle aime ce traitement car elle frotte son pubis contre le mien et sa langue redouble d’activité.


Sans cesser notre baiser, je nous fais rouler sur nous-mêmes pour amener ma partenaire sur le dos : je prends le contrôle de la danse comme tout bon cavalier. Nous nous sommes compris : Véro se relâche et attend mes initiatives avec confiance. Je dois mener maintenant une relation sexuelle torride et source de plaisir intense mais qui ne sera pas faire l’amour et qui restera dans les limites d’une démonstration : quel défi !


La tension monte alors d’un cran et nous nous figeons. Je la regarde intensément à la lumière de sa lampe de chevet, et je commence à défaire un bouton de son pyjama sans la quitter des yeux. Avec un regard enjôleur mais décidé, elle prend ma main pour l’empêcher de continuer ce déboutonnage et la guide plus bas vers son ventre. OK, sa pudeur envers moi ne doit pas être inutilement sacrifiée, nous avons un objectif extraordinaire qui suffira largement à nous noyer d’émotions intenses.


Ma main glisse vers le bas de son haut de pyjama et explore sous la lisière du pantalon. La respiration presque suspendue et les frémissements de la peau m’ordonnent d’être encore plus entreprenant. Je me redresse un peu sur mes genoux. Je fais glisser, très doucement, son vêtement vers le bas. Son sexe apparaît très doucement dans la pénombre et je vis cette découverte comme dans un film au ralenti.


Je voudrais le découvrir longuement des yeux avant de m’imposer à lui, mais ce n’est pas ce que Véro m’a offert ce soir. J’ai envie de dire quelque chose de badin pour laisser s’échapper un peu de l’intensité du moment, mais j’y renonce : cette tension fait aussi partie de la magie de ce moment. Aucune parole ne serait digne d’un tel moment. Seuls les actes et les regards sont un mode d’expression à la hauteur de l’enjeu.


Véro a faiblement levé les fesses pour laisser passer le pantalon sous elle. Je ne vais pas la laisser ainsi longtemps, j’accélère à contrecœur le mouvement et bientôt ses cuisses, ses genoux, ses jambes me sont dévoilés : Véronique est à moitié devant moi, et quelle moitié ! J’entreprends alors de caresser ses hanches et ses cuisses par des effleurements lents. J’évite son sexe lisse mais je le regarde avec insistance tellement il est envoûtant.


Véro ne réagit que par de légers frémissements au passage de mes mains – mes mains qui s’accélèrent progressivement tout en restant très douces. Elle a fermé les yeux et semble se concentrer sur son ressenti. Elle doit se sentir offerte à ma vue et à mes caresses et elle le fait sans tension, sereinement, de manière consentie sans réserve.


Quand mes mains passent entre ses jambes, c’est pour les inciter à s’écarter. Ces jambes, autonomes de leur détentrice, acceptent ma requête et imperceptiblement le temple du plaisir s’offre à ma vue et bientôt à mes caresses. Je renonce à contempler ce corps adorable à distance et j’ajoute mille baisers qui effleurent chaque parcelle de sa peau. La sensibilité de Véronique est à fleur de peau, elle réagit nettement à mes lèvres, elle suit leur progression apparemment désordonnée, mais qui converge inéluctablement vers le Saint des Saints. Désormais, mes mains ne quittent plus les alentours de son sexe et mon souffle glisse de son ventre vers le creux de ses cuisses.


Véro se tend. Son désir de cette caresse qu’elle avait peut-être depuis quelques heures ou même depuis hier soir, quand elle me demandait de la rejoindre dans son lit, est enfin réalisé. Mes doigts effleurent enfin le mont de Vénus et font des dessins, prétextes à explorer sa vulve. Sans que j’aie remarqué le moindre mouvement, ses cuisses sont maintenant écartées. Véronique m’offre son sexe, elle se donne à moi, confiante que je serai de nouveau le magicien de son plaisir.


Je devrais ressentir une pression immense d’être à la hauteur de son espoir mais mon envie d’elle, et sa confiance me rendent sûr de moi et conquérant. Je me place entre ses jambes sans cesser de la caresser et de faire glisser ma bouche sur son ventre et ses cuisses. Enfin, ma bouche dépose un premier baiser sur la fente humide et la grande aventure commence.


Ma bouche prend doucement possession de la vulve, elle l’embrasse mille fois avec une passion croissante mais sans chercher à l’ouvrir. Mes baisers et mes doigts honorent ses grandes lèvres de haut en bas, du creux des cuisses à la fente ; fente encore fermée mais déjà frémissante comme pour appeler à ce qu’on la déploie. Les lèvres du sexe de mon amante s’évasent un peu sur le bas, laissant apparaître la rosée qui confirme son désir mais surtout des effluves bouleversants de sensualité. Comme ces pétales, portes de tous les plaisirs de la terre, s’ouvrent trop doucement, ma langue les écarte à partir du bas pour me donner accès à un univers encore plus intime, encore plus fragile que ce sexe glabre.


Pendant qu’une main caresse le ventre plat qui frémit et les seins qui m’attirent toujours autant, les doigts de l’autre main aident mes lèvres à faire l’amour au trésor ultime. Ma langue joue, lape, monte et descend s’occupant alternativement du clitoris dans son écrin et les lèvres de son sexe que je pénètre à peine, puis de plus en plus profondément.

Véronique n’a aucun geste de recul, elle offre son sexe à mes caresses sans réserve.


Progressivement, elle a plié et écarté légèrement ses genoux donnant ainsi en offrande tous les secrets les plus intimes de son corps. Plus j’investis le plus secret de son corps, plus elle le dévoile, le révèle, l’expose. Véro veut que la pudeur du début, et l’émotion merveilleuse qu’elle suscite, soit remplacée par la communion des sens et les sensations sulfureuses et envahissantes qu’elle recherche.


Même sa petite rosace secrète est dans la scène, je l’aime et la déguste comme une partie indissociable du festin. Véronique est déchaînée : cette intrusion inhabituelle ne la choque pas le moins du monde. Je suis enivré de toutes les saveurs, les effluves et les touchers voluptueux que me donne le corps de mon amante. Chacune de ces mille sensations mélangées me plaît au plus haut point, chacune est le témoin du don de Véronique et du plaisir qu’elle ressent.


Ma main entre dans la danse. Véro aime les longs mouvements de la langue mais aussi les plus fermes pressions d’un index sur le clitoris, directement sur son côté ou indirectement en l’écrasant par les grandes lèvres. Elle aime ma bouche qui boit à la source ruisselante mais aussi la pénétration virile d’un ou deux doigts dans ses nymphes délicates. Et même sa rosette qui ne sait si elle préfère l’incursion profonde d’une langue inquisitrice ou la caresse, plus douce d’un baiser baveux.


J’adore sentir son vagin serrer mes doigts qui vont et viennent pendant que je tète son clitoris. J’adore sentir le corps de Véro se tendre comme un arc. Je bois le nectar de son plaisir avec délectation. Je la caresse depuis longtemps maintenant : j’ai essayé plusieurs fois toutes les combinaisons que m’offrent mes deux mains et ma bouche et chaque fois que je les renouvelle, la réaction de ma tendre victime est plus intense. Notre jeu s’intensifie encore et encore, sans jamais vouloir trouver de limites : les spasmes de Véronique sont chaque fois plus forts.


Et alors, Véro décide de ne plus me laisser décider : jusqu’ici elle ne me guidait qu’avec ses réactions. Là, elle appuie sur ma tête et la guide sur son clito, pendant qu’en écartant définitivement ses jambes elle appelle une plus grande pression de ma main dans son sexe.


Mes doigts s’enfoncent plus profondément en elle, lui font l’amour en glissant en combattant sans violence la pression spasmodique de son vagin. Véro est prise de tressaillements, elle appuie sur ma tête de plus en plus, j’en déduis que je dois sucer son petit bouton de plaisir sans ménagement et dévorer sa moule voracement. Sa main cherche la mienne pour que mes doigts aillent plus loin en elle. J’y glisse donc trois doigts et les enfouis encore plus profondément dans sa grotte humide.


Véro relâche ses muscles intimes, satisfaite de cette présence enfin à la hauteur de son besoin mais très vite elle se contracte de nouveau par spasmes incontrôlables. Elle s’écartèle, tend son corps, tire ma main en elle pour faire pression profondément et sur le dessus de sa grotte, et en même temps, appuie sur ma tête de toutes ses forces. Ma tendre amante réagit fortement aux mouvements de mes doigts. Elle m’indique par ses « Oui », par ses gémissements, par ses mouvements que je dois aller plus vite et plus fort. Les mouvements de mes doigts de plus en plus rapides et appuyés, les pressions maintenant violentes de mes lèvres sur son sexe et de ma langue sur son clitoris. Je la baise de ma main et de ma bouche avec une violence totale et elle m’en demande plus encore. Ma main s’agite et besogne plus qu’elle ne caresse, mes lèvres sucent plus qu’elles n’embrassent, mais c’est ce qu’elle veut, elle le crie de tout son corps. Elle est prise de tétanie, appuie violemment sur ma tête. Elle trésaille, ne bouge presque plus et dans un dernier élan où elle fait tout plus fort encore, elle jouit de tout son corps.


Son spasme est intense et sans fin. Je suis le spectateur d’un plaisir immense que je ne savais pas possible. Son sexe m’abreuve alors comme une source intarissable à laquelle je me délecte. Tout son corps semble exploser de plaisir. Véronique crie alors sa joie sans contrainte, sans limite. Enfin, Véronique se relâche doucement, et s’abandonne complètement. Je quitte le temple du plaisir qui demande maintenant la quiétude en goûtant une dernière fois son jus intime qui a inondé son sexe et ses cuisses.


Je me relève et viens à son côté. J’admire le corps relâché de mon amie qui exprime un bonheur serein. Je prends Véro dans mes bras et je la serre tendrement. Je veux qu’elle reprenne ses esprits dans mes bras, et ainsi que la tendresse qui m’a inspiré soit l’explication unique de notre union. Elle me serre aussi, elle aime le contact de mon corps contre le sien, nu, à la sensibilité exacerbée. Nous restons ainsi plusieurs minutes et je veux maintenant qu’elle s’endorme sans parler, sans penser, sans savoir ce que tout cela pourrait signifier. Je l’embrasse une dernière fois, je m’écarte et je lui murmure :



Elle s’apprête à m’obéir, me rend mon baiser, mais finalement ouvre les yeux :



Elle a senti ma raideur durant notre dernière étreinte et elle veut de l’harmonie dans notre relation. J’ai une envie irrésistible de lui faire l’amour, mais je veux aussi sacrifier cette envie à son plaisir et son relâchement qui me semble si important. Je voulais qu’elle s’endorme simplement dans les brumes du plaisir et de la fatigue et que mon envie de partager son plaisir reste pure. Mais puisqu’elle le demande, je ne peux pas lui refuser ça. Je l’embrasse tendrement, longuement, et, pendant ce temps, ma main saisit mon sexe dans mon caleçon pour quelques va-et-vient qui suffiront tellement je suis déjà aux portes du plaisir. Les mains de Véro descendent le long de mon corps pour m’accompagner dans ma caresse et quand elles rencontrent mon vêtement, elle le tire vers le bas :



Je m’exécute et je reprends ma masturbation. Une des mains de mon amie touche mon sexe par-dessous, elle me dit :



Je la retiens ! J’ai très envie de sa bouche sur mon sexe, j’ai même très envie de lui faire l’amour, mais tout cela va bien plus loin que ce que nous avions décidé. Malgré les pulsions qui me taraudent, je me sens responsable de garder le contrôle de nos vies et de notre amitié. Je l’embrasse passionnément, approche mon corps du sien pour le sentir. Une étreinte, tous les deux sexes nus, brise encore nos règles mais à cela, je ne peux vraiment pas résister.


Véro a compris aussi de cette étreinte de Judas, que je refuse qu’elle me donne cette caresse symétrique de celle que je lui ai donnée. Elle sait que nous avons accepté cet énorme écart à nos règles pour lui donner une révélation importante sur elle mais que cette raison ne justifie pas cette effraction en retour.


Je serre mon amie contre moi et je veux que nos deux corps se touchent le plus complètement et se caressent l’un l’autre de petits mouvements doux. J’ai mon sexe bandé contre le ventre de Véro, et il est prêt à exploser, je suis au bord de la jouissance. Mes mains sont animées d’une envie incontrôlable de la caresser mais je les en empêche : ce serait faire l’amour. Si mes mains ne bougent pas c’est donc une simple étreinte. Dans le feu de l’action, je mets des barrières qui seront autant de supports pour reconstruire notre sérénité.


Je sens son corps de femme désirable contre le mien de ses pieds à ses lèvres, je bouge à peine, chaque petit morceau de ma peau est caressé par la sienne de manière voluptueuse. Une sensation de plaisir m’envahit sans venir exclusivement de mon sexe, c’est nouveau, tellement différent.


Ma jouissance arrive tout de suite sans que notre baiser ait cessé. C’est une jouissance douce, mais merveilleuse, longue et langoureuse : tout mon corps vit et entretient le plaisir sans fin. Je dois ce plaisir à la tendresse et à la douceur du corps de Véro contre le mien, je l’ai vécu dans ses bras, nos deux corps nus étreints passionnément. Je lui dois ce plaisir et je le lui offre en hommage.


Je reprends mes esprits doucement et j’ai peur d’avoir serré Véro un peu fort pendant ma perte de conscience. Je suis aussi un peu penaud d’avoir un peu souillé son ventre de ma semence. Penaud mais un peu fier aussi, je l’ai faite mienne à la limite de ce qui était concevable entre nous. Même franchement au-delà de la limite pour être honnête !


Je garde mon amie contre moi, laissant la torpeur nous envelopper progressivement. Nous allons nous endormir nus l’un contre l’autre, comme des amants que nous ne sommes pas et que nous nous promettons de ne jamais être. C’est incroyablement confus mais aussi enthousiasmant de vivre cette intimité ultime avec une personne aimée sans avoir sauté le pas. J’adore ce moment mais le sommeil m’emporte.



ooo OOO ooo


Mon téléphone nous tire tous les deux d’un sommeil profond. Je réalise en premier lieu que nous avons peu de temps pour être fins prêts à 10 min en voiture d’ici. Il faut compter en plus le délai pour préparer des sandwichs et les affaires indispensables pour une aventure sportive de haut vol. Il ne faut pas traîner.


J’essaie d’évaluer le temps dont je dispose pour profiter de ma torpeur, de la chaleur du lit et… de la proximité de ma douce amie aussi nue que moi sous la ceinture. Qu’il serait doux de la prendre dans mes bras et, même sans aller plus loin, de retrouver la merveilleuse sensation de son corps contre le mien !


Je me ressaisis : nous sommes ici pour le sport et pour l’amitié, il ne faut pas rater cette occasion de reprendre la route que nous avons décidé de suivre, et nous nous sommes engagés vis-à-vis des autres participants. Surtout, j’ai besoin de me rassurer : les contrées fabuleuses explorées hier soir font-elles porter un risque ingérable sur notre amitié et nos couples ? Le quotidien nominal nous aidera à remettre de l’ordre dans nos pratiques sans nous décevoir mutuellement. Sans un regard pour Véro, je me lève. Je ne cache pas ma nudité pour quitter la pièce, mais au retour de la salle de bain je serai habillé et Véro aura le choix de recréer un climat de pudeur entre nous.


Je me tourne vers Véro avec naturel. C’est une manière de lui suggérer de ne pas rétablir la règle qui veut que j’aie moins de légitimité à la voir nue que n’importe qui d’autre. Elle peut voir le bas de mon corps nu de face, mon sexe un peu dur de l’envie qui m’a assailli tout à l’heure.



Véro est encore dans les bras de Morphée, elle me regarde mais je ne suis pas sûr qu’elle me voit. Son endormissement ne l’empêche pas de répondre d’emblée sur le ton de la plaisanterie :



Je passe sous la douche deux minutes, me rase et m’habille, et je quitte le gîte, non sans rappeler Véro à son devoir :



Et je claque la porte sans attendre la réponse.