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Temps de lecture estimé : 14 mn
23/05/18
Résumé:  Le narrateur ne pouvait pas en rester au descriptif et éprouvait la curiosité de se rendre à l'une de ces adresses pour commander une fille et vivre une expérience dans une maison de prostitution. Va-t-il y trouver du plaisir ?
Critères:  fh inconnu prost miroir init confession -tarifé
Auteur : Julien Mar            Envoi mini-message

Série : Illusions et mirages - Le rouge bordélique

Chapitre 04 / 04
La visite au Schiller

Résumé de l’épisode 1 : Le quartier à la lumière rouge


Journaliste, je déambulais dans les rues du quartier des prostituées de Francfort pour rédiger un article sur le sujet. Je me voulais comme en immersion, et pour cela j’avais choisi un hôtel miteux du quartier. Je voulais m’imprégner de cette atmosphère si particulière, mettre des visages, des odeurs et des couleurs sur ce monde interlope, à deux pas du centre de la finance européenne. De mes déambulations me revenaient en mémoire mes deux expériences avec des prostituées, la première, très mauvaise ; la seconde m’avait laissé un souvenir ému.


Résumé de l’épisode 2 : Un homme sur deux


Le hasard du métier de journaliste avait fait revenir le narrateur sur les lieux de son article. Peut-être trop descriptif aux yeux de certains, il voulait cette fois-ci rencontrer une prostituée pour pouvoir offrir à ses lecteurs un témoignage, et pour lui approfondir ce sujet en questionnant une professionnelle. Sa rencontre avec Klaudia lui permit de comprendre la complexité d’une activité pratiquée pour beaucoup dans l’anonymat, voire la clandestinité, et qui conduit pourtant un homme sur deux dans sa vie à payer une femme pour un rapport sexuel. Là où le journaliste connaît les limites de son métier, la confession permettait d’ouvrir bien des portes de maisons pourtant closes…


Résumé de l’épisode 3 : Derrière les volets clos


Avec les confessions de cette femme de ménage dans un bordel de Stuttgart, c’est comme une facette surprenante du prisme prostitutionnel que nous découvrons à travers la petite main d’une adresse bien connue de la capitale souabe. Elle est à la fois un témoin très proche du quotidien de ces filles tout en restant neutre de par ses fonctions dans ce bordel. C’est la tendresse d’une femme que la vie n’a pas épargnée pour ces filles qu’elle aime presque comme ses propres enfants. C’est cette adresse que le journaliste décide de visiter pour la première fois de sa vie.



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La lame est aiguisée, le bol est prêt. Le blaireau et ses mouvements circulaires préparent ma peau et y laissent une belle mousse qui se mêle aux poils de ma barbe. La lame au manche de corne est sur son présentoir, les madrigaux de Carlo Gesualdo en fond sonore. Le rasage comme acte ritualisé, et pour cette raison, emprunter la voie la plus noble mais aussi la plus dangereuse : le rasage au sabre. Sentir la lame glisser sur sa peau, avec le risque à tout moment de se transformer en donneur de sang dans sa salle de bain au moindre mauvais geste. Penser à Denys l’ancien et ses coques de noix. Premier passage dans le sens du poil, deuxième passage de gauche à droite, troisième passage dans le sens contraire du poil. Un mot que vous découvrirez peut-être : la pogonotomie. L’art du barbier. Se raser comme au siècle dernier, dans un esprit de tradition et de respect pour le bel objet : le sabre, le blaireau, le cuir, la pierre à aiguiser. Et l’objectif : « BBS », Baby Butt Smooth, la peau aussi douce que celle des fesses de bébé.


Aujourd’hui, j’ai rendez-vous. 14 h, Paulinenstrasse, Maison Schiller. Une expérience journalistique et personnelle. Par deux fois j’étais monté avec une prostituée dans sa chambre ; cette fois-ci ça serait ma première fois dans un bordel. Je vais proposer ce papier aux magazines avec qui je travaille, mais pourquoi pas aussi le publier sur un site de nouvelles érotiques…


Martina a été… ravie de l’apprendre. Oui, c’est ironique. Nous formons un couple plutôt libre – comme je vous l’ai dit, elle a eu ses amants, j’ai eu mes maîtresses – mais là, il ne s’agit pas de séduction et de se laisser aller au charme d’une personne rencontrée au hasard de nos vies professionnelles : il s’agit de payer pour une relation sexuelle. Pour elle : « profiter de la faiblesse d’une femme qui doit vendre son corps », « tu vas financer une mafia », « tu vas trop loin avec ce sujet », « tu me feras en tout cas un test HIV ensuite »… Il me faut aller au bout de l’expérience ; après la découverte du quartier à la lumière rouge de Francfort et ma rencontre avec Klaudia, je veux vivre l’étape supplémentaire : me rendre dans un de ces établissements et choisir une fille, la payer et prendre du plaisir.


Internet est une autoroute d’informations sur le sexe, et les Allemands en sont de gros consommateurs. Sans doute la pression au travail qui leur fait consommer plus de porno que les autres Européens. Rien de plus facile que de trouver des numéros de téléphone ou des adresses où des femmes vendent leurs charmes. Un homme sur deux… et comment s’en étonner quand j’ai constaté la facilité de contacter une prostituée ?


Pour autant, ce n’est pas grâce à Internet que j’ai trouvé la maison Schiller. Un vieux collègue de travail – aujourd’hui en retraite et cultivant sa collection de cactus sur les hauteurs de Stuttgart – ne s’était jamais caché, du temps où nous travaillions dans le même journal, qu’il fréquentait les bordels et les clubs privés. Un drôle d’oiseau, avec son franc-parler et son goût pour la provocation. Bref, avec lui j’allais avoir les informations d’un connaisseur : à plus de soixante-dix ans, il était encore vert !


Il m’avait alors recommandé cette adresse : une maison bien établie et bien tenue, des tarifs qui permettent d’avoir une clientèle de bon niveau, une atmosphère qui n’a pas trop changé depuis les années 70… une histoire de goût. Le rendez-vous a été fixé la veille sans aucun problème avec mon interlocutrice au téléphone. Les détails seront discutés sur place.


Je me prépare à ce rendez-vous avec soin, comme par respect pour cette femme que je ne connais pas encore et avec qui je vais partager un moment intime. Par goût personnel aussi pour mon apparence : j’aime être élégant. « Je pense à présent qu’il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes, et souvent en julot avec les bourgeoises. » C’est du Boudard dans le texte, et ça me plaît bien.


Après des difficultés à me garer, je suis enfin devant le bâtiment. Comment vous le décrire, si ce n’est vous dire qu’il était superbement banal… Dans une petite rue peu fréquentée, une série d’interphones à côté de l’entrée : « Schiller » côtoie « Familie Müller », « Merkez » et « Esterhazy ». Schiller, comme le célèbre poète, comme de nombreuses autres familles dans ce pays… on ne pourrait pas être plus discret. Je ne sais plus quel homme politique disait que le meilleur quand on va rendre visite à sa maîtresse, c’est la montée des escaliers.


Madame Ursula est une belle femme qui a manifestement de bonnes manières. Tailleur bleu marine avec la jupe juste au-dessus du genou, veste à brandebourgs noirs et chignon blond serré. Le maquillage cherche à cacher des rides, mais sans être vulgaire. Sa mise est à la fois stricte et hautement érotique ; ainsi, elle pourrait être chef de département au sein d’une grande entreprise dans la mode ou les cosmétiques. Elle semble rompue à la discussion avec des hommes, en particulier pour ce qui concerne les plaisirs du bas-ventre, sans vulgarité, mais sans timidité.


Je pense rapidement à une ancienne prostituée qui serait montée dans la hiérarchie du « commerce horizontal », comme on dit en allemand. Nous sommes dans un petit salon dans les tons mauves avec des éléments de décoration argentés. Fauteuils Chesterfield de couleur orange et table en verre. Tout ça sent effectivement le kitsch comme le disait le collègue, mais d’un kitsch qui semble assumé, comme une volonté de lutter contre le temps qui passe. Madame Ursula revient avec un plateau portant deux tasses de café et un verre d’eau. C’est pour moi l’occasion d’entamer la discussion avec elle.



En me disant ça, elle s’est mise assise dans le fauteuil en face de moi, jambes croisées avec un sourire avenant.



Elle porte sa tasse de café à ses lèvres, les yeux rieurs.



Madame Ursula semblait apprécier ma réponse d’après le sourire qui se dessine sur son visage. Durant ses explications, elle sait rester froide sans être distante, comme une personne rompue à l’art de la conversation sachant trouver le juste milieu entre proximité et distance.



En posant cette question, je sens que le journaliste en moi revient au galop et je me dois de ne pas trop me montrer curieux, même si mon statut de nouveau client me permet un certain nombre de questions.



La discussion est franche, et comme une commerciale, Madame Ursula me présente l’éventail de ses services. Il n’est pas question d’argent pour l’instant, juste de services. En abordant l’aspect pécuniaire de ma venue, Madame Ursula me montre une carte avec la liste des prestations et leurs tarifs. Tout ça ressemble à une carte de restaurant. Je choisis alors l’option 4 : une heure avec une fille, fellation, différentes positions et possibilité de « venir » autant de fois que possible durant cette heure. 160 €. Si la discussion préalable avec mon interlocutrice a pu avoir des aspects érotiques, tout retombe comme un soufflé quand il s’agit d’argent : c’est le cœur du sujet, à savoir combien je suis capable de poser sur la table et ce que je peux obtenir en échange. L’érotisme s’estompe pour le mercantile.


Madame Ursula appuie sur un bouton à côté de l’interrupteur ; elle demande aux filles de venir se présenter pour que je puisse faire mon choix. L’une après l’autre, de très belles et jeunes femmes se présentent à moi. En me serrant la main, elles me disent leur prénom (qui se termine toujours par un « a »), avec pour la plupart un accent d’Europe de l’Est. Rebekka, Michaela, Lina, Laura, Julia, Anna… Ursula ajoute quelques informations sur les points forts de la jeune femme en question : « grosse poitrine naturelle », « le sexe anal est son point fort », « fraîche et simple comme votre voisine ». Les filles restent dans cette pièce en face de moi, comme les miss régionales qui se placent l’une après l’autre sur la scène avec leur plus beau sourire pour plaire. Je n’ai qu’à choisir, et ce choix n’est pas aisé. Non pas pour trouver celle qui me plaît (elles sont toutes objectivement très jolies), mais c’est bien ce choix en lui-même qui est difficile. Cette Laura, Italienne de Gênes, n’a peut-être pas envie de moi ; c’est pourtant elle qui va passer cette heure en ma compagnie.


Elle me prend par le bras et me conduit dans sa chambre. Les autres filles quittent la pièce ; je peux déceler une petite déception dans le regard de certaines ; sans doute que les derniers jours n’ont pas été très riches en clients. Elles repartent donc de nouveau bredouilles. Laura, elle, rayonne à mes côtés. Il ne faut pas se tromper : entre les filles règne une forte concurrence, et Ursula a bien entendu intérêt à la stimuler. Il y a celles qui sont souvent choisies, et les autres qui le sont moins. L’allure de mon porte-monnaie les intéresse certainement bien plus que mon look.


Laura est une brune à la peau hâlée qui doit avoir environ vingt-cinq ans, aux cheveux détachés et lissés qui tombent au milieu du dos. Sa poitrine refaite et opulente n’a guère besoin d’être tenue par son soutien-gorge mauve en dentelle. Elle ne porte en plus aucune culotte sur son sexe épilé, juste des bas noirs et un porte-jarretelles de la même couleur. Elle porte un ange tatoué sur l’épaule droite, et de son ventre plat on comprend facilement qu’elle s’entraîne certainement régulièrement à la salle de sport.


Chambre 4. Parquet ocre, murs d’un jaune pastel. Quelques dessins érotiques aux murs. Le lit dans le coin gauche, et surtout des miroirs pour que le client puisse assister comme un spectateur à sa propre prestation. Sur une petite table basse : un parfum, un smartphone et une petite trousse à maquillage. L’impression d’être dans une chambre d’hôtel proprette. Une odeur d’encens et de parfum… un parfum d’érotisme.


Et les lecteurs de ces lignes vont se partager en deux camps : ceux que je fatigue avec mes réflexions intellectuelles sur la prostitution, qui trouvent mon style tellement journalistique et fade et qui vont se dire « Enfin de la baise et du minou ! », et il y aura ceux qui se demanderont, après la gourmandise de ce moment de lecture, comment je vais me sortir de cette scène de sexe qui s’annonce. Chers lecteurs, je vais alors changer radicalement de style pour vous offrir une tranche de sexe bien grasse afin de contenter ceux qui pourraient être un peu sur leur faim.


Laura a de ces nibards à faire réveiller les morts. De ces obus qui vous enverraient tomber par terre si seulement vous n’aviez pas une béquille pour vous retenir. C’est l’Oktoberfest dans mon slip, et après quelques mots échangés, elle me défait avec gourmandise de mon pantalon pour voir l’objet tant attendu du désir. Un sexe rasé et circoncis qui n’a qu’une envie : butiner sa chatte qui je devine déjà bien humide. Elle me propose une douche ; un de mes fantasmes. Je suis aux anges, et mon gland est rouge de plaisir. Je suis avec une vraie salope qui aime ça. Elle commence à astiquer mon sexe de sa main pendant que je fais mousser ses seins avec le savon. C’est trop bon de sentir sa peau glisser sur ma main… à moins que ça ne soit l’inverse.


Une fois de retour dans la chambre, j’ai un cul de rêve qui s’offre à moi ; je n’ai plus qu’à la pénétrer de mon dard pour enfin la baiser. Elle glousse quand je la pénètre ; je bande comme un âne de sentir qu’elle aime ça, de voir son petit trou offert pendant que je la besogne bien comme il faut. J’ai payé le droit de disposer de son corps, alors je suis bien décidé à en profiter ; chaque seconde et chaque minute comptent.


Des miroirs disposés sur chaque mur, je peux nous voir pendant cette chevauchée fantastique. La vue de ses nichons bougeant en cadence sous mes assauts me donne des secousses frénétiques dans le bassin. Je sens l’orgasme monter et je lui demande de me finir sur ses seins. Je me retire et ôte la capote ; elle se retourne en même temps en vitesse, et de ses mains astique mon meilleur ami avec gourmandise. Il ne faut pas longtemps pour que des jets chauds et épais se répandent sur sa poitrine et ses tétons. Elle semble être étonnée et ravie de voir autant de sperme sortir de mon sexe. Je suis apaisé, et je me sens tellement mâle en voyant que…


Non, je pense arrêter le massacre ici. Le passage gras étant terminé, je pourrais arrêter là avec mon texte qui désormais n’intéressera peut-être pas grand monde. Sinon, je pourrais aussi vous présenter l’affaire comme un menu de restaurant ; on aurait ceci :


• Petite discussion sur canapé et sa coupe de regards

• Effeuillage façon artichaud (oui, avec un « d ») accompagné de sa friction mousseuse

• Tendresse de chairs fermes délicatement parfumées

• Saveurs de marée et sa moule lissée

• Trou italien

• Salade de draps froissés

• Plateau de l’orgasme

• Crème vanille et sa Génoise en mamelon

• Café gourmand et ses paillardises


Le tout a duré environ une heure.


Le dernier quart d’heure est une agréable discussion avec Laura pendant que je me rhabille. Elle travaille depuis cinq ans dans le métier, et elle est heureuse en Allemagne. Elle parle bien l’allemand, ce que je lui fais remarquer. Elle a étudié l’allemand à Naples et à Berlin, et après une courte carrière de modèle pour de la lingerie, elle est passée à cette activité, plus agréable pour elle et plus lucrative. J’aimerais lui poser plus de questions, mais je sens bien qu’elle se protège dans les informations qu’elle donne d’elle. Comme je lui dis que je voyage beaucoup à travers l’Allemagne pour mon métier, elle m’informe qu’elle sera à Hambourg à partir de la semaine prochaine et pour deux semaines.


Madame Ursula est derrière son comptoir, un sourire plein de sous-entendus en me voyant. Laura est restée dans sa chambre.



Elle a cette diplomatie et cette expérience pour ne pas trop insister et rester courtoise sans jamais être ni trop proche ni trop distante. Après avoir payé en laissant un petit pourboire, je descends les escaliers l’esprit vide et avec une pointe d’amertume. J’ai payé une prostituée, et j’ai eu mon plaisir.


Mais quel plaisir, au final ? De mes expériences avec les femmes, le vrai plaisir est dans la séduction ; faire tomber les résistances d’une femme, la charmer et la conquérir, même si cela n’implique pas forcément de coucher ensemble ensuite. Je suis comme un stratège sur un champ de bataille, et je me plais à gagner la bataille de la séduction. Tous ces aspects sont inexistants dans un bordel comme le Schiller, ou du moins simulés. J’ai payé pour un service, et j’ai eu ce service. Il n’y a pas eu de bataille, juste une discussion d’état-major pour décider comment les deux armées allaient se séparer en bons termes. Je suis comme rassasié de ma faim, mais d’une nourriture qui me paraît, en descendant les marches lentement, fade et sans saveur.


La séduction – la vraie – demande du temps et de l’énergie ; le sexe tarifé, juste de l’argent : dès lors, je comprends mieux les hommes dépendants de ces filles. Ils achètent de l’illusion comme un toxicomane s’achète un produit pour planer durant quelques heures. Mettre quelques billets dans la machine à sous tenue par Ursula pour faire tourner les images et la musique.


Mais qui suis-je pour juger ? De mes déambulations dans le quartier à la lumière rouge, de ma rencontre avec Klaudia, Ursula ou Laura, j’en retiens que la prostitution est un sujet complexe et que j’aurais bien du mal en tant que journaliste à en présenter toutes les facettes. Et je m’épargne les expériences dans les milieux les plus délabrés de l’univers prostitutionnel…


Recommencer ? Non, je ne crois pas. Pour ça, il ne faut pas trop se poser de questions et apprécier ce moment en égoïste, sans se demander si la fille est contrainte ou volontaire, et accepter que tout n’est que paillettes et artifices avec l’argent comme clef de voûte.

Je ne serai pas un habitué du Schiller, ni même d’autres adresses.


Le lendemain de cette expérience au Schiller, j’apprends que le jour de ma visite a eu lieu une grande opération de police dans toute l’Allemagne avec pas moins de 1500 policiers et agents de la douane qui ont visité pas moins de 65 adresses liées à la prostitution. Les fonctionnaires cherchaient des sans-papiers d’origine asiatique exploitées dans des salons de massage ou des petits bordels. Comme une réalité crue pour définitivement baisser le rideau des illusions de la magicienne Ursula.