| n° 18354 | Fiche technique | 66824 caractères | 66824Temps de lecture estimé : 37 mn | 02/05/18 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: Marie n'en a pas fini avec cet amant indélicat. Il lui avait apporté beaucoup avant de déraper ; il va être un catalyseur bien involontaire pour elle. Elle et les autres ! | ||||
| Critères: fh ff fhh 2couples cocus voisins boitenuit douche fellation 69 pénétratio sandwich échange confession | ||||
| Auteur : Romain | ||||
| Épisode précédent | Série : Le break ! Chapitre 03 / 03 | FIN de la série |
Résumé des épisodes précédents :
Marie a voulu faire un break. On sait maintenant que si ce break lui a donné beaucoup de plaisir, il a failli mal finir. Elle a retrouvé son mari dans les bras d’une voisine. Mais ce mari n’a pas voulu pardonner si vite et elle a dû supporter l’humiliation de vivre dans la même maison que la maîtresse officielle. Pourtant le dernier soir, mari, femme et maîtresse se retrouvent dans un enchaînement de plaisirs, d’abord saphiques puis partagés à trois.
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Le réveil est difficile. Ce n’est pas à proprement parler un réveil, car ce matin encore, le trio a joué sans se poser de questions. Les questions arrivent alors que Séverine est partie, laissant Jean et Marie en tête-à-tête. Ils sont pourtant chez eux, dans cette maison qu’ils retrouvent chaque année, mais tout est différent.
C’est surtout Jean qui s’interroge.
Pour Marie, c’est plus facile. Lorsqu’elle est arrivée, elle a découvert Séverine, une voisine de 500 km, dans son lit. Elle ne pouvait pas faire de reproches, car tout cela était de sa faute. Elle a subi et elle a bien fait, car après cet aparté si particulier avec la maîtresse de son mari, tous trois avaient eu des plaisirs bien partagés.
Jean ne pose pas la question. La question à double tiroir : pourquoi es-tu partie, et pourquoi es-tu revenue ? Même s’il la posait, sa femme ne pourrait pas répondre. Expliquer qu’elle avait eu un amant, un amant plus jeune, cela encore aurait été possible. Reconnaître que cet amant l’avait subjuguée. Cela aussi était avouable, car cela justifiait qu’elle voulait passer ses vacances avec lui.
Mais le reste ! Pouvoir dire qu’elle s’était laissé aller avec deux hommes suite à un strip-poker. Qu’elle y avait pris du plaisir. Qu’elle s’était réveillée avec l’idée de persévérer dans ce plaisir si particulier, avec l’un, puis avec l’autre, toujours une queue bien dure à disposition. Et tous ces fantasmes qui s’étaient cristallisés dans son cerveau perverti. Pourquoi pas deux hommes en même temps ? Et pourquoi s’arrêter à deux ? Comment décrire la honte après avoir entendu son amant parler d’elle comme une pute ? Une bourgeoise qu’il envisageait de vendre.
Elle avait pété les plombs. En roulant, elle avait compris que si elle n’avait pas entendu Nils parler d’argent, elle l’aurait suivi dans ses projets.
Et Séverine ! Décidément, cet été était marqué du sceau de la nouveauté.
C’est ce qu’elle trouve de mieux pour rompre cette gêne qui s’installe et qui risque de déboucher sur des questions.
Sans se concerter, ils se dirigent au même endroit qu’avec Séverine.
« Qu’elle est belle ! » Pense Jean alors que sa femme lézarde au soleil. C’est grâce à Séverine qu’elle s’est convertie aux seins nus et à la culotte minimaliste. La compétition a du bon.
Ses pensées vagabondent. Elle a maigri. Certainement pour cet amant qu’il ne connaît pas et qui l’a déçue au point de revenir, femme prodigue à qui il pardonne, ayant eu vraiment peur de la perdre.
« C’est sûr qu’il n’en a pas une aussi grosse ! » Voilà ce que pense Marie, alors que derrière ses lunettes de soleil elle le voit s’allonger sur le dos après un moment où il l’avait regardée, pensant probablement qu’elle ne le voyait pas.
« Idiote… » ne peut-elle s’empêcher de penser de cette remarque muette. « Jamais, avant Nils, tu n’aurais fait ce genre de remarque. Et en plus c’est assez malvenu alors que pas plus tard que cette nuit et même ce matin, cet homme allongé à côté de toi a satisfait deux femmes. Alors, la taille… Il a perdu du ventre. C’est ma faute, mais ça lui va bien. J’avais bien remarqué qu’après lui avoir parlé de ce break dans notre couple, Jean avait accusé le coup et qu’il faisait moins honneur à ma cuisine. Inconsciemment, il a aussi dû se dire que s’il "revenait sur le marché " après notre séparation, il devrait faire bonne figure. »
Sur la plage ensoleillée, le couple bronze. Un passant ne soupçonnerait pas le tumulte dans leurs crânes. L’homme semble sommeiller. Sa respiration est lente avec un très léger ronflement. La femme lui prend la main. Quel beau couple, et manifestement encore amoureux.
Jean se réveille.
Ils se baignent.
Ils retrouvent leur serviette. Marie attrape son sac, en sort son téléphone portable, et avant de composer un numéro demande :
Dans le couple, c’est Marie qui gère ce type de relation. Ce n’est pas que Jean ne voudrait pas, mais c’est un homme avec le défaut de ne pas savoir dire à ceux qu’il aime combien justement il les aime !
Et puis il complète :
Marie le regarde et la voix trouble demande :
Et elle continue, retenant ses sanglots :
Son mari n’est pas un bavard ni un habitué des grandes phrases. Et ce qu’il vient de dire semble à Marie la plus magnifique des déclarations, une profession de foi digne du plus grand des philosophes, et surtout d’un mari aimant.
Elle pleure à chaudes larmes. Ils sont touchants tous les deux, lui enveloppant de ses bras cette femme normalement forte, mais que quelques paroles ont suffi à rendre fragile.
Les enfants ne cachent pas leur joie. Ils sont comme tous les enfants, ne pensant qu’à eux, n’envisageant pas que leurs parents puissent avoir une vie, vie amoureuse et vie sexuelle qui pourrait les pousser à se séparer. Ils préfèrent des parents malheureux, hypocrites, mais vivants encore en couple, à des parents heureux retrouvant le bonheur avec d’autres partenaires.
Mais tout est bien dans le meilleur des mondes.
Le retour de plage est toujours suivi de l’épisode rinçage à la maison depuis que la municipalité a supprimé les douches d’eau douce sur les plages.
Marie passe la première. Pendant l’hiver ils ont fait faire des travaux et transformé la salle de bain avec sa baignoire d’un autre âge en douche spacieuse à l’italienne.
Jean est perdu dans ses pensées. Il peut encore sentir les odeurs de Séverine. Sans réfléchir, il se déshabille pour se diriger vers la douche. C’est seulement en voyant sa femme sous les jets d’eau qu’il se réveille. Elle lui tourne le dos. Au mouvement des bras, il devine qu’elle se savonne, les mains apparaissant par moments pour garnir au mieux son cou, ses épaules et tout ce qu’elle peut atteindre, de mousse odorante. Et puis elle avance plus près pour offrir à son corps le plaisir de ces jets dont l’installation a coûté un bras, mais qui font un mur d’eau délicat et dans lequel il fait bon se plonger. Elle se rince. Elle lève les bras afin que l’eau s’écoule au mieux.
Elle est belle ainsi. En moins d’une semaine, sa peau de brune s’est hâlée au point que le triangle de tissu destiné à cacher l’intimité se transforme en un triangle de peau blanche, attirant le regard. Le regard qui ne peut que suivre vers le bas, là ou une des pointes disparaît entre les cuisses.
Jean la regarde. Elle bouge. Il imagine plus qu’il ne voit son petit trou, dernière étape d’une vie amoureuse et sexuelle construite pas à pas et qui était censée apporter à sa femme tous les plaisirs dont elle pouvait rêver. Sauf la nouveauté, et c’est qui avait dû la convaincre pour sa "pause". Et son petit trou n’avait pas fait l’objet d’une demande de la part de Jean, juste un doigt et un coup de langue qui suffisaient manifestement à Marie. Il était évident qu’elle n’était pas demandeuse. Jusqu’à ce qu’un soir alors qu’ils lisaient au lit elle avait dit :
Jean, perdu dans sa lecture, avait réagi avec un :
Et Marie avait ajouté « Bonne nuit » tout en éteignant sa lampe de chevet.
Rien ne se serait passé si Jean n’avait pas trouvé le magazine féminin que sa femme devait lire justement pour faire cette remarque. Il était resté ouvert à la page d’un de ces articles du genre « La vie sexuelle d’une femme moderne. Et vous ? » Enquêtes et statistiques sur la sexualité de la femme dans son couple. En couple ou avec un partenaire régulier ou non. Tout était passé en revue : positions, fréquence, adultère, libertinage, accessoires, lingerie, etc. Il n’avait pas à rougir, à part le libertinage ; depuis de nombreuses années, il avait introduit les jouets sexuels, et depuis encore plus longtemps Jean aimait que sa femme porte des dessous élégants et coquins.
Il arrivait fréquemment à Marie de souligner certains passages, et cela faisait partie d’une habitude qui énervait Jean. Mais dans cet article, le sujet "sodomie" était souligné. Il expliquait que de plus en plus de couples s’adonnaient à la sodomie, les femmes surtout, mais parfois des hommes. Les statistiques étaient formelles : les chiffres avaient doublé en dix ans, presque une femme sur deux reconnaissant la pratiquer. Surtout, l’enquête précisait que ce n’était pas une fois, pour tester, mais plutôt régulièrement.
Jean avait gambergé. Et s’il passait à côté d’un plaisir que Marie voulait découvrir ?
Cela s’était fait par étapes. Beaucoup de caresses avec la langue du petit trou, que manifestement sa femme soignait particulièrement dans sa toilette intime. Et puis un doigt. Et puis deux. Un pouce alors qu’il la prenait en levrette, pouce qu’il faisait tourner et activait comme une petite bite. Une première introduction de sa queue. Puis une autre. Puis une autre. Marie apprenait à se décontracter. La première jouissance uniquement enculée. Le plaisir de voir sa femme s’asseoir sur lui, non pas en cavalière, mais avec sa queue dans le cul. Et puis, plus récemment, la double pénétration avec un gode dans la chatte et lui qui ramonait le boyau rendu encore plus étroit par la présence de ce compétiteur synthétique.
Et puis Jean pense « Est-ce qu’elle a laissé son amant l’enculer ? » Cette question lui fait mal, car il en connaît la réponse. C’est une évidence. D’une certaine façon, Marie faisait ce qu’elle voulait de son cul. Pourtant il se sentait propriétaire, découvreur de ce trésor. Mais il se raisonne. S’il suffisait de déflorer qui une chatte, qui un cul, qui une gorge pour en devenir propriétaire…
La voix de Marie le sort de sa rêverie. Elle s’est retournée. Elle sourit. Son regard fixe son ventre. Il bande.
Il avance. Ils s’enlacent. L’eau tiède les recouvre. Ils s’embrassent. Baiser vite fougueux alors que Marie se saisit du membre pour en vérifier la dureté. Jean se sent bizarre. La dernière fois dans cette douche, c’était Séverine qu’il baisait. Finalement, il réalise qu’il n’a pas touché Marie depuis des semaines si on oublie la nuit précédente, car très particulière.
C’est elle qui a levé une jambe pour la passer derrière les fesses de Jean, s’appuyant dans un même geste contre le carrelage. Qui de lui ou d’elle fait que la bite entre ? Qu’importe, il la possède. Elle bouge sur le vit qui la remplit. C’est bon. Lui la maintient sous les fesses. Elle se laisse aller. Son appui contre le mur est plus stable. Sa seconde jambe vient envelopper les hanches, et ses bras s’accrochent au cou de son mari. La queue est son pivot. Un pivot qui se transforme en piston. La fougue de Jean lui plaît, la rassure. Elle est rassurée aussi, car elle ressent de l’excitation, un plaisir qui monte. Leurs regards se croisent. Elle espère qu’il voit combien il lui donne de plaisir. Mais c’est encore mieux de le dire.
C’est une musique particulière. L’un comme l’autre sait que chaque mot a une signification, une double signification. « Je suis à toi… toute à toi » signifie « Je suis revenue. Pardonne-moi. Je ne recommencerai plus. Toi seul vas me donner du plaisir… »
Marie jouit. Elle le dit. Elle le fait sentir. Même un sourd comprendrait.
Elle est rassurée. Elle craignait que son aventure l’ait déformée au point de ne plus savoir ressentir les choses simples comme une bonne baise entre mari et femme.
Comme toujours, Jean se retient pour assurer à sa femme, à ses maîtresses, une jouissance sans le risque de sentir la queue faiblir alors que toute sa vigueur est demandée. Jean attend que Marie se reprenne après cette jouissance si soulignée. Il n’est pas dupe, mais cela le rassure aussi. Elle est toujours plantée par son mandrin, bâton de chair infatigable.
Marie ne connaît pas son bonheur. Combien de femmes peuvent "compter" sur un mari, un amant toujours vaillant alors que leur plaisir arrive ? Jean ne peut s’empêcher de penser que si Marie lui est revenue, indépendamment du côté familial, c’est que son amant n’a pas su la satisfaire.
S’il savait !
Mais Marie s’est promis d’être une amante irréprochable, elle aussi attentive au plaisir de son partenaire. Elle se libère du mandrin, se penche, s’agenouille devant ce qui vient de la ramener aux plaisirs conjugaux. Elle prend la bite en bouche. Elle la gobe du mieux qu’elle peut. Lorsqu’elle lève les yeux, l’eau l’empêche de voir son mari. Pourtant elle voudrait lui montrer combien elle l’aime. Elle s’applique. Ses lèvres butent contre les couilles. La pluie s’arrête. Jean a coupé l’alimentation. Lui aussi veut voir. Voir sa bite disparaître dans la gorge de sa femme.
« Combien de fois as-tu pompé ton amant ? » Voilà ce qu’il pense, mais il se surprend à sentir une excitation particulière. « Salope ! Pute ! Traînée ! Garce ! Chienne ! Trous à bites ! Marie-couche-toi-là ! » Son esprit éructe des horreurs. Mais c’est bon. Marie le suce divinement. Elle lèche sa propre jouissance. Ses mains jouent avec les couilles. Un doigt se glisse dans son cul comme elle avait pris l’habitude de le faire, constatant que la bite maritale tressaillait sous cette caresse. Elle garde juste son gland en bouche. Son regard est celui d’une vicieuse, femme perverse, mais femme devant Dieu et la République. Elle le branle pour faire jaillir sa crème.
Il ne peut rien dire d’autre, concentrant toute son énergie dans le foutre qui se rassemble et jaillit, disparaissant dans la bouche ouverte pour déborder d’une langue malicieuse. Que c’est bon de se faire boire par sa femme… Elle sait rendre ce plaisir encore plus… « Oh, mon Dieu… » pense Jean. Il n’a pas de doute que comme son cul, sa gorge a été offerte à son amant. Lui aussi a goûté à ce plaisir. Encore une chose qu’il a enseignée à sa femme… « Arrête de te faire du mal. Regarde comme elle est revenue. Pense à toutes les fois où toi tu lui revenais encore plus amoureux, avec une envie renforcée de lui faire l’amour et de la faire jouir… comme elle le fait maintenant. »
Les quelques jours qu’ils passent encore en vacances sont comme une lune de miel. Mais ce sont des amoureux expérimentés sachant explorer et utiliser leur corps et leurs émotions.
C’est donc ressoudés qu’ils retrouvent leur maison, leur rue, leur ville. Ce n’est pas encore la reprise pour tous. Beaucoup de maisons sont encore fermées. Celle de Séverine est dans ce cas. Tous deux se demandent comment s’est passé son retour. Ils n’ont pas osé la joindre de peur de créer un incident avec son mari.
Ils sont rassurés d’abord par un texto : « Nous sommes rentrés. Tout va bien. Pascal m’est revenu. On s’est expliqués. J’ai parlé de mon aventure avec Jean, de l’opiniâtreté de Marie pour le reconquérir. Il a compris. Mais je n’ai pas osé, pas encore, avouer notre nuit à trois. Pas un mot pour l’instant. Merci. »
Ils ont aussi croisé le couple. Chacun a salué les autres, de loin, avec des regards bienveillants, mais sans oser vraiment s’aborder. Que peut bien penser Pascal alors qu’il voit, non pas pour la première fois, mais sous l’angle de l’amant, cet homme qui tient sa femme par la taille ?
« Lui aussi s’est retrouvé cocu ! Mais lui a baisé Séverine. Est-ce qu’il lui en veut ? Impossible de le savoir. Peut être juste. Qu’est-ce qu’elle a bien pu lui trouver ? Il n’est pas terrible. Certainement le hasard de croiser une connaissance. Un voisin et qui était dans la même situation. »
La reprise est bien là. Mais Marie recommence à recevoir des appels de son ex-amant, Nils. Elle ne répond pas. Il va bien finir par se lasser.
Mais ce matin elle reçoit un texto. Texto d’expéditeur inconnu. Plutôt MMS avec une photo.
« Mon Dieu, c’est moi ! » pense-t-elle alors que d’un double appui elle zoome et ne peut que vérifier que c’est bien elle. Elle, nue, couchée sur une table avec Juan qui la prend et Nils qui regarde. Le texte qui accompagne est court et menaçant : « La prochaine fois, décroche sinon je balance ça et autre chose à ton mari. Réponds, OK ? »
Marie est effondrée. Elle pensait avoir tourné la page de cette aventure et petit à petit n’en garder que le meilleur pour effacer de sa mémoire ce que son amant voulait faire d’elle.
Elle avait bien imaginé que Nils avait fait des photos, car lorsqu’elle avait surpris leur conversation, Nils avait dit à son copain « Tu avais les photos, pourtant ! »
Que faire, sinon voir ce qu’il veut ? Quelques minutes après l’envoi du "OK", il l’appelle.
Marie explique ce qu’elle a entendu.
Marie sait que d’une certaine façon Nils a raison : cette soirée avec deux hommes lui avait ouvert des perspectives dans la perversité.
Marie pense surtout qu’elle aurait bien trop peur de lui céder et de se laisser emporter par son désir pervers de plusieurs hommes.
Un long silence, et il reprend :
Mais le ton n’est pas persuasif. Elle se ment à elle-même comme elle ment à son amant.
Il raccroche. Une minute plus tard le lien apparaît sur son téléphone. Elle clique et elle tombe sur un site de photos où elle se voit, dans une série marquée "Elles aiment se faire enculer." La photo est tronquée. On ne voit pas son visage, mais elle reconnaît le couvre-lit, et un peu plus loin une robe à elle.
Nouveau SMS : « Les prochaines ne seront pas tronquées. Ce sont des copies de vidéos. »
Marie est catastrophée. Elle ne sait comment réagir. Il faut qu’elle gagne du temps. Mais Nils ne lui en laisse pas. Il écrit : « Mardi, 14 h. » Quelques secondes plus tard, nouveau message : « Je plaisante. Mais laisse-moi une chance de te montrer combien tu es belle lorsque tu te donnes à deux hommes. »
Que faire ? Lui dire non. Mais bien qu’il dise ne pas vouloir utiliser ces images, comment ne pas craindre qu’un jour elles apparaissent au grand jour ? Gagner du temps, elle verra après.
Elle répond : « Oui. »
Les pensées de Marie sont confuses. Que faire ? Elle sent que Nils ne va pas la lâcher. C’est vrai, qu’en toute exactitude elle lui a pourri la vie en massacrant leurs vêtements et un mur de l’appartement. Pire, elle craint que de le revoir elle succombe, et que dans ce cas son mariage en fera les frais. Et puis il y a ces photos, et il a parlé de vidéos. Comment les récupérer ? Nils n’a pas l’âme d’un maître chanteur, mais avec le temps, les copains, l’envie de se faire mousser, qui pourrait parier sur sa discrétion ?
« Séverine. Oui, Séverine : voilà la solution. Enfin, peut-être, si… et si… et encore si…
Mais qu’est-ce que je risque ? Je suis dans un tel bourbier ! » pense Marie alors qu’elle attrape son téléphone.
Marie, sans vraiment entrer dans les détails, explique sa position inconfortable.
Marie donne plus de détails.
Marie rit nerveusement.
Pascal accepte. Le mardi convenu, il se cache dans la cuisine pour suivre la conversation avec Nils. Il a même placé une caméra pour enregistrer des preuves.
Nils est en retard. Retard calculé certainement pour mettre sa victime en condition.
Il est goguenard, sûr de lui. Il cherche à l’embrasser ; elle se refuse.
Il se dirige vers le téléviseur du salon, y connecte une clé USB, patauge un peu avec la télécommande et lance un diaporama.
Marie refuse.
Elle s’incline. Maintenant, sur l’écran, elle constate que son amant l’a photographiée et filmée très souvent, avant même l’épisode avec Juan. Un instant elle pense à Pascal qui doit avoir un aperçu des talents de celle qu’il doit protéger. La honte… surtout avec les deux hommes ! Elle ne se reconnaît pas. Elle a bien le souvenir de cette soirée mémorable, un bon souvenir avant l’incident du lendemain, mais sur l’écran c’est une autre. Oui, une autre Marie, cochonne, exprimant son plaisir, suçant, se faisant posséder, se faisant enculer sans aucune retenue ni pudeur. Chienne en chaleur ! Femme uniquement guidée par le sexe !
Avant la fin qu’elle pressent, elle se lève pour se précipiter vers la télé avec l’idée d’arracher la clé et la détruire. Nils rit de bon cœur.
Elle se fige.
Marie insiste comme Pascal lui a demandé de le faire.
Marie, effondrée au moins en apparence – donne tous les signes de résignation.
Nils se lève, descend sa braguette et sort son sexe.
Mais Nils l’empoigne par les cheveux.
Il est trop fort pour Marie. Son visage est à quelques centimètres de l’engin qui palpite déjà.
Enfin Pascal intervient. Il apparaît devant le couple.
Pascal sort sa carte de police.
Petit à petit, Nils se rend compte de son problème.
Nils se décompose. Il essaie de minimiser :
Mais Marie ne dit rien.
Pascal sort les menottes. Nils est livide. Il supplie :
C’est Pascal qui lui répond :
**********
Pascal sourit.
Il rit.
Un silence pendant lequel Marie pense que peut-être cette plaisanterie et ce compliment sont des appels.
Marie hésite et ajoute :
Elle pose sa main sur celle de l’homme.
Et puis, sur le pas de la porte :
Marie ne répond pas. Elle se serait volontiers donnée à cet homme qui vient de la sauver. Il n’est pas vilain garçon… Après tout, ce serait rétablir un équilibre entre les deux couples. Un équilibre qui devrait être très agréable à respecter.
**********
Le lendemain, mercredi, Marie dîne avec sa fille en ville. Elle rentre ; il est près de 21 heures. Elle trouve son mari assis dans le salon, face à la télé qui distille un documentaire.
Marie avance vers son mari pour lui donner un baiser, mais il tourne la tête. Il a la tête des mauvais jours.
Et il bascule de l’émission à une autre source. Marie se rend compte aussitôt de son erreur : elle a totalement oublié de retirer la clé USB, et c’est ce qu’elle contient qui commence à s’afficher. Après quelques secondes d’effarement, elle réagit et se place entre son mari et la télé.
Le rire est pincé. L’humour douloureux.
Marie ne dit rien. Elle vient s’asseoir à côté de Jean qui a éteint la télé.
Jean écoute. Par moments il pose des questions. Marie ne lui cache rien ; enfin, presque rien. Elle ne parle pas des rencontres avec son amant dans la chambre conjugale. C’est déjà assez violent pour lui, et ce n’est pas la peine d’en rajouter. Pourtant, Jean pose beaucoup de questions. Des questions très intimes. Il veut tout savoir, jusqu’au moindre détail.
Au fil des aveux, Jean comprend ce qui est arrivé à sa femme. La cinquantaine. Un beau garçon plus jeune qui s’intéresse à elle. Manifestement, un jeune homme qui est expérimenté. Jean ne peut s’empêcher d’admirer la façon dont il a su tirer de sa femme le meilleur dans leurs jeux sexuels jusqu’à l’attirer dans un piège pourtant grossier du strip-poker.
Marie est coincée. Elle ne veut pas parler de l’idée de Nils. Elle a trop honte qu’on puisse penser cela d’elle. Aussi elle répond :
Un long silence. Et puis Jean reprend :
Alors Marie parle de la reprise de contact de Nils, des photos qui l’avaient inquiétée, de l’intervention de Pascal et de l’oubli de la clé USB.
Jean rit.
Marie est soulagée.
**********
Étrangement, les jours suivants, Jean ne fait plus allusion à ce qu’il a découvert. Pourtant ce qu’il a vu est très fort, dérangeant pour un mari. Voir sa propre femme se donner si facilement à ces deux hommes !
Sous un calme apparent, le couple continue sa vie comme si de rien n’était. Ils baisent cependant chaque soir après le travail, chaque matin avant de se quitter, et la maison, lorsqu’ils sont seuls le week-end, résonne de leur plaisir.
Pourtant, que de questions sous leur apparente tranquillité !
Si Jean, dans un premier temps, a caché sa jalousie de mari cocufié, de ce qu’il a vu, et de ce que sa femme lui a raconté, une seconde "lecture" le trouble. Il se surprend à fantasmer alors qu’il la possède et imagine qu’un autre homme attend son tour. Ses rêves sont épuisants ! Il ne sait plus à quel saint se vouer.
Saint Fidélité qui devrait régir en toute rigueur les relations d’un couple. Mais ce saint se manifeste rarement dans ce monde où tout s’échange, tout se voit, tout se sait, et surtout qu’une liberté des mœurs a rendu ringard.
Saint Liberté. Chacun fait ce qu’il veut de son corps, de son cul. Mais où se nichent l’affection, l’amour ?
Saint Candaule. Voilà un roi qui a régné au VIIIe siècle av. J.-C. et qui revient au goût du jour. C’est tout de même étonnant que dans notre monde capitaliste où l’on aime accumuler des richesses, certains aiment donner ce qu’ils ont de plus précieux, leur femme. Mais c’est un prêt qui rapporte des intérêts, le premier étant de jouir de ce spectacle.
Saint Libertin. Ou Saint Échangiste. Voilà un saint socialiste, qui applique à la lettre "partageons".
Mais aussi Jean a fait une copie de la clé USB et il lui arrive de la regarder en cachette. Est-ce bien normal ?
Marie aussi gamberge. Que pense son mari dans son for intérieur après ses aveux ? Voilà une question qui la turlupine. Rassurée chaque fois qu’il lui fait l’amour, elle s’inquiète pourtant.
**********
C’est dans la cuisine que Jean annonce cela à sa femme. Il vient de la prendre assise sur le plan de travail, et une fois encore Marie a clamé sa jouissance. Depuis quelque temps, le couple parcourt toute la maison à la recherche de sensations nouvelles.
La remarque égrillarde ne fait pas sourire Marie.
Samedi, Marie s’inquiète de ce qu’elle va porter.
Il n’a pas besoin de continuer. Marie se souvient très bien.
**********
Le taxi passe les prendre. C’est la première fois qu’ils se retrouvent ainsi, tous les quatre dans un milieu confiné.
Le taxi les laisse devant un porche. Une plaque assez discrète, "Club 69". « Drôle de nom pour une discothèque… » pense Marie. Au fond de la cour, même plaque avec un "Réservé aux adultes" ajouté en bas. Cela aurait dû intriguer Marie, mais dès que Pascal pousse la porte, ils se retrouvent dans une sorte d’antichambre, accueillis par une femme en tenue de soubrette. Soubrette, mais avec rien d’autre que le petit tablier noir et des gants. Mais elle peut constater aussi, alors que la femme s’éloigne pour accrocher les manteaux, qu’elle est en porte-jarretelles, culotte et bas associés.
Marie et Séverine échangent un regard qui n’échappe pas à Pascal.
Regarder ! Il en a de belles, Pascal. Une fois la porte de l’antichambre franchie, aucun doute n’est permis. L’ambiance est feutrée, la pièce assez grande, meublée de fauteuils et canapés rassemblés pour former des zones intimistes, le bar omniprésent, les alcôves dans l’ombre, ce qui n’est pas le cas de la fille totalement nue qui s’enroule autour d’un axe brillant.
Personne ne parle alors que le serveur, lui aussi en tenue de serveur – mais serveur mâle – bien musclé et manifestement bien membré apporte du champagne.
La bouteille est vite vidée. Il fait chaud, et sur la piste de danse les corps sont plus que lascifs. Les deux couples regardent, spectateurs patentés par la Justice sans vraiment savoir ce qu’ils doivent chercher.
Comme par magie, une seconde bouteille arrive.
Ils regardent, mais bien vite Pascal dit :
La seconde qui suit, les deux couples vont sur la piste, couples mélangés pour une meilleure infiltration. Que ne ferait-on pas pour la Justice ! Si Pascal câline Marie, c’est pour la bonne cause ! Si Jean enlace Séverine, c’est plutôt en souvenir de l’été passé ! Chacun y trouve son compte. Le sacrifice est justifié pour la bonne cause !
Sur la piste, ils sont plusieurs couples. La plupart sont dans une phase de séduction bien avancée, et on ne compte plus les mains qui explorent. Un trio se distingue cependant. La femme a la poitrine dénudée, la robe retenue au niveau des hanches, et deux hommes sont avec elle. L’un devant, l’autre derrière, et tous deux la caressent. C’est très chaud. La femme se laisse faire, s’ouvrant aux mains des hommes. Inutile de dire que ce trio réveille des souvenirs à certains… Marie et Jean croisent leurs regards : nul ne doute que chacun pense à un certain break, mais Jean sourit à son épouse.
Un des hommes entraîne la femme, suivi par son complice. Ils se dirigent vers l’escalier qu’ils montent sous le regard de beaucoup de danseurs.
Pascal se fait pressant. Il embrasse Marie dans le cou, son ventre se frotte au sien, ses mains caressent ses hanches puis ses fesses.
Marie est à peine surprise de découvrir son mari embrasser à pleine bouche. Quelques minutes de ce tendre scénario et Pascal, se saisissant de la main de Marie, fait signe à l’autre couple avant de se diriger vers l’escalier. Ils montent.
L’ambiance était déjà chaude en bas, mais l’est encore plus en haut.
Les deux couples circulent, entraînés par Pascal. Pascal qui se fait comme un guide, passant les portes fermées.
Marie, bien entendu, savait que de tels lieux existent. Avec Jean, il leur arrivait de regarder une émission sur une chaîne de la TNT où le libertinage était célébré en même temps que des reportages sur des salons érotiques et des actrices pornos ; mais il y a une grande différence entre regarder cette émission, somme toute autocensurée pour la grande diffusion même si elle passe en fin de soirée, et ce que les portes ouvertes laissent voir. Et il y en a, des portes ouvertes ! Ouvertes sur des pièces intimistes ou de plus grandes, souvent associées à un thème.
La sexualité humaine, surtout lorsqu’elle est totalement libérée, donne l’occasion de la diversité. Finalement, le plus rare, c’est le couple seul. À deux, trois, quatre ou plus, le plaisir est affiché. Certains regardent, d’autres participent. En passant, ils retrouvent le trio de tout à l’heure, trio qui s’est réalisé dans une figure où la femme est léchée par un homme alors qu’elle suce le comparse. Plus loin, ce sont deux hommes qui s’enfilent devant ce qui doit être leurs femmes qui se caressent. Impossible de décrire certaines scènes. La grande salle avec de nombreux accessoires manifestement destinés à la domination ou au sado-maso est plus qu’encombrée, mais Pascal semble chercher quelque chose. Sa mission certainement.
Personne ne proteste, et pourtant parfois Marie aimerait regarder un peu plus, et manifestement les autres aussi. Au deuxième étage, il les fait entrer dans une pièce plutôt petite. Ambiance cosy, si ce n’est un grand miroir au mur et un autre au plafond.
La fin de la phrase est accompagnée d’un sourire.
Pascal l’allume.
Le film démarre. Ce sont deux femmes qui dansent. Il est évident qu’elles sont déjà bien chaudes. Pascal sourit, et passant devant sa femme lui parle à l’oreille. Les deux hommes sortent.
Les deux actrices n’ont pas mis longtemps pour se déshabiller ; elles sont déjà en 69.
C’est Marie qui avance vers Séverine. Elle l’embrasse fougueusement.
C’est avec un plaisir manifeste que Séverine fait passer les fines bretelles de la robe en caressant les épaules, les tirant lentement le long des bras. La poitrine apparaît en majesté. Sa bouche s’en empare alors qu’elle aide le tissu moulant délicieusement les hanches à tomber au sol.
Elle pousse sa proie vers le lit. Elle l’accompagne. Séverine tire sur la petite culotte alors que Marie se soulève pour l’aider. Elle attend sûrement qu’une bouche vienne remplacer le tissu qu’elle a abandonné humide.
Séverine commence à défaire sa robe. Le soutien-gorge est du genre transparent. Ses seins sont bien plus lourds que ceux de Marie. Ils tremblent une fois libérés. La robe tombe. En effet, elle n’a pas de culotte.
Un petit silence où les deux femmes se regardent. C’est fou qu’en l’espace d’une soirée elles soient devenues si complices, même si depuis ce jour, rien, à part des "Bonjour-Bonsoir".
Marie hésite. Sans se rendre compte, elle se caresse les seins.
Séverine rit, mais se penche et vient recouvrir la femelle allongée. Elle l’embrasse. En se soulevant, elle frotte ses tétons aux seins de Marie. Et puis elle descend, descend. Les cuisses s’ouvrent pour l’accueillir. Elle y trouve la fente très humide.
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C’est Pascal qui parle à son désormais complice dans ce plan qu’ils ont peaufiné ensemble.
Ils ne sont pas loin de la chambre. Juste après avoir fermé la porte, ils ont fait deux mètres dans le couloir, et en poussant un rideau opaque sont entrés dans une pièce sombre. Personne. Enfin, personne dans la pièce ; mais de l’autre côté du mur, derrière le miroir sans tain, ils peuvent voir la chambre et leurs femmes.
Les deux hommes sont de mèche. Cette idée leur est venue après leur rencontre. Ils ont réalisé que cet été, pour les deux couples, quelque chose avait vraiment changé. Chaque épouse avait déplacé les lignes à sa façon. Eux, les maris, avaient décidé de suivre ; mieux, d’anticiper.
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Lorsque les deux hommes ouvrent doucement la porte, ils s’immobilisent pour ne pas perturber leurs épouses. Maintenant, elles sont toutes deux allongées. Marie en appui sur ses deux bras, les cuisses ouvertes. Séverine allongée sur le côté de façon à ce que ses jambes forment un ciseau, une jambe dessous, une dessus, et que les deux minettes puissent se parler.
Pascal voit vraiment pour la première fois sa femme en action avec une autre. La fois où il l’a surprise avec sa maîtresse – injure suprême pour un amant qui pensait assurer – il était en colère. Maintenant il apprécie, déguste ce moment de plaisir. Un plaisir évident, sinon pourquoi Marie se cambrerait-elle pour améliorer le contact avec la fente de son épouse ? Et Séverine, emportée par son propre plaisir qui caresse les seins de sa complice tout en se frottant au plus délicat.
Le spectacle est multiple. Multiple comme les reflets des deux miroirs qui font tourner la tête en faisant perdre ses repères. Le plafond, le mur montrent des angles inconnus.
Ils avancent comme des voleurs. Lentement, ils atteignent le canapé qui fait face au lit où Sapho se réalise. Elles sont dans leur monde. Leurs fentes se reconnaissent. Elles ont toutes les deux connu la bite de Jean et peuvent discuter de ses performances.
Difficile d’imaginer que des corps puissent se crisper, se tendre, s’arcbouter frisant la tétanie afin de mieux se frotter, que les lèvres se caressent, que les clitoris exultent. Elles sont belles. Mais d’une beauté sournoise et cachée, de celles qui se montrent alors que le corps crie son plaisir, que les visages grimacent, que les lèvres se pincent.
Et puis elles se calment.
Mais ces paroles sont plus de remerciement que de reproche. La preuve, le regard que les deux femmes échangent. Toutes deux se lèvent. Chacune se dirige vers le mari de l’autre. Ève avant d’être chassée du paradis terrestre. Adam condamné à se vêtir, découvrant la pudibonderie.
Les boutons de chemise obligent à la patience. Séverine doit s’appliquer, contrôler ses doigts devenus malhabiles, tremblant comme pour une première fois. En tournant elle tête, elle voit leurs regards. Celui de son mari. Celui de sa maîtresse. Ce sont des regards bienveillants qui devraient la rassurer, mais qui lui donnent l’impression qu’ils attendent beaucoup d’elle.
Elle progresse. La chemise s’entrouvre et découvre un torse velu. Chaque bouton en libère encore plus. Elle tire sur les deux pans pour les sortir du pantalon. Pascal l’aide à lui enlever. Ses deux mains n’osent pas, et puis le contact est si doux qu’elles se plongent dans ce duvet soyeux. Le torse est un océan de poils, les aréoles sont des îles vierges où pointent les deux tétons étrangement mis en valeur par cet habillage. La toison semble se rassembler en un chemin qui part de la poitrine pour aller se perdre plus bas, sous le pantalon.
Elle se penche. Ses lèvres jouent avec le duvet. En passant, elle suce un téton, puis l’autre, déclenchant une respiration plus forte. Elle descend. La route de duvet la guide. Halte au nombril qu’elle explore de la langue. Et puis le pantalon l’arrête. Peu importe, elle joue avec les abdos alors que ses deux mains, aveugles, mais pourtant devenus expertes, tirent sur la ceinture, déclenchent le bruit si caractéristique du zip qui s’ouvre. Pascal l’aide, soudain pressé de se retrouver nu. Pourtant, les lèvres ne quittent plus la peau et la toison, attendant que la route se libère.
Voilà, plus rien ne la bloque. La peau paraît plus douce, les poils encore plus délicats, le pubis est, lui aussi, habillé. Et puis son menton heurte un mur. Mur de chair qu’elle suit des lèvres. La bite est horizontale, dure, chaude, veinée. Plus de poils, mais une peau douce. Le sillon annonce le gland et sa peau si délicate, cette chaleur brûlante. De la langue, elle pointe le méat et y découvre une goutte qui suinte. C’est bon de se sentir désirée. Elle aussi, après le sauvetage du chantage, avait imaginé un moment de ce genre. Remercier son sauveur. Presque chaque jour elle s’attendait à ce qu’il revienne la voir et elle se serait donnée à lui. Mais les deux maris en ont décidé autrement. Plus pervers, mais ô combien plus excitant !
En ouvrant la bouche, elle jette un regard à côté. Le couple a beaucoup avancé aussi. Séverine pompe déjà son mari. Nul doute que Pascal ne soit un spectateur attentif. Il est gros. La bouche grande ouverte, elle a encore du mal à le prendre. La bite la déforme, mais elle progresse pourtant. Les couilles sont vite au contact. Grosse, veinée, mais heureusement courte. Marie le fait. Elle monte et descend sur cette bite que Jean découvre aussi. La bouche est déformée, de la salive s’écoule, le bruit se répand.
« Que c’est beau ! Que c’est bon ! » pensent les deux hommes. Le spectacle est partout. Ils voient leur femme sucer un autre. Ils ressentent la caresse profonde que leurs maîtresses leur apportent. Les miroirs leur renvoient des images dignes d’un film en 3D.
Pascal est étonné. Son excitation est totale. Voir sa femme pomper une autre bite que la sienne est magnifique. Il y a des semaines qu’il a intégré que Jean l’avait baisée, passant d’une certaine colère, puis du pardon, à un trouble que Marie avait concrétisé avec son break illustré en vidéo. Lui aussi va baiser la femme du voisin.
En fait, ce sont les femmes qui vont baiser leurs amants. Séverine, la première, abandonne la bite de Jean ruisselante de salive pour se redresser et venir s’asseoir dessus avec un soupir qui en dit long. Marie vient vite la rejoindre dans sa cavalcade, sentant avec délice le gros mandrin l’ouvrir comme un fruit mûr. « Il est encore plus gros que Nils… » pense-t-elle alors que le gland fraie son chemin dans sa grotte. « Plus gros, mais moins long. » précise-t-elle alors que ses fesses apprécient le confort des cuisses de l’homme.
« T’es vraiment une salope ! » Est-ce sa conscience qui parle ? Mais non, c’est sa partie sombre, celle qui se cache normalement sous les conventions et l’éducation. « Oh oui, une salope… Alors profite ! » Tout le monde la regarde. A-t-elle pensé tout haut ? À moins que ce soit ce cri qui résonne à ses oreilles.
Séverine lui tend la main. Les deux femmes chevauchent ceux qui ont trouvé le confort moelleux d’un dossier de canapé. Elles se synchronisent, et c’est le plus pervers. Monter et descendre en cadence, voilà le vice à l’état pur. « Messieurs, vous avez crée les conditions pour… » Oh que oui ! Les femmes ne savent pas, mais les hommes, si. Alors qu’ils quittaient la pièce sombre propice au voyeurisme, un couple arrivait.
Justement, peut-être que le couple était encore là et pouvait voir ces deux cavalières chevaucher leur amant. Cette idée excite encore plus Pascal. Alors que Marie rugit en se possédant sur son dard, il se sent un surhomme, et soulevant sa cavalière, il la porte vers le lit. Un instant elle est suspendue à lui. Sa queue est une cheville sur laquelle elle repose. Repose n’est sûrement pas le bon mot, car il pense « empalée, enfichée, possédée, bourrée ». Et, bon
Dieu, qu’il a envie de la baiser ! C’est la même femme qui hurlait sa jouissance alors que deux hommes la possédaient.
Le lit est assez haut, et il lui suffit de fléchir les genoux. Marie est allongée et lui, debout, mâle dominant, la laboure. Il connaît la puissance de sa bite. Combien de fois Séverine s’est baisée avec ! Séverine, au fait, où est-elle ? Elle n’est pas loin, et c’est comme s’il l’avait rêvé. Celle qui rampe sur le lit pour venir embrasser sa maîtresse, c’est elle, bien elle, chienne que son amant enfile d’un coup sec. Les deux femmes s’embrassent. Les deux hommes les possèdent. Que c’est bon d’entendre ces grognements, vite étouffés par des baisers alors que les bites s’activent !
Quel été ! Il restera dans les mémoires ! Mais l’automne s’annonce grandiose. Jean est comme lui, à la limite de la retenue. Les deux hommes n’ont pas besoin de se concerter : leur visage et leurs grimaces les trahissent. Ils jouissent. Chacun inonde la chatte de la femme de l’autre, et depuis la nuit des temps, la compétition est le meilleur des excitants.
Comme toujours, la libido faiblit après avoir craché sa sauce. Ils restent pourtant encore bien durs, attendant sagement que leur mandrin faiblisse. Mais Séverine en décide autrement. Elle rampe sur Marie pour la couvrir en un 69 obscène. Chacune se retrouve en face du foutre gluant de son propre mari. Un foutre que les deux chiennes lapent.
On pense les hommes plus cochons et pervers que les femmes. Peut-être, sauf si ces hommes ouvrent les vannes de la luxure. Ils peuvent se faire submerger.
Les deux salopes se nettoient. Les voici complices averties. Séverine vient s’allonger à côté de Marie. De là où elles sont, elles voient bien que leurs maris, leurs amants, ont déjà retrouvé de la vigueur.
C’est Séverine qui chuchote à l’oreille de son amie.
C’est elle qui guide sa complice pour venir se posséder sur la queue de son mari.
C’est elle qui guide Pascal entre la forêt de jambes afin qu’il se place pour enculer Marie.
La sidération se lit sur le visage de la belle possédée. Sa copine lui fait réaliser un des fantasmes que son imagination, aiguisée par une soirée en trio, avait construits. Elle se sent belle, femelle guidée par son plaisir, et les deux mandrins qui la possèdent sont si durs qu’elle se sent bien prise. Et si elle bouge, une bite pousse l’autre, et c’est si bon !
« Et moi ? » pense l’organisatrice de ce tableau qui concrétise les vœux de ce trio alors que Marie ondule pour mieux sentir les deux mandrins en elle, alors que Pascal pousse pour que sa queue gagne un peu plus de place et avance dans ce cul si désiré, alors que Jean parle à l’oreille de sa femme en lui disant combien il l’aime et qu’il lui susurre des mots que la situation inspire : « Je t’aime, ma pute, ma salope. Nous allons te labourer et tu vas oublier ton Nils et son ami. »
Alors le trio voit Séverine se diriger vers la porte. La porte qu’elle ouvre. Elle revient vers eux, mais déjà un homme entre. Puis un autre. Elle sourit à son mari. Elle tend la main vers le premier. Le second arrive. Elle est entourée. Son tour va venir. Elle aussi veut goûter à deux hommes, et comme son mari et son amant sont déjà en mains, toutes les bonnes volontés sont appréciées.